Il reste encore des places pour la session Ste Odile

Il reste encore quelques places pour la session Ste Odile.

Elle se déroulera aux Trois Epis, du 5 au 7 mars 2018.

Le sujet en est : « La foi au défi de la maladie ».

Bulletin d’inscription

Date limite d’inscription : lundi 12 février 2018.

Nous nous réjouissons de vous y retrouver.

Horaires de la session

  • Matin : 9h00 – 12h00
  • Après-midi : 14h00 – 17h30
  • Célébration eucharistique : 17h30
  • Soirée : 20h15 – 22h00

Présentation de la session

La maladie fait partie du mystère même de la personne humaine. Aucun être humain n’est épargné. Qu’il s’agisse d’un rhume, d’un cancer ou d’un handicap, d’une maladie incurable ou non, elle permet d’expérimenter la fragilité et la finitude de la condition humaine.

C’est la raison pour laquelle elle est perçue comme une réalité négative, qui porte atteinte aux mythes de la toute-puissance humaine et de son immortalité. Elle bouscule les certitudes et provoque une remise en cause personnelle.

En cela, la maladie est une question délicate qui touche chacun. La maladie n’est pas un événement isolé vécu par une personne détachée de toute réalité familiale, amicale, sociale et professionnelle ; elle affecte l’entourage du malade.

Et elle s’accompagne souvent, pour ne pas dire toujours, des questions douloureuses de la souffrance, de la solitude, du changement de regard des proches et dans certains cas du non-dit voire du tabou et celle de la mort.

Elle ne laisse personne indifférent que ce soit la maman penchée sur le berceau de son enfant enrhumé, ou le jeune homme tenant serré la main de son père luttant contre un cancer sur un lit d’hôpital…

Face aux nombreuses questions suscitées par la maladie, la réponse de la foi peut apparaître comme un palliatif miraculeux ou au contraire comme un médicament au goût amer. Et bien souvent au travers des moments de doute et de scepticisme émergent les questions du sens de la maladie et du rôle de la foi.

Pour certains croyants, l’épreuve de la maladie peut provoquer un rejet partiel ou complet de la foi en raison d’un « silence de Dieu ». Pour d’autres, elle peut provoquer un cheminement spirituel et une redécouverte de la force des sacrements et de la prière personnelle et communautaire.

Bien plus, par la perspective de l’éternité qu’elle ouvre, la foi peut conférer une valeur authentique au mystère de la fragilité humaine.

Ainsi, autour de la maladie se cristallise une multitude d’interrogations et de remises en cause, voire de questionnements sur la foi.

Programme de la session

Lundi 5 mars 2017 (Journée entière)

Intervenant : Père Jacques Ahiwa, Docteur en théologie, Vicaire général du diocèse de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire).

La réponse de Jésus à la question de la maladie.

Confronté à la douloureuse épreuve de la maladie, l’être humain, toujours en quête de sens à sa vie, cherche à travers moult questions à en saisir les causes naturelles et parfois surnaturelles, comme si la solution s’y trouvait. Se pose alors la question de la responsabilité et de la culpabilité dans la maladie. Cette préoccupation des hommes d’hier et d’aujourd’hui n’a pas échappé au Christ qui durant son ministère a essayé d’y répondre. Comment ? Tel est le sujet que notre réflexion aborde.

Mardi 6 mars 2018 – Matinée

Intervenant : M. Sébastien Milazzo, Maître de conférences en théologie systématique à la Faculté de Théologie catholique de Strasbourg.

Communication 1 : Sens et non-sens de la maladie à l’épreuve du plan divin du Salut : Dieu a-t-il planifié la maladie dans l’ordre de sa Création ? La maladie comme théodicée existentielle.

Penser la maladie comme faisant partie intégrante du plan de Dieu sur sa Création en vue du Salut revêt aujourd’hui un véritable défi, défi auquel succombent beaucoup de discours outrancièrement donateurs de sens. Or, la maladie n’a qu’un sens : c’est de ne pas en avoir. Comment Dieu peut-il donc intégrer cet absurde, ce non-sens, cette déréliction dans son plan de Salut ? Tel est le projet auquel nous nous attèlerons.

Communication 2 : Commander et guérir : sacramentalité de l’onction des malades et injonction à la guérison sous l’autorité de l’Eglise.

S’interroger sur la sacramentalité de l’onction des malades revêt un triple défi : biblique, théologique et pastoral. Après nous être interrogés sur le sens étonnant du commandement de l’onction des malades et de leurs guérisons en Jc 5, 14-15, nous chercherons à questionner le sens théologique de cette sacramentalité : quelle aide le sacrement est-il susceptible d’apporter au malade ? Quelle fonction l’autorité de l’Eglise  est-elle susceptible d’accomplir en témoignant de cette sacramentalité ?

Après-midi

Intervenante : Mme Anne Danion, Professeur en psychiatrie, praticienne, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

La maîtrise médicale sur la vie et la mort: un pouvoir sans fin de l’homme moderne ? Depuis plus d’un demi-siècle, la médecine a fait des progrès tellement spectaculaires qu’elle donne un réel pouvoir à l’homme moderne de contrôler la fertilité, changer des organes défaillants, retrouver des fonctionnalités corporelles amoindries ou perdues, reculer et décider les limites de la vie et de la mort. Si ces techniques et ces  progrès apportent des bienfaits indéniables, ils n’en posent pas moins des questions éthiques fondamentales sur le pouvoir de l’homme face à sa finitude ontologique et à l’acceptation de celle-ci.

Mercredi 7 mars 2018 – Matinée

Intervenante : Mme Claudine Pabst, Déléguée diocésaine à la Pastorale de la santé, et l’équipe de la Pastorale de la santé.

« Prendre soin », un chemin d’espérance ?

L’épreuve de la maladie, du handicap… questionne. Elle touche chacun d’entre nous et pose une multitude de questions aux proches, aux aidants, aux accompagnateurs… Elle ouvre sur la question du sens de la   vie. « La réponse de la foi peut apparaître comme un palliatif miraculeux ou au contraire comme un médicament au goût amer ». Plus qu’un regard fraternel, le « prendre soin » proposé par les aumôniers et les visiteurs peut ouvrir un chemin d’espérance !

Après-midi

Intervenant : P. Christophe Lamm, Délégué diocésain à la Pastorale de la famille, chargé de la formation des EAP auprès du Service des formations.

Maladie et vie spirituelle.

La maladie a des répercussions sur le corps, et au-delà du corps sur la psyché et sur les relations sociales, elle en a aussi sur la vie spirituelle des malades. Se pourrait-il que la maladie soit un lieu de maturation de la foi, de la prière ? L’expérience du dépouillement permet quelquefois de vivre sa foi de manière renouvelée, d’expérimenter la force de et dans la prière, d’accueillir la grâce. Elle devient alors expérience de vie.