Lundi 5 avril – Lundi dans l’Octave de Pâques

Liturgie du jour

Les textes du jour

 

PREMIÈRE LECTURE  « Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins » (Ac 2, 14.22b- 33)

PSAUME  15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11

ÉVANGILE  « Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (Mt 28, 8-15)

___________________________________________________________________________

“Soyez sans crainte”

Où en est ma foi ? Suis-je comme ces femmes au matin de Pâques, confiantes et transportées de joie à l’annonce de la Bonne Nouvelle ?  Ou comme ces prêtres, méfiants au point de s’inventer des explications pour ne pas croire, incrédules au point de rejeter toute Bonne Nouvelle, sourds et aveugles aux signes envoyés par Dieu, enfermés dans une vie terrestre limitée à leurs seuls pouvoirs, enchaînés à leur propres peurs ?
Sans doute suis-je un peu les deux, suivant les jours, suivant les événements, suivant les circonstances.

Depuis une année, nous faisons face à une situation qui nous dépasse et nous emporte dans un chaos inédit. Depuis une année, nous devons espérer pour ne pas sombrer, mais la lassitude et les craintes nous submergent bien souvent. Depuis une année, nos convictions sont mises à rude épreuve, au point de perdre nos repères et de ne plus savoir en quoi espérer. Depuis une année, nous sommes confrontés à des situations impensables jusqu’alors, et nous essayons en vain de nous raccrocher à des bouées illusoires. Depuis une année, nous sommes plongés dans le noir d’une incertitude tenace qui rôde sur notre avenir, au point de ne plus voir la lumière à l’horizon.
Et que de paroles inutiles, que de débats stériles, que d’explications insensées, que de solutions élaborées pour enrayer cette pandémie qui nous menace, que de peurs qui enferment, que de méfiances qui enchaînent, que de craintes qui éloignent !

Et pourtant, le phare est là, immuable depuis des millénaires, dressé devant nos yeux, lumineux et rassurant.
Ce phare, c’est ta résurrection, Seigneur, c’est la vie qui renaît toujours, même après le plus grand des chaos.
Ce phare, c’est ta parole, Seigneur. Une parole qui brille au firmament. Une parole qui guide vers un chemin sûr au milieu d’un désert de méfiance et de doute. Une parole qui révèle la voie de l’espérance et de la confiance.
Une boussole visible pour celui qui porte un regard bienveillant, confiant et rempli de joie comme celui de ces femmes au matin de Pâques, un signal audible pour celui qui écoute, une parole de vérité pour celui qui croit.
Merci Seigneur pour cette Pâque qui nous ouvre à la joie et à une vie renouvelée !

Catherine

___________________________________________________________________________

PSAUME   15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11

R/ Garde-moi, mon Dieu :
j’ai fait de toi mon refuge.
ou : Alléluia !
 (15, 1)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !