Communauté de paroisses

de la plaine de la Bruche

Zone pastorale de Molsheim-Bruche

ALTORF – DACHSTEIN – DUPPIGHEIM – DUTTLENHEIM

Permanences et contacts des paroisses

  • Accueil paroissial 18 à 19 h dans chaque communauté.

Duppigheim   le mardi                                                                                                 03 88 50 86 52

Duttlenheim   les 1er et 3e mercredis du mois  au presbytère 2, rue du Centre         03 88 50 80 46

Dachstein      le 1er jeudi du mois au presbytère 96, rue des Arcades                        03 88 04 86 55

Altorf              le 1er vendredi du mois au bureau paroissial   6, Place St Cyriaque     03 88 38 11 80

Eglise de Duttlenheim

EGLISE SAINT LOUIS DE DUTTLENHEIM

L’église Saint Louis de Duttlenheim a été construite il y a plus de deux cents ans et agrandie au 19ème siècle.

Bien entendu, il y eut, successivement, plusieurs petites églises et chapelles, mais nous n’en avons pas de traces précises, si ce ne sont les restes de fondations qui ont été mis au jour lors des travaux de rénovation en 1977.

Après les épreuves de la guerre de trente ans et les bouleversements politiques et religieux qui s’en suivirent, l’Alsace connut, sous le règne des rois de France, une période de bien-être relatif.

Duttlenheim, possession de plusieurs seigneuries au fil des siècles, (entre autres de l’abbaye d’Altorf), avait vu sa population augmenter, de sorte que, vers le milieu du 18e siècle, la modeste église était devenue trop petite et dut être démolie.

Ceci se passait à l’époque où, en Alsace, de nombreuses églises nouvelles furent édifiées dans le style baroque et Rococo alors prépondérant.

Le 2 juin 1776 fut posée la première pierre d’une nouvelle église sur un monticule artificiel  au milieu du village (caractéristique singulière de cette église ). Elle fut bénie le 14 décembre 1777 par l’Abbé Cyriakus SPITZ, pendant que le Père Ildephons BECK était chargé de la paroisse. A partir de 1785, la paroisse  a été confiée au clergé séculier et non à des pères religieux. Le presbytère actuel, d’ailleurs, date de cette époque.

Cependant, le nombre de paroissiens ne cessant de croître, l’église fut agrandie 85 ans après sa construction et consacrée le 8 juillet 1863 par Mgr. RAES, Evêque,  M. Mathias GROSS étant curé. Une sacristie plus vaste fut accolée à l’édifice à la même époque. Elle comprenait un rez-de-chaussée et un étage, celui-ci avait été financièrement pris en charge par les paroissiens, car la municipalité d’alors ne voulait pas d’étage sur cet immeuble.

Pendant les décennies suivantes, le bâtiment n’a pas été grandement modifié et il a échappé à la destruction durant les deux guerres mondiales.

C’est en signe de souvenir et  de reconnaissance que la statue de Sainte Odile a été élevée à côté du portail principal de l’église, à l’ombre du clocher.

Mais ce que les guerres ont épargné, a été durement touché un peu plus tard par un terrible orage de grêle. En pleine moisson, le 11 août 1958, de gros grêlons tombèrent  sur le village, suivis d’une pluie diluvienne. L’église et son clocher ont gravement souffert, les vitraux ont été fracassés, ouvrant la voie à des trombes d’eau.

Il fallut mettre en route une restauration complète du bâtiment. La municipalité prit à sa charge le toit et la réparation provisoire des fenêtres, l’intérieur de l’église et le mobilier incombant à la paroisse.

Différents gros travaux ont été confiés à des entreprises spécialisées sous le contrôle de M. GURY, architecte, et de la Commission d’Art Sacré de l’Evêché de Strasbourg. Ainsi, au début des années 1960, l’intérieur de l’église comprenant le chœur, la nef, les autels, les vitraux et le plafond purent être restaurés, sans oublier l’orgue avec ses 25 registres.

En 1967, la commune entreprit la réfection des murs extérieurs et l’aménagement de la place autour de l’église et le long de la rue.

Placée à l’origine contre la façade « est » de la nef, la grotte de Lourdes trouva derrière le chœur un emplacement digne d’elle et attire ainsi les pèlerins pour la prière et une paisible contemplation. De son côté, le Christ crucifié, avec à ses pieds, Marie et Jean, jette son regard sur le passant.

En 1977 de nouveaux travaux de rénovation furent entrepris dans le but surtout de refaire les bancs et les sols et pour repeindre entièrement l’intérieur. Les travaux ont démarré en mai 1977 et furent achevés en février 1978. C’est au cours de ces travaux qu’ont été découvertes et mises au jour les fondations des deux édifices précédents ainsi que les murs de l’ancien cimetière entourant jadis le lieu du culte.

La communauté entière de Duttlenheim pouvait se réjouir du rajeunissement de ce vénérable édifice et fêter dignement le bicentenaire de leur église paroissiale dédiée à Saint Louis.

Dans l’église reposent Klara Judith von Landsberg  née von Rathsamhausen (ꭞ 4 juin 1702) et son époux Hans Jacob von Landsberg (ꭞ 4 juillet 1712) dont la pierre tombale de style Rococo avec le double blason subsiste encore sur le mur droit de la nef. Alors que le tabernacle devrait remonter au 18ème siècle, époque de la construction de l’église, les autels et la chaire furent installés au 19ème siècle. Ce mobilier de l’église a été rénové en 1977 et le Maître Autel d’origine enlevé et remplacé par un autel « face au peuple » de facture plus moderne, décoré par les soins du curé de la paroisse M. l’Abbé Fernand KUHN.

Remarquons au  fond du chœur un tableau majestueux représentant St Louis, Patron de l’église et de la paroisse, œuvre du peintre François BRENDLE, réalisé en 1807. Les tableaux surmontant les autels latéraux sont des œuvres du peintre d’église bien connu en Alsace Louis SORG (1823 – 1863) et datant de 1840. A droite, la Crucifixion et à gauche l’Annonciation.

A partir de 1862, le simple vitrage du chœur et de la nef a été remplacé par des vitraux aux teintes magnifiques. Les dates (1862 – 1868) et les noms des donateurs y sont inscrits et restent visibles de nos jours. Des médaillons aux angelots adorables, accompagnés de citations de l’Ecriture, ornent les vitraux de la nef. Ceux du chœur représentent le Christ, la Sainte Vierge et Saint Joseph.

Plus tard, d’autres acquisitions vinrent embellir l’église, qui fut l’une des premières à être équipé d’un système de chauffage à circulation d’air et de l’éclairage électrique, les deux au début du 20ème siècle.

L’orgue de l’église  mérite aussi toute notre attention. Le premier instrument a été construit par M. STIEHR de Seltz en 1817. Il a été réparé et agrandi, une première fois, par KOULEN en 1882 puis en 1920 il a été remanié par KRIESS de Molsheim. Une nouvelle amélioration fut confiée à ROETHINGER de Strasbourg en 1935. Malheureusement, le 11 août 1958, lors de la terrible averse de grêle, l’instrument a été gravement endommagé par l’eau et il dut être refait par le même RORTHINGER en 1961. Depuis, l’orgue est entretenu et accordé régulièrement, car le chauffage moderne à air pulsé a vite fait de dérégler le bel instrument.

C’est en 1879 qu’ont été consacrées quatre cloches appelées LOUIS, JEAN, JOSEPH et MARIE. Les trois dernières ont été démontées et emportées le 26 mai 1917 par les troupes allemandes pour les fondre et en faire des armes.

Une fois la paix revenue, quatre nouvelles cloches ont été commandées à la Fonderie du Fils de PACCARD à Annecy-le-Vieux-Château (Savoie). La dernière des quatre a été coulée le 13 septembre 1922, en partie avec le métal provenant de la cloche appelée LOUIS qui avait été laissée en place en 1917. Les nouvelles cloches sonnèrent pour la première fois le 26 octobre 1922 et leur bénédiction eut lieu le 29 octobre.

Les nouvelles cloches portent les prénoms suivants, de la plus petite à la plus grande : JEAN (note SI), JOSEPH (note LA), MARIE (note FA dièse) et LOUIS (note RE).

L’église de Duttlenheim n’est pas seulement un beau monument car, ce qu’elle a vécu, les événements auxquels elle a assisté et les hommes qui ont demeuré alentour, lui ont forgé une espèce de personnalité qui fait de cet édifice de pierre, le témoin de la communauté humaine du village.

André BRUDER

(D’après des recherches historiques de M. l’Abbé Florent LANDMANN,

Curé de 1950 à 1974

Et remis en forme par M. Pierre TUBACH

Adjoint au Maire de 1977 à 1983, puis Maire de Duttlenheim de 1983 à 1989)

Eglise de Dachstein

Historique de l’église de Dachstein

D’abord située dans l’avant cour du château des évêques (aujourd’hui disparu) l’église paroissiale Saint Martin a été transférée à son emplacement actuel  vers 1356.

Initialement de style gothique comme l’atteste le chœur du 14ème siècle elle a connu de nombreuses modifications jusqu’en 1721 pour un style baroque telle que nous pouvons l’observer aujourd’hui.

Le clocher, sans doute à l’origine un édifice défensif,  est constitué de deux parties bien distinctes, la partie basse de la même époque que l’église qui a été transférée à cet endroit et la partie supérieure plus récente, le beffroi qui contient les cloches,  fut mise en place en 1732 et restaurée en 1982.

Le maître autel  baroque  date  du début du 18ème siècle, il est  richement orné de nombreux saints dont  l’Esprit Saint,  St Antoine, de  la vierge Marie enfant avec à ses côtés Ste Anne et St Joachim ses parents,  St Maurice,  St Wendelin,  St Materne et au centre de l’autel,  St Martin le patron de la paroisse.

De part et d’autre du tabernacle  St Jean Baptiste et St Jean Evangéliste

Les deux autels latéraux avec  la Vierge Marie côté nord  et Ste Einbeth  côté sud ainsi que la chaire ont été installés vers le milieu du 18ème siècle.

Les vitraux des années 1950 relatent des paraboles de l’ancien et nouveau testament.

Deux vitraux de 1948 représentent St Joseph et St Antoine.

Deux fonts baptismaux et deux Christ en croix du début du 17ème siècle

Les bancs ont été fabriqués par un menuisier local, Joseph Kaltenbronn, en 1873.

Construit en 1829 l’orgue,  classé monument historique,  est l’œuvre des facteurs d’orgue                Michel Stiehr / Xavery  Mockers.  Il a été restauré en 2006 par le facteur d’orgue Quentin Blumenroeder.

A noter également  au plafond de la longue nef une représentation de l’Ascension du Christ et au-dessus de la porte du milieu deux tableaux des années 1850 représentant  St François d’Assise et St Louis de Gonzague peints par la famille SORG de Mutzig.

Eglise d'Altorf

L’abbatiale bénédictine Saint-Cyriaque d’Altorf

 

L’abbaye bénédictine d’Altorf, située sur l’ancienne voie romaine reliant Strasbourg au col du Donon, fut fondée en 960 par Hugues III, comte d’Eguisheim, seigneur territorial de la contrée.

Le monastère était occupé de 974 jusqu’à la Révolution. Sa chapelle fut consacrée en 974 par l’évêque de Strasbourg Erchenbald, en présence de l’abbé de Cluny Maïeul. Elle devait constituer un des lieux de sépulture de la famille comtale fondatrice.

Le pape saint Léon IX, né Bruno d’Eguisheim-Dabo, visita l’abbaye en 1049 et consacra en 1079 un autel à saint Cyriaque. Il lui offre la relique du bras du saint placé aujourd’hui dans un buste-reliquaire de style oriental en bois polychrome du 12e siècle. Cyriaque de Malaga, qui avait guéri Arthémie, fille de l’empereur Dioclétien au IVe siècle, est depuis lors le saint-patron du village, supplantant ceux de la dédicace du Xe siècle : saint Barthélemy et saint Grégoire le Grand.

Le tableau du maitre-autel représente le miracle de saint Cyriaque le plus connu : l’exorcisme de la princesse Arthémie. Les statues de taille réelle représentant saint Barthélemy et saint Grégoire le Grand, sont disposées de part et d’autre de ce grand tableau du retable.

L’abbaye a été détruite à la Révolution française de 1789. Tous les bâtiments constituant l’abbaye seront rasés au 19e siècle, sauf l’aile de l’abbé, qui deviendra le presbytère et l’abbatiale. Le tympan roman de la porte principale détruit en 1791 sera remplacé en 1886 par le sculpteur Eugène Dock.

L’abbatiale est dotée d’un orgue Silbermann, mis en place par André Silbermann, son fils Jean André et trois compagnons, de la fin 1729 aux premiers jours de 1730. Une importante restauration fut effectuée de 1998 à 1999 par le facteur d’orgues sélestadien Richard Dott.

L’abbatiale est une vraie curiosité : deux styles de construction sont à découvrir, la nef romane du XIIe-XIIIe siècle, le transept et le chœur baroque du XVIIIe siècle. Malgré les 500 ans séparant leur construction, l’ensemble est très harmonieux.

Eglise de Duppigheim

Eglise de Duppigheim

Informations à suivre

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur www.messes.info

Le Conseil Pastoral

Le conseil pastoral un est groupe de réflexion au service de la communauté des chrétiens.

Présidé par le curé, il examine les besoins de l’évangélisation sur le territoire de la paroisse et les moyens d’y répondre. De par la diversité de ses membres, le conseil pastoral reflète la vie de la communauté chrétienne. Avec pour soucis la qualité de vie évangélique de la paroisse, il propose des orientations, aide à murir les projets qui lui sont confiés et fait l’écho de la vie de la paroisse.

  • Il est “veilleur et éveilleur” pour la mission de l’Église. Et pour cela il est à l’écoute des attentes et des suggestions de toute personne pour contribuer à la cohésion de la communauté de paroisses.
  • Il rappelle la dimension universelle de l’Église et la dimension internationale de la réalité sociale en proposant des actions de solidarité.
  • Il se réunit chaque trimestre.

Membres du conseil pastorale de la communauté de paroisses

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L’Équipe d’Animation Pastorale (EAP)

L’équipe d’animation pastorale est une équipe composée  de laïcs qui participent en étroite collaboration avec le curé de la paroisse à la mission de l’Eglise locale dans la fidélité aux orientations diocésaines.

Elle veille à la cohésion et au dynamisme de l’Église qui vit sur le territoire de la communauté de paroisses.

Avec le curé elle décide, cordonne et met en œuvre les activités habituelles ou exceptionnelles de la paroisse.

Les membres de l’équipe d’animation pastorale travaillent ensemble dans une communion fraternelle et missionnaire. Ils consolident leur action dans  la prière, la parole de Dieu et les sacrements.

             Notre équipe :

Françoise COSSARD     liturgie
Thomas KELHETTER    moyens humains et matériels
Marie-Claire VELTEN      pastorale des malades
Isabelle MEPPIEL           annonce de la Parole
Michelle  KOESTEL        solidarité

 Conseils de fabrique

Les fabriques d’église sont régies par le décret du 30 décembre 1809 et sont des établissements publics du culte, dotés de la personnalité juridique de droit public.

Ces établissements sont chargés de veiller à l’entretien des édifices culturels et d’administrer les biens et revenus affectés à l’exercice du culte, en réglant les dépenses et en assurant les moyens d’y pourvoir.

La durée du mandat des conseillers est de six ans. Aucun membre ne pourra accomplir plus de trois mandats successifs.

Paroisse de Duttlenheim

Le Curé           Augustin Yole

Le Maire          Jean-Luc Ruch

Présidente      Bernard HECKMANN-VOLTZ      bernard.heckmannvoltz@gmail.com

Secrétaire       Thomas Schaeffer

Trésorier         Thomas Kelhetter

Membres         Brigitte Jolivel          Patrick Hubscher

 

Paroisse de Duppigheim

Le Curé           Augustin Yole

Le Maire          Adrien Berthier

Présidente      Stéphanie Auzou      auzoust@gmail.com

Secrétaire      Cédric Flosse

Trésorier         Nathalie Clauss

Membres        Claude Heckmann      Noémie Schwoob

 

Paroisse de Dachstein

Le Curé           Augustin Yole

Le Maire          Léon Mockers

Présidente      Nicole Vivien      vivien.nicole1959@gmail.com

Secrétaire       Pierre Herzog

Trésorier         Nicole Vivien

Membres       Danièle Mockers       Roland Weinmann

 

Paroisse d’ Altorf

Le Curé           Augustin Yole

Le Maire         Gérard Adolph

Présidente     Agathe Lacouture      agathe.lacouture@orange.fr

Trésorier        Jacqueline Eichel

Membres       Antoine Maetz

Lecteurs

Le lecteur est au service de Dieu qui en fait son porte-parole et celui de l’assemblée à qui il porte la Parole de Dieu, pour qu’elle s’en nourrisse et en vive à la gloire de Dieu. L’équipe des lecteurs assure les lectures aux offices dominicaux et participe à la distribution de la communion aux fidèles.

Chaque lecteur intervient à tour de rôle selon un planning établi en concertation avec tous les membres lors d’une réunion trimestrielle.

Les prières universelles sont également préparées par chacun ou puisées dans le livret ” Prions en Eglise “.

Paroisse de

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Sacristains

Le métier de sacristain, emploi d’Église au sein d’une paroisse, constitue un service qui comporte des missions, tant manuelles qu’intellectuelles. Il nécessite une polyvalence et foi dans le Seigneur. Le sacristain se donne dans la prière et collabore avec une équipe de personnes dans la confiance, le respect, la communication et la complémentarité.

Paroisse de Duttlenheim

Contact : Marinette HALLER  03 88 50 84 38

Paroisse de Duppigheim

Contact : Simone DESCHLER 03 88 50 86 52

Paroisse de Dachstein

Contact : Mariane KLEIN

Paroisse d’Altorf

Contact : Pierrette  MATHIOT   03 88 38 64 29

Adrienne MEYER

Albert MUNCH

Servants d’autel

Servir à la messe, c’est contribuer à la beauté des célébrations, aider le prêtre et l’assemblée à prier et être soi-même plus disponible à la prière.

Ainsi, cette pastorale dépasse le seul service liturgique. Elle est un lieu de proposition et d’approfondissement de la foi chrétienne. Les jeunes y trouvent une formation liturgique, une certaine catéchèse, une expérience fraternelle de convivialité, de découverte et de vie en Église.

Les enfants qui souhaitent renforcer les équipes des servants d’autel et ainsi participer activement à aider le prêtre lors des célébrations, veuillez contacter le responsable de chacune des paroisses de la communauté.

Paroisse de Duttlenheim

Contact : Marinette HALLER  03 88 50 84 38

Paroisse de Duppigheim

Contact : Simone DESCHLER 03 88 50 86 52

Paroisse de Dachstein

Contact :  Marie Andrée MUNCH

Paroisse d’Altorf

Contact :

Fleurissement des églises

Pour la beauté des offices religieux, des personnes donnent de leur temps et de leur talent pour le fleurissement des églises. Des fleurs peuvent être offertes par tous. Pour chaque église, des bénévoles assurent l’entretien et la décoration du lieu de culte.

Dans la paroisse, une équipe  de personnes bénévoles, hommes et femmes, s’est engagée à fleurir régulièrement l’église pour tous les offices liturgiques. Un calendrier est établi, répartissant la période attribuée aux personnes qui, toutes travaillent en binôme .

Selon les saisons, des fleurs peuvent être cueillies dans la nature, mais quel que soit le choix, un cahier est mis à disposition de l’équipe en place pour y introduire le décompte de leur période d’activité (fonds de caisse, dons, dépenses etc). Ce cahier sera remis au trésorier du Conseil de fabrique pour vérification.

Paroisse de

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Tourisme et loisirs

La Pastorale des Réalités du Tourisme et des Loisirs est un service du diocèse de Strasbourg.

Son objectif est de « DONNER UNE ÂME AU TEMPS LIBRE ».

Comment ?

  • Rendre les communautés catholiques accueillantes aux touristes et à toutes les personnes qui visitent nos églises.
  • Former des équipes d’accueil et permettre la découverte de la foi chrétienne et du culte catholique à travers l’architecture et le patrimoine religieux.
  • Etre attentive aux personnes en temps libre et leur permettre l’accès à des moments de spiritualité chrétienne.
  • Proposer une approche de la Création à travers la beauté du « patrimoine naturel ».

Les équipes formées dans le cadre de la communauté de paroisses « Plaine de la Bruche » proposent diverses animations au fil des ans : visites guidées des églises, Journées du Patrimoine, Détours religieux avec l’Office du tourisme de Molsheim, expositions diverses, animations vers les gens en temps libre…

La Pastorale PRTL propose d’ouvrir le regard aux trésors du patrimoine culturel et artistique chrétien et d’en expliquer le sens et la symbolique.

Toute église, chapelle ou croix aussi modestes soient-ils, ont quelque chose à dire de la foi des chrétiens.

Les équipes cherchent des personnes qui pourraient étoffer les effectifs, ou créer l’équipe là où elle n’existe pas. (Duttlenheim).

Contact : Spiesser Odile 07 70 77 10 83

Lien du site du Service diocésain PRTL : www.alsace.catholique.fr/pasto-tourisme

premiere communionPremier Pardon et première communion

Les enfants scolarisé en classe de CE 2  peuvent s’inscrire au catéchisme pour se préparer à vivre le sacrement de la Réconciliation et le sacrement de l’Eucharistie. Cette formation catéchétique s’inscrit sur une période d’une année et se déroule en deux étapes : le Premier Pardon et la Première Communion.

Cette formation se déroule sous la responsabilité de la coopératrice de la pastorale, Isabelle MEPPIEL qui s’entoure chaque année d’une équipe de catéchistes bénévoles pour préparer les enfants de notre communauté.

Contact : Mme Isabelle MEPPIEL : tél 03 88 49 89 05

Plus d'informations

L’objectif de cette préparation est de leur faire vivre pleinement l’expérience de ces deux sacrements.

 Pour les accompagner dans cette démarche, le parcours que la communauté a choisi est celui des Nathanaël. C’est un parcours ludo-éducatif qui va permettre aux enfants, à travers les défis, les aventures d’une bande d’amis appelés « les Nathanaël » de grandir dans la foi. Le nom donné à ce groupe d’enfants n’est pas insignifiant car, la Bible nous dit que Nathanaël est un disciple de Jésus et sa traduction est « don de Dieu ».

Durant cette formation, les enfants vont se retrouver en équipe lors des séances de catéchisme et en grand groupe au sein de la communauté lors des célébrations et lors des temps forts de la vie paroissiale. Grâce au site internet interactif des Nathanaël et du CD les enfants vont pouvoir partager avec leur famille tous ceux qu’ils ont appris en équipe.

Pour préparer les enfants à vivre ces sacrements, trois modules des « Nathanaël » ont été retenus : « Je crois en Dieu », « Pardon de Dieu » et « Vivre l’Eucharistie ».  À travers ces modules, les enfants vont :

  • Découvrir la profession de foi des chrétiens, l’amour et le pardon de Dieu, les diverses formes d’alliances humaines, ce que Jésus a fait pour nous lors de la semaine sainte.
  • Apprendre à : se positionner, réfléchir, s’émerveiller, les différentes parties de la messe, vivre en alliance autour de trois mots clés : PARDON – S’IL TE PLAIT – MERCI. Cette pastorale d’enfance est encore portée par Mme. Isabelle MEPPIEL

Profession de Foi

informations à venir

Confirmation

informations à venir

Bapteme

Baptême

Demander le baptême, c’est s’engager à donner à l’enfant une éducation chrétienne. Celle-ci se poursuit en famille, à l’école, en collaboration avec les parents.

 

  • Baptêmes communautaires  2021
  • Altorf
    Dachstein
    Duppigheim
    Duttlenheim
    Samedi 7 janvier
    Samedi      13 février
    Samedi 13 mars
    Samedi  10 avril
    Dimanche 10 janvier
    Dimanche  14 février
    Dimanche  14 mars
    Dimanche  11 avril
    Samedi  8 mai
    Samedi   12 juin
    Samedi    10 juillet
    Samedi 7 août
    Dimanche  9 mai
    Dimanche  13 juin
    Dimanche  11 juilet
    Dimanche  8 août
    samedi 9 octobre
    samedi 13 novembre
    samedi 11 décembre
    dimanche 10 octobre
    dimanche 14 novembre
    dimanche 12 décembre

Les célébrations de baptême du samedi ont lieu à 17h et celles du dimanche à 12h

Des réunions de préparation ont lieu les mercredis à 17h au presbytère de DUTTLENHEIM – 2, rue du Centre

19 mai 23 juin
15 septembre

Les parents souhaitant présenter un enfant au baptême sont invités à participer à l’une de ces réunions (au moins un mois avant la date du baptême). Une préparation est nécessaire pour cette démarche. Les parrains/marraines peuvent participer à ces rencontres.

Il est important de s’annoncer à la permanence paroissiale ou de signaler la démarche à l’équipe de préparation.

Altorf  03 88 38 11 80                  Vendredi 18 h  19 h

Dachstein 03 88 04 86 55          Jeudi 18-19 h      

Duppigheim et Duttlenheim  03 88 22 06 27

alliance-mariageMariage

Avant de fixer la date de votre mariage, veuillez prendre contact avec le Curé Augustin YOLE :

03 88 50 80 46. (Merci de vous y prendre suffisamment à l’avance.)

Les horaires de célébration sont : samedi     14 h 30     ou     16 h

 

 

 

malades1Pastorale des malades

informations à venir

 

 

 

funeraillesDécès

En cas de décès, contacter :

 Soit le  prêtre Augustin YOLE, curé   03 88 50 80 46

Soit les personnes relais des paroisses :

Altorf : Dachstein : Duppigheim : Duttlenheim :
03 88 49 34 50 Nicole Vivien Simone Deschler Marguerite Goepp
06 08 32 50 29  03 88 50 86 52 03 88 50 85 57
Marcel Haller
 03 88 50 84 38

Chorale Sainte Cécile de Dachstein

Chorale Sainte Cécile de Dachstein

La Chorale Sainte Cécile de Dachstein est l’une des plus anciennes Chorales d’Alsace, puisque sa fondation remonte à 1858, et n’est au départ qu’un chœur d’hommes.

Elle fait partie de l’Union Sainte Cécile de Strasbourg depuis 1913.

Au cours du 20ème siècle, la chorale se distingua à plusieurs reprises, obtenant le 1er prix au concours régional de chant en 1927 à Strasbourg.

En 1958, elle fêta dignement son 100ème anniversaire grâce à la participation de nombreuses sociétés de musique et de chant des environs.

En 1987, la Chorale Ste Cécile de Dachstein devint une Chorale mixte avec Marguerite GOEPP de Duttlenheim comme Chef de Chœur.

En 1998, la Chorale a fêté avec faste son 150ème anniversaire dans le nouveau complexe de la commune, par une eucharistie festive célébrée par Monsieur le Curé Rémy FITTERER, rehaussée par la participation des quatre chorales de la communauté de paroisses de la Plaine de la Bruche, ainsi qu’avec la musique ALSATIA de Duttlenheim, et avec la présence d’une nombreuse assistance et plusieurs élus venus en voisin.

De 1988 à 2010, la chorale de Dachstein organise, au foyer d’abord et ensuite au complexe, des après-midi et soirées théâtrales en dialecte, et dont les pièces sont interprétées par la troupe de théâtre de Duttlenheim.

Depuis la création de la chorale mixte, la Chorale a également interprété de nombreux concerts à l’église de Dachstein, sous la direction de Marguerite GOEPP et avec le concours de la Chorale Ste Cécile de Duttlenheim.

Les répétitions ont lieu généralement le jeudi soir avec la Chorale de Duttlenheim, en alternance à Dachstein et à Duttlenheim.

Président : Léon MOCKERS tél : 03 88 38 48 62

Chef de chœur : Marguerite Goepp  tél : 03 88 50 85 57

Chorale Sainte Cécile Duttlenheim

La chorale Sainte Cécile de Duttlenheim

Association reconnue affiliée à l’Union Ste Cécile qui regroupe plus de 700 chorales en Alsace.

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Elle est composée d’un chœur mixte d’une trentaine de choristes .

Sa mission première est d’accompagner et d’animer  les célébrations  liturgiques durant l’année.

Elle possède également un  répertoire profane varié  pour  agrémenter les manifestations culturelles.

Elle regroupe également une troupe de théâtre alsacien dont la réputation dépasse largement le cadre de la localité.

Les répétitions ont lieu chaque jeudi soir de 20h15 à 22 h en alternance

Au Foyer culturel de Duttlenheim  ou au Presbytère de Dachstein

Si le chœur vous dit, venez nous rejoindre ; nul besoin de connaître les notes, une oreille musicale et les talents de Marguerite feront de vous un virtuose.

Président : Bernard Heckmann-Voltz tél : 03 88 49 11 34

Chef de chœur : Marguerite Goepp  tél : 03 88 50 85 57

Organiste titulaire : Clotilde Grauss

Chorale Sainte Cécile Duppigheim

Chorale Sainte Cécile de Duppigheim

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La Chorale Sainte Cécile de Duppigheim a été fondée en 1850 et affiliée à l’Union Sainte Cécile en 1905, dont le siège social est à Strasbourg, 16, rue Brûlée. Notre chorale est une des plus anciennes chorales d’Alsace, et la plus ancienne association du Village. Mais, elle n’est pas une association comme les autres, puisque sa principale  mission est d’animer les offices religieux et de promouvoir la musique liturgique, tant vocale qu’instrumentale.

Actuellement elle est composée de 21 membres

  • 1 Organiste
  • 1 Chef de Chœur
  • 6 Sopranes
  • 8 Altos
  • 2 Ténors
  • 3 Basses

Notre chorale est toujours présente aux fêtes dominicales, annuelles et commémoratives, enterrements, mariages, etc…

Notre engagement nous réserve aussi des moments de convivialité et de bonheur partagés :

Notre engagement nous réserve aussi des moments de convivialité et de bonheur partagés.

  • Fin mai 2003, nous avons organisé un concert de chants profanes et orgue afin de célébrer les 20 années de direction de notre Chef de Chœur, Serge MARTIN. Le bénéfice de ce concert qui connut un plein succès a été reversé dans son intégralité à l’Equipe
  • En novembre 2004, nous avons participé à une soirée réunissant les diverses associations du village où 16 membres de la Chorale ont reçu un diplôme et une médaille en fonction de leurs années de présence au service de la musique liturgique.
  • Le 20/11/2010, nous avons fêté le 160ème anniversaire de notre chorale par un Concert donné en l’Eglise St Arbogast, avec la participation des Chorales « Union » de Kolbsheim et « les Loriots ».
  • Le 21/11/2010, une Grand Messe Inter-paroissiale réunit les 4 Chorales de la Communauté de Paroisses « Plaine de la Bruche »
  • Le 1 décembre 2013, concert pour célébrer les 30 années de direction de notre Chef de Chœur avec la chorale « Union », ainsi que la chorale des Jeunes « Les Loriots ». Le bénéfice de ce concert était destiné à CARITAS – Secours Catholique de Molsheim.
  • Les 18 et 19 juillet 2015, la Chorale ainsi que des associations locales se sont jointes à la Fête Patronale qui revêtait une dimension historique toute particulière.

Trois Anniversaires mémorables ont été célébrés. Depuis 350 ans, au moins St Arbogast est le Patron de la Paroisse, l’Eglise a été reconstruite il y a 250 ans et agrandie, il y a 170 ans.

Une célébration eucharistique eut lieu, rehaussée par les 4 chorales de la communauté de Paroisses, ainsi que « le cœur d’hommes » de Kolbsheim et la Chorale des jeunes « Les Loriots »

Tous les 2 ans, les années paires, nous organisons une excursion d’une journée afin de remercier les choristes pour leur active participation.

Si vous aimez chanter, c’est avec joie que nous vous accueillerons.

Les répétitions ont lieu chaque lundi de 20 h à 21 h 30 à la salle St-Arbogast, rue du Général DE GAULLE

Contact : Anne Marie FAIVRE       Tél : 09 67 06 48 07

Présidente : Anne-Marie FAIVRE                                      Directeur : Serge MARTIN

3, rue Marcellin Berthelot                                                    Trésorière : Christiane MARTIN

67380 LINGOLSHEIM                                                         Secrétaire :  Yvette BIEHLER                               

Chorale des jeunes Les Loriots

Chorale des jeunes Les Loriots

067-loriots-photoLa Chorale des Jeunes « Les Loriots » a été crée en 1980. Elle fonctionne avec environ une vingtaine de jeunes choristes et quelques instrumentistes.

Animer les Messes de Jeunes de façon dynamique avec des chants modernes est la vocation première de cette Chorale. Assurer la pérennité de la Chorale Ste Cécile était un espoir qui malheureusement jusqu’à présent ne s’est pas concrétisé.  Les Loriots participent très souvent à l’animation de la fête Patronale et la fête Ste Cécile avec sa sœur aînée, la Chorale Ste Cécile. D’autre part, la Chorale Ste Cécile n’hésite pas à soutenir les Jeunes lors des messes de Jeunes.

La Chorale des Jeunes répond toujours « présente » à chaque sollicitation : animation de la fête de Noël des personnes âgées de notre village pendant de très nombreuses années, participation à des concerts récréatifs dans d’autres villages, voyage à PARIS en 1994 pour chanter sa solidarité avec les enfants martyrs de SARAJEVO, participation à l’action Nationale « MILLE CHŒURS POUR UN REGARD » Pendant plusieurs années, déguisés en « PETITS CHANTEURS à L’ETOILE » les Loriots ont sillonné par tous les temps, les rues de notre village au moment de l’Epiphanie accompagnés par les membres de l’Equipe Missionnaire.

Par trois fois déjà,  elle a invité Jean Claude GIANADDA pour une soirée de chants et de prières. Ce troubadour de la chanson chante la volonté de faire respecter la justice et la liberté des enfants à travers le monde. Il reste avec le Groupe GLORIOUS, que nous avions également déjà invité à DUPPIGHEIM,  un de nos compositeurs préférés.

La Chorale des Jeunes fonctionne en auto- financement, (il n’y a aucune cotisation à payer pour en faire partie) elle organise une fête tous les 5 ans. Le bénéfice paye les partitions et les supports de chants, tant liturgiques que profanes. D’autre part, ce bénéfice permet aussi de leur offrir quelques activités ludiques pour les encourager à continuer et à se rencontrer en dehors des répétitions…FANTASIAWORLD, WALIBI SCHTROUMPF, EUROPAPARK, CINEMA , cadeaux de Noël, etc…

Les répétitions ont lieu tous les samedis à 13h 15 dans la salle St Arbogast sauf pendant les vacances scolaires.

Nous recherchons toujours des jeunes choristes et actuellement un ou une jeune organiste (orgue électronique) bénévole pour nous accompagner lors de nos messes et concerts.

Si vous voulez nous rejoindre, n’hésitez pas à me contacter.

Christiane MARTIN – 03 69 26 86 08 ou 06 64 08 27 20

 Nos trois prochaines manifestations :

–  Animer la messe de Noël le 24 décembre à 17 heures à DUPPIGHEIM

– Concert le samedi 7 janvier 2017 à 17 heures au Temple Protestant “Sous les Platanes”      à      ILLKIRCH GRAFFENSTADEN organisé par “Mémoire de femmes”

– Concert le samedi 14 janvier 2017 à 20 heures à l’Eglise protestante à ECKBOLSHEIM organisé par l’ADAPEI-

Chorale Sainte Cécile Altorf

Informations à suivre …

Editorial – Avril 2021

 

Très Chers Frères et Soeurs dans le Seigneur,

Comment vivre encore heureusement les festivités pascales dans les conditions sanitaires comme celles que nous continuons à subir actuellement ; situation où, la pandémie avec ses variants veulent exploser notre vie socio-économique? Parce que la question qui s’impose d’une manière consécutive est celle-ci: va-t-on encore vivre sereinement ?

Tout le monde a peur, tout le monde est inquiet, on ne sait plus à quel Saint se vouer, parce que les nouvelles ne sont pas bonnes; nous ne savons plus de quoi demain sera fait. Quand tout ou presque tout échappe à la connaissance humaine, la personne humaine est profondément inquiète au point de se plonger dans le désespoir.

Cette expérience que nous traversons, Bien Aimés, nous rapproche de celle que les Apôtres ont vécue à l’arrestation, la condamnation, et à la mort ignominieuse de leur Maître devant eux. Ils ont été remplis de crainte, de peur, de découragement et de désespoir.

Mais ce qui était plus bouleversant, c’est que, au milieu de leurs souffrances, de leur peur, de leurs désespoirs ….il y a une heureuse nouvelle de la Résurrection du Christ qui était devenue pour chacun la source d’une joie, d’un courage, d’une Espérance, et d’une foi réelle en Dieu, source d’une Vie apaisée.

Alors Bien Aimés, à la manière des disciples, enfermés dans leurs souffrances et dans leurs craintes … des événements endurés, le Christ surgit à Pâques et vient nous rejoindre au milieu de nos souffrances et de nos désespoirs… pour nous donner la paix et la vie qu’il nous a obtenues par la croix.

La résurrection dissipe toutes nos craintes, nos peurs, tous nos doutes pour justement devenir des disciples et  témoins dignes de l’espérance et de la joie véritables de Pâques.

Aujourd’hui, en écrivant ce mot, je pense à tous ceux et celles qui souffrent de cette Covid 19 et d’autres pathologies; ceux et celles qui les assistent par les soins (quels qu’ils soient), ces héros du quotidien, pour que dans leurs souffrances, dans leurs désespoirs, dans leur stress, ils n’oublient pas de poser un regard lucide sur Celui que nous avons transpercé et qui reste le Vivant, Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Sauveur. C’est également Lui qui demeure la Source de toute espérance pour notre avenir.

Ne faiblissons donc pas, gardons ferme et vive notre Foi.

Je ne pouvais pas terminer ce mot, sans vous souhaiter, au nom de tous mes Confrères (les Abbés Joseph CLAD et Helgy SABOUKOULOU), de très belles fêtes pascales à chacun d’entre vous. Puisse le Seigneur Ressuscité vous apporter la paix et la joie de tenir ferme dans la foi de notre baptême, et ce, malgré cette crise sanitaire.

Abbé Augustin YOLE, Curé

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Noël

FÊTE DE NOËL CHEZ NOUS

Que faisons-nous de Noël, aujourd’hui, nous chrétiens ?  Une célébration de la foi ou une fête folklorique ? La mémoire d’une antiquité religieuse remise au goût du jour, ou la fantastique aventure de la vie avec Dieu ?

Voilà les enjeux de la Fête qu’en Eglise nous célébrons au cœur du monde.

A travers différentes manifestations festives, l’Eglise veut affirmer sa foi au mystère de l’incarnation, son attachement profond à l’avènement du Sauveur, le Fils de Dieu et de Marie, dans l’histoire de l’humanité.

La Fête de Noël, événement unique en son genre,  focalise l’attention au-delà du monde chrétien, et touche les hommes de bonne volonté. Un véritable scoop, dirait l’homme des médias, avide de « bonnes nouvelles ».

Noël célèbre l’histoire bien vivante du Fils de Dieu offert aux hommes en signe d’Amour, en conclusion d’Alliances et réalisation de sa promesse.

Amour qui est don de la vie.

Alliance qui tisse des relations qui font vivre.

Promesse qui installe l’homme dans l’espérance du Salut.

Il y a déjà trois millénaires que cette Bonne Nouvelle continue à courir à travers le monde, à semer des grains de foi, à ériger des communautés de croyants, à susciter des témoins, des missionnaires de Noël.

Ce bébé divin, né il y a longtemps, nous propose de naître, aujourd’hui, dans la foi. Jésus nous l’a révélé. Noël ouvre à tout homme la vocation de naître en enfant de Dieu. Une naissance aux multiples engagements.

Naître :

en enfants de l’Eglise, témoins de son amour ;

en enfants d’Evangile, missionnaires de son Evangile ;

en enfants de charité, ses frères auprès des pauvres ;

en enfants de Paix, de Justice, du Pardon, …, ses ambassadeurs contre les conflits et les violences qui ravagent monde.

Un scoop ! A coup sûr ! Noël déborde le souvenir d’anniversaire d’un nourrisson en crèche ; il dépasse le temps d’une liturgie festive.

La mission joyeuse des chrétiens, en ce jour, c’est de témoigner au monde de la richesse de foi qu’offre la naissance du Fils de Dieu. A-t-on jamais, dans l’histoire de l’humanité, confessé un Dieu aussi humble et proche des hommes par son incarnation ?

Et pourtant, l’Histoire de Noël commence ainsi. Non pas en conte de fée, mais comme un véritable choc au cœur des consciences sécurisées par la « piété religieuse », la « bonne morale »  et la  « real politique » des hommes.

Et voilà ce scoop de choc : Jésus, le Fils de Dieu, est né dans une mangeoire de bête, …, loin des châteaux, des palais ou des palaces, … . Et sa venue à la vie dans la vaste Crèche du Monde, ressemble étrangement au sort des milliers d’enfants misérables de par la planète.

Voici, à propos, le témoignage d’une Religieuse, Sœur Romana Sacchetti, en mission en Guinée Bissau, en Afrique. Elle écrit ceci :

[ Je cite : ]

« Peut-on laisser les enfants vivre au milieu des déchets ?

  Les jeunes enfants, souvent envoyés par les mamans elles-mêmes pour récupérer les ( restes

  d’) aliments provenant des hôtels, passent une grande partie de leur temps au milieu des

  déchets de la ville. C’est leur seul moyen de vivre, mais c’est aussi la porte ouverte à

  toutes les maladies qui provoquent souvent la mort. C’est insupportable ! »

[ Fin de citation : ]

Au seuil du troisième millénaire, Noël n’a toujours pas changé de visage. A travers le monde, beaucoup d’autres Joseph et Marie continuent à manquer de lieu décent pour accueillir un enfant à la vie. Une mangeoire de bête, une déchetterie, un dépotoir, …, resteront gravés dans leur mémoire comme seul lieu de maternité qu’ils auront connu pour leur enfant.

D’autres familles, appelées elles aussi à la sainteté, ballottées par le vent de l’Histoire et la volonté des puissants Césars, poursuivent inlassablement leur errance dans la nuit du destin, à la recherche d’une « crèche », un asile, un exil, … social, culturel, économique, politique ou spirituel, … aux portes des banlieues de nos mégapoles.

Et pourtant, Jésus est né dans une crèche, mangeoire de bêtes, … ; gardons-nous donc de verser dans la confusion avec la Crèche de Jésus. Elle n’a rien du confort des crèches actuelles. Elle reste marquée par les signes de pauvreté que révèle l’Evangile. Et c’est en cela que Noël reste un signe qui interpelle la foi des croyants.

L’homme moderne, que nous sommes, essaie de gommer ce signe. Autour de la crèche, les signes de pauvreté sont noyés par les symboles des richesses modernes : les jeux de lumière programmés effacent la nuit de l’étable.

Ce refus d’accueillir la présence sanctifiante et salvifique d’un Dieu pauvre et humble avait déjà démarré avec les offrandes richissimes des Rois Mages [ Balthasar, Gaspar, Melchior ]. Au terme des 40 jours de la tentation au désert, dès le début de sa mission et par la suite, Jésus récusera toutes ces  « richesses » : la royauté ( royaumes du monde , le pouvoir ), les honneurs ( avec l’encens ; adorer satan ) et la richesse terrestre ( le pain ; l’or).

En ce temps de Noël, nous allons essayer de faire nôtre cette exhortation du Pape François devant la crèche (le 01/12/2019) qui disait : « Nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de Celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et nous découvrons qu’Il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à Lui ».

Abbé Augustin YOLE, Curé

4e dimanche de l'Avent

4è DIMANCHE DE L’AVENT-B

Noël approche ! L’événement fait grandir la joie dans les cœurs. Bientôt la « Fête » tant désirée et attendue de tous ( … ) ;  l’effervescence et la foi du moment en disent long.

Pour la réussite de cette Fête, en Eglise comme en famille, chacun a fait son possible, spirituellement et matériellement durant le temps de l’Avent.

A la suite du Roi David, fort en promesse de bâtir une « maison »  ( un Temple ) à son Dieu, nous faisons, à notre manière, des prévi-sions, établissons des programmes, organisons des protocoles en vue de la fête de Noël.

Ces derniers temps, les « retardataires » s’activent avec frénésie pour ne rien louper des festivités. Rien ne sera trop beau pour la célébration de Noël !

Tous ces préparatifs, nous les arrangeons comme nous l’entendons, exclusivement à notre convenance !

Dans ce contexte d’agitation, s’inscrit un point d’attention ! La Parole de Dieu proclamée en ce jour ( 4è Dimanche de l’Avent ) nous tient en alerte sur ce qui demeure essentiel au cœur de nos préoccupations : ne pas oublier de vivre l’événement de Noël en ce qu’il porte de plus « mystérieux » .

Justement, et nous en sommes tous conscients, …, l’essentiel pour Noël ne se confine pas tant dans la convivialité et le plaisir matériel qui font partie de la fête.

Au sujet de Noël, la Parole de Dieu proclamée en ce jour  annonce l’essentiel de ce que renferme cette fête.

Dieu choisit d’habiter nos vies d’hommes. Et pour cela, il sollicite des services auprès de chacun : disponibilité, accueil collaboration et participation à son œuvre de Salut.

Aujourd’hui, l’Evangile de Saint Luc  présente la Vierge Marie, à la suite d’Isaïe et de Jean Baptiste (3è Dimanche de l’Avent). Elle est l’exemple de cette disponibilité et la confiance que Dieu attend de tout homme.

Grâce à la foi et la disponibilité de Marie, le mystère de l’incarna-tion a été rendu possible. En notre humanité, Dieu est devenu « chair de notre chair ».

En son amour, il choisit de se confier à la fragilité humaine.

Et Marie, en cette fragilité, a éprouvé la crainte du Sacré. Au message de l’Ange, elle fut toute « bouleversée », note Saint Luc. Mais l’initiative venant de Dieu lui-même redonne confiance à Marie ; confiance qu’il fait à tout homme. Tel est le sens des paroles de l’Ange à l’adresse de Marie :

« Sois sans crainte Marie,  car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » 5Lc. 1, 26-38.

Marie nous apprend à entrer en confiance avec Dieu, à vaincre nos craintes humaines et spirituelles. Dieu fait confiance à Marie, une grande adolescente inexpérimentée dans la vie ; et celle-ci le lui rend par son « oui », expression de sa foi et sa disponibilité. Son « Fiat », dans le dialogue avec l’Ange, rejoindra celui de son Fils à la Passion,  dialoguant avec le Père :

« S’il est possible que cette coupe s’éloigne de moi ; Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Cf. Mt.26,39).

Ainsi, le « oui » de Marie et de Jésus sont le fruit de leur confiance placée en Dieu. Désormais, par sa disponibilité ouverte à la volonté de Dieu, Marie est « comblée de grâce » par l’action de l’Esprit Saint.

Elle fera aussi sienne la prière de son Fils confiée à ses disciples :

« Père, que ta volonté soit faite  (‘fiat voluntas tuas’),  au ciel et sur terre. » (Mt. 6,10).

Le « oui » de Jésus et Marie, leur consentement à la volonté du Père, ils le vivront jusqu’au bout de leur foi.

Marie en aura le « cœur transpercé » de douleur, « selon la prophétie de Siméon », et Jésus ira jusqu’« à remettre son esprit entre les mains du Père »,  « selon les Ecritures », en don suprême de sa vie pour le Salut de l’humanité.

En acceptant de devenir « Servante du Seigneur », Marie inscrit librement sa vie dans la grande tradition des « serviteurs et servantes de Dieu ». Elle n’ignore pas ce que signifie ce rôle mystique dans l’histoire sainte vécue par le Peuple de Dieu.

Dans l’Ancien Testament, les « Serviteurs du Seigneur », apparaissent sous les figures des Patriarches, des Prophètes, des Rois, et aussi de simples gens ( … ), tel le « Serviteur souffrant » ou le Messie annoncé par Isaïe.

Marie à son tour s’engage aux côtés de tous ceux et celles qui acceptent de collaborer avec Dieu à son œuvre du Salut.

Dans le Nouveau Testament, Jésus s’attribuera lui aussi, comme sa mère, ce rôle spirituel de « Serviteur de Dieu ».

« Je ne viens pas pour être servi, mais pour servir » (Cf. Mc.10,45).

Ce même rôle, il le recommandera à ses disciples. Certains passages de l’Evangile en témoignent :

« Le plus grand parmi vous  sera votre serviteurs. » Cf. Mt.23, 11).

Pour le Christ, le terme « serviteur » n’a rien de péjoratif. Les « Serviteurs de Dieu », il les traite en amis :

« Je ne vous appelle plus mes serviteurs,   mais mes amis. » (Cf. Jn. 15,15).

En redécouvrant le visage de Marie en ce dernier Dimanche de l’Avent, l’Eglise rappelle à notre conscience la vocation et la grande responsabilité des chrétiens face au mystère de l’Incarnation.

Par Marie, nous devenons des « acteurs » de Noël, et non pas des spectateurs d’un tel événement de la foi.

Car, Noël, c’est Dieu qui vient « bâtir sa maison » chez nous, « prendre chair dans notre chair

Pour vivre un tel événement de la foi à la suite de Marie, pouvons-nous attester de l’ouverture de nos vies à l’Esprit de Dieu, de l’accueil de sa Parole en nos cœurs, de notre réponse à son appel, …, et ainsi laisser grandir en nous sa présence à la fête de Noël ?

Sans cette disponibilité de notre foi, Noël, c’est tout loupé ! Par contre, la célébration de Noël sera une splendide fête de la foi pour nos familles, nos villages, l’Eglise et le monde, si chacun, à tout moment de l’existence, assume le « oui » de Marie, sa disponibilité à Dieu :

« Voici la Servante du Seigneur,    qu’il me soit fait selon ta parole. » ( Cf. Lc. 1, 38).

Abbé Augustin YOLE, Curé

3e dimanche de l'Avent

3è DIMANCHE DE L’AVENT – B

La question devient alors incontournable pour celui qui prétend se préparer à Noël.

« Qui es-tu ? »

Ce genre de question ne se satisfait jamais de réponse de complaisance. Elle requiert un engagement concret, fort et dynamique.

Quelle est donc l’identité des témoins de Noël ? C’est important de le savoir, car, malgré les témoignages personnels, de Jean Baptiste et de Jésus, la confusion persiste jusqu’à nous, entre le Messie et les événements qui accompagnent sa fête.

Sous l’habit rouge et la barbe blanche du Père Noël, semble naître un nouveau mythe de Noël. Celui qui fait du commerce, une concurrente fort remarquée de la foi. Par la surenchère des cadeaux , le marché de Noël est en passe d’usurper la place de Jésus le Messie annoncé par les prophètes. Ou, plus pieusement encore, sous la mitre pointue de Saint Nicolas, l’autre distributeur de présents, ( dans une tradition païenne, appelé Père fouettard ), rien ne passe du message du Salut qu’annonce la Fête de Noël.

L’Evangile dit de Jean Baptiste qu’il est le Témoin de la Lumière. Aujourd’hui, on est en droit de se demander si les décors lumineux, sur les sapins, les toits des maisons et des

Eglises, les illuminations spéciales des rues et places publiques, témoignent encore de la foi de Noël !

Voilà toute la difficulté ! L’Evangile la relève :

« … Au milieu de vous se tient  celui que vous ne connaissez pas … ».

Le Messie « se tient » là, « au milieu de vous », et personne ne reconnaît l’Emmanuel ( Dieu-avec-nous ), Lumière du monde !

Cela fait écho à l’Evangile du jour de Noël :

« Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reconnu. »

Cette méconnaissance et ignorance, au cœur de la foi, engendre des confusions et dénature le sens de la Fête de Noël.

Témoins de cette Fête pour aujourd’hui, il est nécessaire de réagir contre ces dérapages spirituels.

Tout particulièrement, en ce temps de l’Avent, l’Eglise nous y engage. A cette fin, elle forge l’identité du Chrétien : Veilleur (1er D.AV.-B), Vigile (2è D.AV.-B), et Témoin ( 3è D.AV.-B …) de Noël, il en porte une sérieuse responsabilité. Appelé à placer sa foi au poste de Veilleur et de Vigile de Noël, le Chrétien ne peut pas se contenter d’un sursaut sentimental

envers les pauvres. Il sait qu’il a vocation de veiller sur le projet de Dieu  pour le Salut de l’homme.

Jean Baptiste est donné comme modèle des hommes en attente du Messie. Par une parole forte et vigoureuse, il en est simplement le témoin.

«  Je suis la voix qui crie dans le désert :

    Aplanissez le chemin du Seigneur,

    comme dit le prophète Isaïe. »

Notre monde a besoin des Voix( Cris )  prophétiques, et non de manœuvres et manipulations démagogiques du religieux. Il désire ardemment ces voix qui portent l’espérance, la confiance, …

Faire entendre au monde de notre temps l’appel à une telle conversion, voilà un témoignage attendu de la part des témoins de Noël.

Convertir notre monde au vrai message de Noël ne signifie pas l’entraîner vers une évasion dans les choses « mystiques », ni le détourner du poids des réalités quotidiennes … Il s’agit simplement, là où je vis, « au milieu du monde », d’entrer dans la démarche de conversion, afin de re-connaître le Messie. Reconnaître dans le visible ce qui, en lui, reste invisible ….

Telle est, dans toute son importance, la mission prophétique des Baptisés : faire connaître le Messie aux hommes et au monde, le rendre présent « au milieu de nous » … Ne pas se voiler la face.

« … Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas … », dit l’Evangile.

Cette présence, « cachée », mystérieuse, … du Seigneur, Noël nous en donnera la révélation ( nous la fera découvrir ). Le Dieu-Esprit vient vers l’homme en prenant chair dans le corps d’un enfant. Dieu-plein-d’Amour se fait ami et Sauveur de l’homme-pécheur. Dieu-riche-de-Bonté se révèle pauvre parmi les pauvres.

Dieu « se tient au milieu de vous », dans une présence discrète, dans la fragilité d’un nourrisson, tout offert aux soins humains des parents qu’il fait siens. Il se laisse reconnaître aussi dans la main tendue du mendiant de pain ou d’amour. Il se donne dans les Evangiles comme Parole de vie à travers les mots des hommes ( ou les dogmes de l’Eglise ). Il inscrit l’histoire du

salut au cœur des événements quotidiens, ou dans l’histoire du monde. Le mystère de l’incarnation est par là évoquée.

Dieu « se tient au milieu de vous », à travers l’Institution et le Magistère de l’Eglise ( les Prêtres, les Lévites ), face à l’organisation complexe du monde ( l’administration, la politique, l’ économie ), dans l’histoire tissée par chacune de nos vies ( bonheurs et souffrances ; réussites et échecs ; projets et rêves ; … ).

Dieu « se tient au milieu de vous » ! Sûrement ! Alors, arrêtons de le chercher ailleurs, dans les nuages de nos rêves, ou les fantasmes de notre imaginaire, … Apprenons à le discerner parmi nous. Apprivoisons sa présence « au milieu de nous », auprès des pauvres, des malades, des affamés, des prisonniers, des étrangers, …

Cette mission de témoin engage toute notre vie sur le sentier de Noël. Nous en portons la responsabilité, celle d’« aplanir le chemin du Seigneur », et ainsi, permettre au message de Noël de passer dans les cœurs.

 Retrouvons la voix prophétique de Jean Baptiste, voix au service de l’annonce de Noël, fête de la foi à ré-actualiser pour être entendue et reçue aujourd’hui de nos contemporains ; tout cela pour la plus grande gloire de Dieu.

2e dimanche de l'Avent

2è DIMANCHE DE L’ AVENT – B

 Is 40, 1-5.9-11    : « Préparez les chemins du Seigneur ».

                              « Consolez, consolez mon Peuple. »

2 Pierre 3, 8-14  : « Nous attendons les cieux nouveaux et une terre nouvelle. »

Mc 1, 1-8            :    Jean-Baptiste annonce la conversion.

Sur le chemin vers Noël, la démarche de conversion de l’Avent est fleurie de messages de foi. A la suite des Prophètes Isaïe et Jean Baptiste, des Apôtres Pierre et Marc, les chrétiens s’engagent en porteurs d’espérance au monde.

« Voici notre Dieu … ( … ) :   Il vient ( … )   Comme un Berger … ». ( Isaïe )

« Voici venir derrière moi, celui qui est plus puissant que moi.   Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. » ( Marc ).

Ce Dieu-Berger, sa puissance, sans être de domination, se révèle de toute efficacité à travers l’œuvre du Salut.

En ce 2è Dimanche de l’Avent (-B) les messages se rejoignent sur deux points :

 D’une part, Dieu vient à la rencontre de l’homme : il embrasse sa vie, son histoire, ses espérances, ses convictions, ses joies, ses souffrances, ses doutes, ses péchés. Ce Dieu est porteur du Salut !

D’autre part, l’homme accourt à la rencontre de Dieu par un engagement de conversion profonde de sa vie.

Sous le regard des Prophètes Isaïe et Jean Baptiste, ainsi que de l’Apôtre Pierre, la réalité du monde, plongée dans la nuit du péché, n’inspire guère confiance. Ils le disent en empruntant des images bibliques.

La vie des hommes ressemble ainsi aux espaces désertiques, aux terres arides et desséchées ; elle est comparable aux terrains dangereux : montagnes, collines, passages tortueux et escar-pements.

Ces images bibliques symbolisent la réalité du mal au cœur de nos vies ( … ).

Aujourd’hui comme jadis, les guerres ( surtout celles non médiatisées ) grondent à travers le monde ; les injustices rongent les Sociétés ; la misère écrase les pauvres … Le mal et le péché règnent …

Dans nos campagnes, le paysage verdoyant se transforme en monde égoïste, en cœur des-séché, aride, où la générosité légendaire du paysan ne court plus à travers les prés et les champs.

Dans nos villes, hautes en barres d’immeubles, perchées sur les montagnes et collines d’orgueil et d’autosuffisance, de mépris, d’intolérance et de violence, elles engendrent des

individus sans identité, des « numéros » sans personnalité, … . Elles précipitent sans état d’âme les relations humaines au fond des ravins de l’anonymat. Elles peinent à favoriser les rencontres fraternelles avec le prochain du palier.

Dans nos Eglises chrétiennes ( toutes confessions confondues ): catholique, protestante, orthodoxe, … , les escarpements des réflexions théologiques, dogmatiques, magistérielles, … et les passages tortueux des fonctionnements institutionnels ruinent sans cesse les initiatives oecuméniques et les efforts du témoignage de la foi chrétienne au monde.

Dans les familles chrétiennes, la pratique religieuse et le vécu de la foi passent par une étape de crise en ce début du XXIè siècle … .

Au constat de ces réalités destructrices de la foi, les messagers de la Bonne nouvelle invitent alors à la construction d’un monde nouveau, le monde de Dieu, l’univers de Noël où Dieu fait don du Salut à l’homme.

Dès lors, la proposition d’un chemin de conversion devient la tâche urgente des messagers de la Bonne nouvelle. Elle invite à une démarche de foi qui donne accès au Salut.

 Tracer une route aplanie, combler les ravins, abaisser les montagnes et les collines, redresser les passages tortueux, … et des escarpements en faire des plaines … . Ces images bibliques évoquent des situations concrètes suscitant la conversion : comportement spirituel à adopter pendant ce Temps de l’Avent, dans la marche vers Noël.

 Les préjugés, les critiques mal intentionnées, les propos mal placés, les regards qui jugent, le mépris, l’exclusion des autres, l’indifférence, …, dressent ces montagnes et collines, creusent ces escarpements et ravins, tracent ces passages tortueux qui bouchent dans nos vies les chemins de rencontre avec ce Dieu qui vient à Noël.

« Le Seigneur n’est pas en retard pour tenir sa promesse ( … ),   mais il veut que tous aient le temps de se convertir. » ( 2è Lettre de S. Pierre ).

La conversion produit un souffle de renaissance et de résurrection ; elle redresse les courbes infligées à nos vies par le poids du péché. Elle trace droit les chemins d’amour et de tendresse qui conduisent inévitablement vers Dieu et le prochain. Elle ouvre la grande espérance d’un monde meilleur promis par Dieu, le monde du Salut.

 

1er dimanche de l'Avent

HOMELIE ( 1 )

Is 63, 16b – 17.19 ; 64, 2b – 7 : « Ah ! si tu déchirait les cieux, si tu descendait, … »

1Co 1, 3 – 9      : « …Aucun don spirituel ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. »

Mc 13, 33 – 37 : « Veillez ! »

« Veiller ! ». Ne pas laisser s’endormir la foi ! Maintenir sans relâche la vigilance de l’espérance sur le chemin vers Noël ! Voilà le projet spirituel de ce temps de l’Avent, temps de préparation à la Fête de Noël.

Depuis peu, l’effervescence de Noël s’empare timidement du monde., à cause de la crise sanitaire. Sur les places publiques, les rues, les commerces, … des signes évidents annoncent une Fête qui ne va plus tarder. Une agitation ( elle aussi timide, mais) intense a comencé à s’abattue sur les villes, campagnes, maisons, et familles, … . Elle prépare un événement d’importance !

Si l’on n’y prend garde, cet engouement risque de plonger la foi dans une profonde léthargie et détourner l’espérance chrétienne du vrai sens de Noël !

Voilà pourquoi, en ce début de l’Avent, la Parole de Dieu met en garde l’Eglise et le monde contre les possibles dérapages spirituels. Elle attire surtout l’attention sur l’essentiel : le don du Salut.

Un cri prophétique, celui d’Isaïe, annonce ce Salut désiré et attendu :

« Tu es, Seigneur, notre Père, notre Rédempteur ( … ).

Ah, si tu déchirais les Cieux, si tu descendais ! ( … )

Tu viens à la rencontre de celui qui pratique la justice avec joie et qui se souvient de toi en suivant ton cheminTu étais irrité par notre obstination dans le péché,et pourtant, nous serons sauvés. »

Pour l’accueil d’un tel don, Jésus, dans l’Evangile de Saint Marc, recommande à ses Disciples de garder la foi en éveil.

« Jésus parlait à  ses disciples de sa venue :

  Prenez garde, veillez, car vous ne savez pas

   quand viendra le moment. »

Sur le chemin vers Noël, l’objectif est tout tracé : revigorer la foi en lui évitant de sombrer dans un sommeil spirituel mortel.

« Veiller » à court terme en ce temps de l’Avent ! « Veiller » à long terme chaque jour de notre vie, … . Telle est la recommandation du Seigneur à ses Disciples ; et à leur suite, l’encouragement de l’Eglise aux chrétiens et au monde.

Concrètement , à quoi et sur qui avons-nous à « veiller » ?

* Veiller essentiellement à faire grandir en nos vies l’événement du Salut qui vient … . Il se joue déjà au cœur de notre existence quotidienne par la prière, les actes de générosité, les gestes de fraternité, …! Par ce vécu, la foi se tient en éveil et active la vigilance spirituelle.

* Veiller ! Ne pas fermer les yeux de la foi !

* Veiller contre certains mythes religieux ou culturels ( histoires ou discours falsifiés sur Noël; images ou représentations erronées de Noël …). Veiller contre les mirages de Noël et les sosies (substituts ) du Messie Sauveur. Ils envahissent parfois le monde au risque de  prendre le dessus sur la foi. Les exemples typiques Père Noël tirant ses traîneaux bourrés de cadeaux, et Saint Nicolas harnaché de ses paquets de friandises ( … ) font réfléchir. Veiller à ce que les mythes religieux ambigus, aux accents familiers et sentimentaux, ne prennent le dessus sur la révélation de Noël ! Que les sapins de Noël et ses décors spectaculaires ne finissent par occulter le saint mystère de la Crèche !

* Veiller contre un certain genre de commerce qui brade la foi de Noël. Veiller à ce que la Fête de Noël ne se transforme en un vaste marché de consommation de la religiosité populaire, une foire au paganisme, sans souci du vrai partage, la vraie solidarité et la vraie fraternité.

* Veiller contre la violence des armes s’exerçant, comble d’apostasie, au nom de Dieu ! Elle étouffe les initiatives diplomatiques et politiques en faveur de la réconciliation et la paix. S’impose alors la loi du plus fort pour l’appât du gain en faveur des puissants ; ainsi, sans état d’âme, ils aggravent la misère inqualifiable d’une portion considérable de l’humanité.

* Veiller à compenser le manque de courage des petits et des pauvres par des initiatives de changement et d’amélioration de leur vie aux plans économique, social et spirituel : travail, santé; sécurité, éducation, … .

* Veiller contre la publicité mensongère, la luxure scandaleuse et le gaspillage inutile organisés autour de Noël [ les poubelles en témoignent long après la fête de Noël ! ]. Ces abus finissent par nous rendre aveugles à la détresse du prochain ( relire l’Evangile du Dimanche dernier, Fête du Christ Roi ) : le sans abris, l’affamé, l’assoiffé, le nu, l’étranger, le malade, le prisonnier, …

* Veiller à ce que les cadeaux sentimentaux de Noël n’éclipsent LE cadeau spirituel de Dieu : son Fils unique offert au monde pour le Salut des hommes.

La mission confiée à tout disciple du Christ est donc évidente : maintenir la vigilance de la foi pour préserver rigoureusement la foi de Noël, particulièrement en ce temps de l’Avent ! Nous en sommes responsables, bénéficiaires et témoins.

Bref, l’entrée en ce temps de l’Avent nous responsabilise dans la mission de dénoncer et de renoncer à la « paganisation de Noël ». Elle nous engage à rendons à Noël son vrai sens de fête de la foi. Et non le contraire. Veillons-y !

 Abbé Augustin YOLE RAMAZANI

Dimanche 8 novembre : 32e DTO

32è DIMANCHE ORDINAIRE –A

Elle est bien connue, la Parabole des Dix Jeunes Filles invitées à la fête de Noce. Les unes sont prévoyantes; les autres pas ; elles manquent de provision d’huile pour leurs lampes. Pour cette raison, il leur sera refusé de participer à la Fête des Noces.

Cette Parabole est porteuse de messages spirituels destinés à nourrir notre foi. Elle n’a rien d’une leçon de savoir vivre ; elle ne constitue pas non plus un récit du bon usage de notre intelligence.

Elle propose uniquement la manière de vivre la conversion dans l’attente de la venue du Seigneur. Etre pourvu d’huile de la foi pour alimenter et illuminer le feu de l’amour de Dieu avec l’homme. Le Disciple du Christ, comme les Filles prévoyantes de la Parabole sera Lumière qui éclaire la foi au Dieu de l’Alliance.

Pour accueillir la richesse du message proposé par Saint Matthieu dans cette Parabole, prêtons attention aux images bibliques qui y sont mises en valeur.

Qui sont ces Vierges invitées aux Noces ? L’Ancien Testament utilise souvent l’image de la virginité et des Noces. La virginité évoque la pureté spirituelle ou la fidélité à Dieu. La Noce évoque l’Alliance conclue entre Dieu et le Peuple d’Israël.

Lorsque l’Evangéliste Matthieu reprend l’image des Dix Jeunes Filles ( … ), il ne parle plus du Peuple d’Israël, mais des Premières Communautés chrétiennes. Ces Filles représentent les jeunes Eglises : elles sont le nouveau Peuple de Dieu, Peuple de la nouvelle Alliance.

Jésus, le Fils de Dieu, est l’Epoux qui vient célébrer les Noces de cette Nouvelle Alliance.

C’est la raison qui explique l’attente des Premières Communautés Chrétiennes, relative au retour du Christ. Cette attente commence à se vivre de façon interminable. Le temps passe … et le Seigneur tarde à venir ! il ne se manifeste toujours pas !

Les jeunes Eglises s’impatientent. Leur foi commence à faiblir.

Saint Matthieu encourage justement ces Eglises naissantes à persévérer dans la foi, quelles ques soient les difficultés du moment, en l’occurrence, les persécutions …

Le temps d’attente provoqué par le retard de l’époux revêt alors un sens nouveau : l’attente devient ce temps que Dieu offre aux hommes en vue du mûrissement de leur foi et de leur conversion. Jésus compare la foi du Disciple à une lampe remplie d’huile qui brille sur le monde. Ils seront des lampes allumées, des lumières du monde …

Tout comme l’huile est nécessaire dans une lampe pour produire de la lumière, de même le Disciple veillera à nourrir sa foi, la flamme de sa vie spirituelle.

L’huile pour l’entretien de la foi se puise dans la prière, la charité active (les actes de charité), l’écoute de la parole de Dieu, l’esprit du pardon, la fréquentation des Sacrements…

De même que nous sommes doués pour assurer les provisions de la vie courante, il convient d’une utiliser une intelligence similaire (la même intelligence) ( comme les Filles de la Parabole) pour accumuler des provisions pour notre vie spirituelle.

Seule la vigilance dans la foi prépare la venue du Christ, même si elle reste la plus grande surprise que Dieu réserve à l’homme.

Il faut rester en état d’éveil, à chaque instant, pour accueillir le Dieu qui vient faire Alliance avec l’homme.

« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure , dit Jésus.

Sommes-nous disposés à nous laisser surprendre par l’amour et la fidélité de Dieu, dans nos vies, nos familles, nos Eglises?

Nous sommes toujours curieux à consulter la météo pour savoir le temps qu’il fera demain ; les scientifiques font des hypothèses sur le futur ; les diseuses de bonnes aventures prétendent nous dévoiler notre avenir ; les Sectes annoncent d’avance la fin du monde …

Face à l’avenir de l’homme, Jésus ne fait ni prévision, ni programme ; il nous dit simplement : quels que soient les événements, vivez votre foi, gardez toujours allumées les lampes de votre foi.

Pour célébrer l’Alliance avec les hommes, Dieu ne dresse pas de calendrier. La surprise de son amour et de sa fidélité est de tout instant.

Vivre notre foi au quotidien, c’est sans doute la meilleure  façon de préparer la venue du Seigneur. Il ne cesse de nous surprendre, souvent quand nous ne nous y attendons pas. Dans une rencontre banale avec un inconnu ou un proche, au chevet d’un malade visité ; dans le secret d’une prière ; dans la grâce d’un Sacrement, …

A l’exemple des Premières Communautés Chrétiennes, et du Peuple de l’Ancien Testament, il arrive aussi que l’impatience et le découragement nous gagnent. Alors la flamme de notre foi tend à s ‘éteindre.

La Parabole des Dix Jeunes Filles invitées aux Noces de l’Epoux nous pousse à la persévérance, à garder une foi vive et rayonnante.

Travaillons à notre conversion en accumulant des provisions spirituelles pour la célébration de l’Alliance avec le Seigneur Ressuscité et le Dieu d’Amour.

 

 

 

Dimanche 15 novembre : 33e DTO

                                                   33è DIMANCHE ORDINAIRE-A                                   

 

Homélie(2)

 

Pr 31, 10-13. 19-20.30-31 : La femme vaillante fructifie ses talents.

1Thess                                : La venue du Seigneur est sans délai ni date …

Mt 25, 14-30                      : La Parabole des talents : l’attente du retour du Seigneur

en fructifiant les dons de sa grâce.

 Dimanche prochain, l’Eglise célèbre la Fête du Christ Roi de l’Univers. Elle clôture l’année liturgique en cours ( … ) et annonce le Temps de l’Avent ( … ).

Avec la Parabole de ce Dimanche ( … ), nous voici déjà placés dans la perspective de Noël. Saint Matthieu introduit la Parabole des talents par ces paroles :

« Jésus parlait à ses Disciples de sa venue ».

La venue annoncée de quelqu’un appelle une préparation en vue de son accueil.

La Parabole des talents revient sur la situation des Premières Communautés chrétiennes en attente du Seigneur, jusqu’à « son retour ». Elle explique comment préparer la venue du Seigneur.

L’absence physique du Seigneur sème le doute dans le cœur des Chrétiens fraîchement convertis, souvent persécutés au nom de leur foi par l’autorité au pouvoir. Ils perdent confiance aux promesses du Seigneur.

Dieu leur redonne confiance en leur confiant de fructifier ses biens les plus précieux, les richesses de son Royaume : l’amour, la miséricorde, le pardon, la justice, la paix, la générosité, … . Il y en a bien d’autres encore. Car les dons de Dieu, les talents de sa grâce, sont multiples et inépuisables ( … ).

Le retour du Seigneur ne doit pas susciter de crainte, mais réveiller la confiance: il ne reviens pas régler des comptes avec l’homme … . Il revient consolider et renforcer la foi de tous ses serviteurs, les bons et les moins bons.

Par contre, Dieu reste exigeant à l’égard de ses dons : il ne récompense guère la foi qui se meurt, le talent qu’on enfouit.

« Celui qui a recevra encore et il sera dans l’abondance.    Mais celui qui n’a rien, il se fera enlever même ce qu’il a

Saint Matthieu propose la Parabole des talents aux Premières Communautés chrétiennes dans le but de les rendre conscients à l’engagement de leur Baptême, au service de Dieu et de leurs frères.

A l’image du serviteur de la Parabole qui « enfouit » ses talents, la foi des Premiers chrétiens était devenue invisible, càd inexistante. Pour des raisons diverses, la foi des Premiers chrétiens commençait à disparaître comme un cadavre sous la tombe. Elle se meurt. Elle ne produit plus quelque chose de vivant. Elle perd tout intérêt spirituel et devient une foi morte, un contre témoignage au Christ Ressuscité.

Justement, la Parabole des talents propose aux Premières Communautés chrétiennes une re-prise de confiance et de courage, la persévérance et l’engagement au service du Seigneur. Elle veut susciter l’enthousiasme et le dynamisme dans la mission reçue de lui.

« Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens. »

Confiance de Dieu en l’homme ! Il en fait le gérant du trésor de son amour. C’est le message Parabole.

La distribution des « talents » ne se fait ni de façon injuste, ni préférentielle. Elle tient seulement compte des potentialités de rendement de chacun.

«  A l’un des Serviteurs il donne cinq talents,  à l’autre deux,  et au troisième, il n’en remet qu’un seul. »

« Aussitôt, celui qui en avait cinq s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. »

En nous confiant ses dons à valoriser ( fructifier ), Dieu nous associe à la tâche de son œuvre du Salut. Il fait de nous ses collaborateurs, responsables des richesses de sa Création, dans le

respect notre liberté. A chacun, précise Saint Matthieu, il confie « selon ses capacités ». Jamais Dieu ne surcharge l’homme au-delà de ses possibilités ( potentialités ).

– Quel accueil réservons-nous aux responsabilités et aux services que Dieu nous confie ?

– N’avons-nous pas tendance à réagir comme le troisième Serviteur ?

« Il creusa la terre et enfoui l’argent de son Maître. »

Serions-nous devenus les fossoyeurs des richesses de Dieu ou de notre propre foi ?

Ou plutôt des Serviteurs « productifs » des richesses du Royaume ?

Aujourd’hui, Jésus ose nous dire que c’est possible :

– de valoriser les talents reçus de Dieu, car ils représentent les semences du Royaume ;

– d’être fidèle à nos engagements, avec nos qualités et malgré nos défauts ;

– de connaître la joie au bout des peines endurées ; car au bout de la Croix, il y a la  Résurrection ;

– de rendre notre foi toujours plus vivante, notre espérance plus épanouissante, notre charité plus généreuse, notre joie de croire plus visible ; car elles sont signes du Salut …

Dans notre vie de tous les jours, quelle action engager en faveur de la valorisation et la fructification des dons de la grâce, ces talents spirituels que Dieu met à la disposition de notre foi ?

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