Septembre 2020

Chers amis,

Nous aurions pu penser qu’avec l’épreuve de l’épidémie nos gouvernants auraient eu un sursaut moral en s’inspirant de l’écologie et de la loi naturelle pour adapter notre société à cette nouvelle donne qui bouleverse notre quotidien (santé, économie, éthique…) Apparemment, il y avait plus urgent pour eux puisqu’en catimini, en plein été, avec moins de 100 députés présents à l’Assemblée Nationale, ils ont voté le projet de loi sur la PMA (procréation médicalement assistée) et l’allongement de l’avortement jusqu’à 9 mois de grossesse.Les évêques de France ont aussitôt réagi mais ont été peu entendus car nos médias qui proclament la liberté d’expression ont fait  ostensiblement silence sur cette prise de parole importante. Si la PMA dans certains cas pourrait se discuter, on est terriblement surpris sur la mort programmée d’un enfant de 9 mois dans le sanctuaire du ventre de sa maman. On se pose la question : Quelle différence entre un embryon de 9 mois et un bébé prématuré de 6, 7 ou 8 mois ? On s’émeut, avec raison, dans le milieu écologiste de l’avortement de veaux pour accroître la productivité de lait de la mère, mais on applaudit au progrès et à la liberté en condamnant un petit humain qui n’a rien demandé et qui n’a personne pour le protéger et le défendre. On manifeste sur toute la planète, toujours à juste titre, pour la défense des droits des minorités ou de l’Homme, on accuse nos ancêtres de biens des maux contre la dignité de l’être humain dans l’Histoire (esclavage, dictatures, nazisme, communisme, colonialisme et j’en passe…) on accuse même le silence de l’Eglise face au drame unique de la SHOAH, et pourtant nous négligeons silencieusement et aveuglement ces petits enfants qui sont de chez nous et qui meurent dans nos salles d’opération aseptisées sous couvert de progrès et de modernité. Dieu dans la Bible condamnait déjà Pharaon et Hérode pour l’infanticide, car c’est de cela dont il est question car un enfant dans le ventre ou non de sa maman demeure un enfant en particulier à 9 mois.

Mais, il est encore temps de réagir, en priant avant tout, soit en interpelant nos élus (députés et sénateurs), lors de prochaines élections, en informant, mais surtout en aidant et accompagnant aussi les mamans en détresse dont la grossesse peut être un drame. D’ailleurs, ne jamais condamner une mère en détresse car souvent elle se retrouve seule face à ses questionnements, difficultés et prise de décision, mais devenir une présence compatissante et croyante en lien avec Marie, Mère de Jésus.

Une leçon que nous a peut-être donnée le COVID, la valeur de la Vie, de toute Vie, végétale, animale et humaine qui est don de Dieu.

Bonne rentrée à tous,

Et au nom de votre foi, prenez soin de vous et de votre prochain,

P.René-Philippe RAKOTO

Pfarrer.