Je donne à l'église
nos paroisses
Horaires de messes
GoMesse

abbatiale Saint-Jacques

Ancienne église conventuelle de bénédictines sous obédience de l’abbaye de Cluny, ce sobre édifice date du second tiers du 12e siècle. Il est construit sur un plan basilical à trois nefs charpentées se terminant chacune par une abside en cul-de-four. Le transept n’est pas saillant. La façade, dite « à l’italienne », reprend la structure intérieure. L’originalité du bâtiment tient dans la répartition de l’espace. Les trois premières travées de la nef, qui accueillaient les paroissiens, s’ouvrent sur les bas-côtés par des arcades en plein-cintre reposant sur des colonnes, tandis que les trois dernières (orientales), qui accueillaient les moniales, sont pleines, bouchées par un mur. le décor de Feldbach se distingue des édifices du 12e siècle en Alsace par des chapiteaux à feuillage inspirés

Violaine Chaussonnet
« Salut Vrai corps »

« Et le Verbe s’est fait chair et il a campé parmi nous »
(Jean 1, 14)

Biographie

Après des études de philosophie (Master I en 2001), puis quelques années à voyager, photographier et étudier encore, elle obtient le diplôme de l’École Nationale Supérieure de la  photographie en 2008. Son travail tourne dès lors autour de la nature et du corps. Elle part au Brésil en post-diplôme et réalise la série Mata atlantica, exposée au festival Les Photographiques au Mans en 2010. En 2012, elle photographie la vie autour d’une ferme du Livradois-Forez.

Puis, en 2013, elle travaille dans une entreprise de microfilmage de documents anciens et détourne l’instrument de travail (un appareil photographique très précis sur pied et table) pour photographier son corps mélangé à des végétaux (série Memento).

En 2019, elle redécouvre la nécessité vitale de faire des images et de les montrer : elle réalise la série « Simple anéantie », exposée au festival Strasbourg Art Photography en mars 2020.

Enfin, en 2020/2021 est née la  série « nos corps comme les pierres » qui mêlent photographies de roches et photographies de corps mêlés aux pierres. Un livre d’artiste (« nos corps comme les pierres ») et des tirages photographiques seront exposés à la médiathèque de Cernay en juin 2022 lors de l’évènement FEW-parcours d’art contemporain à Wattwiller.

Une dernière série réalisée lors d’une résidence de création sera exposée lors de la FEW à Wattwiller dans la crypte de son église en juin 2022.

Contact

violainechaussonnet@gmail.com

L'exposition

« Salut vrai corps » est une exposition de 12 photographies représentant les extrémités du corps de l’artiste en relation avec des éléments naturels. Par ce geste, l’artiste manifeste le mystère de l’incarnation que chacun porte en soi.

« Salut vrai corps de Dieu. Salut Resplendissant Corps de la chair engagé par la tombe et qui naît Corps, ô Ruisselant de bontés et de chairs Salut corps tout de jour ! Divinité aux très larges épaules Enfantine et marchante, salut toute beauté, Aux boucles, aux épines Inouï corps très dur de la miséricorde, Salut vrai corps de Dieu éblouissant aux larmes Qui renaît, salut vrai corps de l’homme Enfanté du triple esprit par la charité. »

(extrait du poème de Pierre Jean Jouve, « Vrai corps »)

Nature et nombre d'oeuvres

12 photographies

Église St Léger

Bienvenue en l’église Saint-Léger de Guebwiller. C’est l’une des plus grandes réalisations de l’architecture romane tardive en Alsace bien que reconstruite ensuite au XIVe siècle. Quatre hommes appelés « marmousets », sont accroupis au pied de la tour de croisée (fin du XIIe à fin du XIIIe siècle). Au-dessus du porche d’entrée se trouve le tympan, qui représente le Christ entouré de la Vierge et de Saint-Léger. Suite aux bombardements des deux guerres mondiales, les anciens vitraux sont remplacés par de nouveaux, réalisés par le maître verrier Chapuis.

Catherine Chantilly.
« Le Christ, vrai soleil »

« Le Fils est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être. »
(Hébreux 1.3)

Biographie

Catherine a pris le pseudonyme de Chantilly en tant qu’artiste en hommage aux enluminures Les Très Riches Heures du Duc de Berry exposées au musée de Condé à Chantilly dans l’Oise où elle était lycéenne, non loin du château du même nom.

Elle est diplômée de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Bourges et d’un DEA en littératures et Civilisations de l’Université de Nice.

Sa peinture est réellement née au Brésil après un échec amoureux. Cet exil fut extrêmement douloureux mais salutaire. Elle a dû puiser au plus profond de son coeur et de sa foi en Jésus -Christ. Elle vit et travaille en pays basque.

« Il y a un avant et après le Brésil, avant le Brésil je faisais de l’art pour l’art même si je cherchais à travers l’art quelque chose qui me transcende et me dépasse, je restais à la surface de l’art, après le Brésil je peins pour Dieu, tout simplement, il n’y a plus de doute ou jeu social à jouer, toute ma peinture lui est dédiée, joie, amour, espoir, lumière, paix grâce à la force des couleurs et des formes qui surgissent à mon esprit amoureux. »

Contact

catchantilly@gmail.com

L'exposition

Son exposition est conçue comme un chemin de lumière dont le motif de base est le soleil, ce grand soleil christique qui brille pour nous tous, ce soleil incarne le Christ vivant en nos coeurs d’hommes, qu’elle revisite de symboles liés à la vie de Jésus tels que :

L’Esprit Saint, les poissons, le blé, l’hostie pain de la vie, l’eucharistie, le vin, le sang, la coupe de la vie, l’étoile du berger, l’arbre de vie, les fruits de la vie du paradis, la couronne d’épines.

Dans sa peinture il n’y a ni perspective ni ombre, c’est ainsi qu’elle peint avec des aplats, des couches superposées les unes sur les autres pour intensifier la couleur. La couleur est lumière, la lumière est la vie et la vie est amour. Elle peint comme s’il s’agissait d’une icône. Sa peinture en est presque figée et hiératique, l’ordre et la symétrie règnent, elle ne souffre aucun chaos, elle est le contraire du geste spontané. S’il n’y a pas d’ombre c’est parce que sa peinture se veut lumière, lumière spirituelle là où il n’y a aucune ombre, parce que la lumière spirituelle est unité. Il n’y a plus de dualité ni de séparation. L’absence de perspective dans sa peinture est tout aussi «normale» que l’absence d’ombre. Dans le lieu de la lumière spirituelle, le temps et l’espace sont abolis, la lumière est éternelle.

Nature et nombre d'oeuvres

14 acryliques sur toile

Église St Georges de Haguenau

Bienvenue en l’église Saint-Georges de Haguenau. L’église fut construite au XIIe siècle, puis agrandie à partir de 1371. C’est la nef majestueuse qui surprend d’emblée le visiteur. Le plafond en bois fut remplacé en 1611 par la remarquable voûte réticulée actuelle. Le chœur gothique, contemporain de la cathédrale de Strasbourg, est un modèle d’élégance et de légèreté. Une custode de 1523, véritable joyau de pierre, ciselé en dentelles mérite le détour. Les vitraux lumineux dus à Jacques Le Chevalier sont posés entre 1956 et 1969. Dans le transept sud, des volets peints de 1496. Dans le transept nord, un retable du XVe siècle. Les deux plus grandes cloches sont les plus anciennes en service en Europe (1268).

Pierre Gangloff
« Fragments »

« C’est pour lui seul qu’il éprouve de la douleur en son corps,
c’est pour lui seul qu’il ressent de la tristesse en son âme.»
(Job 14-22)

Biographie

En regardant les vitraux et la statuaire lors des offices puis en visitant les musées, l’artiste s’est pris de passion pour l’art alors que sa famille était contre le fait qu’il en fasse son métier. Il rappelle à ce sujet la phrase de Francis Bacon : « On n’a pas besoin d’école quand on a quelque chose à dire. » Il a beaucoup étudié la figure humaine à partir des plus grands : Rubens, Titien et Le Caravage. Le corps constitue un élément important de sa création.

Il puise son inspiration à la fois dans les textes fondateurs comme ceux d’Homère ou bien encore dans d’autres textes mythologiques, historiques ou bibliques, vus à travers le prisme de l’art.

Pierre Gangloff réside actuellement à Reichshoffen, en Alsace

Contact

pierre.gangloff.art@outlook.fr

L'exposition

Il pratique le dessin, la peinture et la gravure. Il aime le corps à corps avec la matière, la somptuosité de la couleur (pastel) ou encore le collage.

S’il utilise la perspective, il est très frappant de constater que tout est saisi dans le même espace-temps sans que le premier ou le second plan se distingue l’un de l’autre.

Pour lui, le corps est partie prenante de l’Incarnation du Christ dans notre humanité, nous sommes tous à ce titre des « écorchés ». Le thème de la crucifixion touche à la fois à la finitude de la vie et à l’espérance chrétienne.

Il veut transmettre un regard à partir du passé qui puisse nous permettre d’aller de l’avant, en saisissant les choses dans l’instant.

Nature et nombre d'oeuvres

Plusieurs tryptiques en dessins et peintures sur bois

L’église des Jésuites de Molsheim est un édifice religieux catholique sis à Molsheim en Alsace (France).

Bienvenue en L’église des Jésuites de Molsheim. Sa construction fut décidée le 15 novembre 1614 par l’évêque, Léopold d’Autriche, et la première pierre posée en février 1615 en présence de l’archiduc Charles d’Autriche, dans le cadre de la Contre-Réforme.

Consacrée le 26 août 1618 par l’évêque de Bâle, Guillaume Rinck de Baldenstein. L’église, d’inspiration gothique (et renaissance pour les deux chapelles) était au départ affectée au service pastoral et spirituel des élèves du collège des Jésuites attenant, ou, à l’occasion, pour des cérémonies religieuses attirant les dignitaires de la ville.

Après la suppression de la Compagnie de Jésus (1773) l’église devint église paroissiale (1791) sous l’appellation « église Saint-Georges », remplaçant l’ancienne qui fut détruite. Elle est classée au registre des monuments historiques de France depuis 1939.

Horaires d’ouverture

Pour la semaine

  • de 10h00 à 12h00
  • de 15h00 à 17h00

Pour le week-end

  • de 10h00 à 12h00
  • de 14h00 à 18h00

Bienvenue à la Chartreuse de Molsheim.

Cet ancien monastère d’hommes de l’ordre des Chartreux situé au cœur de la ville de Molsheim, fut actif de 1598 à 1792. Les moines, à la fois ermites et en communauté y vivaient dans le silence le plus complet.

Depuis trente ans, des bénévoles restaurent ce patrimoine unique en Alsace. La mairie a racheté le bâtiment en 1981. L’édifice fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 23 décembre 1998.

Elle abrite désormais le musée de la Chartreuse et la Fondation Buggatti.

Horaires d’ouverture

Du 15 juin au 15 septembre

  • En semaine (sauf mardi) 10h-12h et 14h-18h,
  • Week-end et jours fériés de 14h à 17h

Du 16 septembre au 15 octobre

  • Tous les jours (sauf mardi de 14h à 17h)

Église des Jésuites

Catherine de Solere.
« Juxta Crucem »

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font »
(Luc 23, 34)

Biographie

Catherine de Solere est née à Paris, elle vit et travaille à Strasbourg et en Loire Atlantique. Ancienne élève des Beaux-Arts de Laval, elle a participé à de nombreuses expositions collectives en particulier à Paris : Salon d’Automne au Grand Palais, Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts au grand Palais et au Carrousel du Louvre, Salon de la peinture Française à Washington, Salon des peintres du 16ème à Paris. Elle a exposé personnellement à Paris, Baden Baden, en Hongrie, à Noirmoutier, à Luxembourg et très régulièrement à Strasbourg (Palais du Conseil de L’Europe, Cercle Militaire, Espace Mésange).

Des toiles de Catherine de Solere sont présentes en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Hongrie, au Grand-Duché de Luxembourg en Suisse et aux Etats-Unis.

Elle exécute également sur commande des peintures décoratives.

L'exposition

Depuis de nombreuses années, Catherine de Solere, se sent tiraillée entre le désir de rendre grâce au monde qui nous est donné et celui de traduire la souffrance humaine dans sa peinture.

Le thème des vanités, particulièrement à l’honneur au dix-septième siècle lui semble propice à une réflexion sur la beauté de la nature, la richesse de la création humaine à travers la musique, la littérature, le vin… ainsi que sur la fugacité de ces plaisirs.

Elle est aussi hantée par la notion de sacrifice qu’il soit l’objet d’un renoncement volontaire ou bien celui d’une acceptation d’un destin susceptible d’être sublimé.

Le choix du retrait dans le désert du Père de Foucauld, celui de St Ignace de Loyola qui quitta aussi l’uniforme pour la bure et le sort des résistants déportés pendant la seconde  guerre mondiale sont des sujets qui lui tiennent particulièrement à coeur.

Les textes et la musique des grandes oeuvres religieuses telles que les Passions de J.S. Bach, les messes de Requiem ou autres Oratorios qu’elle a eu l’occasion de chanter font  intimement partie de son inspiration et de sa prière.

Nature et nombre d'oeuvres

14 huiles sur toiles

Contact

catherinedesolere@gmail.com

Chartreuse – Cloître Nord

Marie-Patrice Schlembach
« Le Partage »

« Et que l’homme assoiffé s’approche,
que l’homme de désir reçoive l’eau de la vie,
gratuitement «.
(Apocalypse 22, 17)

Biographie

Née en Alsace et une fois le diplôme d’infirmière en poche, elle s’est dirigée vers l’artisanat d’art qu’elle a exploré pendant 20 ans.

Mais regarder, observer, et laisser courir le crayon, la plume, le pinceau sur le papier, le carton, la toile … ont été depuis son enfance sa façon d’exprimer sa vision propre, sa sensibilité.

Plus tard, à Strasbourg, elle a suivi un temps les cours de peinture de Camille Claus à, l’Ecole des Arts décoratifs, et au fil des années, elle a travaillé avec d’autres artistes professionnels.

Mais sa rencontre décisive avec Karlfried Dürckheim et la pratique régulière de la méditation Zen l’ont ouverte à la dimension spirituelle de sa quête artistique et l’ont amenée à approfondir sa vision artistique et sa pratique de Leibthérapeute.

Elle expose depuis une vingtaine d’années en médiathèques, bibliothèques, Centres d’art, galeries, chapelles, espaces privés, dans le grand Est et en Allemagne.

L'exposition

Cette série a commencé par un travail autour d’une gravure inspirée d’un bol raku, poterie japonaise d’apparence rustique. Ce sont les sensations et les émotions profondes qu’a fait naître l’exploration de cette céramique qui, par analogie, ont acheminée l’artiste vers la Cène, le dernier repas.

Pour les visages des apôtres, elle s’est inspirée de la très riche statuaire romane et gothique afin de les ancrer dans la tradition occidentale. Mais au-delà de l’aspect évangélique,  fondateur pour le christianisme, ces visages venus du fond des âges sont pour elle, les visages de l’humanité toute entière, empreinte de fragilité, d’espérance et de tendresse, de même que ce dernier repas est un rite fondateur et unificateur, de ce que depuis toujours, notre humanité en chemin vers sa complétude peut offrir et partager.

Ce travail est également une tentative personnelle de synthèse artistique entre Orient et Occident.

Nature et nombre d'oeuvres

36 gravures monotype, 1 toile acrylique, « La Porte »

Contact

marieschlem@gmail.com

église Sainte Marie Mulhouse

« Sainte-Marie – Église Centre Ville est un lieu ecclésial qui a reçu de l’évêque la mission d’être un signe au cœur de la ville en faisant exister l’accueil, la prière, des propositions de formation et d’initiation chrétienne, des démarches œcuméniques et interreligieuses. Elle n’a de raison d’être que si elle est considérée comme un service pour la population du pays et de l’Église de la zone pastorale. »

Ghislaine Kiry.
L’humanité : forces et fragilités

« Conduisez-vous en enfants de lumière »
(Ephésiens 5, 8)

Biographie

Née dans une famille sensible à la culture et à l’art, elle a toujours aimé le dessin depuis son enfance. Pour elle, c’est une forme d’introspection et quelque chose d’intime. Elle a beaucoup voyagé en Europe, Afrique, Etats-Unis… elle est marquée par les visages rencontrés.

Elle a été volontaire auprès des missionnaires de la Charité de Mère Teresa ou de l ‘arche de Jean Vanier pendant plusieurs années.

En parallèle, elle suit des études d’arts plastiques et passe un Capes. Elle enseigne aujourd’hui en collège, lycée et forme aussi les enseignants et futurs enseignants.

Son entourage la pousse à exposer. Elle souhaite partager avec les gens une réflexion sur notre humanité, nos souffrances et nos fragilités.

Contact

ghislaine.kiry@gmail.com

L'exposition

Elle part toujours d’une iconographie, d’une image ou d’un film qui la touche particulièrement. Les dessins exposés recèlent tous une phrase, quelquefois discrète, liée ou pas à son parcours de vie et qui questionne. La réponse qui pourrait être proposée est : « conduisez-vous en enfants de lumière. » Elle se sent porte-parole de ces humains fragiles et pauvres qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer. Pour elle, le dessin est une urgence à exprimer l’humanité des personnes vues, rencontrées ou entendues.

Ses modèles sont souvent des enfants et des femmes qui incarnent et symbolisent la fragilité et la violence de l’humain. Et des hommes en situation critique (migrants ou vieillards).

Elle est sensible aux incompréhensions de la différence. Les forces et les fragilités de l’homme sont toujours présentes dans ses dessins. Toutes sortes de techniques sont utilisées dans ses tableaux : crayons de couleur, crayons de papier, aquarelle, craie sèche, papiers divers, et de la feuille d’or.Les transparences et les feuilles d’or reflètent la présence divine et la foi qui l’anime.

Nature et nombre d'oeuvres

Une dizaine de dessins, collages et peintures

Église St-Jean-Baptiste / Collégiale St-Florent

Bienvenue en l’église St-Jean-Baptiste / Collégiale St-Florent de Niederhaslach. La collégiale Saint-Jean-Baptiste est l’un des bâtiments sacrés les plus représentatifs de l’architecture gothique du Bas-Rhin en dehors de Strasbourg. Haut lieu de pèlerinage depuis 810, elle abrite les reliques de Saint Florent, 7ème évêque de Strasbourg. Classée monument historique, l’église fut construite de 1274 à 1385 à l’emplacement d’une autre. Le chapitre des chanoines, créé au XIIe siècle, en remplacement de l’abbaye Bénédictine d’origine, est resté en place jusqu’à la révolution. Le village est parsemé de maisons canoniales. Célèbre aussi pour ses vitraux (XIIIe-XIVe), l’abside s’illumine au soleil levant à la Saint-Jean-Baptiste (24 juin).

Christophe Hohler
« Embarcation »

« Pendant qu’ils naviguaient, Jésus s’endormit.
Une tempête s’abattit sur le lac. Ils étaient submergés et en grand péril.
Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Maître, maître ! Nous sommes perdus ! »
Et lui, se réveillant, menaça le vent et les flots agités. Ils s’apaisèrent et le calme se fit. »
(Luc 8, 23-24)

Biographie

Christophe Hohler, a la double nationalité Française et Suisse. Il obtient d’abord un CAP d’imprimeur essayeur en suisse et suit des cours à la Kunstgewerbeschule de Bâle. Puis, il effectue cinq années d’étude à l’école des arts décoratifs de Strasbourg. Il a exposé à de très nombreuses reprises en Suisse, France, Allemagne et jusque dans les Pays Scandinaves. Il installe son atelier en 2004 dans une Ancienne Synagogue dans le Sundgau à Hagenthal-le-Bas.

Il a réalisé de nombreuses performances dans le but de confondre le travail de l’image et celui du son (Michel Petrucciani, Archie Shepp, François René Duchäble et « Paris Classik » avec Bertrand Cervera). « … Nul doute que la musique a nourri la peinture de Christophe Hohler. Ces quelques années, les silhouettes des tableaux ont commencé à changer d’attitude. À présent, elles s’écoutent, entendent les bruissements du monde, s’attachent à bien les saisir dans toute leur subtilité et leur complexité. » (Catherine Koenig, 2014). Son oeuvre a fait l’objet de six ouvrages d’édition d’art.

Contact

hohler-christophe@wanadoo.fr

L'exposition

Christophe Hohler peint et sculpte les migrants, sur une barque au milieu de l’océan, vaste et hostile. L’océan est à la fois ce milieu aqueux, familier dont nous venons et celui qui nous effraie par ses dimensions et nous renvoie à nos peurs de l’inconnu. Ne sommes nous pas tous des migrants au cours de nos vies à plus ou moins grande échelle ? Ainsi, le drame de la Syrie puis de l’Ukraine nous le rappelle de façon aigüe.

Et comme l’écrit Claude Rossignol en 2016 : « En contemplant ces êtres désarmés, saisis à des moments anodins de leur existence, nous réalisons combien nos regards sont conditionnés, entravés. Depuis longtemps, les convenances ont recommandé de ne pas dévisager avec trop d’insistance nos semblables. Ne doit-on pas soigneusement éviter de croiser trop longtemps un regard ? La bienséance nous interdirait elle aujourd’hui de voir l’autre, de le comprendre ?

Christophe Hohler lève ce tabou, en tant qu’artiste, en tant qu’homme, il refuse de se conformer à ce genre de convention. »

Nature et nombre d'oeuvres

12 peintures acrylique

Église Sts Pierre et Paul

Bienvenue en l’église Saints-Pierre-et-Paul d’Ottmarsheim, située non loin de Mulhouse et des frontières allemande et suisse. Édifiée au XIème siècle par Rodolphe d’Altenbourg, un des fondateurs de la maison de Habsbourg, et dédiée aux apôtres du Christ Saint Pierre et Saint Paul, elle est célèbre en Alsace et dans le Rhin Supérieur pour son architecture remarquable. Rare église à plan centré octogonal de style paléochrétien, byzantin, préroman, carolingien, et ottonien, elle s’est inspirée de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle de l’empereur carolingien Charlemagne et de l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem (le tombeau du Christ). L’église est classée aux monuments historiques depuis le 1er octobre 1841.

Emmanuel Henninger
« Silva vocat »

« L’Éternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden pour qu’il le cultive et le garde.»
(Genèse 2, 15)

Biographie

Il est diplômé à la fois de l’Université de Strasbourg en Arts visuels et de l’Université de Haute-Alsace en Économie sociale et solidaire. Emmanuel Henninger s’intéresse à la  problématique de la subsistance d’écosystèmes anciens et de leur modification sous l’effet des activités d’exploitation des ressources naturelles. Il vit et travaille à Mulhouse. Il est inscrit à la Maison des artistes.

Contact

henningeremmanuel@gmail.com

L'exposition

Il choisit d’arpenter les lieux le plus souvent à pied dans le souci d’une approche lente qui rend les paysages progressivement familiers jusqu’à une forme d’immersion. Le dessin lui permet ensuite d’approfondir les questions politiques et environnementales qui sont les siennes et de mettre en évidence les problèmes actuels concernant les ressources naturelles  et humaines, l’exploitation et l’occupation des terres ainsi que notre impact sur la vie plurielle.

C’est en retournant à l’atelier qu’il trouve l’isolement nécessaire pour laisser naître ces impressions accumulées et c’est dans la lenteur obstinée de milliers de coups de crayon qu’il  fait corps avec chaque crevasse de ces paysages.

Le temps poursuivant son oeuvre, il rend alors compte d’un moment déjà passé ou d’une disparition annoncée comme celle des forêts dans lesquelles il se fond au plus près du sol, trouvant dans l’échelle d’un taillis toute la puissance de la forêt entière.

L'exposition

Une dizaine de dessins

Église St Grégoire le Grand

Bienvenue en l’église Saint-Grégoire-le-Grand de Ribeauvillé. Construite à partir de 1282, l’église gothique est constituée d’une seule nef. Dédiée dès 1359 à Saint-Grégoire le Grand, achevée en 1473, elle est profondément transformée en 1876. Entre autres trésors, l’église conserve une belle Vierge à l’Enfant sur le tympan en arc brisé. Des statues en grès des Vosges, du Christ et de ses disciples au Mont des Oliviers forment un ensemble remarquable. Le tout est complété par un beau Christ au tombeau datant du XVe siècle. La famille des Ribeauvillé protectrice des ménétriers se faisait inhumer dans cette église.

Denis Lefèvre
« Foi, Espérance, Charité »

« Au commencement était le Verbe…»
(Jean 1, 1)

Biographie

Après une formation à l’Université des Sciences Humaines de Strasbourg et un doctorat en phonétique, Denis Lefèvre (Colormo) s’est formé aux arts graphiques au Scriptorium de Toulouse puis à l’art pictural lors de cours du soir ou de stages (VHS Offenburg, Atelier 115 à Paris etc….). Il a exposé principalement en France (Barr, Paris, Senlis, Compiègne) et aux États-Unis (Boston) et a rédigé quelques articles en linguistique et en phonétique. Sa thématique tourne autour du problème de la notation et de la représentation des concepts et des idées mais aussi des langues.

Contact

colormo@outlook.fr

L'exposition

Il est fasciné par cette phrase qui caractérise la nature de Dieu, à l’origine de la démarche picturale présentée ici. La quête existentielle consiste de ce fait à rendre visible ce qui ne l’était pas jusqu’à présent en changeant de point de vue et en utilisant les avancées techniques et scientifiques actuelles permettant dès lors de mettre en évidence quelque chose de caché jusque-là.

C’est en étudiant la forme sonore des langues qu’il est possible par analogie et transfert de visualiser au moyen de couleurs l’originalité de chaque mot et d’obtenir un ‘’vitrail’’ significatif. Il permet à l’instar du signe linguistique d’unir un concept et une image ‘’colorée’’ acoustique, suivant en cela la démarche de Paul Klee et Vassily Kandinsky intéressés par les analogies observables entre la musique et la peinture sans oublier Scriabine. Les oeuvres présentées permettent de se faire une idée du rapport entre la parole et la peinture et donc de l’importance de percevoir la présence du Sacré dans l’art.

Nature et nombre d'oeuvres

9 bannières sur toile 170 x 70 cm – 1 bannière sur toile 170 x 120 cm – 5 tableaux sur toile 50 x 50 cm

Toutes les réalisations sont en acrylique

Église Sts Pierre et Paul

Bienvenue en l’église Saints-Pierre-et-Paul, joyau de l’art roman en Alsace. Dans ce sanctuaire du XIIe siècle, comment ne pas admirer les proportions harmonieuses, la richesse de son décor sans surcharge (un chapiteau aux 21 têtes sculptées), le subtil décor de bandes lombardes sur la façade, les sculptures(acrotères) sur la toiture ? Point de repère de la maturité de l’art roman en Alsace, l’église a su allier les traditions architecturales de la vallée du Rhin et des éléments d’influence extérieure, venus d’Italie, de Lorraine et de Bourgogne.

Rolf Ball
« Aller vers la lumière, notre lien au monde »

« Que la lumière soit »
(Genèse 1, 3)

Biographie

Il suit des études à l’école des Arts décoratifs de Strasbourg, sous l’égide de Camille Hirtz, son professeur et ami, puis entreprend à 40 ans, un DEA d’ethnologie à l’Université des  Sciences humaines de Strasbourg. Il se spécialise dans les arts traditionnels d’Afrique et dans les expressions pariétales. Il écrit un mémoire sur l’art des icônes byzantines, restaure en même temps des oeuvres anciennes et avoue sa fascination pour les canons esthétiques rigoureux et les codes très stricts qui régissent l’art des icônes. Enfin il poursuit des études de l’art de l’icône à l’Institut des icônes russes à Meudon.

Contact

rolf.ball@free.fr

L'exposition

Fruits de métissages, de rencontres et de merveilleux, l’émotion est palpable et irradie ses peintures qui semblent s’inspirer des vitraux de nos cathédrales. « Quand on entre dans une église, on se met en disponibilité pour rencontrer l’oeuvre d’art et ce « quelque chose » qui nous dépasse. On touche à l’essentiel, à l’âme de l’oeuvre », indique l’artiste. Mais comme le dit J.F. Ott, « Rolf Ball s’attache à représenter des personnages souriants qui laissent entr’apercevoir les rapports que peut entretenir l’artiste avec les arts premiers, les silhouettes Maya, les masques africains ou de simples figures enfantines.

Ces formes peintes de couleurs vives et cloisonnées de lignes géométriques, occupent la place qui est la leur dans ces icônes d’un genre nouveau, pétries d’influences multiples » et loin de la représentation classique des saints. Mais son travail est empreint d’intériorité. Rolf Ball s’inspire en fait d’avantage de l’art iconographique des orthodoxes. S’il aime s’affranchir des codes et sortir des sentiers battus, il sélectionne soigneusement ses pigments et prépare lui-même ses couleurs. Il utilise encore l’ancien procédé orthodoxe de la  flaque : il pose son pigment goutte après goutte et attend la complète évaporation de l’eau pour que s’étalent les différents tons de couleurs.

Nature et nombre d'oeuvres

Une dizaine d’oeuvres

Église St Jean-Baptiste

Bienvenue en l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Saverne. Fondée au XIIe siècle, l’église Saint-Jean-Baptiste est un modèle de l’art roman, évoquant tout ensemble la solidité, la légèreté et l’aspiration vers les réalités d’en-haut. Celui qui prend le temps d’en faire le tour en la contemplant de l’extérieur sera saisi par la lumière jouant ses nuances sur le grès et dégageant une indéniable impression d’apaisement. De plan basilical sans transept, l’église présente une nef constituée de quatre travées principales couvertes par des voûtes d’ogives. Les vitraux contemporains sont une invitation au silence de la prière.

Alain Guillon
« Voie vers la Lumière »

 « Jésus leur parla de nouveau. Il dit : « Je suis la lumière du monde.
Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
mais il aura au contraire la lumière de la vie. »
(Jean 8, 12)

Biographie

Alain Guillon est né à Niort, dans les Deux-Sèvres. Il dessine depuis sa tendre enfance, et sa vocation d’artiste lui est apparue avec évidence à l’âge de 11 ans, au collège, pendant un visionnage de diapositives sur l’histoire de la peinture et de la sculpture. Il est diplômé d’un brevet de technicien supérieur en architecture d’intérieur, obtenu en 1991 à l’école Boulle à Paris, après des études secondaires d’arts appliqués et d’arts plastiques à Angoulême.

Il peint depuis 1989, et il expose son travail depuis 1994, en France et parfois à l’étranger. Celui-ci est remarqué à l’occasion de ses premières expositions à Paris, ce qui l’amène à présenter et à vendre des oeuvres lors de ventes publiques à Drouot.

Ses tableaux ont décoré à plusieurs reprises, entre 2007 et 2015, le plateau télévisé de l’émission « thé ou café » que présentait Catherine Ceylac sur France 2. Il expose dans des galeries, des salons d’art contemporain, des lieux religieux ou des lieux alternatifs.

Le site www.shanqa.com a publié deux articles sur son art et sa démarche artistique en 2017 et 2019.

Alain Guillon réside à Saint-Denis, en Ile-de-France, où vous pouvez visiter son atelier sur rendez-vous. https://alainguillon.jimdofree.com

Contact

alain_guillon@orange.fr

L'exposition

« Ma première expérience mystique, à sept ou huit ans, fut une rencontre avec un calvaire. Je fus si bouleversé et ému par cette représentation de Jésus crucifié (que je ne connaissais pas), que j’eus envie de monter sur la croix pour le serrer dans mes bras avec amour.

A peine ce sentiment ressenti je fus entouré d’une lumière dorée et infinie. Je lévitais dans cette Lumière et je me sentais partie intégrante d’elle-même. Je n’ai jamais ressenti autant d’Amour et de Paix autour de/et en moi qu’à cet instant. »

Ce vécu oublié revint en mémoire à Alain Guillon lorsqu’il peignit un chemin de croix en 1997. Il prit alors conscience d’une dimension spirituelle qu’il ignorait en lui. Cela changea du tout au tout sa démarche artistique.

Dès l’an 2000, cette Lumière qu’il souhaite partager, devient source d’inspirations et il l’associe dans ses tableaux à l’esthétique, la poésie, le sacré, le bien-être, l’Amour, la Paix, la Vie. Il lie sa peinture à la méditation qu’il pratique sur des musiques inspirées ou bien à son chant spirituel intérieur ; leur énergie le guide dans la réalisation de chacune de ses œuvres qu’il vit comme des instants de conscience et d’éternité, pour transmettre bien-être et sérénité.

Nature et nombre d'oeuvres

12 tableaux

Église Sts Pierre et Paul

Bienvenue en l’église Saints-Pierre-et-Paul de Sigolsheim. Environnée de vignobles, dès 888, l’église actuelle a été achevée à la fin du XIIe siècle. Ayant subi d’importants dommages entre 1939-1945, elle a été magnifiquement restaurée. A l’intérieur, les couleurs des vitraux jouant sur les murs sont une invitation à la prière. Et comment, à l’extérieur, ne pas être saisi d’étonnement devant l’imposante façade de grès rose où les sculptures du tympan montrent le Christ accueillant les visiteurs à bras ouverts ?

Didier Clad
« La Résurrection, renaître de ses cendres… »

« Je mourrai dans mon nid, comme le phénix, je multiplierai mes jours »
(Job 29, 18)

Biographie

Il a étudié à l’Université de Strasbourg et aux Beaux-arts. Il obtient un Capes d’arts plastiques, est peintre et éditeur d’estampes et de livres d’artistes. Il a reçu le prix Robert Beltz en 1996 et celui des Métiers d’art du Haut-Rhin en 2000. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques : Conseil Général du Haut-Rhin, Cabinet des estampes de la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, Cabinet des estampes de Colmar, Artothèque de Mulhouse, Ministère des Finances, Bercy, Région Alsace, Huurle Stifftung, Baden-Baden et Rüdiger Hurrle Museum à Durbach, Institut Culturel Français, Karlsruhe et de Fribourg, Conseil Général de Haut-Rhin, Banque Populaire, Alsace, Musée Deck, Guebwiller, BNF, Paris,BNUS, Strasbourg, autres cabinets d’estampes en France et à l’étranger.

Contact

didierclad@gmail.com

L'exposition

Exposer des oeuvres dans l´église romane de Sigolsheim, un lieu de prière, c’est prendre en compte une longue tradition de production artistique, depuis Giotto jusqu’à nos jours.  L´art sacré traverse notre culture depuis des siècles. Le spectateur entre dans la nef centrale et les premières oeuvres évoquent le phénix. Cet oiseau mythique serait né en Inde ou en Arabie et aurait une longévité d’au moins 500 ans. Au terme de sa vie, il brûle sur un autel en sacrifice et de ce feu naît un ver, qui, au troisième jour donne de nouveau vie à l’oiseau  ressuscité. Ce récit hautement symbolique, source de vie et de renaissance, ne pouvait pas laisser indifférente la pensée chrétienne.

Symbole de résurrection, le phénix sur son bûcher est l’image du Christ sur la croix. Quand il sent sa mort venir, il s’enduit le corps d’aromates, construit un bûcher, allume le feu et s´y endort. Il meurt peu à peu, mais au bout de trois jours, il renaît de ses cendres, retrouve sa jeunesse et des ailes encore plus belles.

Aquarelles, peintures et estampes sont prétextes à la création de nouvelles formes tout en reprenant les coloris et la gestuelle des XIIème et XIIIème siècle, très présente sur certains chapiteaux sculptés.

Nature et nombre d'oeuvres

12 peintures acryliques sur toile, de 110 x 55 cm

Exposition oecuménique et franco-allemande
en quatre églises de Strasbourg et Kehl

du 4 ou 5 juin
au 16 ou 18 septembre 2022
(selon dates de vernissages et de finissages)

Le « paradis perdu », nostalgie, utopie ou quête d’intériorité ?

Ne sommes-nous pas encore nostalgiques du « paradis perdu » à la manière de Gauguin ou de Matisse et de cette harmonie détruite par la faute de l’homme ? Il nous paraît bien loin  cet Eden, tant l’homme a abimé la nature et oublié qu’il devait la respecter comme co-créateur à l’image de Dieu. Dante décrit le paradis comme suspendu dans les airs. Milton, poète anglais a écrit au XVIIIème siècle un long poème intitulé « paradis perdu » où il dépeint la vie d’avant et d’après la chute. Dans nos sociétés sécularisées, indique Anne-Marie Saunal, psychanalyste, paradis et enfer continuent d’habiter le psychisme de nos contemporains.

« Le paradis apparaît aussi comme le souvenir inconscient d’une expérience paradisiaque in utero ou bien la réponse à un désir d’une communion avec Dieu, miséricordieux ». En tout cas, il semble être le fruit d’une expérience intérieure et intime loin du brouhaha et de l’agitation du monde. Celle-ci consiste à nous émerveiller, à cultiver notre âme, notre regard, notre foi, notre altérité et notre intériorité. Tel « le papillon, silencieux, fragile et vigoureux, qui n’est le prédateur de personne et est le symbole du souffle vital » gravé par Sylvie Bethmont . Les artistes du 24ème Chemin d’art sacré nous en montrent de beaux témoignages.

Dans l’église St Pierre-le-Jeune (catholique), rue Charles de Foucauld à Strasbourg :

Sylvie Bethmont- Gallerand (gravures)

« Qu’il me donne à boire des baisers de ta bouche car ton amour vaut mieux que le vin … » (Cantique des cantiques 1, 2)

C’est un triptyque que l’on peut lire de gauche à droite, (dans le sens des écritures romaines), mais aussi de droite à gauche (dans celui de l’écriture hébraïque).
À gauche, d’abord la voix et la musique, celle de l’Oud, ce Luth qui soutient aussi la prière des chrétiens orientaux. Le titre de cette gravure provient d’un poème de Louise Labé (1524-1566) :
« Tant que ma main pourra les cordes tendre /Du mignard Luth pour tes grâces chanter /Tant que l’esprit se voudra contenter/ De ne vouloir rien fors (sauf) que toi comprendre/ Je ne souhaite encore point mourir … » (Sonnet 14, 1555)
Un poème d’amour qui a inspiré aussi sa méditation sur l’Amour du Christ et de son Église, selon la Lecture traditionnelle du Cantique des Cantiques. Un poème d’amour qui chante le bonheur qui s’enfuit dans la nostalgie d’un Paradis perdu. Mais l’Oud chrétien, ce luth qui possède au centre de sa rosace principale, l’empreinte de la croix est tout végétalisé. Un nouveau printemps est possible, le Salut est là et il vient vers nous. Nous pouvons le chanter dans la louange et l’émerveillement.

Soeur Mirjan Hindenberger (peintures)

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». (Jean 15, 13)

Elle est née à Spire et a grandi à Schifferstadt / Rhénanie-Palatinat. Après un premier emploi comme éducatrice dans les Jardins d’enfants, foyers pour enfants et adolescents, elle entre en 2001 dans la Congrégation des Soeurs de la Charité de la Sainte-Croix. Elle participe depuis 2011 à des stages annuels de peinture avec Veronika Olma et Luc Demissy qui l’inspirent dans le travail de la couleur pour donner une dynamique à la vie avec Dieu et proposer au « regardeur » un accès à cette vie par le biais de la spiritualité.
« L’amour advient ». Dans ses tableaux, l’artiste essaie d’exprimer l’Amour qu’elle reçoit de Dieu et de partager ce bonheur. Elle invite chacune et chacun à s’immerger dans sa peinture, et à vivre cette expérience spirituelle.

Dans la collégiale St Pierre-le-Jeune (protestante), place St Pierre-le-Jeune à Strasbourg :

Helge Emmaneel (dessins)

« Maintenant on ne voit pas la lumière qui brille avec éclat dans les nuages ; mais quand le vent souffle, elle devient claire ». (Job 37,21)

Fasciné depuis l’enfance par les nuages, l’artiste en a fait ces dernières années le sujet de ses dessins, peintures et photographies. L’attention qu’il porte à l’aspect éphémère des formes dans le ciel se traduit en thermes picturaux par l’idée qu’il se fait de la nature, c’est à dire en mettant en avant son caractère intact et dénué de toute influence. À l’opposé de leur caractère insaisissable, les nuages se présentent dotés d’une taille et d’une masse, se mettent en scène, renvoient dans un contexte météorologique à l’avenir, au présent et au passé, recèlent un facteur temporel dans leur formation et leur disparition, qui indique l’extra-temporel. Les nuages existent en tant que concept depuis des milliers d’années et en tant que phénomène naturel depuis des millions et des millions d’années.

Antoine Halbwachs (Dessins)

« Car voici, l’hiver est passé, La pluie a cessé, elle s’en est allée. Les fleurs paraissent sur la terre, Le temps de chanter est arrivé , Et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes» (Cantique des Cantiques 2, 11 et 12)

Antoine vit et travaille à Ostwald depuis 2000. Il pratique la sculpture et travaille au gré de ses envies la terre, le béton, le bois… mais également la gravure, avec une prédilection pour l ’eau-forte. Pour ses dessins qu’il expose dans le cloître de Saint Pierre le Jeune, l’artiste puise son inspiration dans les formes étonnantes du monde végétal, approprié à l’étude et à la poésie.
Depuis les années 1990, Antoine Halbwachs mène un travail personnel et expose principalement en Alsace. Il répond également régulièrement à des commandes. Dernières expositions : Atypiques Galerie Sandra Blum Strasbourg, Graveurs de l’Est Fondation Taylor Paris.

Dans l’église Sankt-Johannes-Nepomuk (Saint-Jean Népomucène), Gustav- Weiss- Strasse, Kehl

Marion Sautter (peintures)

« Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles; chaque étoile diffère même en éclat d’une autre étoile. » (1 Corinthiens 15, 41)

Elle est née à Balingen dans le Bade-Wurtemberg. Diplômée en peinture en 2012 par l’Académie Nationale de l’Art et du Design de Stuttgart, son mentor était le Professeur Peter Chevalier. Elle est aussi diplômée en langues romanes de l’université de Stuttgart. Depuis 2015, Marion vit et travaille à Strasbourg et Offenburg. Ses oeuvres ont été exposées fin 2021 à la galerie Bertrand Gillig à Strasbourg.

La peinture de Marion Sautter est figurative et s’inspire de scènes rencontrées dans son quotidien. Ses peintures ont souvent pour origine des dessins préparatoires faits sur le motif. Ils suscitent donc des toiles (peintes à l’huile) figuratives, mais la composition est les couleurs peuvent prendre un aspect abstrait, même si la lumière et l’ambiance d’un moment et d’un espace particulier sont au centre de ses préoccupations picturales.

Luc Demissy (peintures)

« Dieu vit que la lumière était bonne » (Genèse 1,4)

Pour l’exposition dans l’église St.-Johannes-Nepomuk de Kehl, il a choisi de montrer une série de tableaux en lien avec la nature sur le thème du « paradis perdu ». De ces peintures se dégage une atmosphère à la fois sereine et inquiétante. Une contradiction et une ambivalence qui s’expriment dans ses choix formels et chromatiques. Ces oeuvres sont l’expression du rapport que nous avons avec la nature, la volonté de la laisser s’épanouir autour de nous dans toute sa beauté d’une part et d’autre part celle de la dominer pour qu’elle serve nos intérêts.

Dans l’église de la Paix ( Friedenskirche), am Marktplatz, Kehl

Susanne Neiss (photographies)

« Pour ceux qui vivent dans le pays de l’obscurité, une lumière se met à briller. » (Isaïe 9,1)

Elle a fait des études de graphiste à l’Université de Mannheim et à l’Université de Leipzig. Depuis 2006, elle enseigne à l’école des beaux arts à Mannheim et à la Heidelberg University of Education. Son travail a reçu plusieurs prix, notamment le « WeldeKunstpreis » et une bourse pour sa pratique artistique du ministère des Sciences, de la Recherche et des Arts du Baden-Württemberg.

Le thème de l‘espace intérieur et extérieur et de leur connexion court parfois comme un fil rouge à travers la série « somewhere », dont certaines parties peuvent être vues à Kehl. Tantôt délicate, tantôt intensément lumineuse, tantôt disposée en étoile, comme le dôme d‘un édifice sacré, cette connexion semble scintiller, bouger, changer, un jeu de couleur et de lumière qui invite le spectateur à suivre cette méditation lumineuse.

Didier Guth (monotypes)

« Alors ils se virent tous deux tels qu’ils étaient, ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. » (Genèse 3, 7-19)

Dans ses oeuvres, les formes sont arrondies, en référence au féminin. Les connotations d’agressivité, de compétition de mâles dominants, bien trop envahissantes aujourd’hui le confortent dans le besoin de créer des oeuvres calmes qui, en même temps, font référence à un monde certainement fantasmé qui englobe, contient et peut-être qui protège. Les formes de ses peintures sont récurrentes, découpées dans du revêtement de sol, enduites de peinture et appliquées sur le support puis retravaillées au pinceau, à partir de ces bases.

Les couleurs sont vives, associées de façon contrastées, et doivent fabriquer quelque chose de joyeux. Il s’agit là également d’une volonté de s’opposer à un monde présenté de façon souvent triste, fait de haine et de déception.

Les couleurs sont souvent superposées ; elles fabriquent une sorte de sédimentation, une mémoire du travail. Elles définissent également les limites des formes en laissant apparaître les bords des couches inférieures.

L’ensemble qui constitue ainsi la peinture doit mener, selon moi, le spectateur à une sorte de méditation au cours de laquelle il construira sa propre vision et s’appropriera l’oeuvre.

église Saint-Arbogast

Les origines de l’abbaye remontent à la seconde moitié du 6e siècle, lorsque saint Arbogast était évêque de Strasbourg, mais l’église actuelle date essentiellement à la 1ère moitié du 11e siècle (premier art roman alsacien). L’édifice s’élève sur un plan basilical à trois nefs plafonnées se terminant par un transept et des absides voûtées en cul-de-four. À l’intérieur les grandes arcades reposent sur des supports alternés : colonnes à chapiteaux cubiques et piliers en maçonnerie à simple imposte. On remarquera la qualité de l’appareil en petits moellons alternant grès rouge et gris (extérieur de la nef et chevet de l’absidiole nord) ainsi que la taille décorative des parements (piliers intérieurs de la nef).

Bruno Boulala
« Les transformations »

« La terre était sans forme et vide,
et l’obscurité couvrait l’océan primitif.
Le souffle de Dieu se déplaçait à la surface de l’eau. »
(Genèse 1, 2)

Biographie

Il suit une formation en BT-F12 aux arts appliqués à Nancy de 1986 à 1989 puis entre à l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg de 1990 à 1995.

Depuis 1995, il est polyvalent. À la fois, créateur indépendant dans les domaines graphiques et plastiques, animateur et enseignant pour le dessin et les arts en milieux publics  scolaire, périscolaire, universitaire et associatif). Et enfin créateur de décor pour les compagnies de théâtre.

Il apprécie particulièrement les domaines (dessin, peinture, arts graphiques et scénographie) qui impliquent des liens entre l’image, les écrits, la musique, le théâtre et les arts  traditionnels. Et également, le langage par l’écriture comme geste dessiné et ses applications en art (calligraphie et peinture gestuelle) ainsi que l’expression graphique dans le champ du dessin, et de la création d’œuvres picturales et numériques.

Contact

bruno.boulala@orange.fr

L'exposition

La quête de la lumière est fascinante en toute chose. On la cherche par nature, on la scrute par curiosité, on la suit par choix.

Elle est révélée par la présence discrète ou affirmée de l’ombre, par le mouvement des matières et des couleurs et simplement par la seule volonté de la discerner, de la voir et de la regarder.

Comme au matin du cycle de la Création, comme aux balbutiements d’un monde nouveau, la clarté s’invite, douce et bienveillante, facétieuse et éclatante.
Nous sommes exposés en permanence à la lumière, physique ou spirituelle, qu’elle soit visible ou dissimulée. Pour la filtrer, car elle est forte, il y a le monde, celui d’hier, d’aujourd’hui, et de demain.

Chaque matin est un printemps, une ouverture, une possibilité…

Ce que l’âme ressent tient dans un instant ; un instant bleu, jaune, vert ou jaune, une lueur, une sensation. L’appel vers le « haut » est incessant, insistant, inépuisable.

Nature et nombre d'oeuvres

10 peintures sur toile

Technique mixte à l’eau sur toile de coton apprêtée

Abbatiale StsPierre et Paul
Le Narthex

Bienvenue en l’Abbatiale Saints-Pierre-et-Paul de Wissembourg. C’est l’Abbé Edelin qui, vers la fin du XIIIe siècle a fait édifier cette magnifique église où l’art gothique déploie ses finesses et son élancement. Comment ne pas admirer son chœur polygonal où de hautes verrières du XIVe siècle déroulent, avec leurs couleurs soutenues, des figures de l’Ancien et du Nouveau Testament? Dans le transept sud, les fresques du XIVe siècle montrent la Passion et la Résurrection du Christ, ainsi que la Pentecôte et le Jugement dernier avec les Œuvres de miséricorde. La première partie de l’exposition se situe dans le narthex. La chapelle romane du XI-XIIe siècle où se situe la seconde partie de l’exposition, est située au nord du cloître et ne sert pas au culte.

Marie-Amandine Duverger
«Résiliences»

« Béni l’homme qui se confie en Yahvé et dont Yahvé est la foi.
Il ressemble à un arbre planté au bord des eaux, qui tend ses racines vers le courant :
il ne redoute rien quand arrive la chaleur, son feuillage reste vert ;
dans une année de sécheresse, il est sans inquiétude et ne cesse de porter du fruit. »
(Jérémie 17, 7-8)

Biographie

Marie-Amandine Duverger est née en Guyane Française, où elle a grandi. Elle a commencé dès son enfance à essayer de créer en modelant la vase des marécages, en tressant des palmes, ou encore en peignant des bois flottés. Elle en est partie à quinze ans pour étudier à Paris puis est arrivée en Alsace en 2002 pour intégrer la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg.

En quête de sens, après plusieurs projets liés à l’art sacré, elle est partie vivre une année de session dans une favela du Nordeste avant de reprendre des études où elle s’est essayée à la céramique, au design, à la gravure, et à l’illustration.

Pendant ses études, elle a fondé une aumônerie pour les écoles d’art avec d’autres artistes chrétiens afin d’y développer son intérêt. Elle a continué à créer par la couture, le dessin, la peinture puis la sculpture, débutée dans un atelier céramique, il y a cinq ans, par goût pour la matière et le volume.

Récemment, elle a représenté les artistes de son quartier à la journée de la femme et elle a participé aux ateliers portes ouvertes organisés par la ville de Strasbourg.

Contact

marie-a.duverger@outlook.fr

L'exposition

Durant l’été 2016, Laurence Whitfield rend visite à des amis en Bretagne, dans le Finistère.

Elle a gardé de la Guyane le souvenir de la puissance des racines qui permettaient à des pans entiers de forêt de survivre aux inondations, ou encore de fracasser progressivement les cellules les plus sombres des bagnards, condamnés à mort.

Très présentes dans son travail, dans ses photos, dans ses sculptures, dans ses peintures, ces racines sont pour elle un fort exemple de résistance de la nature, de résilience et de force de vie qui répond à une interrogation personnelle. Comment faire face aux événements de mort qui nous arrivent autrement que par la fuite ? Tout homme peut être un jour confronté, individuellement (divorce, agression, décès d’un proche) ou collectivement (en cas de crise, de pandémie, de guerre) à cette question. Cet enracinement en profondeur n’est possible qu’en acceptant la perte d’une certaine partie de nous, comme un arbre perd ses feuilles pour avoir des racines plus vigoureuses. Un écho en somme à ce que tous nous vivons, offert ici à la prière de chacun.

Nature et nombre d'oeuvres

Sculptures, peintures, photos, dessins