Année 2021 – Une année dédiée à saint Joseph

La carte d’identité de saint Joseph

Dans sa lettre apostolique Patris corde, qui signifie « avec un cœur de père », le pape François résume ce que disent les évangélistes de saint Joseph. Lorsque qu’il est mentionné dans les évangiles, c’est toujours en fonction de son fils adoptif dont il est le « gardien fidèle », comme le disait saint Bernardin de Sienne.

Saint Joseph est de la descendance de David (Luc 1, 27) et fils de Jacob (Matthieu 1, 16). Il était un humble charpentier (cf. Matthieu 13, 55), promis en mariage à Marie (cf. Matthieu 1, 18 ; Luc 1, 27). Joseph était aussi reconnu comme un « homme juste » (Matthieu 1, 19). Il était toujours prêt à accomplir la volonté de Dieu manifestée dans sa Loi (cf. Luc 2, 22.27.39), et à travers quatre songes (cf. Matthieu 1, 20 ; 2, 13.19.22). Après un long et fatiguant voyage de Nazareth à Bethléem, il vit naître le Messie dans une étable, parce qu’ailleurs « il n’y avait pas de place pour eux » (Luc 2, 7). Il fut témoin de la visite et de l’adoration des bergers (cf. Luc 2, 8-20) et des Mages (cf. Matthieu 2, 1-12) qui représentaient respectivement le peuple d’Israël et les peuples païens.

Joseph eut le courage d’assumer la paternité légale de Jésus à qui il donna le nom révélé par l’ange : « Tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1, 21). Comme on le sait, donner un nom à une personne ou à une chose signifiait, chez les peuples antiques, en obtenir l’appartenance, comme l’avait fait Adam dans le récit de la Genèse (cf. 2, 19-20). Et il a aimé le Fils de Dieu, son Créateur, avec un cœur de Père, comme son propre fils.

Quarante jours après la naissance, Joseph, avec la mère, offrit l’Enfant au Seigneur dans le Temple et entendit, surpris, la prophétie de Siméon concernant Jésus et Marie (cf. Luc 2, 22-35). Pour défendre Jésus d’Hérode, il prit Marie et son fils et fuit en Egypte où il séjourna comme un étranger jusqu’à la mort du roi Hérode qui cherchait à tuer l’enfant-Dieu (cf. Matthieu 2, 13-18). Revenu dans sa patrie, il vécut en cachette dans le petit village inconnu de Nazareth en Galilée, loin de Bethléem, sa ville natale, et de Jérusalem où se dressait le Temple. Quand, justement au cours d’un pèlerinage à Jérusalem, ils perdirent Jésus âgé de douze ans, avec Marie ils le cherchèrent angoissés et le retrouvèrent dans le Temple en train de discuter avec les docteurs de la Loi (cf. Luc 2, 41-50).

Après cet événement, les évangélistes n’ont plus parlé de saint Joseph. Il était l’homme effacé et discret qui a accompli dans le silence la volonté de Dieu.

Père Bernardin