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Homélie du 22 octobre 2021

La sagesse des paysans de Galilée (et sans doute de tous les paysans de la planète !) est légendaire. Les moindres signes de la nature sont pour eux porteurs de messages. La direction du vent, la luminosité du ciel : rien n’est muet, tout parle à qui veut bien se donner la peine d’écouter la voix de la nature.

C’est précisément cette excellence qui fâche Jésus : y aurait-il moins de signes de l’avènement du Royaume que du prochain changement météorologique ? Le livre de la Révélation serait-il donc plus obscur que celui de la création ? Non, bien sûr ! La venue du Messie était clairement annoncée par les prophètes et Jésus accomplit les signes qui permettent de le reconnaître. Comment se fait-il que les hommes d’hier comme ceux d’aujourd’hui refusent d’entendre ou de voir ? Pourquoi ne « savent-ils pas juger le temps où nous sommes » ? Serait-ce parce qu’inspecter la terre de notre cœur, évaluer notre docilité au souffle de l’Esprit, présente des risques ? Le risque de prendre conscience qu’il est urgent de nous convertir ; le risque de découvrir qu’il nous faut prendre en main notre vie, vaincre nos inerties et nous mettre en route sur les traces de Jésus …

« Esprits faux, s’exclame Jésus ; vous étouffez la voix de votre conscience afin de pouvoir vivre à votre guise ; vous élucubrez des pseudo-sagesses pour justifier vos comportements immoraux ; vous vous croyez riches, et vous “ne savez pas que vous êtes malheureux, pitoyables, aveugles et nus” (Ap 3, 17)

C’est aujourd’hui le temps de la conversion et de la miséricorde. Demain il sera peut-être trop tard : nous ne connaissons pas la distance qui nous sépare du juste Juge. Reconnaissons donc le temps où Dieu nous visite, et hâte-nous d’accueillir la grâce de la réconciliation qu’il nous offre, pour éviter de paraître devant lui chargé d’une dette insolvable !

Seigneur, accorde-nous de ne pas laisser passer le temps de ta grâce, mais de nous convertir, afin que nous entendions ta voix, que nous t’ouvrions la porte et que tu puisses entrer chez nous pour prendre avec nous ton repas (cf. Ap 3, 20).


Abbé Philippe Link