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L’homélie du jour

Homélie du 19 mai 2024

Le Feu de l’Amour divin a embrasé les apôtres au Cénacle, les poussant d’emblée à sortir pour proclamer les merveilles de la divine Miséricorde.

C’est ce même Feu que nous demandons et recevons en ce jour, un Feu dont nous avons tellement besoin pour que toutes nos peurs, toutes nos résistances, soient consumées, et que notre vie se mette à proclamer la tendresse de Dieu à notre monde malade. C’est un Feu puissant. C’est le Feu de Dieu. C’est le Feu qui transforme notre vie en mission. Une fois accueilli, nous continuons sans doute à mener nos mêmes activités familiales, sociales ou professionnelles, mais nous les vivons différemment. Tout devient mission. Nous ne pouvons plus perdre notre temps : tout est orienté par le désir d’aimer Jésus, et de le faire aimer.

Notre vie devient un buisson ardent ! Buisson parce que nous restons pauvres et vulnérables comme un buisson en terre aride ; mais Buisson ardent parce que le Feu de l’Amour nous donne le désir inextinguible d’aimer. Il nous brûle du désir de donner notre vie, de la perdre pour que les autres aient la vie.

Jésus donne l’Esprit Saint promis par le Père qui est l’Amour divin en personne, l’amour sanctifiant, l’amour vivifiant, faisant de ceux qui L’accueillent des créatures nouvelles, des enfants du Royaume, des fils et des filles de Dieu rendus aptes par son Esprit à étendre son Règne comme de nouveaux Christs, ou mieux, comme le Christ Lui-même présent en ses membres vivants.

De fait, quelle est la première expérience que font les douze apôtres au jour de Pentecôte ? Ils voient leurs cœurs s’élargir aux dimensions du monde entier. Les langues, énumérées par l’auteur des Actes tracent les frontières de l’Empire romain d’alors. C’est le monde entier qui, soudain, entre dans le cœur des hommes de Galilée. Impossible de garder pour eux, impossible de garder pour leur peuple, les richesses du cœur du Christ !

Et les voici qui, libérés de toute peur, deviennent des témoins incroyablement audacieux du Christ vivant. Les grandes mains du Christ de Gloire ont envoyé sur eux l’Esprit et les voici déjà en route au souffle de l’Esprit.

Voilà la merveille de ce Feu qui dérange nos vies… Non ! Qui bouleverse nos vies ! Laissons-nous déranger ! Laissons-nous bouleverser ! Notre vie chrétienne doit prendre feu pour ne pas s’éteindre inondée par les eaux trompeuses de la culture de mort dans laquelle nous baignons.

L’Esprit s’offre à nous et c’est une grande merveille ! L’Esprit Saint qui est Dieu, habite dans la pauvre créature que je suis, que tu es. Mais il demande que nous lui fassions de la place, que nous le laissions nous aimer, nous animer.

Dieu n’est pas avare de ses dons en notre temps. L’Esprit Saint se manifeste avec une force et une tendresse étonnante. Nous ne sommes pas abandonnés, mais bien choyés. Cependant, il nous appartient de dire « oui » à l’effusion de l’Esprit, à ce Feu qui transforme notre vie en mission. Et que nous demande pour cela l’Esprit ? Simplement notre silence. Il attend et désire notre silence pour devenir la Lumière et la Joie de notre vie.

Que viennent sur nous, sur le monde, une nouvelle effusion de l’Esprit, une nouvelle Pentecôte d’Amour pour que, par nous, par notre vie, notre prière, notre souffrance, de nombreuses âmes trouvent le chemin du Ciel, parce que le désir de Dieu est que tous soient sauvés, que tous connaissent les profondeurs de son Amour.


Abbé Philippe Link

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