Doctorat Honoris Causa à Marie-Jo Thiel

Le 15 novembre 2022, la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg décerne le titre de docteure honoris causa en théologie à la Professeure Marie-Jo Thiel, titulaire de la chaire de théologie morale et d’éthique théologique à l’Université de Strasbourg.

Madame Thiel enseigne à Strasbourg l’éthique au carrefour de la théologie, de la médecine, de l’éducation, de la politique sociale, des droits de l’homme et de l’écologie et y mène une recherche hautement reconnue au niveau international.

Mme Marie-Jo Thiel a étudié la médecine et la théologie catholique romaine.

Depuis 1999, elle est professeure de théologie morale, spécialisée dans l’éthique et la bioéthique, à l’Université de Strasbourg.

En 2017, le pape François l’a nommée membre de l’Académie pontificale pour la vie.

Début 2019, elle a publié une étude approfondie sur les abus sexuels sur mineur·e·s au sein de l’Eglise catholique.

Par ses travaux, Marie-Jo Thiel a contribué de manière essentielle au traitement fondamental de la question dans une perspective théologique et éthique, apportant ainsi une contribution indispensable pour que l’Eglise et la théologie puissent redevenir crédibles.

En raison de sa double qualification de médecin et de théologienne et en sa qualité de directrice du “Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Éthique”, elle aborde depuis des années avec pertinence les questions éthiques brûlantes de notre époque. Le pape François a reconnu ses mérites en la nommant membre de l’Académie Pontificale pour la Vie en 2017.

Le doctorat honoris causa est décerné à Mme Thiel en particulier pour sa recherche courageuse et pertinente sur les causes de la violence sexuelle dans l’Église catholique, qu’elle a résumée dans son ouvrage fondamental et largement reconnu intitulé : L’Église catholique face aux abus sexuels sur mineurs.

La titulaire du doctorat honoris causa de la Faculté de théologie s’engage, en sa personne et par son œuvre académique, à ce que la théologie universitaire prenne de plus en plus conscience de sa responsabilité dans la promotion d’une culture non seulement intellectuelle mais aussi institutionnelle au sein de l’Église catholique, afin de rendre impossible à l’avenir les crimes graves commis sur des enfants et des personnes vulnérables, ainsi que leur dissimulation systématique.