Semaine Sainte et Pâques

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Célébration Vendredi Saint sur France 3

Avec le dimanche des Rameaux, les catholiques entrent dans la Semaine Sainte qui s’achève avec la veillée Pascale, pendant la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques et inclut le Jeudi Saint et le Vendredi Saint.

Parmi les célébrations jalonnant cette montée vers Pâques

  • messe du dimanche des Rameaux,
  • messe de la Cène du Seigneur,
  • office de la Passion,
  • Vigile pascale et messe de Pâques

L’une d’entre elles tient une place particulière : la Vigile pascale. La Vigile pascale rassemble, par ses rites, tous les éléments du message de Pâques.

Les baptêmes d’adultes et de jeunes, qui seront célébrés cette nuit-là, rejaillissent sur toute la communauté et rappellent à chacun les promesses de son baptême.

Le mardi soir de la Semaine Sainte à 16h00, le diocèse de Strasbourg propose la messe chrismale présidée par Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, en la cathédrale..

Durant la messe chrismale, l’archevêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Prêtres, diacres et fidèles sont invités largement à cette célébration qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque.

Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son Evêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales :

  • vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus,
  • chercher à lui ressembler,
  • renoncer à eux-mêmes,
  • être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle,
  • célébrer les sacrements,
  • annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

Jésus prend son dernier repas avec les douze Apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène au cours de laquelle, en prenant le pain et le vin, le Christ rend grâce et offre son Corps et son Sang pour le salut des hommes.

Au cours de ce repas, Jésus va se mettre à genoux devant chacun de ses disciples et leur laver les pieds. Il prend la tenue de serviteur et dit : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez vous aussi comme j’ai fait pour vous. » Au cours de la messe célébrée avec solennité, on répète le geste du lavement des pieds.

Après ce repas de la Cène, l’heure de l’épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les apôtres pour veiller et prier.

Le Jeudi Saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis le Saint Sacrement est déposé au « reposoir », l’autel est dépouillé, la croix est enlevée et voilée. Tout ce dépouillement : le Christ est entré dans sa passion, dépouillé de tout. C’est une nuit d’adoration, les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du Saint-Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements et surtout d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes. Interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région), flagellé par les soldats, Il est condamné à être cloué sur une croix – supplice alors réservé aux criminels.

Chargé de la croix, le Christ gravit la colline du Golgotha (littéralement « Mont du crâne », autrement appelé « Calvaire ») et tombe plusieurs fois d’épuisement. Crucifié, Il expire au bout de quelques heures. Descendu de la croix par ses proches, Il est enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») et mis au tombeau.

Les chrétiens sont appelés au jeûne (qui consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle), démarche de pénitence et de conversion, expression de l’attente du Christ.

L’office du Vendredi saint, appelé « célébration de la Passion du Seigneur », est centré sur la proclamation du récit de la Passion. Il est proposé aux fidèles un Chemin de croix qui suit les étapes de la Passion du Christ

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau.

Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

La célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques est « une veille en l’honneur du Seigneur » durant laquelle les catholiques célèbrent Pâques, passage des ténèbres à la lumière, victoire du Christ sur la mort.

C’est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.

C’est aussi durant cette veillée – ou Vigile pascale – que sont célébrés les baptêmes d’adultes. Ils sont l’occasion pour les fidèles de renouveler les promesses de leur baptême. À l’issue de leur chemin de catéchuménat, vécu depuis plusieurs années, cette nuit pascale constitue un sommet pour leur initiation chrétienne.

Au cœur de la vigile, les rites spécifiques aux sacrements d’initiation sont parlants : la plongée dans l’eau, symbole de mort et de vie, passage à la résurrection dans le Christ.

On est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Au sortir de l’eau, les nouveaux baptisés seront revêtus du vêtement blanc. Ils le porteront au cours de certaines célébrations du temps pascal. S’ils sont confirmés ce soir-là, il y aura le rite avec le saint chrême, la marque de l’Esprit Saint.

Avec toute l’assemblée, ils recevront le cierge allumé. Tels des porteurs de la lumière de foi dans leur vie, ils participent à la liturgie eucharistique et communient pour la première fois.

Ce qui est beau à voir et non moins significatif, c’est la joie rayonnante de ces nouveaux baptisés.

Cette émotion profonde et toute simple mais qui en dit long sur la transformation humaine et spirituelle qu’ils sont en train de vivre. Ils sont les mêmes hommes, les mêmes femmes qu’auparavant mais tout autre quand même puisque résolument disciples de Jésus de Nazareth.

Chemin de croix des migrants

La Pâque est une fête juive qui commémore le miracle de la libération du peuple juif, sorti Égypte en traversant la Mer Rouge à pied sec.

La Pâque chrétienne, tout en rappelant cet événement, célèbre le passage de la mort à la vie de Jésus,crucifié.

On célèbre Pâques le dimanche qui suit la pleine lune de printemps. L’équinoxe de printemps étant le 20 mars, Pâques est au plus tôt le 21 mars et au plus tard le 25 avril.

En 2021, Pâques est fêté le 4 avril.

Message œcuménique de Pâques

Qui aurait cru il y a un an, alors que nous étions dans la sidération de cette pandémie nous interdisant, pour la première fois depuis des siècles, de fêter Pâques en nous rassemblant pour célébrer le Christ ressuscité, que nous serions encore en pleine crise un an plus tard ? Si le vaccin mis au point en un temps record nous fait entrevoir la sortie du tunnel, la maladie frappe maintenant les générations plus jeunes, et la vie économique, sociale et culturelle de nos sociétés européennes est durablement affectée. Ayant le privilège de pouvoir célébrer nos offices même dans des conditions très restrictives, nous ne pouvons qu’être solidaires avec tous les responsables de lieux culturels et leurs publics, privés des possibilités de rencontres constitutives du lien social.

Dans ce contexte, que nous dit le message de Pâques, centre et fondement de la foi chrétienne ? Le mot grec « anastasis » utilisé pour la résurrection dans les Évangiles ne désigne pas un phénomène mystérieux de revivification, c’est un mot de la vie courante qui signifie « se lever, se dresser » : Jésus s’est levé d’entre les morts. Il s’agit donc d’un mot qui décrit non pas un état, mais un mouvement, une dynamique. Là où les disciples pensaient que tout était terminé, que la mort de leur maître fermait tout avenir autre que la succession monotone des jours, Jésus a traversé le mur qui nous barrait l’accès à la vie en plénitude : la mort est morte, et c’est à la croix, qui semble un échec à vues humaines, que cette victoire a été remportée.

L’évangéliste Jean parle de l’élévation sur la croix, qui est comme une échelle dressée entre la terre et le ciel. Le Verbe de Dieu s’est abaissé jusqu’à nous, dans notre humanité, nos souffrances et notre mort, et il a été relevé par sa résurrection pour nous donner accès au Père : désormais ce ne sont plus nos mérites, ni nos performances, fussent-elles religieuses, qui nous donnent accès au salut, à la vie en plénitude, mais l’arbre de vie dressé entre la terre et le ciel, qui nous invite à l’amour et à la confiance dans le Christ.

Nous relever : c’est ce que nous sommes appelés à faire chaque jour, pour triompher de tout ce qui veut nous maintenir à terre, deuil, maladie, échecs, violence, désespoir. Nous relever : c’est ce à quoi nous sommes appelés collectivement, dans notre vie économique, sociale et culturelle, en sachant qu’il y a toujours un avenir dans la foi et dans l’amour du Christ qui nous dit « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». La mort est morte, vive la vie !

Joyeuses Pâques à toutes et à tous !

  • Christian ALBECKER, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine
  • Monseigneur Luc RAVEL, archevêque de Strasbourg

Actualités

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    Le centre de la Petite Vigne à Bennwihr, au cœur du diocèse d’Alsace, vous propose pour le temps pascal trois vidéos à visionner, quand cela vous arrangera, sur notre chaîne Youtube. Plus de problème de connexion ! Venez découvrir la joie pascal à travers les passages que la Résurrection ouvre à l’homme.

  • Homélie du 3 avril 2021

    Dans le «catéchisme de notre cœur», a dit un grand théologien, le Samedi Saint ne semble pas occuper une très grande place. Le Jeudi Saint célèbre l’institution du sacrement de l’amour, le Vendredi Saint vénère la croix, la Nuit Pascale chante la résurrection — mais le Samedi Saint ?

  • Homélie du 2 avril 2021

    Nous le croyons : la proclamation de la Parole rend présent l’événement qu’elle annonce. Non pas bien sûr au sens où nous crucifierions à nouveau Notre-Seigneur. Jésus est mort une fois pour toutes le vendredi saint de l’an 33 sur le Golgotha, et il règne pour toujours à la droite du Père.

  • Homélie du 1er avril 2021

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    Alors que Judas mène ses tractations secrètes avec les chefs des prêtres, Jésus révèle au grand jour leur complot : « L’un de vous va me livrer ». Judas marchande avec les ennemis du Seigneur sur le prix de sa trahison ; Jésus annonce qu’il livre sa vie gratuitement : « Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne » (Jn 10, 17).

  • Homélie du 30 mars 2021

    Le « cas » de Judas est troublant. Certes, il a trahi la confiance de son Maître ; il l’a lâchement vendu pour quelques pièces d’argent. Mais que se serait-il passé s’il était demeuré fidèle ? Y aurait-il eu un autre « Judas » ? Un autre apôtre aurait-il trahi le Seigneur ?

  • Homélie du 29 mars 2021

    Étrange coutume que celle d’embaumer les morts ! Il ne s’agissait pas seulement de les oindre de parfum pour atténuer l’odeur nauséabonde de la décomposition progressive du corps inanimé.

  • Homélie du 28 mars 2021

    Il est d’usage, lors du dimanche des Rameaux, de rentrer en procession dans l’église pour commémorer l’entrée de Jésus à Jérusalem. Dans l’Evangile proclamé juste au début de la procession, Jésus est désigné comme « Celui qui vient au nom du Seigneur » pour restaurer enfin la royauté promise à David pour sa descendance.

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