Premier Pardon

Publié le 08 juin 2026

Samedi 06 juin – Premier Pardon à l’église de Barr

En ce samedi 06 juin, l’église de Barr accueillait les 19 enfants de la communauté de paroisses qui cheminent depuis le début de l’année scolaire vers le premier pardon, le sacrement de réconciliation, deuxième sacrement reçu par ces jeunes enfants après leur baptême. Un cœur à cœur avec le Seigneur, une rencontre importante dans le parcours de foi que ces enfants découvrent au fil des séances de KT, en petits groupes, avec quelques parents-catéchistes. Leur parcours se poursuivra dès la rentrée de septembre vers le sacrement de l’eucharistie.

 

Le péché. Une parole déplacée, vexante ou blessante, un geste inapproprié ou violent, un regard empli de colère ou de froideur, un jugement trop hâtif, un défaut d’attention à l’autre ou d’écoute, un écart de conduite, … Les exemples sont nombreux dans notre quotidien de ces manques d’amour envers ceux qui nous entourent. Des attitudes ou des mots qui nous détournent les uns des autres, qui nous éloignent, qui coupent le lien qui nous unit. C’est ainsi que le Père Albert Kouamé a parlé du péché aux enfants, s’appuyant sur le parcours Nathanaël « Le pardon de Dieu » et sur l’évangile du fils prodigue. Et pour symboliser l’effet du péché, cette rupture dans la relation à l’autre, qui est aussi rupture du lien avec Dieu, d’un coup de ciseaux, le Père Albert a coupé une corde tenue par deux enfants.

 

Le pardon. Comment réparer ? Comment revenir en arrière ? Comment renouer ce lien coupé ? Voilà tout l’enjeu du pardon. Comme l’expérimente le fils prodigue, un temps de profonde réflexion est nécessaire pour faire la vérité en soi-même avant de faire un pas vers la réconciliation, avant de revenir vers celui que l’on a offensé, de lui demander pardon et de demander pardon également à Dieu. Le père Albert revient alors sur l’attitude et la réaction du père au retour de son fils qu’il croyait perdu. Cet amour, cette tendresse, ce « gros câlin », sans jugement, sans reproche. Et cette joie immense de retrouver son fils « perdu et retrouvé ». Dieu nous attend, tout simplement, en silence, avec patience, avec confiance. Il attend que nous revenions vers lui. Et il nous accueille avec un amour infini, ôtant de nos épaules le poids du péché, éclairant notre cœur assombri de sa douce lumière, redonnant de la joie dans nos yeux. Par le pardon, le lien rompu est renoué et, comme pour la corde, ce nœud nous rapproche, il est là, il fait désormais partie de notre histoire, il est la preuve de la force du pardon.

La corde utilisée ce jour par le Père Albert pour concrétiser le péché et le pardon est la corde utilisée depuis plusieurs années. Et premier pardon après premier pardon, elle raccourcit, arborant tous les nœuds passés. Une image très marquante.

 

 

Le sacrement. Les enfants, ainsi que les personnes qui les accompagnaient, ont été invités à faire la vérité en eux-mêmes, sur leurs péchés, sur leurs écarts, sur leurs liens coupés. En prenant un petit bout de cordelette, symbolisant leur relation avec quelqu’un ou avec Dieu, en le coupant en deux pour concrétiser son propre péché, puis en allant rencontrer un prêtre et en demandant pardon à Dieu, ils ont pu découvrir le trésor de ce sacrement. La cordelette ainsi renouée, ils étaient invités à allumer un lumignon devant l’autel, signe de la lumière rallumée dans leur cœur, puis à aller remercier le Seigneur au coin prière. Un parcours fait dans un recueillement remarquable.

La matinée a été magnifiquement animée par Anatole et Arthur, respectivement à la batterie et au violon, ainsi que par leurs papas, Jean-Baptiste au clavier et Vincent à la guitare. Une touche de fraîcheur et de vie tant pour accompagner les chants que pour créer une ambiance de recueillement lors de la confession. Un immense merci à eux.

Le lendemain, dimanche 7 juin, solennité du Saint Sacrement, le Père Albert est revenu sur ce joli cœur fait de lumignons et placé devant l’autel, rappelant que l’amour infini de Dieu se révèle dans la croix, le calice (l’eucharistie) et le cœur, tous trois intimement liés.

Catherine

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