Femmes au Moyen-Âge – acte 1

Exposition au Mont Sainte-Odile en lien avec la Seigneurie d’Andlau du samedi 21 juillet au lundi 15 octobre 2018

Deux conférences

  • Samedi 21 juillet 2018 – 15h00 : Conférence inaugurale de M.-Th. Fischer : « Les chanoinesses de Hohenbourg au Moyen-Âge »
  • Samedi 11 août 2018 – 15h00 : Conférence de soeur Élie Cails : « La vie à Hohenbourg au XIIIe s., à la lumière d’Unterlinden »

Vernissage

  • Samedi 21 juillet 2018 à 16h00

Lieu d’exposition

  • Chapelle Sainte-Attale et Salle Vatican

Femmes au Moyen-Âge

Du VIIe au XVe siècle, contrairement aux idées reçues, les femmes ont un rôle majeur au sein de la société du Moyen-Âge. Fondatrices de nombreux monastères, couvents et béguinages, elles sont aussi des auteures majeures de la littérature médiévale.

Femmes d’action, investies dans des oeuvres caritatives, elles s’engagent résolument dans les crises politiques de leur temps.

Dès l’âge roman, les femmes vivent et revendiquent un chemin d’émancipation dont témoigne une importante et étonnante production littéraire, théologique, poétique et mystique.

Ce sont d’ailleurs deux femmes qui, au XIIe siècle, écrivent les encyclopédies de l’âge roman, telles l’Hortus deliciarum de l’abbesse Herrade du monastère du Mont Sainte-Odile et les oeuvres de Hildegarde de Bingen, la sybille du Rhin.

Avec la révolution urbaine du XIIIe siècle, les femmes acquièrent une nouvelle place au sein de la cité, non seulement à la faveur de l’émancipation du laïcat, mais aussi grâce aux ordres mendiants.

Ce sont des femmes de modeste condition, et non seulement des abbesses, qui s’engagent alors dans une réforme de l’Église et la société, avec courage et autorité.

Ainsi, dans la vallée rhénane, depuis sainte Odile, impératrices, abbesses, moniales, béguines et laïques vivent une « culture de fraternité », suscitent une « culture de liberté » et prônent une culture de dialogue qui aujourd’hui encore façonnent un certain idéal européen.

Enrichie de précieux ouvrages médiévaux, manuscrits et incunables provenant de riches fonds patrimoniaux alsaciens, cette exposition propose au grand public de découvrir comment l’émancipation féminine est née au Moyen-Âge, avant que ne se déchaîne la chasse aux sorcières des sociétés modernes.

En lien avec la Seigneurie d’Andlau

L’exposition qui se tiendra au Mont Sainte-Odile est l’Acte 1 de celle qui se tiendra, du 20 juillet au 16 décembre, aux Ateliers de la Seigneurie d’Andlau, sous le titre : DAMES ILLUSTRES & FEMMES LIBRES AU MOYEN ÂGE, Du Jardin des délices au Marteau des sorcières. (Acte 2)

Les deux expositions, concoctées et pensées par le fr. Rémy Valléjo, dominicain, – Le Rhin mystique -, ont été conçues pour n’en faire qu’une sur ces deux lieux historiques et symboliques de la région.

Les oeuvres exposées

L’exposition permettra de retracer la vie de sainte Odile grâce à une collection de gravures des XVIIe et XVIIIe siècles, mais aussi grâce à des ouvrages du XVe siècle ainsi qu’une copie de planches de l’Hortusdeliciarum réalisée en 1818 avant que le célèbre ouvrage ne disparaisse dans l’incendie de la Bibliothèque de la Ville de Strasbourg en 1870.

Les fragments du tombeau de sainte Odile au XVIIe siècle seront aussi exposés alors que la figure de sainte Odile dans les arts sera illustrée grâce à des oeuvres de Charles Spindler, Martin von Feuerstein et Richard Brunck de Freundeck, artisan du renouveau des arts en Alsace entre 1880 et 1930.

Enfin, les visiteurs pourront admirer la reconstitution de la croix du monastère de Niedermunster, chef d’oeuvre d’orfèvrerie du XIIe siècle, fondu en 1790.