Sainte Odile d’hiver au Mont Ste Odile

« …Il ne faut pas trouver étrange qu’Odile ait dit qu’elle avait été unie à la compagnie de sainte Lucie. (…) Sainte Odile quitta ce monde et, pour ainsi dire, échangea cette vie pour une meilleure aux ides de décembre. »

Ainsi se termine la Vita Odiliæ, premier document du Xe s. à relater la vie de sainte Odile.

Sainte Lucie étant fêtée le 13 décembre au calendrier romain, Sainte Odile est fêtée le même jour en Alsace. Dans les autres régions et sur le calendrier romain, sa fête est fixée au 14 décembre.

Programme

Mercredi 13 décembre 2017

  • 8h30 : Laudes
  • 9h00 : Dévotion à sainte Odile et vénération de la relique.
  • 10h00 : Messe solennelle présidée par S. Exc. Mgr Luc Ravel, archevêque,
  • 14h30 : Dévotion mariale
  • 15h00 : Vêpres et bénédiction du Saint-Sacrement

La messe de l’après-midi sera assurée à 16h00.

La Tapisserie

À l’occasion des 1300 ans de l’abbaye Saint-Étienne, fondée par Adalbert, frère de sainte Odile, et gouvernée par l’abbesse sainte Attale, nièce de sainte Odile, un fac-similé de la tapisserie relatant sa vie sera installé dans le cloître du Mont.

L’occasion de la mettre en parallèle avec un fac-similé de celle de sainte Odile, aux couleurs plus vives que la copie installée dans le hall d’accueil.

Tissées vers 1450, ces tapisseries étaient destinées à l’abbaye SaintÉtienne. Elles sont aujourd’hui déposées au Musée de l’OEuvre Notre-Dame à Strasbourg.

La Pâtisserie

La recette d’un gâteau appelé Mont Sainte-Odile, retrouvée par hasard, a été confiée à Claude Baumert, pâtissier à Barr, qui l’a améliorée pour le Mont. Les Gâteaux Mont Sainte-Odile seront disponibles à la salle des Pèlerins et au magasin du Mont Sainte-Odile à partir de ce 13 décembre.

La Tapisserie d’Attale

Les deux moitiés de tapisseries présentées ci-dessous relatent quelques épisodes de la vie de sainte Attale. Comme la tapisserie de Sainte Odile, ces deux chefs-d’oeuvre dédiés à Attale ont été tissés pour l’abbaye Saint-Étienne. Au départ, chacune des tapisseries étaient d’une pièce et ornaient le choeur de l’église abbatiale lors des cérémonies.

On y retrouve les blasons de Rathsamhausen zum Stein et de Hewen, puisque, de 1438 à 1460, l’abbesse de Saint-Étienne était Clementine de Ratsamhausen zum Stein, dont la mère s’appelait Anne de Hewen. Il  s’agit donc des blasons des parents de l’abbesse qui permettent également de dater la réalisation des tapisseries, vers 1450-1457.

Fond rouge presque uni, cortège de fleurs, phylactères en lettres gothiques portés par des anges, la tapisserie d’Attale est un véritable chef-d’oeuvre. Indépendamment du thème traité, nous sommes en présence d’une réussite artistique remarquable. Unité de ton, mise en relief des détails, les artistes ont su donner à la tapisserie d’Attale une dimension rarement égalée.

De droite à gauche, Attale reçoit des mains de son père, le duc Adalbert les clefs du couvent. Derrière le duc, peu mérovingien mais habillé et coiffé plutôt à la mode de l’époque en Alsace, on croit reconnaître Gerlinde, son épouse. Au fond, l’abbaye Saint-Étienne avec des créneaux : était-elle bâtie contre la muraille de la ville ou elle-même fortifiée ?

Le phylactère ‘Wie herzog Obrecht sante Athal siner dochter disen stift befalch und gewalt dar über gab’ peut se traduire par : ‘Où le Duc Adalbert offrit à sa fille Attale ce chapitre et lui en donna commandement et pouvoir’.

Au centre, le corps d’Attale repose sur une civière. Tout autour, les chanoinesses, désolées, récitent les prières de recommandations des défunts. Au milieu de cette scène de désolation, Werner se penche sur le corps et tranche la main. En bas de l’image, le blason des Rathsamhausen zum Stein. Le phylactère : ‘Wie Athala starb unf auf der bore lag und ir die hant abgesnit wart’ raconte : ‘Où Attale mourut et, étendue sur son lit de mort, la main lui fut coupée.’

Devant les soeurs émerveillées, deux ouvriers, en creusant à la pelle, découvrent le précieux reliquaire contenant la main d’Attale que s’empresse de saisie une des chanoinesses. Il s’agit peut-être d’Hemma, citée par Koenigshoven. Le phylactère : ‘wie sant Athalen hant funden wart in einem schrine’ explique : ‘Où l’on retrouva la main de sainte Attale dans un reliquaire‘.

La deuxième partie de la tapisserie raconte en deux tableaux la découverte des restes de la famille d’Attale. Les chanoinesses considéraient toute la famille comme des saints. Pour elles, il ne s’agissait pas de leurs « restes », mais de vraies reliques. D’où l’importance accordée à la trouvaille sur la tapisserie. Le phylactère « Wie safina, sancte athalen swester funden wart » ‘Où l’on a retrouvé Savine, la soeur de sainte Attale’.

Au centre, dans la tombe mise à jour, les deux femmes portant coiffe blanche sont respectivement Gerlinde, mère d’Attale, et Bathilde, seconde femme du duc Adalbert. Les dimensions sont curieuses, parce que les deux autres personnages devraient être des enfants en bas âge. Le phylactère ‘Wie gerlindis sant athale mutter und ir stieffmutter balthilt mit zweyen kinden funden wart’ raconte : ‘Où l’on a retrouvé Gerlinde, la mère de sainte Attale, sa marâtre Bathilde et deux enfants’.

La tapisserie se termine par une représentation en pied de Saint Etienne, saint patron du monastère d’Attale, premier martyr lapidé devant Jérusalem en l’an 33. Il porte un vêtement richement brodé, la dalmatique des diacres, et tient dans sa main droite la palme du martyre et dans la gauche des pierres, rappel de sa lapidation.

Un fragment de la Tapisserie d’Attale aurait été séparé lors de la dernière restauration en 1950. Il représenterait un homme et une femme ainsi qu’un animal voltigeant autour. Faute d’éléments et de clichés suffisamment précis pour déchiffrer le phylactère, il est assez difficile de donner sens à ce fragment qui pourrait avoir été conservé au collège Saint-Étienne.

Extrait du site autour-du-mont-sainte-odile , relu et complété par Marie-Thérèse Fischer

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