« Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous. »

Publié le 16 juin 2026

Notre espérance

La fête de la Pentecôte est passée. Nous voici revenus au temps « ordinaire ». Un temps pour « digérer », intégrer, assimiler tout ce que nous avons vécu ces derniers mois, et le redonner autour de nous.

Dans une de ses lettres, Saint-Pierre dit : « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous. » (1 Pierre 3 :15-16)

Quelle est notre espérance ? Comment la vie, puis la mort de Jésus-Christ et enfin sa résurrection vont-elles impacter notre vie ?

Lors d’une réunion, j’ai demandé aux participants quelle était leur espérance. Certains ont dit que c’était la vie éternelle, d’autres la certitude d’être aimé de Dieu comme aucun humain ne pourra jamais le faire, d’autres enfin ont témoigné de la présence de Jésus dans leur quotidien et de la façon dont il les accompagne dans les bons moments et dans les épreuves. Dans tous les cas, c’est le triomphe de la vie sur la mort.

Mais il ne suffit pas d’avoir de l’espérance, il faut aussi en rendre compte nous dit Saint-Pierre. Il faut que le monde sache que la force qui nous maintient debout dans les tempêtes ne vient pas de notre force personnelle mais de notre espérance, de notre confiance en celui avec qui, pas à pas, nous tissons des liens. Si nous ne le disons pas, comment le monde saura-t-il que c’est le compagnonnage régulier avec Jésus à travers sa parole ou les sacrements qui fait que le roseau plie mais ne se rompt pas. C’est lui la source de toutes choses. C’est lui qui nous guide et nous conduit.

Des occasions de désespérer, nous en avons tous. Et nous connaissons tous des gens autour de nous confrontés à la violence, la douleur ou la perte. Des gens qui, pour beaucoup, dans notre société occidentale, ont des idées fausses sur Dieu (Si Dieu existait, il n’y aurait pas de souffrance), des gens qui ignorent tout de Dieu (tel cet enfant un jour qui m’a dit : « Moi je voudrais bien savoir comment on fait pour prier. ») ou des gens qui ont de Dieu une vision intellectuelle et qui n’ont pas compris que notre Dieu est avant tout un Dieu qui cherche à entrer en relation avec nous. Et le siège de la relation, ce n’est pas l’intelligence mais le cœur !

Que ce temps ordinaire qui recommence nous trouve toujours prêts à témoigner de notre espérance. Le monde en a bien besoin !

Sylvie Parriaux

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