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Compte rendu de la journée de formation du 4 octobre 2025

Publié le 10 décembre 2025

          PARTENARIAT ET DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

  1. Synthèse des 3 interventions :

-1 « Le CCFD-Terre solidaire, « une association qui ne fait rien » ; mais que fait donc le CCFD ?» par Jean Luc Piermay, membre de la commission du partenariat international Sahel-Afrique centrale du CCFD Terre solidaire. En partant d’exemples de terrain et en remontant aux principes de l’action, il montre comment interviennent le CCFD et ses partenaires en Afrique centrale.

Que faire avec le CCFD-Terre Solidaire quand on vient d’un pays du Sud, que l’on est installé en France et qu’on souhaite s’impliquer dans le développement de sa communauté d’origine ? Le CCFD peut-il vous aider ? La première chose à faire est de comprendre comment le CCFD fonctionne.

« Le CCFD, la seule association qui ne fait rien ». Ce curieux slogan appelle justement à comprendre ce fonctionnement. Le CCFD-Terre Solidaire ne compte aucun expatrié, il ne possède aucun bureau en dehors de la France. Il ne travaille avec les pays des Suds que par l’intermédiaire de partenaires locaux, tous nationaux des pays concernés. Pour animer ce réseau de partenaires, le CCFD emploie des chargés de mission, chacun ayant, depuis la France, la responsabilité d’un petit nombre de pays. De leur côté, ces partenaires travaillent avec des groupes et/ou des communautés locales. Ces derniers sont les véritables acteurs de leur propre développement.

Au centre du dispositif sont les « partenaires ». Qui sont-ils, que font-ils ? Ils ne sont d’abord qu’un petit nombre par pays : à titre d’exemple, 5 au Tchad, 4 en Centrafrique, 5 au Sénégal, 3 en Mauritanie, etc. Cela ne veut pas dire que le CCFD manque de relations dans ces pays ! Il s’agit d’un choix stratégique, celui d’associations pertinentes pour servir de leviers d’action efficaces. Ces partenaires sont des associations, des ONG locales, des coopératives, des fédérations, parfois des diocèses ou des mouvements d’Église, etc. Ils ont des tailles variables, mais tous sont à la tête d’un réseau important à l’intérieur de la société locale. Avec eux, le CCFD entretient une relation de longue durée. Autrement dit, il est rare que le CCFD se sépare d’un partenaire et tout aussi rare qu’il accepte un nouveau partenaire. Pourtant, le travail partenarial est régulièrement évalué (tous les trois ans) par des Commissions composées de bénévoles élus du CCFD, qui peuvent proposer l’arrêt ou le démarrage d’un partenariat.

Prenons l’exemple du Tchad. Chacun des 5 partenaires est porteur d’un projet : l’appui aux communautés paysannes (ACORD-Tchad), le soutien aux jeunes et aux femmes (APAD), le dialogue interreligieux (GRAVE), le soutien aux communautés d’éleveurs (Kawtal), l’animation de la société civile (CSAPR). Chaque projet correspond à un grand enjeu de société, qui a été défini au préalable à l’occasion d’une analyse précise des dynamiques sociales du pays. Ce sont des projets de long terme, qui laissent le temps de la discussion, de la formation, de l’échange d’expériences, de la réflexion commune, de la connivence, entre le partenaire et le chargé de mission du CCFD pour l’Afrique centrale. Ce dernier est localisé en France, il fait en gros un voyage par an dans le pays et travaille le reste du temps en visio. Les partenaires sont financés par le CCFD, mais ce sont des crédits limités, ciblés et toujours discutés.

Comment les partenaires agissent-ils sur le terrain ? Leurs interlocuteurs sont variables : selon les cas, des associations de jeunes ou de femmes, des communautés villageoises ou d’éleveurs, des religieux (prêtres, pasteurs, imams), des personnes et des groupes de la société civile. Les partenaires agissent avec leurs interlocuteurs de la même manière que les chargés de mission du CCFD pratiquent avec eux : ils discutent, échangent, forment, réfléchissent avec, entrent en connivence. Sur le terrain, que se passe-t-il ? Quelques exemples. Des « médiatrices sociales », formées en quelques jours mais surtout sur le tas, s’emploient à apporter une réponse aux problèmes de leurs voisinages. Les associations de jeunes portent avec enthousiasme le débat social sur la place publique. Les communautés pastorales et villageoises, longtemps en conflit, se rencontrent, se parlent et se lient d’amitié. Les imams transmettent à leurs fidèles leur conviction du vivre-ensemble, etc. Autrement dit, les partenaires ne « font » rien non plus. Ils mobilisent, ils forment, ils plaident et, quand un blocage se fait sentir, ils aident financièrement.

Cette manière de faire est-elle efficace ? Encore un exemple. Le grand programme européen RESILAC, dont l’objectif est de la réhabilitation de la région du lac Tchad après les exactions de Boko Haram, mobilise des fonds très importants autour d’ONG. Le CCFD en fait partie, aux côtés d’ONG beaucoup plus grosses. Chacune a son programme, structuré en phases de trois ans avec évaluation, et il y a une coordination globale autour de l’objectif commun. Les autres ONG se sont dépêchées pour être sûrs de boucler leur programme ; elles ont construit des puits, des écoles, des dispensaires. Les partenaires du CCFD ont travaillé différemment. Ils sont entrés en contact avec les communautés, ils ont discuté, incité à la structuration locale, sont partis et revenus, ils ont encore échangé, tout cela pour que les communautés s’organisent et décident ce qu’elles désirent. Cela a pris beaucoup de temps. La coordinatrice du projet s’est impatientée, les autres ONG n’ont pas compris cette lenteur. Mais à l’issue des trois premières années, les autres ONG se sont retrouvées en difficulté, leurs animateurs étaient pessimistes, car les communautés n’avaient pas suivi. Du côté du CCFD, la dynamique était lancée, les communautés étaient partie prenante. Pour la deuxième phase du programme, la coordinatrice a demandé au CCFD de former les autres ONG et de remonter le moral des animateurs de terrain.

Comment peut-on parvenir à cela ? Un seul secret : le temps. Une longue pratique est nécessaire pour forger la relation entre CCFD et partenaires : une connivence. J’en ai été témoin lors d’une mission au Tchad, je continue à en être témoin lors des visios avec des partenaires : une amitié s’est créée. Cela est indispensable pour l’efficacité. On ne change pas facilement une telle équipe, il est difficile de devenir partenaire !

Et cela d’autant plus que les projets ont souvent une grande ampleur. Avec ACORD-Tchad, un million de personnes appartenant à des communautés paysannes sont concernées. Avec APAD, il s’agit des associations de jeunes de 15 villes du pays ; avec Kawtal, de l’ensemble des sociétés pastorales du Tchad, de Centrafrique et du nord Cameroun, etc. En Centrafrique, où l’État est largement failli, le GDAP (un autre partenaire) a réuni à Bouar pendant trois jours 50 acteurs de terrain ; des fonctionnaires, des sous-préfets, des ardos peuhls, des chefs de village, des députés, des responsables de la police et de la gendarmerie. L’objectif était de dessiner un chemin vers la paix au niveau régional. Qui d’autre aurait pu le faire ?

Vous qui rêvez de devenir opérateurs de développement pour votre communauté d’origine, que pouvez-vous faire ? Un conseil majeur : inscrivez-vous dans une réflexion plus vaste. Répondez à votre niveau aux grands enjeux de la société.

Que peut vous offrir le CCFD ? N’espérez pas devenir partenaire ! D’abord, vous n’êtes pas sur place. Ensuite, vous n’avez pas l’ampleur. De plus, la porte est très étroite.

Cela ne vous empêche pas de vous inscrire dans la dynamique. Il est toujours possible de prendre contact avec un partenaire, de réfléchir avec, de travailler avec, car les partenaires cherchent du répondant. Vous pouvez aider à mobiliser votre communauté d’origine ; de toutes manières, c’est elle qui fera le travail. Autrement dit, soyez un intermédiaire pertinent. Un « intermédiaire », c’est bien ce dont le monde a le plus besoin aujourd’hui.

Ici, en France, soyez l’intermédiaire entre la communauté que vous représentez (ou dont vous avez la charge) et un organisme comme le CCFD. Ayez de l’ambition ! non pas seulement pour récolter un peu d’argent, mais pour informer, former votre entourage, l’ouvrir aux grands enjeux du monde, le sortir de son quotidien. Et si vous récoltez de l’argent, que celui-ci soit destiné à un enjeu important, qui ait à la fois du sens pour votre pays et pour vos interlocuteurs ici, en France

2-Pratiques de développement communautaire en Guinée et en Alsace par Jean Vogel, ancien maire de Saales. Il parle de la manière dont le développement communautaire a été insufflé sur les plateaux du Fouta Djalon (Guinée) et des leçons qu’il en a tirées pour stimuler le développement de son village du massif vosgien. Pratiques de développement communautaire en Guinée

Les 3  formes de l’aide : urgence, assistanat, développement

-L’urgence  Ses caractéristiques :

–           rapidité et efficacité,

–           ponctualité (Il faut savoir s’arrêter),

–           dérive vers l’assistanat si on ne sait pas l’arrêter au bon moment,

–           médiatique,

–           risque de détournement de l’aide (chantage)

–           cautionnement politique.

L’assistanat Ses caractéristiques :

–           facilité,

–           satisfaction des intéressés à court terme, pas de réflexion à moyen et long terme

–           faillite de la production locale,

–           chute des prix agricoles,

–           recul du travail,

–           risque de discrimination (On aide un quartier et pas un autre, un village et pas le village voisin…)

–           problèmes sociaux à terme.

Le développement Ses caractéristiques :

–           long et difficile,

–           exigeant, savoir-faire important exigé,

–           efficace, mais pas de façon linéaire,

–           peu ou pas médiatique,

–           souvent coûteux à moyen terme,

–           politiquement peu exploitable,

–           lié au contexte politique,

–           Assure de façon durable une amélioration des conditions de vie.

Choisissons le développement ! Le texte qui suit raconte l’histoire du développement des hauts plateaux guinéens. Cela n’aurait pas été possible sans l’engagement des paysans, sans une prise de décision de ces derniers, sans la mise en place d’une organisation audacieuse, sans la volonté et le sens stratégique de ses responsables et aussi sans un coup de pouce extérieur. L’exemple a été repris dans un livre : Moussa Para Diallo, Jean Vogel, 1996 : L’Afrique qui réussit : Vie et combat d’un leader paysan guinéen, Paris, La Découverte, 221 p.

L’Afrique qui réussit : comment des paysans vont bien au-delà de l’auto-suffisance alimentaire ?’

« La population (des terres des hauts plateaux du Fouta Djalon) n’en tire que de maigres récoltes de fonio (Digitaria exilis) absolument insuffisantes pour sa subsistance, À cette époque de l’année, elle est décimée par une cruelle famine et vit de racines, de patates, d’ignames (sauvages) » (Anonyme, 1906-1911).

Quand Richard-Mollard (1944) traverse les Timbis où vivent des Peuls sédentarisés, son jugement est sans nuance : ‘Le riz n’y viendra jamais (…,) l’épuisement des sols est extrême’. Il confirme ce que notait Veillard (1937) ‘On est arrivé au dernier stade après lequel il n’y a plus qu’à émigrer ailleurs’. Sur ces sols parmi les plus pauvres au monde, des paysans vont accomplir à partir de la fin des années 1980 une véritable révolution agricole, alliant à la fois une approche durable de l’agriculture, un accroissement considérable de la productivité et une des formes d’organisation les plus originales qui existe.

Début 1988, la coopération française initie à Timbi-Madina (sous-préfecture de Moyenne Guinée) un projet de développement agricole. Lasse des promesses non tenues et de l’échec des projets passés, la population accueille cette initiative avec indifférence, voire méfiance, d’autant que la faiblesse des moyens mis en œuvre déçoit.

Il s’agit dès lors de relever trois défis :

         gagner la confiance des paysans,

         éviter les erreurs du passé,

         démontrer qu’un développement durable de l’agriculture est possible.

Pour gagner cette confiance, on recherche les personnes-ressources, celles qui détiennent le savoir-faire, connaissent l’histoire locale et bénéficient de la reconnaissance sociale. Avec elles, de petites actions simples, peu onéreuses, mais ayant un impact important en cas de réussite sont retenues et mises en place.

Un cours d’eau est dérivé, il permet d’irriguer une parcelle de 5Ha de riz, partagée entre une trentaine de paysans, véritables pionniers, qui réalisent les rizières en plein mois de ramadan et se font huer en ramassant les déchets du marché pour les composter.

Les milliers de femmes pratiquant le maraichage ne trouvent le plus souvent à acheter que de vieilles semences périmées. Deux paysans-commerçants vont bénéficier d’un crédit pour aller s’approvisionner à Dakar (1000km) et monter une boutique d’intrants agricoles.

Alors qu’ils avaient l’habitude de 400kgs de fonio l’hectare, les paysans récoltent près de 5 tonnes de riz dès la première année. Les femmes voient leur problème de semences se résoudre définitivement. La confiance est gagnée, les paysans affluent.

Il leur est proposé de tester les pistes de développement qu’ils souhaitent. Si le travail est sérieux, mais le résultat insuffisant, le projet met en place une assurance-récolte de façon à couvrir le risque. Certains tentent l’amélioration des cultures traditionnelles : fonio, patate douce, oranger… ; d’autres, l’expérimentation de nouvelles spéculations : café arabica, fruit de la passion, pomme de terre…

Parallèlement, des actions d’accompagnement sont mises en place dans le souci bien senti de dynamiser, mais surtout pas d’assister (construction de pont, de passages busés, d’une bibliothèque…). À titre d’exemple, pour la construction, le projet finance le maître d’œuvre, le fer à béton et le ciment. Les villageois se chargent du sable, du gravier et de la main d’œuvre.

Une identité de vue s’établit entre les paysans et le projet sur le fait que seul le développement économique peut engendrer et financer le développement social. Il est ainsi indispensable d’identifier une filière agricole susceptible d’accroître les revenus des paysans.

Fin 1989, les paysans évaluent les opérations en cours. La conclusion tombe : ils souhaitent développer la filière pomme de terre alors que les responsables du projet demeurent réticents.

Car la tâche est immense, pour ne pas dire impossible. La faiblesse des rendements (à peine 8 tonnes pour 2 tonnes semées), l’enclavement des Timbis (450km de Conakry) et l’importation massive en provenance d’Europe à travers des circuits opaques constituent autant d’obstacles quasi insurmontables.

Seuls atouts : la détermination des paysans emmenés par un leader charismatique, Moussa Para Diallo et la souplesse d’un petit projet qui sait être efficace grâce une équipe composée de cadres guinéens et de volontaires européens du développement.

Le projet accepte de suivre à condition que dans un délai de trois ans, la filière (des semences à la vente) soit entièrement prise en charge par les organisations paysannes.

Côté technique, la démarche va être la même que celle initiée par La JAC en France après la seconde guerre mondiale. Une multitude d’essais sont mis en place en milieu paysan. En parallèle, les paysans se visitent les uns les autres et débattent tous ensemble. Rapidement, il apparait qu’une variété est tolérante à la pire calamité de la région, le flétrissement bactérien. Les paysans qui pratiquent le compostage et ajoutent un peu de phosphate (car les sols en sont carencés) voient leurs rendements s’envoler. En deux ans, les rendements passent de 8 à 20, voire 30 tonnes pour les meilleurs. La production s’accroit, les prix baissent mais pas suffisamment pour s’aligner sur celui des importations.1991, pour la première fois en Afrique, des paysans menacent un ministre de déverser leur production dans les rues de la capitale si rien n’est fait pour endiguer les importations à bas prix. La scène se passe en république de Guinée. Elle est filmée par la télévision nationale et le bras de fer entre les paysans du Fouta Djalon et le ministère de l’agriculture devient le feuilleton de l’année d’autant que dans un pays qui sort à peine de plus de 30 ans de disette, le mot ‘surproduction’ est inconnu. Le sujet s’invite d’ailleurs fréquemment au conseil des ministres et coûtera sa place au ministre en place.                                                                                             

 Les paysans bien organisés et déterminés finissent par obtenir le blocage des importations. Pour la première fois, une production nationale s’impose là où, comme le reconnaît un commerçant, on ne donne de l’importance qu’aux produits importés. Les messages de félicitation et de solidarité affluent de partout. Un an plus tard, les paysans de Timbi-Madina organisent une grande rencontre de responsables paysans de tout le pays. Près de 400 paysans répondent à l’appel. Ainsi nait la fédération des paysans du Fouta Djalon.                                                                                                       

Ceci dit, peu d’observateurs parient à l’époque sur l’avenir de l’organisation paysanne. Feu de paille, affirme-t-on. À la coopération française, où on est plus habitué aux paysans suiveurs que leaders, l’indépendance de ton dérange. D’autant que des intérêts plus importants sont à préserver, notamment sur le coton et le café. Le mot d’ordre est clair, faire rentrer les paysans dans le ‘moule’ dès le chef de projet parti. Côté organisations internationales, il en est de même pour d’autres raisons. Le projet français fait tache. Avec peu de moyens, il fédère des milliers de paysans alors que les résultats des projets internationaux situés à proximité demeurent décevants malgré les millions de dollars dépensés. Le gouvernement guinéen ne souhaite pas heurter la politique ultra-libérale du FMI, hostile au blocage des importations…, à moins que les paysans ne démontrent qu’elles sont subventionnées (ce qui est le cas, mais encore faut-il le prouver). Les grands commerçants de la capitale se font pressants, les intérêts en jeu sont importants.

Qu’en est-il près de 20 ans plus tard ? Petite maison en briques de terre stabilisée au milieu d’un vaste terrain, vous êtes à Timbi-Madina au siège de la fédération des paysans du Fouta Djalon. Dans l’entrée, un grand tableau synthétique explique aux visiteurs ce que fait la « fédé », comme tout le monde l’appelle au Fouta. Dans un pays où l’État est de moins en moins présent, les tâches des organisations paysannes sont innombrables. Elles sont à la fois syndicat, coopérative, chambre d’agriculture, université populaire, crédit agricole, centre de gestion, voire mutuelle de santé… Plus de 20.000 paysans répartis dans un rayon de 200 kms autour de Timbi-Madina adhèrent à la « fédé ». Les groupements les plus éloignés sont à 4, voire à 5 heures de voiture. Pour mener à bien toutes ces fonctions, l’organisation emploie 29 personnes.

À sa tête, Moussa Para Diallo est devenu le leader des paysans du Fouta et aujourd’hui de tout le pays. Connu de tous, il est reconnu par les autorités politiques comme un interlocuteur incontournable. S’il est charismatique, l’homme est aussi doté d’un extraordinaire sens des affaires et d’une vision prospective peu commune. Si on rajoute son bon sens paysan, le tout en fait un redoutable négociateur. À Timbi, tous se souviennent du jour où des hommes armés et en uniforme sont venus l’arrêter, l’interroger et tenter de le racketter. Cinq heures plus tard, des centaines de paysans encerclaient le lieu de détention. Un vieux s’en alla exposer aux geôliers que si Para n’était pas libéré dans l’heure, les paysans allaient attaquer. La libération fût immédiate et l’aura du leader n’en fut que plus grande.

Connu, il l’est aussi auprès des bailleurs de fonds et auprès d’un certain nombre d’hommes politiques européens. Moussa Para Diallo pourrait passer sa vie à l’étranger en allant de colloque en séminaire. Il est invité aussi bien au sommet de l’OMC à Cancun qu’au forum social mondial. Il sait que le risque est grand de se couper de sa base et il limite donc ses déplacements à l’extérieur. Depuis le début de l’aventure de la pomme de terre, il a conscience que sa principale force réside dans la production agricole. S’il parle, s’il se bat, c’est pour défendre avant tout des producteurs.

La fédé, affirme-t-il, c’est aujourd’hui plus de 20.000 tonnes de pommes de terre de production par an et de vous emmener fièrement visiter ses champs personnels, presque tous irrigués et dont la surface avoisine les cent hectares. Est-ce l’arbre qui cache la forêt ? Moussa Para reste une exception au regard de la taille de ses parcelles. Mais pour celui qui n’hésite pas à marcher, à arpenter le Fouta Djalon et à aller au-delà des vitrines des projets de développement, il est indéniable que la culture de la pomme de terre a gagné tout le plateau central du Fouta. Il n’y a plus un bas-fond jusqu’aux endroits les plus reculés où on ne distingue pas le tubercule. L’ail autrefois très présent, puis attaqué par un virus, a disparu. La culture de la pomme de terre a sauvé de la grande pauvreté des milliers de femmes. Révolution sociologique : de culture de rente destinée au marché des grandes villes, la pomme de terre est devenue progressivement une culture vivrière destinée en partie à l’autoconsommation. Révolution agricole également : la plante est cultivée aussi bien en saison sèche qu’en saison des pluies, entrainant une modification complète des systèmes de culture. Elle a aussi réussi à faire ce qu’aucun projet de développement spécialisé dans la protection de l’environnement, même le plus nanti, n’avait réussi à faire : la généralisation de l’utilisation de la fumure organique et du compostage. Pourquoi ? Simplement parce qu’il s’agit de la condition sine qua non pour obtenir une bonne récolte. De même, la plaine des Timbis, jadis semblable à la Beauce avec ses 30.000 hectares est devenue terre de bocage, les parcelles étant délimitées par un fossé et une haie-vive. Quand la parcelle peut être irriguée, il n’est plus rare de voir les paysans semer du maïs dans l’interligne lors du buttage des pommes de terre, avant de repiquer le riz en saison des pluies, atteignant ainsi le même degré d’intensification que l’agriculture du sud de la Chine.

Alors, oui, les chiffres avancés par la fédé sont justes, probablement même sous-estimés pour des raisons bien compréhensibles. Toutefois, faute de temps, elle ne s’est pas intéressée aux effets induits de son action. L’observateur attentif se rendra rapidement compte que la fédé n’est plus que la partie immergée de l’iceberg. Aujourd’hui, la majorité des producteurs de pommes de terre se sont développés seuls en copiant. Il s’agit surtout de femmes, souvent rebelles à toute forme d’encadrement. La production réelle dans le Fouta avoisine les 30.000, voire les 40.000 tonnes.

L’histoire pourrait s’apparenter à un conte de fées, d’autant que la fédé soutient également des milliers de producteurs d’oignons à qui elle livre régulièrement, à temps et à des prix raisonnables près de 2000 kilos de semences d’oignons et 500 tonnes d’engrais (en incluant les producteurs de pommes de terre) ; sans parler des 1500 paysans et surtout paysannes, alphabétisés chaque année.

C’est oublier l’envers du décor, et cet envers est plus que surprenant si on veut bien se donner la peine de le découvrir. Comme partout, le nerf de la guerre est financier. Le budget de la fédération est très dépendant de l’aide extérieure. Comment pourrait-il en être autrement alors qu’elle ne bénéficie pas du moindre subside de l’État et qu’elle aide des paysans pauvres (son budget mensuel est équivalent au salaire d’un coopérant) ? En tant que structure responsable, elle se soucie de limiter les dépenses, de gérer au mieux et d’accroître sa part d’autofinancement.

Concrètement la fédération a motivé les paysans alphabétiseurs pour qu’ils s’acquittent au mieux de leur tâche en échange d’indemnités très modiques. Ne voit-on pas s’installer un projet financé par une aide étrangère et proposer à ces mêmes paysans des émoluments 10 à 20 fois supérieur ?

Un bailleur de fonds accepte de financer l’achat de deux véhicules à condition d’acheter tel modèle. Les responsables de la fédé font remarquer qu’ils sont inadaptés. C’est cela ou rien, répond le bailleur. Un an plus tard, les véhicules sont sur cale alors qu’une voiture financée par le CCFD circulera pendant sept ans. Début 2004, la fédé ne disposait plus que d’un seul véhicule financé par le… CCFD.

La part d’autofinancement (148 millions du francs guinéens (FG), soit près de 50% du budget fonctionnement de la fédération) est assurée en grande partie par des prélèvements sur la vente des semences et engrais. La tendance existe de pousser à la vente et les salariés consacrent de plus en plus de temps au recouvrement des créances et de moins en moins à l’appui technique.

Il est permis quand même de noter que l’exigence de vertu financière des bailleurs pour pousser les organisations paysannes à recouvrer leurs créances est certes louable, mais on les a connus beaucoup plus laxistes quand pendant près de 40 ans il s’est agi de financer des politiques gouvernementales.

Rigueur, la fédé n’en manque pas. Les mauvais payeurs sont exclus. Le plus cocasse est de voir certains exclus, présentant bien, se regrouper, créer leur propre structure et… trouver un bailleur compatissant.

Les bailleurs souhaitent soutenir les jeunes. La fédé finance des crédits pour ces derniers. Que se passe-t-il quand les jeunes utilisent les bénéfices de leur saison agricole pour partir et tenter leur chance en ville sans bien sûr rembourser la dette ?

La production d’oignons d’une des zones couvertes par la fédé régresse. L’analyse qui en est faite montre que les leaders ont répondu aux sollicitations d’un projet de développement environnemental qui propose de nombreuses formations très bien indemnisées. On retrouve donc ici aussi les paysans per diem, bien connus depuis de nombreuses années dans d’autres pays. L’expression caractérise les paysans qui retirent plus de revenus des formations ou séminaires qu’ils suivent que de leur exploitation agricole. Cela n’aurait en soit rien de choquant si une bonne partie d’entre eux n’abandonnait pas leur rôle majeur dans la production.

Petit à petit apparaît un contraste frappant entre d’une part des paysans organisés et se prenant en charge et d’autre part certains projets de développement et bailleurs de fond.

Il est utile de le rappeler que la fédé est une organisation syndicale. Elle se bat sans cesse pour combattre les indécisions et les inconséquences des décideurs. Il est presque comique de constater qu’on propose à la fédé de suivre des formations sur la mondialisation alors qu’elle a les pires difficultés pour exporter sa production dans le pays voisin, le Sénégal.

Elle fait aussi office de chambre d’agriculture en assistant techniquement les paysans avec une équipe qui est la meilleure du pays.

Elle assure encore les fonctions d’une coopérative en fournissant aux paysans les intrants agricoles. Elle gère seule cette filière en passant commande aussi bien en France, en Italie, en Hollande ou en Israël. Elle ravitaille ses groupements jusque dans les endroits les plus reculés. Elle accomplit une tâche qu’aucune structure avant elle n’avait assurée.

Elle soutient les unions de producteurs pour commercialiser les milliers de tonnes de production d’oignons et de pommes de terre. Or tous savent, sauf peut-être certains bailleurs de fonds, que le commerce des produits périssables et pondéreux est de loin le plus difficile et le plus risqué.

Elle fait également office de crédit agricole en prêtant plus de 1,2 milliards de FG aux groupements paysans pour couvrir leurs achats d’intrants et initie les producteurs à la gestion de leur activité.

Enfin, et ce n’est pas la moindre, elle permet à ceux qui le désirent de s’alphabétiser. Et il est poignant de voir certains après-midis de vieilles femmes issues souvent des milieux les plus défavorisés prendre place sur un banc d’écolier, cahier et stylo en main.

D’un autre côté, on voit des projets de développement et des bailleurs de fonds chez lesquels il faut se forcer pour trouver ce qui a vraiment changé depuis près de 20 ans. Et pourtant, les débats quant à l’annulation de la dette n’ont pas manqué, pas plus que les discours de bonnes intentions sur les nouvelles coopérations. Tous les travers dénoncés dans ‘L’Afrique qui réussit- Vie et combat d’un leader paysan guinéen’ peuvent être à nouveau déclinés.

Dans le livre en question, une anecdote est relatée. La Banque Mondiale, pensant bien faire, annonce un crédit important en faveur des ONG nationales. On assiste alors à un décuplement du nombre de ces dernières durant les six mois suivants, la quasi-totalité avec fort peu de crédibilité.

Un éleveur rencontré me raconte une autre histoire, remake parfait de la précédente, avec dans le rôle de la Banque Mondiale une autre institution internationale et dans celui des ONG des groupements d’éleveurs.

Dans un petit village, je croise des paysans à qui un projet a offert un engrais totalement inadapté, voire dangereux alors que pas un seul technicien agricole digne de ce nom l’ignore. Le projet est financé lui-aussi par un bailleur international installé à Rome. Je ne pense pas me tromper en devinant la réponse du bailleur interrogé sur le sujet : ‘Monsieur, nous ne faisons que prêter de l’argent aux États, c’est à eux de le gérer et d’en faire ce qu’ils souhaitent dans la limite du projet’.

Cela me rappelle un responsable de projet à qui je faisais constater qu’après avoir dépensé plus de 5 millions de dollars en 5 ans, il restait fort peu de chose en matière de développement. Monsieur, me répondit-il, nous n’étions pas là pour faire du développement, mais pour mettre en place une stratégie de développement.’

Un leader paysan me faisait cette remarque : Les gros bailleurs de fonds, ce sont des éléphants dans un magasin de porcelaine. Qu’ils fassent ce qu’ils savent faire. Me rappelant à bon escient que depuis plus de 20 ans, les paysans tentent d’obtenir une route goudronnée reliant la Guinée au Sénégal.

Les projets orientés vers la préservation de l’environnement, thème toujours très porteur, semblent toujours ignorer l’importance de l’enjeu économique. Raisonnablement, qui peut croire qu’un paysan protègera sa forêt s’il est sensibilisé et formé alors qu’il n’a pas de quoi nourrir sa famille, alors qu’un arbre coupé et débité en planches peut lui assurer plusieurs mois de subsistance ? Idem pour la lutte contre le SIDA, autre thème très à la mode.

Les coopérations bilatérales française et canadienne apparaissent plus en phase avec l’évolution des situations. La France est le seul bailleur à avoir accompagné la fédération depuis sa création. Certaines ONG implantées localement depuis longtemps comme l’ONG ESSOR ou le CCFD présentent un bilan très honorable.

Lutter contre les inconséquences des projets et des bailleurs demande beaucoup d’énergie aux leaders de la fédération.

Qu’ils refusent de nous financer, c’est leur droit. Notre souhait le plus grand serait au moins qu’ils nous consultent afin que nous puissions donner notre avis, qu’ils en tiennent compte et que nous puissions travailler en parfaite complémentarité, note Moussa Para DIALLO.

De toute évidence, pour un grand nombre de bailleurs de fonds, considérer les paysans comme les véritables acteurs du développement et des partenaires incontournables a bien du mal à passer des discours de bonne intention à la réalité. En l’absence de tout changement, ils devront se contenter de jouer les vedettes exotiques dans nos grandes kermesses internationales.

3– « Être prêtre africain en France et opérateur de développement »  par Stanislas Mendy, vicaire épiscopal Colmar plaine et Mulhouse. Il propose un regard critique sur les projets de solidarité internationale

Venu à Strasbourg comme prêtre étudiant, je suis reparti dans mon pays, le Sénégal, avant de revenir en Alsace en 2015 comme prêtre Fidei donum.

J’ai manifesté de manière continue mon intérêt pour les dynamiques associatives. Je me suis engagé dans CHODAK (Chômeurs à Dakar) et à ENDA, toujours à Dakar. Je me suis investi dans le think tank Timbuktu, autour de la question de l’insécurité grandissante liée au djihadisme en Afrique. Puis j’ai eu un rôle dans Women Christian Association et à la CADEV (Caritas) au Niger sur la scolarisation des filles. Des écrits m’ont influencé, ceux de René Luneau (le premier à dénoncer la tendance des prêtres africains installés en Europe à mener des démarches individuelles pour le développement de leur village) et aussi ceux du Père Lebret, à qui l’on doit entrer autres le premier plan de développement du Sénégal. J’ai aussi été marqué par René Dumont (l’Afrique Noire est mal partie), Axelle Kabou (Et si l’Afrique refusait le développement), Albert Tévoedjre (La pauvreté, richesse des peuples), Albert Borgi.

Je suis originaire du Siné-Saloum, une région du Sénégal très pénétrée par les ONG. J’ai été très marqué par les crises liées à la sécheresse dans mon pays, de même que par l’aventure pétrolière dans laquelle se lance le Sénégal, avec des forages, mais sans aucune préparation des populations et aucune concertation.

Mes convictions : il faut lutter contre la faim, pour la justice et les droits humains. Il est nécessaire de jeter des ponts entre le Nord et le Sud. Il faut développer un plaidoyer à l’échelle internationale, notamment pour mettre un terme à la détérioration des termes de l’échange. Au bénéfice des populations, il faut renforcer les capacités des acteurs locaux, il faut soutenir la souveraineté alimentaire. Le développement doit partir de la base, l’approche participative est celle qui réussit le mieux et qui se fait au bénéfice du plus grand nombre. Le développement doit être communautaire. Il doit être pensé et mené pour et par les populations locales. Il faut mettre en valeur les aptitudes locales, développer les capacités de résilience, la durabilité. Donc, un véritable investissement de long terme. Pour tous ces aspects, j’ai la conviction que le CCFD est porteur de grands atouts, c’est-à-dire son expérience et l’important réseau de partenaires qu’il a su mettre en place.

Les défaillances structurelles de l’aide telle qu’elle est actuellement apportée sont des financements inadaptés, une faiblesse institutionnelle et une réponse adaptée aux inégalités territoriales. Pour y répondre, il faut un accompagnement de long terme, un financement responsable, une mobilisation authentique des populations.

L’aide au développement est un pilier des relations Nord-Sud. Mais elle peut devenir une source de dépendance et d’inefficacité. On connaît les critiques sur la corruption, les détournements, la fragmentation des interventions, les duplications et les gaspillages. Il faut repenser les modalités de l’aide, il faut travailler à l’invention d’un développement endogène et durable. Mais l’aide au développement n’est pas seulement l’affaire des États. Arrivés en France depuis longtemps, les éboueurs de Paris, souvent Soninke de la région des Trois Frontières entre Sénégal, Mali et Mauritanie, se sont aussi voulu acteurs de développement. Ils ont réalisé des investissements dans leurs villages d’origine, ce que l’État n’a jamais fait. Mais la question se pose pour eux comme pour tout acteur extérieur de développement : comment leurs actions ont-elles été menées et accompagnées sur le terrain ? Quelle a été l’implication des communautés concernées ? Si ces communautés locales n’ont en rien participé à l’effort, s’il n’y a pas eu concertation et même si elles n’ont pas été elles-mêmes protagonistes, elles n’auront été qu’assistées ! Comme dit le proverbe, si vous n’êtes pas vous-mêmes partie prenante, vous ne regarderez que là où celui qui vous a financé veut que vous regardiez ! Il faut passer d’une logique d’assistanat à une logique de partenariat. Les rapports doivent être horizontaux, non verticaux. Les stratégies doivent être définies localement, par les populations elles-mêmes ; l’aide doit suivre, elle ne doit pas précéder.

Ma conviction est que nous, prêtres ou immigrés, nous sommes très sensibles aux sollicitations que nous recevons des communautés auxquelles nous appartenons. Mais il faut que nous apprenions à donner de manière réfléchie et stratégique. Notamment, nous prêtres, sollicitons nos paroissiens, ici en Alsace. Les Alsaciens sont généreux, certes. Mais nous devons aussi être redevables envers eux, nous devons leur rendre des comptes, non seulement financiers mais aussi des comptes sur l’efficacité de ce que nous faisons. De cette aide, nous ne devons pas en faire une affaire familiale, mais travailler au profit de notre pays, avec les outils qui nous sont disponibles, par exemple ceux que propose le CCFD.

B-Questions suite aux  échanges et groupes de travail :

. Est-ce que le CCFD se rapproche des juristes, avocats, instituions de droits en Afrique

. Quels poids, quelle influence de la Chine et de la Russie

. Comment   aider à transformer nos façons de vivre ici ?

. Ne pas décourager le bénévolat pour rester dans une aide d’assistanat et donner du sens à l’alimentation ici

.Quelle stratégie de partenariat entre le CCFD Alsace et les diocèses africains : coresponsabilité de partenariats (tri ou quadri latéraux)

.Comment changer de regard : quel développement, quel modèle, quelle société ?

.Quelle stratégie pour encourager le commerce équitable ?  Colecosol ?

. Partenariat : face à face véridique, évacuer le terme d’assistanat pour parler aux nouvelles générations

. L’accroissement  démographique : Attention particulière, boulet ou locomotive ?

. Que fait-on avec les jeunes ? Comment les impliquer à la solidarité internationale ?

C-Evaluation  à partir de la synthèse des 12 personnes qui ont rendu leur fiche

Organisation : Très satisfaisant : 5  Satisfaisant :7

Thématique retenue : Très satisfaisant   : 6  Satisfaisant : 6

Débats, ateliers : Très satisfaisant : 4  Satisfaisant : 7  peu satisfaisant : 1

Citez 3 points positifs :

. Choix des thèmes (5), lieu et  accueil,(2) échanges fraternels (2)  constructifs (2)  et très enrichissants (1)  ambiance  générale (2) paroles prises en toute liberté et discussions en toute confiance La thématique choisie est édifiante et interpellative. Les 3 interventions ont été très concrètes, complémentaires et enrichissantes (4), libres et divers mais pourquoi peu de participants ; très bonne animation (2), bien organisée, questions d’actualités adaptées aux participants

.le commerce équitable (2), le développement durable (2)   et l’accompagnement et encadrement des initiatives locales partenariales, la question démographique du continent africain et l’objectif de réduire les écarts de vue sur le partenariat

.application pratique. La formation a permis d’acquérir de nouvelles compétences en CCFD

. Présentation claire de l’originalité du CCFD

Que pourrait-on améliorer ?

. Plus de sensibilisation et de communication via les réseaux sociaux

.la formation pourrait- elle se tenir un jour de semaine si possible ? Formation sur 2 demi-journées ?

. Comment augmenter le nombre de participants (3),il faudrait inviter plus de participants, sensibiliser plus largement  , sensibiliser plus de bénévoles  à participer à ces journées

. Prévoir une projection de documents par vidéo

. Marquer la pause après chaque intervention, plus de temps pour les thèmes

. Approfondir un peu plus cette thématique

. Parler un peu plus des actions en faveur des écoles et des associations de parents d’élèves

Propositions pour d’autres formations

.la collaboration CCFD-diocèse, partenaires et autres diocèses bénéficiaires.

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