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Collégiale Saint-Martin

Les moines bénédictins de Munster ont érigé en 865 une première église en l’honneur de Saint-Martin. Très bel édifice de style gothique, construit en pierre de grès aux teintes rose et jaune, au toit en tuiles vernissées et décorées de motifs géométriques, la collégiale Saint-Martin, se situe au cœur du centre-ville et a été construite entre 1235 à 1365 sous la direction de Maître Humbret, architecte venu de France. Elle devient collégiale en 1234 lors de la fondation par le pape Grégoire IX et l’évêque de Bâle d’un Chapitre de chanoines. Les voûtes du transept, avec réseau flamboyant, sont de la fin du XVème siècle. Un incendie en 1572 détruisit une partie de la tour sud. Sa charpente et son couronnement furent remplacés par un lanternon original à bulbe de style Renaissance lui conférant sa silhouette caractéristique. En forme de croix latine, longue de 76m, Saint Martin présente une grande homogénéité et abrite de très belles œuvres. Le chœur comprend un déambulatoire à six chapelles (XIVème siècle). Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1840. La tour culmine à 72m de hauteur, avec un nouvel ensemble de cloches et un cadran solaire.

Pascal Poirot
« Faire un pas »

« Puisque l’Esprit est notre vie,
que l’Esprit nous fasse aussi agir »
(Galates 5 : 25)

Biographie

Pascal H. Poirot est né à Strasbourg où il étudie l’histoire de l’art, les arts plastiques et la philosophie à L’université Marc Bloch. Il vit et travaille à Neuve-Eglise. Artiste plasticien, peintre, sculpteur depuis 1984, il est connu pour ses séries de Canapés, de Demeures, Inventaires d’architectures, Vanités, Chantiers-Babel et aborde également le paysage archéologique ; celui des sommets vosgiens avec quelques « stèles-maison » gauloise ou récemment dans une série intitulée « Austral », les paysages « exotiques » de pays dits « nouveaux ». Il participe à des projets aussi divers que le projet Galerie d’Art en Prison (expositions dans les maisons d’arrêt de Strasbourg, Epinal, Metz) avec Pierre Vercey et Daniel Payot, où Il initie l’exposition « Taffela » autour d’un même support de bois appelé « Taffela » distribué à cinquante artistes de différents horizons en faveur de l’association « l’art au-delà du regard ». Artiste contemporain reconnu, il a eu le prix du C.E.A.A.C. en 1993. Ses oeuvres sont présentes dans diverses institutions et musées. On peut également voir ses oeuvres exposées en permanence au musée de Sarrebourg et une vingtaine de ses peintures in situ au Temple protestant d’Abreschviller en Moselle.

Contact

pascalpoirot.artiste@gmail.com

L'exposition

L’échelle, dès lors qu’elle est représentée pour elle-même, peinte ou sculptée, sans usage, sans contexte, devient un symbole et un objet plastique curieux à observer, à méditer.

Il s’amuse à suivre ses échelons comme des séquences au cinéma, une succession de photos qui devient pellicule ou les rails du train à la verticale et les fenêtres sur le paysage qui défile, hypnotique.

Son étymologie (Scala) se retrouve dans l’escalier, l’escale, le lieu où l’on descend et s’il pense à une lettre majuscule, c’est peut-être un A ou un H, un lien de la terre au ciel avec cette idée de pas, de transition. « Les artistes s’en sont emparés depuis qu’elle existe, mais je pense particulièrement à l’excellent Piotr Klemensievicz, disparu récemment, qui l’a si bien déclinée et sublimée dans ses peintures. »

L’échelle évoque presque universellement un transport vers l’ailleurs tout comme la barque. Elle invite à l’évasion, à la liberté de penser.

Nature et nombre d'oeuvres

5 peintures, 15 sculptures

Église St Maurice

La Chronique d’Ebersmunster, rédigée au XIIe siècle, attribue la fondation de l’abbaye au duc Adalric, le père de sainte Odile au VIIème siècle. Le nouveau monastère aurait été organisé par l’évêque irlandais Saint Déodat. Le premier sanctuaire aurait été aménagé dans les ruines d’un temple de Mercure et doté de reliques de saint Maurice, apportées d’Agaune, en Suisse (l’actuel Saint-Maurice).

L’abbaye d’Ebersmunster était l’un des plus anciens établissements monastiques de notre province.  Pendant des siècles, les moines  bénédictins réussirent à conserver une certaine indépendance en gardant le droit d’élire eux-mêmes leur abbé et ceci jusqu’à la Révolution.

En 1791, la communauté, qui comptait alors 26 religieux, fut dispersée. L’ancienne abbatiale fut affectée à la paroisse du village, tandis que les bâtiments conventuels furent partiellement démolis. En 1829, ce qui subsistait de l’abbaye fut acquis par les Frères Marianistes, puis en 1889, par les Sœurs de Saint Joseph de Saint-Marc qui y installèrent un orphelinat. Actuellement, les anciens bâtiments conventuels accueillent un Institut thérapeutique éducatif et pédagogique – ITEP– géré par l’association ARSEA.

Solène Léglise
« La musique, cette fleur du désert »

« Le silence est le désert où fleurit la musique, et la musique, cette
fleur du désert, est elle-même une sorte de mystérieux silence ».
V. Jankélévitch, La musique et l’ineffable, p. 190.
« Mon Dieu, le jour j’appelle, et tu ne réponds pas. » (Psaume 22,3)
Pour comprendre les oeuvres de Solène Léglise, il faut tendre l’oreille
et prendre son temps, comme pour Elie au Mont Horeb qui attend
que Dieu lui parle (1 Rois 17 :1-24) !

 

Biographie

Solène Léglise est une artiste mosaïste née à Angers.

Diplômée en 2002, elle a initialement suivi une formation artistique à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art Olivier de Serres, en décor architectural et design d’environnement.

Après plusieurs années sur les chantiers de rénovation du patrimoine historique comme le Petit Palais, le passage Vivienne et la Grande Mosquée à Paris, Solène Léglise se spécialise à partir de 2007, dans l’art de la mosaïque architecturale et décorative pour des agencements de boutiques ainsi que des projets pour des particuliers.

Dans son atelier, elle imagine, dessine et fabrique des oeuvres poétiques et délicatement nuancées : des décors muraux sur mesures en collaborations avec des architectes d’intérieur et des designers, et poursuit parallèlement à ses commandes, un travail de recherches autour de la couleur, des nuances et de l’assemblage avec une attention particulière portée sur les espaces nommés interstices.

Contact

contact@soleneleglise.com

L'exposition

“ Il faut d’abord marcher, suivre un itinéraire et écouter la Parole de Dieu. Rien n’est impossible à  Dieu, mais il est bien rare qu’il parle aux gens pressés. « Il faut parler haut pour qu’on vous entende. Il faut parler bas pour qu’on vous écoute », dit Claudel. Dieu parle bas. La discrétion est la marque de sa parole. Pour l’écouter, il faut tendre l’oreille. Écouter n’est pas facile. Comment s’étonner de ne pas entendre Dieu, puisque nous savons si mal écouter notre prochain ? ” »

Solène Léglise crée des mosaïques comme autant de voyages ou de découvertes où silence et musique se mêlent. On ne sait des deux qui commencent du silence ou de la musique. Chaque mosaïque est perçue comme un micro-voyage et réclame une démarche précise,  créative et attentive. Des tonalités douces et poétiques sont sa marque de fabrique et incitent à l’observation et à la contemplation. « A petites foulées, prélever les débris à mes pieds. Créer avec ce qui est là sous ma main, présences en mon sein, Surgissement de vestiges  terriens, échantillons de traces enfouies. Apparitions sans bruit ni fracas, accompagnant mes pas, » explique l’artiste.

Nature et nombre d'oeuvres

12 mosaïques

abbatiale Saint-Jacques

Ancienne église conventuelle de bénédictines sous obédience de l’abbaye de Cluny, ce sobre édifice date du second tiers du 12e siècle. Il est construit sur un plan basilical à trois nefs charpentées se terminant chacune par une abside en cul-de-four. Le transept n’est pas saillant. La façade, dite « à l’italienne », reprend la structure intérieure. L’originalité du bâtiment tient dans la répartition de l’espace. Les trois premières travées de la nef, qui accueillaient les paroissiens, s’ouvrent sur les bas-côtés par des arcades en plein-cintre reposant sur des colonnes, tandis que les trois dernières (orientales), qui accueillaient les moniales, sont pleines, bouchées par un mur. le décor de Feldbach se distingue des édifices du 12e siècle en Alsace par des chapiteaux à feuillage inspirés

Stéphan Herrgott
« Entre terre et cieux »

« Riche et pauvre se rencontrent ; Yahvé les a faits tous les deux »
(Proverbes 22 :2)

 

Biographie

Dès son enfance, Stéphan Herrgott est attiré par la couleur et la matière…

C’est donc tout naturellement qu’après cinq années d’études aux Beaux-arts, dont une à Montréal en 1993, il poursuit son chemin sur les traces de la peinture et s’y consacre exclusivement.

Passionné par l’Humain, il s’inspire notamment des comportements interpersonnels pour composer son oeuvre. Amoureux de la nature et des grands espaces, c’est aussi de ses randonnées en montagne et de ses voyages que se nourrissent certaines de ses créations.

De ses retraites contemplatives découle un travail équilibré entre dynamisme et sérénité.

Artiste professionnel depuis 1994, Stéphan jouit désormais d’une renommée internationale. Il expose dans plusieurs grandes galeries européennes. On retrouve aussi régulièrement son travail dans de grands salons d’art et musées internationaux.

Contact

stephanherrrgott@wanadoo.fr

L'exposition

Stéphan Herrgott développe une expression picturale en direction de la figuration libre et de l’abstraction lyrique. Il plonge le spectateur dans des atmosphères reconnaissables où cohabitent une très forte énergie et beaucoup de sérénité.

« L’eau est le moteur essentiel dans ma création et ma technique de peinture. C’est elle qui véhicule les pigments d’une façon naturelle, je ne la maîtrise pas, je l’apprivoise et en lui faisant confiance elle devient mon alliée indispensable pour transcrire toutes ces émotions face à la nature, à l’humain. » Subtil équilibre entre intimité et découverte, il aborde dans ses oeuvres la thématique du lien, de la rencontre. Il fait également apparaître dans son travail cette dualité permanente entre présence et absence.

« Ma peinture est ma parole, mes 4 couleurs mon alphabet, le blanc ma ponctuation, le doute ma syntaxe ».

Si certaines de ses peintures évoquent elles aussi ce rapport complexe des êtres, d’autres sont très imprégnées de l’intensité de notre environnement ou de voyages.

Nature et nombre d'oeuvres

Nature et nombre d’oeuvres : 7 peintures

Église St Léger

Bienvenue en l’église Saint-Léger de Guebwiller. C’est l’une des plus grandes réalisations de l’architecture romane tardive en Alsace bien que reconstruite ensuite au XIVe siècle. Quatre hommes appelés « marmousets », sont accroupis au pied de la tour de croisée (fin du XIIe à fin du XIIIe siècle). Au-dessus du porche d’entrée se trouve le tympan, qui représente le Christ entouré de la Vierge et de Saint-Léger. Suite aux bombardements des deux guerres mondiales, les anciens vitraux sont remplacés par de nouveaux, réalisés par le maître verrier Chapuis.

Anne-Laure Bastide
« Voyage dans la lumière des saints »

« Alors la droiture habitera dans le désert, et la justice aura
sa demeure dans le verger. L’oeuvre de la justice sera la paix,
Et le fruit de la justice le repos et la sécurité pour toujours. »
(Isaïe 32:17)

Biographie

Anne-Laure Bastide, illustratrice, vit et travaille à Ebersmunster, en centre-Alsace. Après avoir suivi deux années d’études artistiques à Sélestat et Strasbourg, elle s’est lancée à son compte en tant que dessinatrice de presse aux Dernières Nouvelles d’Alsace jusqu’en mai
2021.

Membre d’une association artistique franco-allemande depuis 2014, elle expose régulièrement à Sélestat, aux Tanzmatten et au caveau Sainte-Barbe.

Aujourd’hui, étudiante à Strasbourg en archéologie et histoire de l’art, son style a évolué au fil du temps et des influences, pour arriver à un graphisme rappelant aux observateurs celui du vitrail. Travaillant sur des thèmes variés comme des éléments d’architecture alsaciens, la nature vosgienne, ses forêts et ses lacs, jusqu’aux plaines marécageuses du Ried, elle s’inspire de ce que l’Histoire nous apporte, des couleurs et atmosphères variant au fil des saisons.

Contact

annelaure.dubrulle@gmail.com

L'exposition

Au sein des murs de l’église Saint-Léger, Anne-Laure Bastide expose une douzaine de personnages bibliques, dont beaucoup ont laissé leur empreinte sur cette terre alsacienne. Leur histoire, leurs miracles et leur symbolisme ont résonné à travers les siècles. Aujourd’hui, elle souhaite les faire redécouvrir à travers sa vision artistique.

Avec ces figurations, elle s’est appliquée à faire revivre ces personnages de la foi chrétienne à sa manière, qu’elle veut nouvelle et accessible au plus grand nombre.

« Je cherche dans mon travail à refléter une fusion entre tradition et modernité, pour capturer l’essence intemporelle de ces figures sacrées. »

Chaque représentation est une invitation à explorer l’histoire et à se remémorer leur passage ici-bas. Certains d’entre eux ont voyagé longtemps, ont parcouru nombres de vallées, cités, et plaines, ont fait acte de bravoure, comme Brigitte Schick, personnage du XVe siècle, héroïne de la ville de Guebwiller.

C’est une célébration de la spiritualité, de l’art et de la mémoire, un pont entre le passé et le présent, entre le sacré et le profane.

Nature et nombre d'oeuvres

illustrations, peinture traditionnelle et numérique

Église St Georges de Haguenau

Bienvenue en l’église Saint-Georges de Haguenau. L’église fut construite au XIIe siècle, puis agrandie à partir de 1371. C’est la nef majestueuse qui surprend d’emblée le visiteur. Le plafond en bois fut remplacé en 1611 par la remarquable voûte réticulée actuelle. Le chœur gothique, contemporain de la cathédrale de Strasbourg, est un modèle d’élégance et de légèreté. Une custode de 1523, véritable joyau de pierre, ciselé en dentelles mérite le détour. Les vitraux lumineux dus à Jacques Le Chevalier sont posés entre 1956 et 1969. Dans le transept sud, des volets peints de 1496. Dans le transept nord, un retable du XVe siècle. Les deux plus grandes cloches sont les plus anciennes en service en Europe (1268).

Emmanuel Sanz
« L’art et le Sacré pour boussole »

« Puis il dit au centurion :
« Va ! Qu’il t’advienne selon ta foi » »
(Matthieu 8, 13).

Biographie

Son enfance est d’abord marquée par les objets anciens des XVIII ème et XIX ème siècles, côtoyés quotidiennement dans les demeures anciennes qu’il habitait avec ses parents en Alsace et au Pays Basque espagnol. Entre une mère sculptrice et un père collectionneur, il fréquenta de nombreux musées à Paris, et dans le sud de la France, à la Fondation Maeght, entre autres. Après le bac, il fit des études d’histoire de l’art à Strasbourg, et choisit de se spécialiser en archéologie médiévale. Ensuite, il étudia à Paris le marché de l’art, le monde des galeries, des Commissaires priseurs, conservateurs de musées…

Protéger sa créativité, voir des oeuvres, fréquenter des artistes et lire, mais ne jamais être conditionné par un académisme scolaire, tel sera son leitmotiv, sa philosophie de vie. De 1992 à 1995, il étudie à l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts (IESA) à Paris ce qui lui permet de travailler dans des galeries d’art ancien et contemporain, ainsi que dans des maisons de ventes aux enchères en France et à l’étranger (Drouot, Sotheby’s). Il acquiert ainsi un patrimoine visuel d’une grande richesse. Deux rencontres marquantes : César et Olivier Debré dont il gardera un souvenir impérissable. Puis, il passe plusieurs années au Grand-Duché du Luxembourg en tant que représentant de la RMN (Réunion des Musées Nationaux) et fournisseur de la cour grand-ducale.

Contact

Artemmanuelsanz@gmail.com

L'exposition

La source d’inspiration de l’artiste est la ligne d’horizon, limite entre le ciel et la Terre/Mer ainsi que son immensité à perte de vue. … Le silence et le vent.

Partagé entre les rivages basques et les forêts vosgiennes par ses origines, Emmanuel Sanz puise dans ces immensités sacrées, l’expression de sa propre spiritualité au service de sa créativité. Ses oeuvres expriment une ambiance méditative et silencieuse qui incite à la réflexion de soi, au sens de notre vie, à notre place dans l’univers et au Divin… Son travail est dénué d’une recherche esthétique pure, il n’est pas ostentatoire mais au profit d’un ascétisme empreint de douceur et de sérénité.

Les couleurs sont composées de pigments naturels les plus souvent mats, terreux, presque effacés.

Nature et nombre d'oeuvres

Une dizaine d’oeuvres réalisées à l’acrylique
et pigments naturels sur bois, toiles et papiers

église de l’invention de la Sainte croix

L’église de la Sainte-Croix se situe dans le village de Kaysersberg, élu village préféré des Français en 2017. Construite en 1227, de style roman, influencée par le style gothique, elle subit de nombreux remaniements au 15ème siècle et garde des traces de l’église primitive romane avec son tympan historié.

L’intérieur de l’église présente de nombreux trésors tels un calvaire monumental désigné sous le nom de « Christ Colossal », datant du 16ème siècle se trouvant dans la nef principale. Le retable de la Passion dans le chœur, réalisé entre 1518 et 1521 par Hans Bongratz de Colmar montrent une crucifixion sur le panneau principal. Quatorze reliefs dorés et polychromes relatent la passion du Christ. À l’arrière du retable, quatre tableaux de l’artiste Matthias Wuest réalisé en 1621 narrent l’Invention de la Sainte Croix : le songe de l’Empereur Constantin, Sainte Hélène à la recherche de la vraie croix, l’identification de la croix aux hérétiques, la restitution à Jérusalem de la croix pour l’empereur Héraclius. Le relief de la Déploration, œuvre très précieuse pour l’église de Kaysersberg, restauré entre 1956 et 1957 daterait du début du 16ème siècle et serait l’œuvre du maître Georges Berringer de Lucerne. Un orgue Waltrin du XVIIeme siècle s’y trouve aussi. Également à remarquer, un gisant comportant une trappe au niveau de la poitevine.

Alexandra Lamarque
« Visages et contemplations »

« Repose-toi sur Yahvé de tout ton coeur,
ne t’appuie
pas sur ton propre entendement ;
en toutes tes
démarches, reconnais-le et il aplanira tes sentiers. »
(Proverbes 3, 5-6)

Walter Ciandrini
« Visages et contemplations »

« L’homme bienveillant sera béni
car il donne de son pain au pauvre. »
(Proverbes 22 :9)

Candice Eléonore
« Visages et contemplations »

« Si j’escalade les cieux, tu es là, qu’au shéol je me
couche, te voici. Je prends les ailes de l’aurore, je
me loge au plus loin de la mer, même là, ta main
me conduit, ta droite me saisit. »
(Psaumes 139 : 8-10)

Biographie

À la suite d’études artistiques (DNAT graphisme) à l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans et d’un travail de graphiste en agence de publicité, elle choisit d’accompagner ses élèves en sculpture dans leurs expressions personnelles depuis 30 ans.

Son médium est l’argile, et elle complète ses connaissances à travers différentes formations complémentaires.

En parallèle, elle développe son écriture artistique et organise différentes expositions en galeries et salons…

Prix d’honneur de la Sculpture en 2003 à Eckbolsheim

Expos diverses : Etappensthal en 2005, places des Arts, Cour des Boecklin en 2009, Galerie Le Passage, Galerie Aïda, Ateliers ouverts, La Verrière à Uzès, Boutique Kaolin à Saint-Quentin-la-Poterie.

Une formation d’art-thérapeute en 2014 est venue compléter son chemin de développement personnel et de spiritualité.

L’alliance de la création avec la spiritualité ouvre des espaces intérieurs qui mène à la Voie du Coeur.

Biographie

D’origine italienne, il vit et travaille à Landser.

Très jeune déjà, son regard est attiré par les grands tableaux de scènes religieuses qu’il voit dans les églises.

Il est subjugué par la beauté, la force et l’histoire que ces oeuvres racontent.

Aujourd’hui, il s’inspire très souvent des peintres du Quattrocento et de la Renaissance italienne, qui eux-mêmes ont été influencés par l’Antiquité…

Il est autodidacte et expose régulièrement dans les salons et galeries en France et en Suisse.

Biographie

Candice Eléonore est une photographe française. Elle a passé son enfance entre l’Alsace et la région lyonnaise avant d’étudier en Bretagne et en Irlande. Après quelques années à travailler à Berlin, elle a étudié la Photographie à l’école EFTI de Madrid (Centre  international de Photographie et de Cinéma) en 2022. En 2023, après Madrid, elle décide de quitter Berlin et de s’installer à Amsterdam.

Toujours en quête de découvertes, ses voyages l’ont amenée à se confronter à d’autres cultures et d’autres langues, sources d’inspiration pour elle. A travers ses expériences, la Photographie devient un moyen de communiquer ce qu’elle vit. Elle capture des instants, des histoires singulières, des visages, et des paysages en suivant son intuition et ses émotions. Ces clichés lui permettent de vivre dans l’instant et de s’émerveiller devant la beauté de la Création tout en partageant cette vision avec le Monde. Ses photographies sont  empreintes de douceur et nous transportent dans un voyage coloré rempli d’émotions et d’intériorité.

L'exposition

« Vivre la spiritualité dans la matière, dans un corps d’argile… »

Voici la proposition de ses sculptures. Elle crée des visages apportant l’apaisement, mais aussi la joie, l’interrogation. Les yeux clos permettent l’intériorité…Peu importe les croyances ou les différences culturelles, la foi en l’humanité permet de faire rayonner le coeur en Soi, de se rejoindre Ensemble, dans un espace de tranquillité et de silence. Être « un », unique et unifié et au milieu des autres comme avec le Christ dans cette église de Kaysersberg. D’une certaine façon, on touche là à un mystère de communion.

Ne plus être esclave de l’espace temporel, cela devient la grande aventure intérieure. En argile et pigments, les oeuvres tentent de transcender la matière…

L'exposition

Walter Ciandrini travaille ses figures humaines à l’encre et au pastel.

Lignes et aplats de couleurs donnent vie aux personnages. Il peint des visages, des bustes et des silhouettes qui se multiplient pour insister sur leur réalité, qui est fenêtre ouverte autant que miroir. Ses personnages nous interpellent et demeurent mystérieux malgré tout. Les regards sont comme tournés vers l’intérieur, vers la transcendance mais aussi présents au groupe. Un même modèle se répète comme pour mieux suggérer que la Vérité est ailleurs que dans l’expression immédiate.

Il ne cherche pas le naturel ou le réel, une espèce de pureté ou d’idéal, mais plutôt la réalité des émotions. Des tons de terre ou d’orangé ont sa préférence.

Il peint des attitudes qui trahissent des histoires. Entre deux instants, transpirent un bout d’âme, et ces histoires sont aussi les nôtres… »

L'exposition

L’artiste invite à un voyage intérieur en photographies à travers le monde extérieur. Elle présente quatre triptyques sur ce thème.

Chaque photo a été prise dans un lieu singulier dans le monde, à un instant précis. Pourtant, ces douze photos trouvent ensemble une résonance particulière ; contemplations de la Beauté du monde extérieur en même temps que moments d’intériorité, contemplations intérieures, en son coeur. Appuyer sur le déclencheur de son appareil comme pour figer une émotion particulière, un instant précis pour être sûr(e) de garder en soi cet instant, et en remercier le Créateur.

Capturer le moment présent, s’en émerveiller, contempler cette vaste Beauté du Monde, puis se remémorer, une fois la photo prise, cet instant en douceur, couleur, fraîcheur et délicatesse. Voilà ce à quoi nous invite Candice Eléonore.

Nature et nombre d'oeuvres

8 oeuvres

Nature et nombre d'oeuvres

2 peintures sur toile, 10 dessins

Nature et nombre d'oeuvres

12 photographies

Contact

lamarquealexandra@yahoo.fr

Contact

wciandrini@yahoo.fr

Contact

candiceeleonore@gmail.com

Église Sainte Trinité et
Saint Georges de Molsheim

Bienvenue en L’église des Jésuites de Molsheim.

Sa construction fut décidéele 15 novembre 1614 par l’évêque, Léopold d’Autriche, et la première pierre posée en février 1615 en présence de l’archiduc Charles d’Autriche, dans le cadre de la Contre-Réforme. Consacrée le 26 août 1618 par l’évêque de Bâle, Guillaume Rinck de Baldenstein. L’église, d’inspiration gothique(et renaissance pour les deux chapelles au décor de stuc ) était au départ affectée au service pastoral et spirituel des élèves du collège des Jésuites attenant, ou, à l’occasion, pour des cérémonies religieuses attirant les dignitaires de la ville. Après la suppression de la Compagnie de Jésus (1773) l’église devint église paroissiale (1791) sous l’appellation « église Saint-Georges », remplaçant l’ancienne, autrefois située, place du marché, qui fut détruite. Elle est classée au registre des monuments historiques de France depuis 1939. Ses vitraux transparents, ont été créés ainsi dès le départ pour laisser passer la lumière, symbolisant la Parole divine. Les autres dans le choeur sont du XIXème siècle.

Chartreuse – Cloître Nord

Bienvenue à la Chartreuse de Molsheim.

Cet ancien monastère d’hommes de l’ordre des Chartreux situé au cœur de la ville de Molsheim, fut actif de 1598 à 1792. Les moines, à la fois ermites et en communauté y vivaient dans le silence le plus complet.

Depuis trente ans, des bénévoles restaurent ce patrimoine unique en Alsace. La mairie a racheté le bâtiment en 1981. L’édifice fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 23 décembre 1998.

Elle abrite désormais le musée de la Chartreuse et la Fondation Buggatti.

Horaires d’ouverture

Du 15 juin au 15 septembre

  • En semaine (sauf mardi) 10h-12h et 14h-18h,
  • Week-end et jours fériés de 14h à 17h

Du 16 septembre au 15 octobre

  • Tous les jours (sauf mardi de 14h à 17h)

Sauveur Pascual
« la vie est un exil perpétuel ! »

« Je ne vous ai pas dit cela dès le commencement, parce que j’étais
avec vous. Mais maintenant je m’en vais vers celui qui m’a envoyé
et aucun de vous ne me demande : « où vas-tu ? » »
(Jean 16, 4 et 5)

 

Biographie

Sauveur Pascual (1958), artiste-plasticien et professeur agrégé d’Arts Plastiques au Gymnase Jean Sturm à Strasbourg, a suivi ses études artistiques à l’Université de Strasbourg et Sorbonne Paris 1. Son travail de peintre a porté sur la figuration humaine dans les années 1980, puis sur différentes séries ayant pour thèmes EROS, THANATHOS et ICARE. Depuis 2010, une série de grands formats est réalisée à partir de l’analyse de la correspondance de VAN GOGH.

Parallèlement à son enseignement, il poursuit une collaboration artistique avec la harpiste Pauline HAAS et l’altiste Jacques DUPRIEZ, sous forme de performances, alliant peinture et improvisations musicales. De multiples projets de décors (fresques, trompe-l’oeil…) ont été réalisés avec différents partenaires (architectes, fondations, particuliers…). Il a organisé de nombreux séminaires et ateliers de pratiques artistiques destinés à des amateurs et professionnels passionnés.

Durant plusieurs décennies, il a mis sa création artistique, à travers de nombreuses performances, au service de plusieurs associations caritatives (L’Art au-delà du Regard, Mécénat Chirurgie Cardiaque…). Sa démarche artistique s’articule parfaitement avec ses  différentes actions humanitaires et culturelles. Sa peinture explore différentes techniques (acryliques, craies…), tout en incluant des collages de textes.

Depuis les années 1990, la série des CYPRES, arbres de vie par excellence, retient toute son attention. En 2015, sa carrière s’internationalise vers la Chine et la Corée du Sud, dans le cadre d’échanges culturels et de résidences artistiques.

Véronique Boyer
« S’approcher »

« Comme il était en route et approchait de Damas,
soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté. »
(Actes 9, 3)

 

Biographie

Véronique Boyer vit et travaille à Strasbourg.

Après une maitrise d’Arts plastiques à l’Université de Strasbourg, elle suit des cours de gravure à la HEAR (Haute école des arts du Rhin). Cet art graphique a beaucoup influencé son travail. La poésie et la littérature accompagnent sa recherche.

Elle expose en France et en Allemagne.

Elle a fait de nombreuses interventions au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg ainsi qu’à la HEAR. Collaboration avec Arte en 1994.

Cette artiste a souvent travaillé auprès de populations marginales.

La création d’un atelier à la maison d’arrêt de Strasbourg, service de psychiatrie, fut une expérience très enrichissante. Elle y intervient pendant 18 ans.

« A travers les fragilités se révèlent de grandes forces. Seules les failles laissent passer le souffle », dit-elle.

L'exposition

Sauveur Pascual parle de l’exil ou de l’exode, comme personne, vu à travers ses yeux d’enfant. Quitter la terre où l’on est né, s’en arracher, n’est pas simple. On pense aux épisodes bibliques des Hébreux quittant l’Egypte et errant dans le désert pendant quarante ans mais aussi à la traversée de la Mer Rouge. La plage pour l’artiste, lieu du jeu par excellence devient un sanctuaire vierge. La menace du paquebot qui vous emmène loin est toujours présente, avec ses fumées âcres et noires. Les périodes d’insouciance sont interrompues, se  transforment et font mémoire de cet enlèvement à l’enfance et à l’innocence. Dans des tons bleu turquoise, noir et blanc parfois rouge, la même scène se décline et se conjugue à tous les temps comme obsessionnelle.

Elle fait penser à un film que l’on se repasse en boucle pour comprendre la tragédie qui s’est jouée. Et qui pourrait s’intituler : « la vie est un exil perpétuel » ! Il a réalisé spécialement une grande crucifixion, inspirée de Grünewald. Marie-Madeleine et Marie se tiennent  aux pieds de la croix, à gauche et à droite. L’une se tord les mains de douleurs. L’autre est déjà dans une acceptation et une presque « sérénité ». Le bras et la main droite du Christ sont grossis pour rappeler les souffrances de celui-ci tandis que le corps supplicié commence à entrer dans une autre dimension. De petits fragments témoignent des échanges entre ces trois personnages tout en anticipant une autre manière de rester avec nous : « ceci est mon corps, livré pour vous. »

L'exposition

Cette exposition au cloître nord de la chartreuse de Molsheim, rappelle la présence des pères et frères Chartreux durant presque deux siècles de 1598 à 1792.

Discerner, éprouver, questionner, s’approcher, seraient au plus près de la démarche de Véronique Boyer.

L’éblouissement de St Paul sur le chemin de Damas nous fait entrer dans le mystère d’une présence/absence. Paul est projeté à terre, environné de lumière. Il se relève du sol, et, les yeux ouverts, il ne vit rien. Commentant ce passage, Maître Eckhart dit : « Or ce rien, ce néant, était Dieu. » (Sermon 71).

A propos de cette présence/absence chez la grande mystique Veronica Giuliani (1660-1727), Pietro Citati écrit : « L’âme a accompli son terrible voyage pour trouver la lumière et elle découvre les ténèbres ou une lumière plus inquiétante que les ténèbres ; elle a cherché la plénitude de Dieu et rencontre son absence. Elle a désiré l’amour et connaît l’aridité. Autour d’elle, il y a le néant qu’elle avait pensé remplir avec Dieu, et pourtant, elle sait ou espère, ou rêve que ce néant, ces ténèbres, ce non amour constituent l’expérience suprême de sa présence ».

Nature et nombre d'oeuvres

Peintures

Nature et nombre d'oeuvres

2 Peintures 225 X 160, monotypes et encres

Contact

Contact

christophemirande.paris@gmail.com

Site Internet

Église St-Jean-Baptiste / Collégiale St-Florent

Bienvenue en l’église St-Jean-Baptiste / Collégiale St-Florent de Niederhaslach. La collégiale Saint-Jean-Baptiste est l’un des bâtiments sacrés les plus représentatifs de l’architecture gothique du Bas-Rhin en dehors de Strasbourg. Haut lieu de pèlerinage depuis 810, elle abrite les reliques de Saint Florent, 7ème évêque de Strasbourg. Classée monument historique, l’église fut construite de 1274 à 1385 à l’emplacement d’une autre. Le chapitre des chanoines, créé au XIIe siècle, en remplacement de l’abbaye Bénédictine d’origine, est resté en place jusqu’à la révolution. Le village est parsemé de maisons canoniales. Célèbre aussi pour ses vitraux (XIIIe-XIVe), l’abside s’illumine au soleil levant à la Saint-Jean-Baptiste (24 juin).

Anina Gröger
« Souvenirs et voyages »

« Eternel, ta beauté s´élève jusqu´au ciel,
ta fidélité atteint les nuages. »
(Psaumes 36,6)

 

Biographie

Née à Pforzheim (D), Anina Gröger étudie de 1981 à 1986 à l’Académie des Beaux-Arts de Stuttgart et à l’université, de cette même ville, les langues romanes de 1982 à 1985.

Depuis 1986, elle présente son travail dans de nombreuses galeries et musées aussi bien en Allemagne, en Suisse, qu’en France et en de nombreux autres pays. En 2011, elle a exposé dans le cadre prestigieux de la Reuchlinhaus de Pforzheim.

L’artiste est aussi une spécialiste très reconnue dans les arts appliqués à l’architecture tant dans le domaine sacré que profane. Elle aborde des techniques aussi variées que le vitrail (premier prix du concours pour l’église St. Michael d’Ötigheim) et la peinture murale et de plafond (Karlsruhe-Durlach)

Ses créations en mosaïque et en céramique, murales et au sol, sont destinées tant au domaine quotidien (jardins d’enfants, Centre Culturel Markgräflerhof à Bâle) qu’au domaine cultuel dans l’aménagement et la décoration d’églises.

Elle illustre également de nombreux livres pour les maisons d’édition Jutta Legueil de Stuttgart et Windrose de Pforzheim.

Actuellement elle vit et travaille à Pforzheim et à Bâle (CH)

Contact

anina.groeger@googlemail.com

L'exposition

Dans ses créations, Anina Gröger se base sur des phénomènes vus et vécus dans la nature : eau et vapeurs, ombres et lumières, apparitions dans le ciel et toutes formes de végétation.

L’aspect concret du paysage se concentre au travers de la perspective de son langage visuel et fait passer par le filtre du souvenir les impressions qui se mêlent, pendant l’acte de peindre, à l’humeur intérieure et subjective de l’instant.

L’artiste concilie dans sa peinture une force expressive presque brutale avec une richesse de nuances infinies, de demi-teintes subtiles passées au crible de sa sensibilité et de sa réflexion.

Dans des scénarios suggestifs de ciel où le paysage devient couleurs, les surfaces peintes, de grands formats, semblent nous entraîner vers l’infini. La sensation presque cosmique de l’espace trouve son expression dans des visions aux couleurs libérées.

Nature et nombre d'oeuvres

Peintures

Abbatiale romane Sts Pierre-et-Paul

Bienvenue en l’église Saints-Pierre-et-Paul d’Ottmarsheim, située non loin de Mulhouse et des frontières allemande et suisse. Édifiée au XIème siècle par Rodolphe d’Altenbourg, un des fondateurs de la maison de Habsbourg, et dédiée aux apôtres du Christ Saint Pierre et Saint Paul, elle est célèbre en Alsace et dans le Rhin Supérieur pour son architecture remarquable. Rare église à plan centré octogonal de style paléochrétien, byzantin, préroman, carolingien, et ottonien, elle s’est inspirée de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle de l’empereur carolingien Charlemagne et de l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem (le tombeau du Christ). L’église est classée aux monuments historiques depuis le 1er octobre 1841.

Gaby Kretz
« Ouvre mes yeux ! »

« Après avoir dit cela, il cracha à terre et fit de la boue avec sa salive.
Puis, il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle,
et lui dit : « Va et lave toi »
(Jean 9.6)

Biographie

Installée en Alsace, Gaby Kretz oeuvre en solitaire dans son atelier depuis plus de 35 ans.

C’est par le contact avec la nature, les rencontres et un long séjour dans un atelier de restauration de céramique puis un atelier de sculpture à Rome en Italie, qu’au retour en France, elle se consacre à la céramique et plus particulièrement à la sculpture d’argile.

Son sujet de prédilection est l’Homme dans son mouvement orienté vers l’intime et l’universel. Ces « Etres d’argile » sont des carnets de voyages, recherches de vie, réflexions sur le monde actuel agité et avec la conviction qu’un monde apaisé peut exister.

Contact

gaby.kretz@wanadoo.fr

L'exposition

Quel regard portons-nous sur les choses, sur le monde ?

Souvent, nous oublions que ce regard s’enracine au coeur même de notre psychisme, dans une façon particulière d’aborder le monde. Quelle est la direction, l’orientation de mon regard ?

Dans mon environnement, qu’est-ce que je regarde en premier ? Suis-je conscient que je vais voir et regarder selon mes habitudes (de regarder), et que je ne vois pas l’inattendu, l’inconnu, le subtil ?

« On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux » disait le renard au Petit Prince. C’est pourquoi j’ai besoin de quitter ma cécité habituelle, d’ouvrir, enfin, les yeux sur le monde en sa plénitude.

Puis-je faire cela seul (e) ?

Il me faut pour changer mon regard, quelqu’un qui m’aide à ouvrir les yeux sur ce qui est, peut-être avec la salive qui sert à la parole, avec de la terre qui sert au modelage…

« Le visible est un invisible élevé à l’état de mystère » Une pérégrination entre les représentations de l’exposition peut être une façon de changer, possiblement, l’orientation de son regard.

L'exposition

16 sculptures et bas-reliefs

Église St Grégoire le Grand

Bienvenue en l’église Saint-Grégoire-le-Grand de Ribeauvillé. Construite à partir de 1282, l’église gothique est constituée d’une seule nef. Dédiée dès 1359 à Saint-Grégoire le Grand, achevée en 1473, elle est profondément transformée en 1876. Entre autres trésors, l’église conserve une belle Vierge à l’Enfant sur le tympan en arc brisé. Des statues en grès des Vosges, du Christ et de ses disciples au Mont des Oliviers forment un ensemble remarquable. Le tout est complété par un beau Christ au tombeau datant du XVe siècle. La famille des Ribeauvillé protectrice des ménétriers se faisait inhumer dans cette église.

Véronique Arnault
« Voyage intérieur »

« Tu nous a fait pour toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos
jusqu’à ce qu’il repose en toi »
(Saint-Augustin, extrait des Confessions)

 

Biographie

Véronique Arnault, peintre plasticienne, vit et travaille non loin de Paris, dans les Yvelines. Son travail artistique, nourri de sa formation initiale aux Beaux-Arts et en Histoire de l’art est aussi marquée par son expérience dans la valorisation du Patrimoine et de la Culture, qu’elle a exercée dans des lieux emblématiques tels que l’ancienne abbaye de Saint-Savin sur Gartempe ou encore de Fontevrault. Tout ceci l’a amenée à développer une œuvre en lien avec des lieux porteurs de sens et à se laisser imprégner d’autres arts tels la poésie, le théâtre, la musique, la danse … En outre, sa pratique soutenue du carnet de voyage la maintient en traduction permanente de ses émotions.

Par l’exploration des matières, des textures, – notamment des papiers de toutes origines, ainsi que des éléments naturels, – comme le bois – qu’elle introduit dans ses créations, elle embrasse la nature dans ce qu’elle a de saisissant, mais aussi de fragile, et nous invite à une contemplation active et joyeuse d’un monde animé par l’Espérance, même au cœur des ténèbres, intimes ou extérieures.

Chercher à montrer ce que nous voyons souvent sans regarder, ce que nous foulons de nos pieds sans ménagement … s’interroger plus largement sur les rapports que nous entretenons avec le monde et avec nous-mêmes, telle est l’orientation de son travail, toujours traversé de lumière. Auteure également de livres d’artistes, Véronique Arnault suscite régulièrement des évènements artistiques au sein de ses expositions, plaçant volontiers textes, musique et poésie en résonance avec sa propre démarche.

Contact

veroniquearnault@atelier-art-esquisse.fr

L'exposition

Comment lire les Confessions de St Augustin, redécouvertes lors d’une pièce théâtrale à Port-Royal et de quelle manière essayer de mettre en route un cheminement artistique qui lui fasse écho de la façon la plus authentique possible ? Voici le point de départ d’une longue réflexion. La réponse s’est imposée par l’ouverture d’un petit carnet dans lequel l’artiste a saisi des éclats poétiques et risqué dès lors, au fil des jours, une interprétation plastique. Cette démarche s’est ancrée dans le désir de faire résonner en elle ce grand texte mais aussi dans la volonté de le placer sans concession au plus proche de son quotidien, avec ses contradictions et ses lumières, ses joies et ses douleurs… Une contemplation intérieure, en quelque sorte, transcrite à l’aide de lignes, de formes, d’ambiances colorées et de textures. Parcelles de paysages, luttes entre ténèbres et lumières, évocation du combat et de l’apaisement, du mouvement et de la stabilité.

Augustin touche au coeur de la personne, à ses interrogations les plus brûlantes, les plus enfouies parfois, les plus essentielles certainement.

Nature et nombre d'oeuvres

8 suspensions placées entre la nef et les collatéraux

Église Sts Pierre et Paul

Bienvenue en l’église Saints-Pierre-et-Paul, joyau de l’art roman en Alsace. Dans ce sanctuaire du XIIe siècle, comment ne pas admirer les proportions harmonieuses, la richesse de son décor sans surcharge (un chapiteau aux 21 têtes sculptées), le subtil décor de bandes lombardes sur la façade, les sculptures(acrotères) sur la toiture ? Point de repère de la maturité de l’art roman en Alsace, l’église a su allier les traditions architecturales de la vallée du Rhin et des éléments d’influence extérieure, venus d’Italie, de Lorraine et de Bourgogne.

Jean Luc Hattemer
« On sait qui on est, mais on a oublié »

« Yahvé est mon berger, rien ne me manque. Sur des
prés d’herbe fraîche il me fait reposer. Vers les eaux
du repos, il me mène, il y refait mon âme ; »
(Psaume 22, 1 à 6)

Biographie

Après une enfance dans le Ried de l’Andlau, Jean Luc Hattemer rentre à l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg pour continuer d’apprendre la peinture et il y découvre la sculpture. Les pratiques de la taille directe, la restauration du petit patrimoine rural et la confrontation avec les monuments, tels que les calvaires champêtres, souvent des hiérophanies, ont nourri ses travaux de recherches artistiques personnelles et posé un équilibre fragile entre le tâcheron, le sculpteur et l’artiste. Des expositions et des commandes jalonnent son parcours (Nuages au Musée Réattu/Arles, Promenades à Monumenta au Grand Palais/Paris de D.Buren, la Himmelsfarth sur la colline du Bastberg, le Christ gisant de l’église st Pierre et Paul de Pfaffenhoffen ou Louise Weiss à Saverne.

Contact

hattemerjeanluc@yahoo.fr

L'exposition

Il travaille d’une manière traditionnelle la figure humaine, animale ou des morceaux de paysage et utilise également d’autre moyens et médiums ou emprunte aux objets leurs formes, leurs intentions pour « mettre au monde » sa poétique. Comme « la Promenade », une invitation à promener le monde ou sa peau, à l’échelle de son corps, avec une brouette-miroir ou à sculpter des nuages et des îles en albâtre à l’échelle du saisissable.

« J’ai envie de poser une main dans la pierre. Une main signe, une empreinte sculptée dans un disque, un tambour. Une main qui touche pour vérifier et caresser la peau de la pierre, qui invite à poser la sienne dessus, dedans pour participer, saluer les éléments, réveiller la mémoire. Il s’agira peut-être de « bain », de bol, de se laver, se souvenir, d’accueillir, de remercier, pour nourrir la mémoire. »

Il décline toute une gamme de sculptures en lien avec sa poétique particulière qui rend hommage à la Création et au Créateur ; ses « baignoires passoires », ses « bains d’air » nettoient, séparent, purifient pour permettre ensuite la poursuite de la croissance de chacun.

Nature et nombre d'oeuvres

Sculptures

Église St Georges

A l’emplacement de l’église se trouvait au 8e siècle une chapelle baptismale carolingienne faisant partie d’un ensemble impérial construit par Charlemagne. Ce dernier vint d’ailleurs s’y recueillir au moment de Noël en l’an 775.

Pas moins de trois siècles furent nécessaires à l’édification de l’église Saint-Georges sous l’impulsion de la bourgeoisie locale désireuse de s’affirmer face au pouvoir religieux représenté par le prieuré Sainte-Foy. Le chantier de l’église commença dans les années 1220 pour se terminer peu avant 1500. A cette période, le chœur d’origine est remplacé par un sanctuaire beaucoup plus vaste orné de nombreuses verrières, dont 55 panneaux sont encore d’origine. Les vitraux du chœur, en partie du 15e siècle, sont sans conteste le trésor de cette église.

Du haut de ses 60 mètres de hauteur, l’église Saint-Georges est l’un des édifices religieux les plus hauts d’Alsace (142 m).

Bernard Latuner
« L’arche de Noé »

« Yahvé dit à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta famille,
car je t’ai vu seul juste à mes yeux parmi cette génération ».
(Genèse 7, 1-24)

 

Biographie

Bernard Latuner étudie à l’ecole des beaux-arts de Mulhouse pendant quatre ans. Il vit de sa peinture depuis 1963. Son travail vise à contester la société hédoniste et mercantile d’aujourd’hui au travers d’images du quotidien.

Il a réalisé de très nombreuses expositions en France et à l’étranger.

Certaines de ses oeuvres ont été acquises par :

Le fond régional d’art contemporain, le Frac alsace, le Crac (Centre régional d’art contemporain) de Reims, le Crac de Montbéliard, le Crac de Bourges, le Crac d’Altkirch, l’abbaye des prémontrés, le parlement européen, le musée d’art moderne de Strasbourg, le musée des beaux -arts de Mulhouse, le musée Bartholdi de Colmar, les instituts français de Budapest, Amsterdam, Fribourg, Karlsruhe, le centre d’art « villa tamaris » de la Seyne sur mer.

Contact

contact.bernard.latuner@gmail.com

L'exposition

Noé se souvient de son alliance avec Dieu, matérialisée par l’arc-en-ciel et du long voyage dans l’arche, au moment du déluge, avec tous les couples d’animaux jusqu’à la terre lointaine annoncée par la colombe portant le rameau d’olivier. Et ceci pour sauver les animaux grâce à l’homme juste que fut Noé. L’artiste propose à la fois une installation et des tableaux rappelant Noé et son action en faveur des animaux selon la demande qui lui avait été faîte par Dieu. Il évoque aussi la situation de la ville de Sélestat, l’hiver, environnée de toutes parts par les eaux comme un clin d’oeil à cet épisode de la Bible.

Bernard Latuner explore la relation de l’homme au monde animal. Il se demande pourquoi l’homme a trahi la confiance placée en lui par Dieu pour prendre soin des animaux et de la terre. Qu’a-t-il fait de la terre ? Et pourquoi est-il devenu carnivore ? Il dénonce le matérialisme et la société de consommation qui ont abouti à cela et à toutes ces souffrances animales.

Nature et nombre d'oeuvres

Peintures et installation

Église St Jean-Baptiste

Bienvenue en l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Saverne. Fondée au XIIe siècle, l’église Saint-Jean-Baptiste est un modèle de l’art roman, évoquant tout ensemble la solidité, la légèreté et l’aspiration vers les réalités d’en-haut. Celui qui prend le temps d’en faire le tour en la contemplant de l’extérieur sera saisi par la lumière jouant ses nuances sur le grès et dégageant une indéniable impression d’apaisement. De plan basilical sans transept, l’église présente une nef constituée de quatre travées principales couvertes par des voûtes d’ogives. Les vitraux contemporains sont une invitation au silence de la prière.

Annick Huber
« Invitation au voyage, à la contemplation »

« Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les
étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l’angoisse,
inquiètes du fracas de la mer et des flots ; les hommes
mourront de frayeur, dans l’attente de ce qui menacera le
monde, car les puissances des Cieux seront ébranlées.
Et alors on verra le Fils de l’homme venir dans une
nuée avec puissance et grande gloire. Lorsque cela
commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête,
car votre délivrance est proche. » (Luc 21, 25 à 28)

Biographie

Née au Maroc d’un père ardéchois et d’une mère bretonne, son parcours familial l’invite à rejoindre Strasbourg. De retour d’un voyage en Chine en l’an 2000, éblouie par la beauté des paysages et par la richesse de l’art en général, Annick Huber achète ses premiers pinceaux qui ne la quitterons jamais. Sensibilisée à la peinture comme mode d’expression, elle suit des cours aux arts décoratifs de Strasbourg, puis en atelier. Le Maroc où elle est née, lui apporta la lumière, la Chine la matière. Le cosmos qui en est la symbiose devient son thème de prédilection.

Contact

annickhuber@outlook.fr

L'exposition

Voyager, c’est relever la tête, lever les yeux vers le cosmos, embarquer vers un monde qui nous irradie nous parle depuis la nuit des temps. Une parole offerte.

Se souvenir, c’est garder intimement au fond de soi le message que les astres et le divin nous ont transmis. Une communion.

Contempler, c’est, dans le moment présent, offrir son regard au cours du temps qui nous propose une nourriture essentielle, gardienne du fil qui nous lie, nous relie. Un recueillement.

Le cosmos est le berceau de l’humanité. Il inspire humilité, respect, vénération, tout comme pour Celui qui l’a créé. « Nous ne sommes que des poussières d’étoiles » comme aimait le répéter Hubert Reeves, adepte inconditionnel de l’expression.

Nature et nombre d'oeuvres

Une quinzaine de toiles acrylique

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