Dimanche 21 mars – 5ème dimanche de carême

40 jours de gratitude

“Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps”. Proverbes 16, 24

Un chemin de gratitude proposé par le sanctuaire du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial :

De la joie à la source de la joie


La gratitude, fruit de mes efforts ou de la grâce ?

« Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort ! » dit Marthe à Jésus.

La vertu de gratitude relève bien sûr de notre volonté : c’est librement que nous choisissons chaque jour de consentir à la paix intérieure, alors même que nos sentiments ou que les évènements extérieurs nous pousseraient plutôt au découragement et à la mélancolie. Les efforts que nous fournissons ne sont jamais vains et ne restent pas sans produire un bien ; même un bien que nous n’aurions pas imaginé.

Ecoutons ce témoignage de Thérèse de Lisieux : « J’ai pensé aujourd’hui à ma vie passée, à l’acte de courage que j’avais fait autrefois à Noël ! Et la louange de Judith m’est revenue à la mémoire : « Vous avez agi avec un courage viril et votre cœur s’est fortifié ». Bien des âmes disent : mais je n’ai pas la force d’accomplir tel sacrifice. Qu’elles fassent donc ce que j’ai fait : un grand effort ! Le bon Dieu ne refuse jamais cette première grâce qui donne le courage d’agir ; après cela, le cœur se fortifie et l’on va de victoires en victoires ». (Ste Thérèse de Lisieux)

Il y a plus que l’effort. Il y a quelque chose d’autre qui entre en jeu dans cette attitude à laquelle nous aspirons. C’est que l’effort est, de façon invisible certes, toujours soutenu, encouragé, renouvelé par quelque chose qui nous dépasse fondamentalement.

La transformation personnelle que nous vous proposons d’expérimenter dans ce livret ne repose pas uniquement sur vos propres efforts. Croyant ou non, découvrez cette semaine le doux équilibre à observer dans la vertu de gratitude, entre le fait d’agir avec ses petits bras musclés et le fait de recevoir la force d’un Autre !

Aujourd’hui, je relis mon carnet de gratitude et je regarde toutes les belles choses vécues en seulement un mois… je prends le temps de longues respirations à l’air frais et si possible dans la nature et je rends grâce du chemin parcouru.

Je suis attentif dans ma journée à prendre conscience des beaux moments que je vis. Je m’arrête quelques instants pour goûter ces moments et remercier le Seigneur de la chance que j’ai de vivre cela en répétant par exemple : « Merci Seigneur pour la chance que j’ai de vivre ce moment et ces moments ! »

Depuis un mois, nous nous efforçons de choisir la gratitude volontairement.

Il est temps de faire un test !

A quel niveau de gratitude je me situe ? Pas de culpabilisation… « La vérité nous rend libre !  »

Niveau 1 : je suis dans l’ingratitude

●Je râle sans cesse et je suis souvent dans la plainte voire la victimisation. Je me dis toujours « je n’ai pas de chance » ou « je n’y peux rien », « ça ne changera jamais ».

Je n’ai de gratitude ni pour ce que j’ai, ni pour qui je suis, ni pour ce que je vis

Niveau 2 : je ressens ponctuellement de la gratitude

●De temps en temps, j’éprouve de la gratitude à la suite d’un événement positif

●Cela reste ponctuel et n’est pas habituel

●L’émotion que je ressens est le signe que je suis touché par le bienfait et sa gratuité, mais je ne cherche pas délibérément à en prendre davantage conscience ni à agir en retour

Niveau 3 : je travaille à faire grandir la vertu de gratitude

●Je m’exerce consciemment à cultiver l’attitude de gratitude en prêtant attention à ce qui m’advient pour y reconnaître des dons et, entraîné par l’émotion, je pose des actes de gratitude.

●J’apprends à demeurer dans la gratitude également dans les contrariétés, les difficultés

●La vertu s’installe en moi. Elle n’est pas encore spontanée et parfois difficile, mais je progresse !

Niveau 4 : la gratitude est devenue une attitude habituelle dans ma vie.

Je vis la gratitude conditionnelle (suite à un évènement positif), mais aussi celle inconditionnelle (indépendamment de ce qu’il m’arrive) : je reçois chaque moment comme un cadeau.

●Cela devient facile : lorsque la vertu est installée, je n’ai pas besoin de beaucoup d’efforts pour la maintenir. Les difficultés bien sûr m’affectent, mais je suis capable de revenir rapidement dans la gratitude.

La gratitude devient un trait de mon caractère. Les gens me disent : « tu as de la chance, tu vois toujours les choses du bon côté ! ».