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Patrimoine religieux

Églises d’Alsace

Chaque église du diocèse de Strasbourg, remarquable ou modeste, est un témoin de la foi des chrétiens de la terre d’Alsace. Ces églises sont des lieux de prières et de culte.

Ouvertes pour la plupart, entretenues avec soin, elles sont des chefs d’œuvre d’architecture. Fidèles et  touristes pourront s’y recueillir pour un temps de méditation, une prière, une visite culturelle ou simplement une halte bienfaisante.

Au gré des visites et des balades, en voici quelques unes à découvrir et à contempler.

Bas-Rhin

ALTENSTADT (67160) : L’église Saint-Ulrich: À l’ombre de l’abbaye

L’église paroissiale Saint-Ulrich d’Altenstadt, ancienne dépendance de l’Abbaye de Wissembourg date du 11ème siècle est située sur un site romain. Cette église inscrite dans le circuit touristique de la «Route romane d’Alsace » est l’un des plus anciens sanctuaires chrétiens d’Alsace.

Son architecture révèle de nombreuses phases de constructions. De plan basilical, l’église se compose d’une nef à 3 vaisseaux avec un transept non-saillant. La tour porche et la nef remontent  au 12ème siècle.

De style gothique, la chapelle Nord (autrefois appelée la « Chapelle des morts ») dédiée à la Vierge Marie date du 13ème siècle. L’église est rénovée au 18ème siècle. L’abside du chœur ainsi que l’absidiole de la chapelle Sud et la nouvelle sacristie datent du 19ème siècle.

La particularité de cette église provient de son linteau richement décoré. On y voit cinq médaillons : au centre la main de Dieu entouré de deux brebis références aux apôtres. À l’intérieur, la nef est charpentée. Le bras du transept Sud ainsi que la croisée du transept possède une voûte en résille datée de la fin du Moyen-âge. Cette dernière conserve une fresque représentant les symboles des quatre évangélistes.

Coordonnées GPS : N 49° 1′ 49.4502 / E 7° 58′ 6.3294

Haut-Rhin

Bas-Rhin

BINDERNHEIM (67600) Église Saint Ulrich : Eglise située à la hauteur de Sélestat, à quelques kilomètres du Rhin

Remarques complémentaires :

Il est probable que le village de Bindernheim doive sa naissance aux moines d’Ebersmunster.

Deux passages de Saint-Ulrich attesté par des écrits de l’abbaye de Saint-Gall : En 948 où il se rendait au synode de Mayence et en 972. Une fontaine aujourd’hui disparue, bénie par le Saint faisait l’objet d’intercessions et de demandes de guérisons pendant plusieurs siècles. La paroisse est détentrice d’une relique de Saint-Ulrich, donation de l’archevêque de Trêves en 1782.

Le cœur de l’Eglise date de 1499. La nef a été agrandie en 1724. Entre 1800 et 1814, l’abbé Louis KREMP, fondateur de la congrégation des Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé est curé de la paroisse. Il y créé le premier noviciat. Décembre 1944, le front nord de la poche de Colmar se fige entre Bindernheim et Neunkirch. Les combats sont très meurtriers et le village est bombardé. Quatorze obus atteignent l’Eglise. La réhabilitation durera plusieurs années après la guerre. La configuration intérieure actuelle a été réalisée entre 1973 et 1974.

Les vitraux datent de 1951. Ils représentent, dans le chœur, le Christ en croix et le Christ ressuscité, et dans la nef, le Bon Samaritain, le martyr de Saint-Etienne, Jésus, l’ami des enfants, les anges de Béthlehem, le sermon sur la montagne et l’apparition du Ressuscité à Marie Madeleine.

Le tabernacle est une reproduction fidèle de l’Arche d’Alliance de l’Ancien Testament, décrite dans le livre de l’Exode. Pas de date de réalisation de connue. Nous savons qu’il a été restauré une première fois en 1740.

La toile monumentale de Saint Ulrich date sans doute du milieu du XVIIIème siècle (dernière restauration en 2019), tout comme les peintures des autels latéraux : Celle de gauche représente la Vierge Marie (le médaillon au-dessus représentant Saint-Louis de Gonzague). Celle de droite représente le baptême du Christ (le médaillon au-dessus représentant Saint Vincent de Paul, Saint Patron de la communauté de Paroisses du Ried Major).

Le chemin de croix en bois sculpté date des années 1990.

Beçaléel fit un propitiatoire en or pur, long de deux coudées et demie et large d’une coudée et demie.

Et il forgea deux kéroubim en or, qu’il plaça aux deux extrémités du propitiatoire,

Exode chapitre 37, 6 – 7

Itinéraire vélo Strasbourg-Colmar le long du canal du Rhône au Rhin

Contacts : Matthieu ADOLF – 06.81.42.11.66                        Jean-Paul IMBS – 06.19.68.27.30

https://eglise-bindernheim.fr

Coordonnées GPS : N 48° 16′ 57.5652 / E 7° 36′ 41.115

BRUMATH (67170) : église Saints Nazaire et Celse, un dépouillement apaisant

L’église saints Nazaire et Celse a été édifiée en 1836, au centre de la ville. La dernière restructuration intérieure (2003) l’ouvre sur le 21ème siècle par la distribution de l’espace et le choix du mobilier liturgique : autel, tabernacle, ambon. La sobriété du lieu, les nuances de couleurs et les effets de matières invitent le regard à cheminer librement. Les vitraux colorés (1956), évoquant les sacrements, donnent vie à la nef. Ces différents éléments contribuent à créer une atmosphère sereine, favorable à la méditation.

Située sur le chemin de St Jacques, elle est ouverte tous les jours de 9h à 19h.

Coordonnées GPS : N 48° 43′ 44.9466 / E 7° 42′ 35.3484

Haut-Rhin

BEBLENHEIM (68980) : l'église Saint Sébastien

L’église catholique St Sébastien de Beblenheim est située un peu à l’écart, au bout de la rue St Martin, en bordure du vignoble.

Le village comprenant une communauté protestante aussi importante que la communauté catholique, Beblenheim compte deux églises.

Jusqu’au milieu du XIXème s, le village n’en comptait qu’une, un simultaneum que se partageaient les communautés catholique et protestante.

Cette église datait certainement du XIIème s et était en fort mauvais état. Le conseil municipal décida en 1861, au grand regret d’amoureux du patrimoine, de la démolir et de construire deux églises, l’une pour le culte protestant qui se trouve aujourd’hui à l’emplacement de l’ancienne église et l’autre pour le culte catholique qui se trouve approximativement à l’emplacement de l’église d’Altheim, un village situé entre Beblenheim et Zellenberg, disparu au XVIème s.

La construction de la nouvelle église fut achevée en 1866, mais elle avait vite fait d’épuiser les fonds disponibles, généreusement octroyés  par la municipalité et par les paroissiens, or il fallait encore pourvoir à son ameublement et à sa décoration.

Grâce à la force de persuasion du curé, des conseils de fabrique de paroisses voisines, Kaysersberg, Ammerschwihr, Alspach, Pairis offrirent tabernacle, autel, tableaux…, de là peut-être un certain manque d’harmonie entre les différentes parties d’ornementation et d’ameublement. A noter qu’en l’honneur du saint patron de la paroisse, une belle statue de St Sébastien orne le mur du bas-côté droit.

La petite église catholique de Beblenheim a fait l’objet de restaurations successives tout au long de ces dernières années et il s’en dégage aujourd’hui une impression de paix et de sérénité, surtout lorsque le soleil fait rayonner l’intérieur d’une belle palette de couleurs grâce aux vitraux renouvelés au début des années 1960.

Contact :

Jean-Louis Stoffel

03 89 47 94 71

06 66 16 20 04

Coordonnées GPS: N 48° 9′ 34.128” / E 7° 19′ 34.5252”

BLOTZHEIM (68730) : chapelle Notre-Dame du Chêne, lieu de pèlerinage et de quiétude aux portes de Bâle

chapelle Notre-Dame du Chêne
chapelle Notre-Dame du Chêne – BLOTZHEIM (68730)

Située sur la commune de Blotzheim dans le sud du Haut-Rhin, cette chapelle fut probablement construite sur une ancienne chênaie romaine et porte l’appellation „Sancta Maria ad Robur“.

Lieu de pèlerinage depuis le XIVe siècle, []Notre-Dame du Chêne est placée sous le patronage de la Vierge de Pitié dont une statue datant du XVe siècle orne le maître-autel de style baroque.

Une petite chapelle latérale, de la taille d’un oratoire, est richement ornée de peintures murales. Ainsi,dans la pierre clé de voûte, l’effigie du Christ, au centre du cercle où se déploie le cycle liturgique avec ses périodes et ses fêtes marquantes.

Elle est aussi, avec une croix au Christ de la Résurrection, l’aboutissement du chemin de croix extérieur qui jalonne le Chemin du Calvaire tout proche.

Ouverte tous les dimanches de 15h à 18h.

Coordonnées GPS: N 47° 49′ 36.1524 / E 7° 20′ 55.7808

BUSCHWILLER (68220) : L’église Saint-Martin de Buschwiller

Les Vitraux de l’église Saint-Martin de Buschwiller : un reflet de l’art moderne d’après-guerre

J’ai découvert cette église il y a 10 ans, suite à notre déménagement et d’emblée j’ai été touché par la clarté accueillante, la simplicité et la beauté de ce lieu de culte.  Et depuis, en tant que membre de la Fabrique, c’est avec plaisir que je fais découvrir aux visiteurs les éléments remarquables qu’elle enferme. En y pénétrant, le regard est de suite attiré par le monumental Maître-autel situé dans le chœur. Cette merveille de l’art sacré est composée de trois médaillons superposés dédiés à Saint Joseph, l’ensemble ayant été sculpté dans le bois en 1690. Il a été transféré dans la nouvelle église en 1934 et, classé Monument Historique, en fait la renommée. Pourtant l’église comporte une autre œuvre exceptionnelle remarquable : ce sont ses 15 vitraux.

L’église de Buschwiller a pu bénéficier des talents de Jacques LE CHEVALLIER, l’un des meilleurs peintres verriers d’après-guerre. Venant d’ouvrir en 1946 son propre atelier et n’étant pas encore trop sollicité, Jacques LE CHEVALLIER a réalisé la totalité de ces superbes verrières. C’était sa première grosse commande : 65 m². Directeur du Centre d’art sacré de Paris, il a sillonné la France et l’étranger, apportant une touche de modernisme à l’art religieux. On retrouve de ses œuvres à Notre-Dame de Paris, au Sacré Cœur de Montmartre, à Rome mais également dans plus de cent cathédrales, églises ou chapelles.

A Buschwiller les verrières figuratives illustrant la mort et la résurrection du Christ illuminent le chœur. Dans la nef on pourra admirer les vitraux consacrés aux sept sacrements qui jalonnent la vie du chrétien ainsi qu’un vitrail rappelant le geste de charité de Saint-Martin. De pures merveilles.

En hauteur, entre les vitraux, Carlo LIMIDO, artiste-peintre mulhousien a réalisé des médaillons dont chacun est un sermon représenté par une symbolique riche et une palette de couleurs qui s’intègre bien dans la clarté de l’église.,

Si vous souhaitez une visite commentée de l’église et de ses vitraux, n’hésitez pas à contacter Roland Herrmann par mail : «  herrmann.roland@orange.fr »

Roland Herrmann,

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses ” Terre d’Envol”

Bas-Rhin

CHÂTENOIS (67730) : église Saint Georges

L’église de Châtenois est une église baroque construite au milieu du 18e siècle, à l’intérieur des remparts du plus grand cimetière fortifié d’Alsace. Son clocher, unique, est couvert de tuiles émaillées et colorées et flanqué de quatre échauguettes. Il invite de nombreux visiteurs à entrer dans l’église, située au pied du Hahnenberg.

J’ai choisi d’illustrer le texte par la photo représentant la naissance de Marie parce que j’ai encore dans les oreilles l’exclamation enthousiaste d’un touriste : « Ho, un magnifique Dürer » devant une représentation sur panneaux de bois d’une gravure de Albrecht Dürer.

Un parcours  à travers l’église vous permettra de découvrir

–          Les éléments d’un saint sépulcre du 15e siècle (église primitive)

–          Des éléments de retables du 16e siècle

–          Une croix en bois de cèdre incrustée de nacre (17e siècle)

–          Quelques belles pierres tombales du 18e siècle

–          Un chemin de croix du 19e siècle

–          2 peintures de Kuder du 20e siècle

–          3 représentations de Saint Georges, le patron de l’église

–          Les trésors du chœur : 2 autels et 4 statues de saints, les boiseries, une trace de peinture murale.

L’église est ouverte  tous les jours. En été vous y êtes accueillis par des bénévoles prêts à répondre à vos questions ou à vous guider dans vos déambulations à travers l‘église.

Bonne visite

Malou Gaugler,

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses du “Haut Koenigsbourg”

Haut-Rhin

COLMAR (68000) : église Saint Joseph

Eglise Saint Joseph de Colmar : un lieu de foi et de culture

Cette église en grès rose de style néo-gothique, construite entre 1896 et 1900, témoin du renouveau architectural chrétien dans un style typique, à un rôle essentiel dans le développement de ce quartier ouvrier de Colmar dû à une forte industrialisation. La construction de cette église dans le périmètre ouest de la ville est édifiée selon les plans de l’architecte reconnu Charles Winckler, surnommé le «Viollet-le-Duc Alsacien». Une hétérogénéité de style confère à l’église Saint Joseph une architecture majestueuse.

L’intérieur de l’église nous offre un panorama extraordinaire des savoirs faire et des idées des constructeurs de l’époque. Les ateliers Klem ainsi que les vitraux de la maison Zettler de Munich donnent à voir un véritable trésor artistique. Les autels latéraux, le chemin de croix unique à Colmar ainsi que l’icône de la Vierge à l’Enfant interpellent les visiteurs tout au long du parcours de visite.

Eglise ouverte le samedi matin et durant les offices.

Coordonnées GPS: N 48° 4′ 54.1452 / E 7° 20′ 48.8214

COLMAR (68000) : collégiale Saint-Martin

Très bel édifice de style gothique, construit en pierre de grès aux teintes rose et jaune, au toit en tuiles vernissées et décorées de motifs géométriques, la  collégiale Saint-Martin, se situe au cœur du centre ville. Elle a été construite entre 1235 à 1365. Une première église avait été  érigée par les moines bénédictins de Munster en 865 en l’honneur de Saint-Martin.

À contempler : deux  magnifiques portails :

  • Le portail de Saint-Nicolas, signé de la main du « Maitre sculpteur Humbret » présente la légende du Saint. Au-dessus, se trouve une scène symbolisant le Jugement dernier.  Dans les voussures, sont représentées treize figures assises. Entre les colonnettes, sont sculptés de nombreux masques humains aux visages défigurés par le mal, exprimant les mille maux dont souffre l’humanité.
  • Le portail central présente sur son tympan l’adoration des Mages (XIVème siècle). La scène est surmontée de la résurrection des morts. Le gâble, qui coiffe le portail, est ajouré d’une rose et orné d’anges ainsi que de la statue équestre de Saint-Martin.

Un incendie en 1572 détruisit une partie de la tour sud. Sa charpente et son couronnement fût remplacés par un original lanternon à bulbe de style Renaissance lui conférant sa silhouette caractéristique.

La nef, de la fin du XIIIème, est conforme à la tradition du gothique français. Les voûtes du transept, avec réseau flamboyant, sont de la fin du XVème siècle. La collégiale abrite de très belles œuvres tels qu’un orgue dû au facteur d’orgue Silbermann  (1755) et une Crucifixion sculptée du XIVème siècle. Les bas-côtés possèdent de très beaux tableaux, des statues et un triptyque de la vie de Sainte Anne. Le chœur est embelli d’une Vierge à l’Enfant du XVème siècle, d’un orgue de choeur Schwenkedel, ainsi que de 46 stalles néogothiques des ateliers Klem (1916). L’ensemble est surmonté des statues des 12 apôtres. Le choeur comprend un déambulatoire à chapelles ( XIVème siècle).

La collégiale Saint-Martin est considérée comme une cathédrale par les Colmariens (« Münster » en allemand se  traduit par cathédrale), ce qu’elle fût effectivement pendant une dizaine d’années de 1791 à 1801.

La collégiale Saint-Martin de Colmar est classée aux Monuments Historiques depuis 1840.

Aujourd’hui, elle fait partie de la Communauté de paroisses Saint Jean-Baptiste d’Unterlinden. L’église est ouverte tous les jours.

CERNAY (68700) : église Saint Etienne

Il est dans l’église Saint-Etienne de Cernay, un joyau pictural à nul autre pareil : un cycle de peintures monumentales de 1930 décorant les murs de la nef. J’aime à le présenter aux visiteurs de passage. René Kuder, peintre alsacien reconnu bien au-delà de sa région, a signé là une œuvre remarquable.

En 1924, après la reconstruction complète de l’église dévastée par la guerre de 1914-1918, le chanoine Camille Tschirhart, qui avait piloté de bout en bout le chantier, déplorait la vacuité des façades de la nef. Mettant la commission diocésaine des monuments religieux devant le fait accompli, il a lancé en 1929 un concours d’artiste. La suite nous est connue ; la proposition de René Kuder a été retenue : le CREDO en 10 tableaux. Sur 135 m² tout de même !

Le CREDO est « le plus ancien symbole » de la foi chrétienne. Il a été fixé par le premier concile œcuménique tenu à Nicée en l’an 325 et complété par le deuxième concile en 381. Ce fait exprime la très grande autorité de ce texte, qui condense de manière exemplaire la foi reçue des apôtres, à défaut d’avoir été écrit par eux. C’est pourquoi, sa première version utilisée par René Kuder est aussi appelée « Symbole des Apôtres ».

J’aime à penser que René Kuder s’est profondément inspiré des lieux et que le choix du CREDO décliné tout autour de la nef, rassemblant dans une même foi tous les fidèles, lui est apparu comme une évidence.
J’aime aussi l’ancrage des affirmations de foi du CREDO dans l’Ancien Testament. René Kuder a mis en image chaque affirmation de foi, comme personne ne l’avait fait jusqu’ alors. A gauche et à droite de chaque grand tableau, les références à l’Ancien Testament viennent compléter les paroles du CREDO.

Si vous passez par Cernay, venez admirer le CREDO en images. Plongez-vous dans les racines de la foi chrétienne. Vous trouverez à votre disposition un recueil avec des explications pour chaque tableau.
Nota : Cette œuvre de René Kuder est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 23 décembre 2002.

Michel Flieg
Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses du “Pays de Cernay”.

Bas-Rhin

DALHUNDEN (6770) : église Saint laurent, voilà les trésors de l'église

église St Laurent Dalhunden
église St Laurent Dalhunden

Située au cœur du village de Dalhunden, l’église a été construite de 1884 à 1886 en même temps que le temple protestant.

Dédiée à Saint Laurent de Rome, l’église a été bénie par le recteur Gselle de Soufflenheim le 17 novembre 1886 sous la papauté de Léon XIII.

En l’honneur de Saint Laurent, une statue en bois de tilleul réalisée par Marc Frohn, sculpteur, a été installée dans l’église. Cette statue a été bénie par Monseigneur Christian Kratz, Evêque Auxiliaire de Strasbourg lors d’une messe solennelle le 7 août 2016.

Eglise ouverte tous les jours.

“Où vas-tu Père sans ton Fils, où t’empresses-tu O Saint Evêque sans ton diacre ?

Je ne te quitte pas, je ne t’abandonne pas, O mon Fils…”

Coordonnées GPS: N 48° 46′ 33.0852 / E 7° 59′ 23.643

DUPPIGHEIM (67120) : église Saint Arbogast

Je me détache dans le ciel et j’attire le regard par ma silhouette insolite de clocher à bulbe sommé d’un coq doré, dont la base médiévale supporte un étage de plan octogonal qui loge quatre cloches dont la plus ancienne que j’ai pu garder est née en 1888. Elles appellent le fidèle en mon église qui accueille dans un cadre chaleureux tout de boiserie.

Que n’ai-je vu et vécu de grandes joies, mais aussi de lourdes peines dans mon église ! J’ai servi de refuge à nombre d’évadés ou de prisonniers grâce à un curé qui m’habitait pendant le dernier conflit, j’ai été victime des obus du Fort de Mutzig dans la nuit du 19 juin 1940.

Mais depuis le début des années 1990, un lifting complet, toit, plafond, décors et éclairages rénovés me donnent belle allure. Dès que vous franchissez le seuil, à votre droite, des saintes dames vous accueillent de part et d’autre d’un oratoire crée avec un confessionnal inutilisé et l’ancien banc de communion, qui loge une reproduction d’un ex-voto peint sous verre daté de 1832, assez rare, provenant de la petite chapelle du village et conservé au Musée alsacien de Strasbourg.

J’invite les curieux à lire les explications sur le tableau du mur latéral ou histoire et dévotion se conjuguent. Continuez vers la porte d’en face et découvrez ces saints messieurs qui demeurent dans cette niche aux côtés des fonts baptismaux et des lumignons. Voyez saint Arbogast qui veille du fond de l’église et qui est le saint protecteur de la paroisse depuis plus de 350 ans, c’est même imprimé sur les porte-bougies devant vous dont vous pouvez emporter un exemplaire chez vous. Poursuivez la visite par l’allée centrale et saint Arbogast, notre évêque protecteur de l’Alsace, se révèle encore plusieurs fois : sur le premier vitrail à droite dans la nef, sur le tableau de l’autel latéral en train de ressusciter le fils du roi Dagobert II, sur le tableau du maître-autel devant des édifices qui n’existaient pas de son vivant (la cathédrale et l’église Saint-Thomas de Strasbourg).

Des libertés avec l’histoire, mais qui rappellent que ce saint fondateur porta le souci de l’évangélisation de son diocèse. Le tableau de l’autel latéral de gauche vous emmène vers Marie qui reçoit la visite de l’ange, image sublimée aussi par le vitrail de l’Annonciation dans le chœur où l’iconographie des verrières est exclusivement dédiée à la Vierge et au Christ sauveur du monde. Venez et voyez Sa présence !

Odile Spiesser

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses ” Plaine de la Bruche”

Haut-Rhin

Bas-Rhin

ERNOLSHEIM-LES-SAVERNE (67330) : église Saint Michel, une sentinelle protectrice

L’église st Michel, avec son clocher à quatre étages et sa nef massive est construite sur un promontoire, en lisière de forêt. Les disparités de style de la nef (XIXe) et du chœur (XVe) participent à la singularité de ce lieu.

En 2010, l’église est dotée de vitraux contemporains de l’artiste François Bruetschy. Avec leurs lignes réduites à l’essentiel, ils optent pour une transparence ajustée à l’exposition au soleil et à l’arrière fond végétal de l’église.Leur composition dépouillée transporte l’église dans la culture contemporaine et l’ouvre sur la transcendance.

Ernolsheim-lès-Saverne est l’une des quelque 50 localités d’Alsace dotées d’une église simultanée (partage de l’édifice par les cultes catholique et protestant).

Sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Is 9,1

Coordonnées GPS : N 48° 47′ 27.747 / E 7° 22′ 50.4402

ERSTEIN (67130) : église Saint Martin

Chers Amis-Visiteurs,

Bien des trésors seront à découvrir lors de votre visite de l’église St Martin d’Erstein:

  • l’orgue Roethinger, classé monument historique, 2e plus grand orgue d’Alsace
  • 30 tableaux monumentaux réalisés par l’artiste-peintre Carola Sorg, restaurés récemment
  • un chemin de croix en terre cuite, également rénové il y a peu
  • des torchères de différentes corporations, datant du XVIIe au XIXe siècle
  • une chaire baroque, un Christ en croix du début du XVIIe siècle, un calvaire, de multiples statues…

Mais en ce mois où nous fêterons « Lourdes en Alsace » le jour de l’Assomption de la Vierge, je voudrais vous présenter mon coup de cœur : les vitraux représentant Marie dans mon église paroissiale.

Aussi je vous invite à avancer vers le chœur. Dans la chapelle à gauche de celui-ci, nous découvrons un vitrail figurant l’Annonciation à Marie, avec l’archange Gabriel saluant la Vierge par ces mots : « Je vous salue Marie, le Seigneur est avec vous ».

Tournons-nous à présent vers le vitrail situé dans la chapelle à la droite du chœur : il nous montre la mort de St Joseph, assisté par Jésus et Marie, et complète ainsi la seconde partie de la prière : « Priez pour nous… maintenant et à l’heure de notre mort ».

Reculons à présent de quelques pas pour mieux voir les vitraux situés dans le haut du chœur, où nous retrouvons, au centre, l’Immaculée Conception (Marie née sans péché originel) aux côtés du Christ ressuscité. Tous deux ont les pieds posés sur un nuage, rappelant l’Ascension du Christ et l’Assomption de la Vierge Marie, et sont entourés d’une mandorle dorée symbolisant le paradis. Cette couleur or fait particulièrement bien ressortir le bleu de l’ample manteau qui drape Notre Dame dans l’ensemble des vitraux posés dans l’église néo-romane St Martin d’Erstein en 1878.

Bien entendu, ce coup de cœur n’est qu’un petit aperçu de toutes les autres richesses que je vous invite à découvrir au cours de cet été ou des mois à venir.

Brigitte Reibel

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses « du pays d’Erstein »

Haut-Rhin

EGUISHEIM (68420) : église Saints Pierre et Paul, signe dans l’Histoire

EguisheimP1050238Au pied des Trois Châteaux, l’église paroissiale se dresse à l’intérieur de l’enceinte circulaire de la ville.

Son haut clocher du 13ème siècle, bâti sur des bases plus anciennes est un témoin du passé. Celui-ci abrite un proche roman de transition.

Entrer dans cet espace est une invitation au voyage biblique. Le tympan présente le Christ en majesté entouré de saints Pierre et Paul, patrons de la paroisse. Le linteau montre sur toute sa longueur la parabole des vierges prévoyantes et des vierges insouciantes, racontée en Matthieu 25 ; 1-13. Plus bas une vierge à l’Enfant dite : « Vierge ouvrante » nous invite à contempler Celui qui par son amour et le don total de lui-même change le monde.

La nef du 19ème siècle est éclairée par des vitraux (Maître Tristan Ruhlmann) qui retracent la vie de Bruno d’Eguisheim : pape Léon IX, qui a fait sienne la devise du Bon pasteur :

« La miséricorde du Seigneur remplit la terre ».

Coordonnées GPS : N 48° 2′ 32.4018 / E 7° 18′ 18.288

Bas-Rhin

Haut-Rhin

FELDBACH (68087) : église Saint-Jacques

Située près d’un monastère de bénédictines maintenant disparu, l’église Saint-Jacques date du XIIe siècle. La pureté des lignes de la construction fait naître un sentiment d’harmonie et de sérénité. Ici, rien de superflu. Le visiteur est invité à un dépouillement intérieur et à un retour sur soi. La lumière jouant sur les murs de pierres claires amène à la paix intérieure.

Bas-Rhin

GERSTHEIM (67150) : église Saint Denis

A proximité du Rhin, Gerstheim est à 25 km au sud de Strasbourg, près d’Erstein. L’église a été construite en 1869, détruite par un incendie en 2011. La reconstruction a respecté l’architecture d’origine, en style gothique et a bénéficié d’une finition contemporaine adaptée au XXIème siècle. Les vitraux rappellent le retable d’Issenheim à Colmar. Les mosaïques du choeur et des parois du narthex racontent ” Paroles d’Objets…Mémoires du Passé”. L’orgue, en nid d’hirondelle, avec 1085 tuyaux et 26 registres, permet des sonorités particulières.

Contact Rémy KLIPFFI, sacristain, 07 52 62 62 80

Visites sur rendez-vous.

Coordonnées GPS : N 48° 22′ 52.086 / E 7° 42′ 5.9472

GUNSTETT (67177) : église Saint Michel

A découvrir :”Gunstett une église riche en histoire”

Connaissez-vous l’église Saint Michel de Gunstett ?

Un petit joyau à visiter, le temps d’une balade et d’une halte dans l’Outre-Forêt, au nord de Haguenau. Vous y découvrirez entre autres, des œuvres d’art d’artistes alsaciens contemporains :

  • les céramiques de Keller-Ernenwein (la parabole du semeur)
  • La statue de Marie avec l’Enfant de Roland Zimmerlé
  • La statue su sacré Coeur de Dominique Kaeppelin
  • les tableaux de Camille Claus.

En 1995, Camille Claus, artiste peintre alsacien (1920-2005) a réalisé un remarquable ensemble de quatorze toiles illustrant des scènes bibliques telles l’Annonciation, la Nativité, la Pentecôte, les paraboles du fils prodigue et du bon Samaritain. Ces tableaux se trouvent dans le chœur de l’église.

Parmi ces tableaux, je vous invite à vous contempler, pour ce temps de vacances, celui qui évoque les disciples d’Emmaüs. L’artiste a remplacé les deux hommes par un couple, pour montrer que le Seigneur est là où l’on se rencontre vraiment, où l’on parle et où se vit le partage. Venez le découvrir ! L’église est  ouverte tous les jours.

Annie Tritschler

Pour l’équipe pastorale tourisme, Communauté de paroisses “Entre Eberach et Sauer”

Haut-Rhin

GUEBWILLER (68500) : église Notre Dame

Notre Dame JDN_5049L’église Notre-Dame est la première église néoclassique d’Alsace et l’une de plus impressionnante construction religieuse du Nord-est de la France. Elle est classée parmi les monuments historiques depuis 1841.

C’est sous l’impulsion du prince-abbé Casimir de RATHSAMHAUSEN qui a dirigé l’Abbaye de MURBACH, fils d’un protestant, dont la tombe est encore dans la crypte de l’église, que Notre-Dame a vu le jour. Elle a été construite entre 1762 et 1784 sous la direction de Louis BEUQUE et ensuite de Gabriel  Ignace RITTER  (1732  Andelsbuch – 1913 Guebwiller).

Sur la façade un blason, avec mitre, épis et cross rappelle Saint  PIRMIN 1er Abbé de MURBACH (727-731).  Une inscription sur le fronton de la porte principale indique : « l’œuvre est grande car cette construction n’est pas destinée  à l’homme mais à Dieu ».

Gabriel Ignace RITTER et la famille SPORER sont les  auteurs de l’ameublement et de la décoration intérieure,  dans un style entre l’art classique français et l’art baroque germanique dont une magnifique Assomption de la Vierge de 1784. L’église est consacrée en 1785 et devient église paroissiale.

Elle abrite de nombreux tableaux des 18ème et 19ème siècles, ainsi qu’un chemin de croix réalisé en 1905 par l’atelier Théophile KLEM. L’orgue (1784 /85) fourni par le facteur d’orgues Joseph RABINY, fut remplacé en 1908 par celui de Ch. Mutin.

église ouverte toute l’année tous les jours de 8h à 18h.

Bienheureux les habitants de ta maison

Ils peuvent te louer sans cesse ! Ps 83

Coordonnées GPS :  N 47° 54′ 20.9052 / E 7° 12′ 52.6356

GUEBWILLER (68500) : église Saint Léger

Red Jdl_9084Il s’agit de la plus ancienne église de Guebwiller. Sa construction est réalisée en grès des Vosges dans un style roman tardif rhénan (de 1182 à 1235), sous l’impulsion des abbés de MURBACH, sur l’emplacement d’un précédent édifice.

L’édifice est classé au titre des monuments historiques en 1842.

L’architecture est harmonieuse ; la façade aux deux tours, le porche ouvert sur toute la largeur de la façade et le clocher octogonal. Le tympan sculpté représente le Christ entouré de la Vierge couronnée et de saint Léger.

Les chapiteaux de la nef sont dépourvus de décors exceptés à l’entrée du chœur. Un des vitraux situé dans le chœur illustre l’assaut des Armagnacs sur Guebwiller en 1445. Le maître-autel (1775-1779) et les tableaux Saint-Léger au Siège d’Autun (1875) et des vitraux (1922) des frères Ott de Strasbourg, ornent le chœur.

Dans les bas-côtés,les anciens vitraux sont remplacés par le maître-verrier François Chapuis vers 1986.

église ouverte toute l’année tous les jours de 8h à 18h.

De quel amour j’aime tes demeures,

Seigneur de l’univers !

Coordonnées GPS : N 47° 54′ 42.9408 / E 7° 12′ 32.022

GUEBERSCHWIHR (68420) : église Saint Pantaléon

L’église Saint Pantaléon de Gueberschwihr : une église au cœur du vignoble

L’église actuelle est une construction néo-romane de la fin du XIXe siècle. Elle remplace une église romane du XIIe siècle dont il ne reste que le clocher, classé Monument Historique en 1841, dédiée primitivement à Saint Himère puis à Saint Pantaléon (médecin et martyr du IVe siècle) à l’époque de la grande  peste au XIVe siècle. Ce clocher compte parmi les plus beaux de l’art roman en Alsace. Entre 1874 et 1882 on construit un édifice plus grand perpendiculaire aux deux précédentes.

En grès rose, cette église de plan basilical possède de nombreux trésors intérieurs notamment un faux triforium ou l’on peut admirer une galerie de peinture représentant 116 Saints vénérés en Alsace, dans le transept Est le reliquaire de Sainte Charitine dont le corps fut retrouvé dans les catacombes de Rome (don d’un prêtre natif de Gueberschwihr) ainsi que la voûte de l’abside représentant le couronnement de la Vierge et le martyr de Saint Pantaléon, patron de l’Eglise, œuvre de Martin Feuertstein, artiste-peintre alsacien.

Eglise ouverte tous les jours

Coordonnées GPS : N 48° 0′ 16.617 / E 7° 16′ 30.7776

Bas-Rhin

HERRLISHEIM (67850) : église Saint Arbogast, la cathédrale du Ried

église St Arbogast Herrlisheim (67)
église St Arbogast Herrlisheim (67)

Cette église moderne fut construite de 1964 à 1970 en remplacement de celle détruite par les bombardements de l’opération Nordwind en janvier 1945.

La façade de l’ancienne église détruite était classée monument historique. Par arrêté du 5 octobre 1962, il a fallu procéder au déclassement des parties concernées en vue d’une reconstruction moderne.

Située à la frontière de 2 grandes puissances, cette église est une cage de verre avec 650 m2 de vitraux d’expression abstraite réalisés par Gérard Lardeur. L’orgue de Curt Schwenkedel vient enrichir cette œuvre d’art totale.

Ce bel édifice pouvant accueillir 850 personnes au total dont 150 dans la chapelle de semaine, est le témoignage de notre histoire. Avec ses 40 m de hauteur le clocher,signal d’appel à la prière, est visible de tous les points de la commune.

Dans sa conception et dans ses formes, elle fait partie aujourd’hui du patrimoine du XXe siècle.

Eglise ouverte tous les jours de 9H à 17H

“Sculpteur de lumière……

Le vitrail ouvre les yeux de celui qui le fait,

Ouvre les yeux à l’amour.”    G. Lardeur

Coordonnées GPS : N 48° 43′ 45.5628 / E 7° 54′ 29.1168

HAGUENAU (67500) : église Saint Nicolas, l'hospitalière

Christ au pressoir - St Nicolas Haguenau
Christ au pressoir – St Nicolas Haguenau

L’église Saint Nicolas à la sortie de la ville en direction de Soufflenheim. Elle est de style gothique.

Frédéric Barberousse, au 12ème siècle, confie à l’ordre des Prémontrés un hospice pour accueillir les voyageurs et les pèlerins pauvres qui passaient par Haguenau vers Saint Jacques de Compostelle, pour venir vénérer des reliques. Le sanctuaire de cet hospice devint l’église de saint Nicolas.

Deux éléments importants : le Christ au pressoir, relief en grès des Vosges du 16ème siècle, encastré dans le mur (derrière la chaire), et, à la sortie de l’église, une chapelle du Saint Sépulcre, en grès du 14ème siècle de style gothique flamboyant, avec un Christ gisant. Comme si ces deux éléments voulaient rappeler la vocation 1ère de l’église : lieu d’accueil pour les indigents et les malades.

Eglise ouverte

Contact : presbytère saint Nicolas, 206 Grand’rue, tél 03 88 73 19 92

« Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger… j’étais malade, et vous m’avez visité » Mat. 25

 

Coordonnées GPS : N 48° 49′ 12.99 / E 7° 47′ 31.5564

HAGUENAU (67500) : église Saint Georges, sérénité et grâce

église st Georges Haguenau
église st Georges Haguenau

L’église Saint Georges, située au  cœur de la ville, a été construite au XII siècle sous Frédéric II Le Borgne.

La façade de grès rose, d’une étonnante sobriété, invite à entrer.  À l’intérieur règne une atmosphère de recueillement, renforcée par la solidité romane de dix arcades reposant sur de puissantes colonnes. La nef majestueuse surprend ainsi que le chœur gothique, modèle d’élégance et de légèreté. La luminosité des vitraux dus à Jacques Le Chevallier, étonne.

De multiples éléments remarquables sont à signaler :

  • La custode (1523) véritable dentelle  de pierre
  • La chaire (1500) ornée du combat de Saint Georges terrassant le dragon
  • Le retable du Jugement dernier (volets de 1496)

Église ouverte

Coordonnées GPS : N 48° 48′ 47.5446 / E 7° 47′ 8.4048

HOHATZENHEIM (67170) : église Notre-Dame des Douleurs , le Haut-lieu de Dieu

photo HohatzenheimSituée sur la première colline du Kochersberg, l’église Notre-Dame des Douleurs émerge au cœur d’un écrin de verdure.

Dès le seuil, le visiteur est plongé dans l’art roman primitif du XIIème siècle. Les piliers massifs du transept et de la nef évoquent une traversée des siècles qui n’a pas laissé de prise aux tempêtes de l’Histoire.

Le sanctuaire marial (qui fait aussi office d’église paroissiale) abrite une grande Piéta (1490)sculptée dans un seul bloc de bois.

Plus de 1000 ex-voto tapissent les murs de la nef. Ils expriment la reconnaissance des « Malgré-nous » pour la protection de Marie durant la deuxième guerre mondiale.

Lieu de pèlerinage confié aux frères franciscains.

Église ouverte tous les jours de 8H à 18H.

Coordonnées GPS : N 48° 42′ 44.1678 / E 7° 36′ 56.3862

Haut-Rhin

HARTMANSWILLER (68500) : église Saint Blaise, Fortifiée pour la paix

L’église Saint-Blaise dans le village viticole de Hartmanswiller doit sa réputation au cimetière fortifié datant de la fin du 15ème, début 16ème siècle avec trois tours de défense dont seules deux sont encore visibles. Elle en constitue le seul exemple architectural avec celui d’Hunawihr. À l’origine s’élevait une église romane, les parties les plus anciennes étant datées du 13ème siècle et détruites vers le 14ème siècle. Reconstruite au 15ème siècle dans le style gothique, l’église subit des dommages lors de la Première Guerre mondiale comme l’altération des vitraux, restaurés vers 1926. L’église actuelle possède une nef composée d’un vaisseau central, d’autels latéraux de style néo-gothique, d’un chœur avec voûte en étoile et d’un orgue construit par la maison Schwenkedel de Strasbourg en 1929.

Coordonnées GPS: N 47° 51′ 41.436 / E 7° 13′ 3.9144

HUNINGUE (68330) : église du Christ-Roi, entre « Eaux vives » et « 3 frontières »

RedHuningue Christ-Roi RetableA quelques enjambées du Rhin et du parc des Eaux Vives, là où la France, l’Allemagne et la Suisse se côtoient, se dresse le campanile de l’église du Christ-Roi.

Datant de 1934, la rénovation récente, en 2010, confère à son intérieur une dynamique nouvelle, forte en symboles, notamment par un retable monumental en bois de tilleul polychrome qui illumine le chœur.

Un large espace baptismal à l’entrée rappelle par sa conception les premiers baptistères. Il fait face à une chapelle dont l’abside est éclairée par de lumineux vitraux de Joseph Archepel de 1955.

Ouverte tous les dimanches de 14h à 17h de mai à septembre.

Visites guidées sur demande : 0389071875 ou 0771252025

Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. (…) Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, moi, je donnerai l’eau de la source de vie, gratuitement. » Apocalypse 21, 5-6

Bas-Rhin

Haut-Rhin

ILLHAEUSERN (68970) : église Saints Pierre et Paul, un havre de paix et de lumière

Depuis le fronton de cet édifice moderne, vous êtes accueillis par les patrons de l’église représentés dans une mosaïque en galets (Yvonne Argand 1957).

Un campanile surmonté d’un poisson, rappelle que nous sommes dans un village qui fut autrefois un lieu de pêches et de batelleries. Consacrée en 1958 par Mgr Jean-Julien Weber, elle remplace l’église détruite lors de la deuxième guerre mondiale.

L’espace intérieur est sobre et rayonne par ses vitraux (Pierre Potet 1957).  Dans la nef, à  partir des symboles représentés sur les dalles de verre aux couleurs éclatantes à dominante rouge et orange, le visiteur est invité à cheminer parmi les grands faits de l’histoire du peuple de Dieu qui aboutit à Jésus-Christ  et  à l’Eglise. Dans le chœur, la verrière du mur Nord, à dominante bleue, rappelle les sept sacrements de l’Eglise, continuation de l’œuvre de Dieu aujourd’hui.

Le retable de l’abside, réalisé par Christoff Baron en 2008, montre la scène de la crucifixion de Celui qui donne sa vie pour la rédemption du monde et étend ses bras pour nous entraîner à sa suite.

L’ensemble des éléments décoratifs crée une atmosphère paisible invitant au recueillement, à la prière et à la méditation.

L’église est ouverte tous les jours de 9h à 18h.

« Je suis Celui qui offre et qui s’offre lui-même en sacrifice »

(texte figurant sur la table d’autel de l’église d’Illhaeusern, une citation de Saint Augustin, La Cité de Dieu, X, 20)

« Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la Lumière de la vie. » (Jean VIII, 12)

Coordonnées GPS : N 48° 8′ 4.2 / E 7° 18′ 2.3718

Bas-Rhin

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Bas-Rhin

KIRCHBERG (67320) : chapelle, un phare au sommet

Le clocher rond de la chapelle (XIIe) érigée à l’extrémité du promontoire, sur la ligne de partage des eaux entre la Sarre et l’Eichel, pointe fièrement sa flèche vers le ciel et rappelle l’emplacement d’un village aujourd’hui disparu. Le chœur gothique, malmené et parfois délabré au fil du temps, mais toujours restauré, date du XIVe-XVe siècle.

 

Lieu de pèlerinage des communautés de la région.

Permanence sur le site du 1er mai à fin octobre à partir de 15h30, tous les jours sauf le samedi.

Chemins de randonnée ainsi que 2 circuits de découverte « Le Kirchberg : du calcaire aux vergers », au départ de la chapelle.

Vue panoramique.

« Les nations marcheront vers ta lumière »

Is 60,3

Coordonnées GPS : N 47° 47′ 50.9064 / E 6° 57′ 25.1568

Haut-Rhin

KAYSERSBERG (68240) : L’église Sainte-Croix, des chefs d’œuvres incomparables : Le grand Christ et le Retable de la Passion

@DR

L’église de la Sainte-Croix se situe dans le village de Kaysersberg, élu village préféré des Français en 2017. Construite en 1227, de style roman, influencée par le style gothique, elle subit de nombreux remaniements au 15ème siècle et garde des traces de l’église primitive romane avec son tympan historié.

L’intérieur de l’église présente de nombreux trésors tels un calvaire monumental désigné sous le nom de « Christ Colossal », datant du 16ème siècle se trouvant dans la nef principale. Le retable de la Passion dans le chœur, réalisé entre 1518 et 1521 par Hans Bongratz de Colmar montrent une crucifixion sur le panneau principal. Quatorze reliefs dorés et polychromes relatent la passion du Christ. À l’arrière du retable, quatre tableaux de l’artiste Matthias Wuest réalisé en 1621 narrent l’Invention de la Sainte Croix : le songe de l’Empereur Constantin, Sainte Hélène à la recherche de la vraie croix, l’identification de la croix aux hérétiques, la restitution à Jérusalem de la croix pour l’empereur Héraclius. Le relief de la Déploration, œuvre très précieuse pour l’église de Kaysersberg, restauré entre 1956 et 1957 daterait du début du 16ème siècle et serait l’œuvre du maître Georges Berringer de Lucerne.

Coordonnées GPS : N 48° 8′ 24.81 / E 7° 15′ 34.7544

KIENTZHEIM (68240) : La chapelle Saint Félix et Sainte Régule

Si d’aventure, en été ou en automne , vos pas vous mènent dans la vallée de Kaysesrberg, nous vous invitons à découvrir une petite ville médiévale fortifiée: Kientzheim.

Laissons le poète la décrire : « Kientzheim a une situation géographique charmante ; ce n’est plus tout à fait la plaine ; ce n’est pas encore la vallée ; c’est une terrasse placée entre elles , offrant le large horizon et la vue étendue de la plaine, les accidents de terrain , la fraîche verdure , le cours d’eau bruissant de la vallée, un premier plan de prairie, de vieux murs et des vignes jetées devant Kaysersberg et entre Sigolsheim et Ammerschwihr pour les relier, les couvrir, les émailler et de tous côtés leur sourire . » C’est ainsi que Levrault décrivait poétiquement la situation de Kientzheim .

Nous vous proposons maintenant de découvrir un petit sanctuaire qui nous est cher :la chapelle Saints Félix et Régule ! Elle est très ancienne : la pierre datée 707 (DCVII) pourrait prouver qu’elle est contemporaine d’Etichon et de Sainte Odile .Les Soeurs de Zurich reçoivent en 869 une cour royale sise à Kientzheim ; la Chapelle en fait partie .

En 1292, elles cèdent leurs biens à l’Abbaye cistercienne de Lucelle qui les conservera jusqu’à la Révolution .Cette chapelle traversera toutes les guerres; cependant en 1944 un obus ébranle la base du clocher qui se fissure. Il faut le détruire ! Mais la charge étant peut-être mal calculée, c’est l’édifice entier qui est détruit .Il ne sera reconstruit qu’en 1963. L’architecture actuelle donne une impression de sobriété, de simplicité, d’intimité, et de sérénité .

Mais pourquoi cette chapelle est-elle encore de nos jours fréquentée par de nombreux touristes et par les habitants de notre cité ?
Faisons un saut dans le XVème siècle, période tourmentée et difficilement supportable pour les Alsaciens .En effet, la région est mise à feu et à sang par les Armagnacs, les Bourguignons , les Suisses….. De plus, les Seigneurs n’admettent pas que les villes puissent acquérir leur liberté et se sous traire à leur juridiction et aux impositions qu’elles subissent . C’est ainsi qu’en 1466, des villes de la Décapole, telles que Turckheim, Munster et Kaysersberg se rebellent. Le seigneur Jean de Lupfen ayant résidence à Kientzheim réagit en investissant Turckheim, dévastant Munster et maltraitant des bourgeois à Kaysersberg. Les villes se liguent et veulent attaquer Kientzheim qui, ceinturée de haute muraille est imprenable. L’armée des assaillants, pour se venger, incendie l’église de Sigolsheim. Mais des villageois pieux retrouvent dans les décombres de leur église, les statues en bois de la Vierge Marie et Saint Jean pratiquement intactes. Ils les mettent à l’abri dans la chapelle de Kientzheim.
Et c’est dans ce sanctuaire que le jeudi 4 août 1466, au moment des Vêpres, les nombreux fidèles voient « clairement et ostensiblement pleurer les deux statues et que DES LARMES COULAIENT FRAÎCHEMENT DE LEURS YEUX SUR LES JOUES ET JUSQU’AU COL . »
Ce miracle est consigné dans un parchemin et chaque témoin certifie sous la foi du serment la véracité du fait .

L’annonce du miracle se répand rapidement en Alsace et dans tout le bassin rhénan et très vite, les pèlerins affluent. Les grâces obtenues semblent être attribuées à Notre Dame de Kientzheim . Elles sont consignées dans le « Mirakelbuch » écrit par l’Abbé Buchinger .
Si vous visitez cette chapelle, vous découvrirez 112 Ex Voto datés de 1667 à nos jours, « témoins de la Foi de nos ancêtres, de leur état d’âme, de la confiance dans cette planche de salut que pour eux était Dieu. »

De nos jours , cette chapelle est vivante et nous l’aimons beaucoup ! Pendant la période estivale, les messes dominicales la remplissent. Il y fait bon chanter notre Foi et notre Espérance. C’est une vraie communauté priante et chantante qui se retrouve .
Nous sommes à votre disposition pour vous en parler plus longuement avec coeur !

A bientôt à Kientzheim !!!

Anne Marguerite et Bernard Marck

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses “Au pied du Galtz”

Bas-Rhin

Haut-Rhin

LAUTENBACH (68610) : collégiale Saint-Michel

Au VIIIe siècle, dix-huit moines venus du couvent de Honau, une île située sur le Rhin, se sont installés à Lautenbach pour y fonder un monastère. La construction d’une première église en pierre, date de 811. Comment ne pas être saisi, en particulier, devant le porche du XIIe siècle, avec ses ogives et ses doubleaux reposant sur de minces supports ? Il ne faudrait en aucun cas manquer d’admirer le mobilier baroque intérieur, les boiseries, en particulier la chaire, installé par les moines au XVIIIe siècle.

Bas-Rhin

MARIENTHAL (67500) : chapelle du Sacré du Coeur, le bijou du Carmel

Marienthal_3Bienvenue dans ce havre de paix qui chante la création !

Chapelle néo-gothique, érigée en 1895.

Construite en grès rose des Vosges de type basilical.

Des fresques chantent une ode à la création et disent l’amour au Très-Haut.Tout y est décor végétal, grouillement d’oiseaux, d’insectes, de petits animaux…

« Car vous avez l’hiver et le printemps, Vous êtes l’arbre en sommeil et en fleurs;

Jouez pour Dieu des branches et du vent, Jouez pour Dieu des racines cachées.

Arbres humains, jouez de vos oiseaux, Jouez pour Lui des étoiles du ciel qui sans parole expriment la clarté;

Jouez aussi des anges qui voient Dieu. » Patrice de la Tour du Pin

Dans le chœur, une ronde d’anges portent les instruments de la Passion.Ce décor est l’œuvre de Joseph ASAL, peintre du début du XXème siècle, qui a laissé d’autres décors dans des édifices religieux d’Alsace

Église ouverte tous les jours

Coordonnées GPS : N 48° 46′ 46.851 / E 7° 49′ 10.2246

MARIENTHAL (67500): Basilique mineure de Notre Dame des Sept Douleur

Accueil : Haut-lieu de pèlerinage qui vous accueille toute l’année pour un temps de repos et de ressourcement, Propositions d’activités spirituelles, à venir vivre seuls ou en groupe.

https://basiliquemarienthal.fr/

Présentation : L’église actuelle est une construction néo-gothique à trois nefs, datant de 1866.  En1892, Marienthal a été érigée en basilique mineure par le pape Léon XIII. Des édifices anciens, subsiste la très belle sacristie du XVIe siècle. Parmi les oeuvres d’art de la basilique, outre la Vierge à l’enfant et la Pieta du XVe siècle, on peut admirer un Saint Sépulcre et une dormition de la Vierge du XVe siècle également. Dans le transept, les peintures murales ont été réalisées au XIXe siècle par une artiste alsacien, Martin de Feuerstein XIX. On remarquera les vitraux du XXe siècle, de l’artiste Jacques Le Chevalier.

 De très belles statues ornent l’extérieur de la basilique : Sur la façade occidentale en haut de l’entrée principale, une Vierge à l’Enfant. Juste en dessous, on trouve Saint Pierre et Saint Paul de Tarse de Jean Weyh, sculpteur à Colmar. Le tympan central représente la crucifixion. Sur le tympan de l’entrée latérale gauche, on peut admirer l’adoration des mages. Dans l’angle de cette entrée latérale, la statue d’Albert de Haguenau, fondateur du prieuré, ainsi qu’un magnifique jugement dernier  sur le tympan de l’entrée latérale droite.

Histoire : Son histoire débute au XIIIème siècle, quand un jeune noble de Haguenau  entreprend de construire un couvent alors appelé couvent des Guillemites. Des pèlerins ont commencé à affluer et le pèlerinage n’a cessé de grandir. La statue de la Vierge vénérée des pèlerins, ayant été détruite au XIVe siècle, a été remplacée par la Vierge debout, portant l’Enfant Jésus sur les bras et conservée jusqu’à nos jours. « Notre-Dame de la Joie » appartient au groupe des « Belles Madones » du début du XVe siècle. Une seconde statue, une Pietà, Vierge Douloureuse a été rajoutée à la première. Il était de tradition au XVIe siècle que les deux statues de la Vierge soient habillées et vêtues de bijoux. Cette tradition se poursuit concernant la Vierge de Pitié. Elle a été restaurée en 2013 en lui restituant ses couleurs d’origine (les bords marron du voile et des habits).

Coordonnées GPS : N 48° 46′ 45.966″ / E 7° 48′ 87.966″

MARMOUTIER (67440) : abbatiale Saint Etienne, une imposante majesté

Solidement campée au milieu de Marmoutier, l’église de l’ancienne abbaye capte le regard. Sa facade est une des plus belles réalisations de l’art roman : bordées de bandes lombardes et pourvue de petites fenêtres, elle a l’air d’une forteresse.

Choeur Red Marm panoramA l’intérieur, le narthex roman s’ouvre sur une nef gothique. Ses voûtes reposent sur des piliers aux chapiteaux finements ornés par la flore des environs (houblon, lierre, hêtre…). Le chœur, immense, avec ses 50 stalles en chêne sculpté, s’inspire de l’art baroque. La crypte, librement accessible, abrite la tombe du fondateur, St Léobard (VIème siècle).

Autre joyau de l’abbatiale : l’orgue Silbermann datant du début de XVIIIème siècle.

 

Ouverte tous les jours.

Deux formes de visites possibles avec ou sans orgue:  visite  avec découverte des traces laissées par les siècles passés en relation avec la vie de la paroisse (s’adresser au 03 88 70 89 92 ) ou visite classique avec guide diplômé (03 88 91 80 47) ou contact@tourisme-saverne.fr.

« D’âge en âge, Seigneur, tu as été notre refuge »

Ps 89

 

Coordonnées GPS : N 48° 41′ 26.8578 / E 7° 22′ 55.236

Haut-Rhin

MARBACH (68420 Obermorschwihr) : ancienne église abbatiale

@Ortlieb

De l’ancienne église, consacrée en 1115, de plan basilical et de style roman, subsistent les vestiges du narthex ainsi que des soubassements qui permettent d’apprécier les dimensions imposantes de ce sanctuaire. Long de plus de 65 mètres et large de 20 mètres, il était l’une des plus imposants de la région, un véritable « Cluny alsacien ». Lors de sa fondation, il a été confié aux chanoines réguliers de Saint Augustin et placé sous la conduite de Manégold de Lautenbach. Marbach est devenue la maison-mère de près de 300 établissements monastiques en Alsace, Suisse et Allemagne.

Un atelier célèbre de miniaturistes et de copistes fonctionna à Marbach. Le plus célèbre manuscrit étant l’évangéliaire de Marbach-Schwartzentahnn, le codex Laudun (conservé à la bibliothèque de Laon) aux magnifiques miniatures ( fin du XIIè siècle). La bibliothèque du grand séminaire de Strasbourg possède un autre manuscrit sorti de cet atelier : le codex Guta-Sintram, qui contient les plus anciens préceptes d’hygiène connus en Alsace.

Après la démolition de l’abbaye (depuis la révolution jusqu’aux années 1830) les vestiges ont été disséminés à travers la région : autels baroques et bénitiers à l’église de Voeglingshoffen, statues de la vierge au musée Unterlinden et stalles  aux Dominicains de Colmar.

Accès libre à l’enclos monastique pour la visite des jardins. Des concerts ont lieu durant la saison estivale dans le narthex, ouvert au public à ces occasions.

MURBACH (68530) : abbatiale Saint-léger

Fondée par Saint Pirmin en 721, l’abbaye bénédictine de Murbach est un des hauts-lieux de l’art roman en France. Le chœur, les tours orientales et le transept, conformes à la tradition de construction du Rhin supérieur, et qui seuls demeurent, témoignent aujourd’hui de son ancienne splendeur. Ici, le calme est au rendez-vous. Sans doute parce que chacun, tout en se sentant enraciné solidement dans la terre, se sent élevé vers les réalités spirituelles.

Bas-Rhin

NEUWILLER-lès-SAVERNE (67330) : église Saints Pierre et Paul, à la croisée des styles

Facade red abbatiale NeuwillerPour découvrir l’abbatiale, le visiteur emprunte un porche qui rappelle l’entrée de l’abbaye du XIIème –  XIIIème siècle. L’ensemble des bâtiments conventuels forme une place close, encore bien visible aujourd’hui. Puis le visiteur est accueilli par Saint Pierre et Saint Paul dont les statues ressortent sur la façade de l’abbaye.

 

L’édifice, rénové en 2015-16, d’une grande richesse et diversité architecturale (roman, gothique, baroque)a été construit pour recevoir les reliques de saint Adelphe, dixième évêque de Metz dont on peut encore admirer le tombeau-reliquaire.

 

Tissées en fils de laine, d’or et de soie vers 1480, les tapisseries de Saint-Adelphe illustrent la vie légendaire du saint. Elles sont visibles uniquement pendant les visites guidées.

Contact : 07 88 45 00 18

Coordonnées GPS : N 48° 49′ 24.8952 / E 7° 24′ 19.7454

 

NIEDERHASLACH (67280) : collégiale Saint-Florent, aujourd'hui église paroissiale Saint-Jean Baptiste

La collégiale Saint-Jean-Baptiste est l’un des bâtiments sacrés les plus représentatifs de l’architecture gothique du Bas-Rhin en dehors de Strasbourg.  Haut-lieu de pèlerinage depuis 810, elle abrite les reliques de Saint Florent, 7ème évêque de Strasbourg. Classée monument historique, l’église fut construite de 1274 à 1385 à l’emplacement d’une autre. Le chapitre des chanoines, créé au XIIe siècle, en remplaçant de l’abbaye Bénédictine d’origine, est resté en place jusqu’à la révolution. Le village est parsemé de maisons canoniales. Célèbre aussi pour ses vitraux (XIIIe- XIVe), l’abside s’illumine au soleil levant à la Saint Jean Baptiste (24 juin).

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OBENHEIM (67230): Eglise Saint-Rémi d’Obenheim

Bienvenue dans l’église Saint-Rémi d’Obenheim !

Notre église a été construite en 1879 près du Schloessel, manoir appartenant à une famille noble d’Alsace, les Boecklin de Boecklinsau.

Le bâtiment comprend une nef pour 230 personnes, un petit transept et un chœur recouvert de boiserie.

Son originalité ? Trois tableaux.

Le tableau latéral gauche est conçu comme une bande dessinée. Au centre, Marie avec Jésus sur le  globe posé sur un serpent écrasé. Tout autour, les mystères joyeux, douloureux et glorieux. En haut de la boiserie figure St Antoine de Liguori, fondateur des Rédemptoristes.

Le tableau latéral droit représente un dialogue entre la pécheresse et le Christ, le fond sombre et vide constitue un appel à la méditation. La croix est  vue de biais comme il était de tradition au 18e siècle. Sur la pierre angulaire, en bas de l’œuvre figurent la date 1751 et le nom du donateur : Claude Tourny, sénateur de Strasbourg. Cette œuvre a été cachée par une famille pendant la Révolution.

J’ai toujours admiré le tableau central dans le chœur, il représente le baptême de Clovis en 496 par l’évêque Rémi (d’où le nom de l’église).

Ce baptême est la conséquence de la bataille de Tolbiac près de Cologne. Comme il était en mauvaise posture, Clovis, qui adorait plusieurs idoles, a imploré le Dieu de son épouse Clotilde de lui permettre la victoire. Il gagna et promit de se faire baptiser.

Lors du baptême, l’évêque  Rémi, assisté de la reine Clotilde, aurait dit « Courbe-toi, fier Sicambre, adore  que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré. » On distingue une foule de soldats qui se convertiront  à la suite du roi; plus de 3000 Francs et leurs familles seront baptisés.

 Sur le haut du tableau, apparaît la colombe, symbole de paix. A remarquer, en bas du tableau, la signature en profondeur « 1879-Carola Sorg ». Il s’agit de Marie-Antoinette Caroline Sorg, née dans une famille d’artistes  peintres sur faïences. C’est une des rares femmes peintres formées à Paris à cette époque. Elle s’est spécialisée dans la peinture religieuse. On trouve ses œuvres dans de nombreuses églises d’Alsace.

Petite curiosité locale : un bas-relief représentant St Rémi est sculpté dans le temple protestant, c’est un vestige de l’époque du simultaneum.

Jeanine Riccobène

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses ” du Pays d’Erstein “

OBERNAI (67210): Église Saints Pierre et Paul: autour du Saint Sépulcre

Obernai, ville située au pied du Mont Sainte-Odile est l’une des étapes de la route des vins.

L’église Saints Pierre et Paul remplace un sanctuaire gothique du XVème siècle, édifié sur l’emplacement d’une église romane du XIIème siècle démolie en 1867. Suivant les plans de l’architecte Eugène Petiti, elle est  reconstruite dans le style néogothique, inauguré en 1872 et consacrée en 1888. Orientée Nord/Sud, elle se distingue par ses dimensions importantes.

Elle abrite de nombreux trésors tels un orgue symphonique construit en 1882 par le facteur d’orgues Joseph Merklin, onze peintures de Martin Feuerstein représentant des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament situées dans le chœur. Le mobilier en bois, les lambris du chœur, les confessionnaux ainsi que la chaire ont été exécutés par Théophile Klem (sauf le maître autel signé de Joseph Müller). L’autel du Saint-Sépulcre de style flamboyant, dans le transept Nord, est une œuvre remarquable de Veit Wagner de Strasbourg et date de 1504.

Coordonnées GPS: N 48° 27′ 47.775 / E 7° 28′ 54.2892

OFFENDORF (67850) : église Saints Pierre et Paul, la nef de la cité des bateliers

offendorff
église Saints Pierre et Paul

Après les bombardements intensifs de janvier 1945, l’église fut reconstruite de 1959 à 1962 sur les anciennes fondations, les murs et la partie basse du clocher ayant été épargnés.

La Vierge à l’Enfant appelée Notre Dame des Bateliers, donation des bateliers d’Offendorf en 1849, se trouve sur le parvis de l’église. Auparavant elle était placée dans la cour de l’école des filles.

La mosaïque des fonts baptismaux évoque les baptistères des premières communautés chrétiennes.

Le Christ de l’Apocalypse, magnifique mosaïque du chœur, est l’œuvre d’Ernest Werlé.

Au cœur du Ried, tout au bord du Rhin, l’église Saints Pierre & Paul porte l’empreinte de son époque. Eglise ouverte tous les jours.

“Notre Dame des Bateliers protégez-nous, notre Reine, mère du Bon Pasteur priez pour nous !”

Coordonnées GPS : N 48° 42′ 41.3022 / E 7° 54′ 47.5014

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OBERMORSCHWIHR (68420) : église Saints Philippe et Jacques, une église millénaire

ObermorschwihrP1050202Au cœur du vignoble, là-haut (OBER) sur la colline s’élevait autrefois une chapelle, puis une église construite au 12ème siècle.

Au fil des siècles entre reconstruction et restauration l’église saints Philippe et Jacques nous renvoie à plus de mille ans d’Histoire.

Les importants travaux du clocher ont permis la mise à nu du colombage de pur style alsacien.

Franchir le porche convie à une découverte :

* des fresques murales (martyre de saint Jean Baptiste – baptême du Christ)

* un baptistère

L’histoire de cette église est liée au passé tourmenté de l’abbaye de Marbach qui débute vers la fin du 11ème siècle avec l’arrivée d’un nouvel ordre monastique : les chanoines réguliers de saint Augustin.

« … pour un œil clair tout est miroir, pour un regard sincère et grave tout est profondeur. » Bachelard

Coordonnées GPS : N 48° 1′ 6.099 / E 7° 17′ 45.1314

ORBEY (68370) : église Saint Urbain

Dans le chœur, restauré après le passage des deux guerres, des  vitraux de Maître Bony ont été installés, entre autre un Christ ressuscité. Quatre grandes mosaïques (1933)  ornent les murs du sanctuaire. Une croix de procession – 12è/13è siècle – provenant de l’abbaye de Pairis est exposée dans une des nefs.

Une chapelle attenante est éclairée par des vitraux racontant la vie de Saint Edmond (roi martyr 870). L’originalité du cimetière collé à l’église et accroché à la colline en fait une curiosité !

Ceci n’est qu’un petit aperçu de la richesse de notre église… VENEZ  la visiter. Il n’y a pas de permanence d’accueil mais une plaquette explicative vous aidera dans la visite. L’église est ouverte tous les jours.

« Venez, crions de joie pour le Seigneur…

Entrez, inclinez-vous, adorons le Seigneur qui nous faits. »    Psaume 94

 

Coordonnées GPS : N 48° 7′ 33.1176 / E 7° 9′ 50.259

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PFAFFENHEIM (68250) Eglise Saint-Martin

© Ralph Hammann – Wikimedia Commons

Les origines de l’église, dédiée à St Martin, remontent à l’époque franque. Depuis 1802, la paroisse fait partie du diocèse de Strasbourg, doyenné de Rouffach.
L’église était fortifiée. L’enclos, bien visible sur un ancien plan du 16e siècle, est conservé aux archives municipales de Rouffach.  Il reste de l’ancienne église construite au début du XIIIème siècle, le chœur  avec son chevet à cinq pans (le seul dans la région d’époque romane) et la sacristie. Ces éléments constituent l’un des plus beaux exemples de l’art roman finissant en Alsace. La construction est très bien structurée et richement décorée de moulures sculptées soulignées par des frises à arcs brisés. Une arcature aveugle à colonnettes couronne le tout. On remarquera également les  contreforts qui s’effilent vers le haut. Vers l’est s’ouvre une magnifique baie moulurée avec décors à billes. D’intéressants graffitis se trouvent sur tout le pourtour du chœur. Pour certains, ils témoigneraient de rites anciens.

À l’intérieur, l’ancien avant chœur et le chœur sont voûtés d’ogives nervurées retombant sur des colonnes engagées à chapiteaux pour la plupart sans décors.
La sacristie qui comporte deux travées voûtées est très harmonieuse de proportions.
Le clocher, détruit lors de la dernière guerre, a été reconstruit en 1974 dans un style résolument moderne. Le chœur de l’église moderne est orienté vers l’ouest. La nef a été reconstruite en 1893  dans le style néo-gothique.

L’église est ouverte tous les jours. Une musique d’ambiance se met en route automatiquement pour accueillir le visiteur.

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ROSHEIM (67560) : église Saints Pierre et Paul, chef d'oeuvre de l'art roman

A l’intérieur, les travées couvertes de voûtes d’ogives sont rythmées par l’alternance de puissantes colonnes et de piliers cruciformes. Les chapiteaux ont tous des décors différents. On admirera surtout le second chapiteau de la rangée nord, composé d’une couronne de 21 petites têtes d’hommes.

Cette église, toujours fraîche est comme un refuge, où il fait bon se recueillir.

Eglise ouverte toute l’année. Une équipe de bénévoles de la pastorale du tourisme accueille les visiteurs tous les jours des mois de juin, juillet, août et septembre.

Divers concerts instrumentaux ou d’orgues et expositions d’art contemporain durant la saison estivale.

Coordonnées GPS : N 48° 29′ 48.6054 / E 7° 28′ 14.574

 

REINACKER (67440) : sanctuaire Notre Dame de Reinacker

Le sanctuaire est dédié à Notre Dame de l’Assomption, situé en dehors du village de Reutenbourg au milieu des champs et des vergers. La Vierge Immaculée, dorée, située sur le pinacle accueille de loin le pèlerin et le visiteur. Lieu de Pèlerinage depuis 1367, la chapelle a été consacrée en 1407. Belle église halle de style gothique avec son cloché octogonal, elle a l’allure d’une cathédrale. Elle marie très bien la robustesse des colonnes et la finesse des ogives.

On y ressent paix et sérénité. Elle invite à la méditation. Une communauté de Sœurs Franciscaines y prie chaque jour. Différents joyaux sont à admirer : La Vierge du pèlerinage et la Piéta (XV siècle), des statues baroques : une vierge à l’enfant, St Benoit et Ste Scholastique, des fresques peintes à la tribune relatant la vie de la Vierge Marie. Les magnifiques vitraux (1893) ont été réalisés par les frères Ott.

Eglise ouverte. Une équipe de PRTL est rattachée au Sanctuaire. Visite guidée sur demande : 03-88-70-60-50

« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et sur sa tête une couronne de 12 étoiles »

Livre de l’Apocalypse 12,1

Coordonnées GPS : N 48° 40′ 52.8018 / E 7° 24′ 27.8532

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RIBEAUVILLE (68150) : église Saint-Grégoire

Construite à partir de 1282, l’église gothique Saint-Grégoire est constituée d’une seule nef. Elle est dédiée dès 1359 à Saint-Grégoire le Grand. Achevée en 1473, elle est profondément transformée en 1876. Entre autres trésors, l’église conserve une belle Vierge à l’Enfant sur le tympan en arc brisé. Des statues en grès des Vosges, du Christ et de ses disciples au Mont des Oliviers forment un ensemble remarquable. Le tout est complété par un beau Christ au tombeau datant du XVe siècle. La famille des Ribeauvillé protectrice des ménétriers se faisait inhumer dans cette église.

ROUFFACH (68250) : église Notre Dame de l'Assomption, l’allure d’une cathédrale

eglise RouffachCette église dédiée à Notre Dame de l’Assomption possède presque tous les éléments d’une cathédrale.

Sa construction a démarré au XIè siècle. Chaque siècle l’a marquée de son style. Son architecture harmonieuse invite au recueillement.

La rosace, avec le Christ en majesté en son centre,  a pour modèle celle du transept sud de Notre Dame de Paris. L’architecture du  chœur avec les consoles sculptées soutenant les colonnes, la custode, les clés de voûte  et les tourelles du jubé est un chef d’œuvre de l’art gothique.

A découvrir également : les  vitraux (XIXè siècle) relatant la vie de la Vierge, le Retable du maître autel.

Dans ce chœur si vaste se trouvent deux petites sculptures du XIIIème siècle qui font la renommée de cette église: « le sourire de Rouffach ».

Cette église recèle encore  d’autres trésors et  joyaux à découvrir.

Elle est ouverte tous les jours de 9h à 18h.

Permanences d’une équipe de la pastorale du tourisme durant les mois d’été.

Visites guidées sur demande.

Contact : presbytère : 03 89 49 61 10

Coordonnées GPS : N 47° 57′ 25.4304 / E 7° 17′ 57.9012

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SAINT-JEAN-SAVERNE (67700) : église Saint Jean-Baptiste, une abbatiale écrin

Saint Jean 1L’origine de l’église St-Jean Baptiste remonte à l’abbatiale romane d’un couvent de Bénédictines fondé au XIIe siècle.

A l’extérieur, témoin de ce riche passé, le chevet ouvragé est orné de frises, de colonnettes et de motifs sculptés. La tour-porche et les contreforts sont des ajouts du 18ème siècle.

A l’intérieur, la nef, avec un des plus anciens voûtements en croisée d’ogives d’Alsace, témoigne du travail des premiers concepteurs de l’architecture gothique. Le mobilier baroque date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

La porte d’entrée invite à un temps d’arrêt : elle est un chef d’œuvre unique de la ferronnerie romane en Alsace.

Ouverte tous les jours, cette église fait partie de la route romane d’Alsace.

Chaque été, elle accueille les œuvres d’un artiste dans le cadre des « chemins d’art sacré ».

 

Toi, Seigneur, tu es là pour toujours ; d’âge en âge on fera mémoire de toi.

Psaume 101,13

Coordonnées GPS : N 48° 46′ 18.3714 / E 7° 21′ 47.9946

SCHAEFFERSHEIM (67150) : église Saint Léger

Chers amis-visiteurs, bienvenue dans l’église St Léger de Schaeffersheim.

Une présence chrétienne existait sur ces terres rurales bien avant la construction de cette église, déjà du temps de Charlemagne.

Cette paroisse fut reconnue à part entière lorsque l’on nomma pour la 1ère fois un curé aux environs de 1726. Un bâtiment rudimentaire existait déjà et un nouveau chœur fut construit en 1754.

Une lettre adressée à l’Evêché en 1819 disait qu’il était urgent d’envisager des travaux, et en 1844, l’édifice devint carrément trop petit !

Mais il a fallu les conséquences désastreuses d’un orage et un violent coup de foudre occasionnant  de nombreux dégâts pour que les travaux soient enfin entrepris à partir de 1867.

A partir de là, St Léger devint une modeste mais belle petite église, lovée au cœur d’un village tranquille et paisible.

En 1873, les Frères OTT de Strasbourg ont réalisé les vitraux pour le chœur et en 1882, il y a eu la réfection des peintures intérieures : les médaillons exécutés par maître Klotz de Soulzbach. Ils représentent les 4 évangélistes, 4 grands docteurs de l’Eglise, ainsi que Ste Odile et Ste Richarde.

Schomas, maître-peintre de Villé, a réalisé une grande fresque au plafond en  1936, pas de comparaison avec la chapelle Sixtine…mais quand même, elle retrace la vitalité dans nos campagnes  en représentant tous les corps de métiers du village de cette époque.

Une Vierge à l’Enfant, Marie couronnée en habit royal, plus ancienne que l’église, puisque la statue en bois est datée du XVe siècle, permet de supposer qu’elle a été acquise tout en ayant eu une vie antérieure. Les Monuments historiques l’ont classée et les paroissiens n’en sont pas peu fiers !

Un chemin de croix de 14 tableaux peints sur toile a été restauré en 2018, ce qui restitue admirablement les couleurs de ceux-ci.

La présence d’un baptistère peut intriguer le visiteur : il porte la date de 1678, bien plus ancienne que l’arrivée du 1er curé !

Les célébrations sont rehaussées grâce à un orgue installé en 1859 et électrifié depuis 1945.

Et puis en 1931 le profil définitif de l’église St Léger de Schaeffersheim prit forme avec un clocher impressionnant (30 mètres de haut et 3 belles cloches) visible de très loin… Même du “Bruch” ! Aujourd’hui sans doute les cigognes le prennent comme repère.

Cathy Kappler et Rémi Scheeck

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses “du Pays d’Erstein”

SAVERNE (67700) : église Notre-Dame de la Nativité, héritière d’un riche passé

L’église Notre-Dame de la Nativité allie majestueusement le style roman,caractérisé notamment par son portail et sa magnifique tour-porche (12e siècle), et le style gothique de la nef et du chœur (15ème siècle).
Elle comporte plusieurs originalités : des étalons de mesures anciennes sur les murs extérieurs, une chaire au « Christ souriant » ; une « Vierge à l’enfant » du XVème siècle ; des vitraux remarquables dans le chœur, témoins du bombardement de juillet 1918 ; un Christ gisant du XIVème siècle ainsi qu’un Christ ressuscité du XIIIème siècle en bois polychrome.

Elle se situe au cœur de la zone piétonne du centre-ville. Ouverte tous les jours.

« Son amour s’étend d’âge en âge »

Cantique de Marie

Coordonnées GPS : N 48° 44′ 28.1898 / E 7° 21′ 50.3604

SONDERSDORF (68480) : La chapelle dite « Hippoltskirch

L’église primitive dédiée à Saint-Martin apparaît dans une charte de donation des contes de Ferette en faveur du couvent de Feldbach en 1144 sous le nom de « Hupolesticlon ».

Dès le 18ème siècle les registres mentionnent « Hippoltskirch ». Cette église était autrefois l’église paroissiale du village de Sondersdorf jusqu’au 18ème siècle. Suite aux crues répétées de l’Ill, le village se déplace en hauteur et les habitants de Sonderdorf demandent la transformation de leur chapelle en église paroissiale accordée en 1770 par l’évêque de Bâle. À cette époque la chapelle « Hippoltskirch » est dans un état préoccupant, elle est restaurée par des habitants du village en 1781. Une nouvelle restauration est effectuée entre 1951-52 puis en 2013-2014 d’importants travaux intérieurs permettent de freiner les dégradations.

Comme éléments remarquables nous pouvons y admirer :

– le plafond à caisson repris de l’église primitive,

– en son centre dans un médaillon une œuvre de J. Stauder représentant la bataille de Lechfeld (l’empereur Otton le Grand remporta la victoire sur les Hongrois le 10 août 955) datée du 18ème siècle. Cette chapelle dédiée à la Vierge Marie est inscrite au Monuments Historiques depuis 1995.

Coordonnées GPS: N 47° 28′ 59.3574/ E 7° 20′ 11.6592

STRASBOURG (67000) : La Cathédrale de Strasbourg, Carrefour des peuples

Sa façade occidentale en «dentelles» nous interpelle par sa beauté et son élancement et des milliers de sculptures happent le regard. Cette cathédrale nous invite à entrer dans un lieu d’art unique en Europe.

L’intérieur du monument nous fournit de nombreux trésors. Des vitraux du Moyen-âge aux plus contemporains – comme le vitrail de la Vierge, dans le chœur, offert par le conseil de l’Europe en 1956 et  le récent vitrail de la chapelle Sainte Catherine -, une horloge astronomique, la chaire, le pilier des anges : œuvres incomparables participant à la renommée de la cathédrale.

L’histoire en est longue mais passionnante,  jalonnée de dates-clés :

Une première église romane est construite à partir de 1015, puis après plusieurs incendies au XIIème siècle, une nouvelle construction voit le jour. Le chœur, la crypte, le transept restent romans tandis que la nef centrale, les bas-côtés et la façade occidentale sont de style gothique. Malgré les efforts des anges gardiens de la cathédrale lors de la Révolution Française, de nombreuses statues seront détruites. La Seconde Guerre mondiale n’épargne pas la Cathédrale, les bombardements Américains détruisent la croisée du transept en 1945. Les travaux de reconstruction sont alors immédiatement lancés. De nos jours la sauvegarde du monument est assurée par la Fondation de l’œuvre Notre-Dame.

Coordonnées GPS : N 48° 34′ 54.7674 / E 7° 45′ 3.7254

SURBOURG (67250) : Abbatiale Saint Arbogast

C’est au détour du grand axe routier Wissembourg/Haguenau que l’on trouve le charmant village de Surbourg, avec son Abbatiale St ARBOGAST, classé monument historique depuis 1874.

Vers 570, St Arbogast, second évêque de Strasbourg et  ancien ermite  dans la forêt d’Haguenau, appelée depuis la « Forêt Sainte », implante une Abbaye à Surbourg. Il fonde le premier Monastère d’Alsace. L’église abbatiale est donc construite à partir de la plus ancienne abbaye d’Alsace à plan cruciforme. La nef et le transept ont la même hauteur et la même largeur. Du bâtiment d’origine du dernier tiers du XIe siècle, on conserve encore la nef à trois nefs, le transept, la tour croisée et les absidioles. Au cours du dernier chantier de rénovation, une découverte a été faite: les encadrements bois des vitraux hauts de la nef et des bars du transept sont ceux d’origine, et ont été datés de l’année 1038. On peut y retrouver un magnifique relief de saint Arbogast ressuscitant le fils du roi Dagobert et une sculpture de Jésus tenant Joseph à sa mort.

Du point de vue extérieur, Les murs longitudinaux sont percés de baies en plein-cintre. Le chevet est percé d’une rosace. Les bras du faux transept sont percés de portiques à deux ventaux. La tour-clocher est intégrée à l’édifice et est percé de triplet de baies et surmontée d’une flèche polygonale.

Reconstruite en partie à plusieurs reprises en raison des guerres successives L’abbatiale est un mélange de style, mérovingienne et romane, on y retrouve pour la première fois une alternance des supports, piliers et colonnes avec chapiteaux cubiques. Les derniers travaux de réfection de 2019, on permit de mettre à jour des anciens enduits, et ont permis à l’abbatiale de retrouver ces couleurs d’origine.

 

Coordonnées GPS : N 48° 54′ 34.873 / E 7° 50′ 49.586

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SCHLIERBACH (68440) : église Saint Léger

A l’église de Schlierbach, le souvenir de  l’Abbaye de Lucelle et deux mystérieuses statues de la Vierge

L’église de Schlierbach doit son originalité à l’évocation de l’Abbaye de Lucelle dont elle a dépendu pendant quatre siècles, jusqu’à la Révolution Française : pendant cette période, le curé était toujours un moine cistercien venu de ce monastère. Les vitraux de la nef, qui datent de la construction de la nouvelle église au début du XIXème siècle, rappellent d’abord aux fidèles l’importance de deux grandes figures du monachisme, Saint Bernard de Clairvaux, qui a donné une nouvelle impulsion à l’ordre cistercien, et Sainte Thérèse d’Avila, réformatrice de l’ordre du Carmel. Saint Bernard est aussi un saint marial : il a écrit de très beaux textes sur la Vierge que l’on cite encore souvent.

La Vierge tant aimée de Saint Bernard est le personnage biblique le plus évoqué dans notre église. Elle est proposée à notre prière chaque fois dans un esprit différent. Sous la tribune, nous avons une très belle statue qui rappelle la femme de l’Apocalypse : elle exprime la joie, elle a le croissant de lune sous les pieds ; elle rassure le croyant en lui donnant l’espérance de la victoire sur le mal comme la femme de l’Apocalypse qui a échappé au dragon. Au pied du calvaire, nous admirons une statue de la Vierge brisée de douleur qui comprend nos blessures et accompagne nos souffrances puisqu’elle a connu la plus grande douleur qui soit, elle a vu mourir son enfant. C’est une statue un peu mystérieuse puisqu’on n’en connaît pas l’origine. Datant probablement du XVIIIème siècle, elle pourrait être la copie d’une Vierge du Moyen Age originaire de la région de Colmar et conservée au Kunsthaus  de Zurich.

Mais, incontestablement, c’est la Vierge de la Vallée des Larmes de l’autel latéral gauche qui est le joyau de notre église ; très ancienne – elle date du XVIème siècle – elle est chargée de mystère puisqu’elle ne ressemble pas aux Vierges que l’on trouve, d’habitude, en Alsace, ni par les proportions de son corps, ni par le drapé de ses vêtements… Son visage a une expression douloureuse : c’est, elle aussi, une Vierge que l’on prie dans les grandes épreuves de la vie. On peut s’étonner aussi qu’une Vierge  à l’enfant soit aussi affligée : en général, elles ont une expression de joie paisible. Au XIXème siècle et au début du XXème siècle, jusqu’en 1930, installée dans la chapelle Notre Dame sous Bois, dans la rue de Bâle, à l’orée de la forêt, elle a partagé les inquiétudes des paysans qui venaient la prier en période de sécheresse et pour être protégés des voleurs. Au Moyen Age, sur une hauteur, derrière la chapelle, se trouvaient une léproserie, le gibet de la Seigneurie de Landser et même, à une certaine période, un village de brigands. On ne peut s’empêcher de penser qu’une Vierge de la Vallée des Larmes avait sa place dans ces lieux.

Eglise Saint Léger- rue de l’église- 68440 Schlierbach

Ouverte à la visite le dimanche de 14h à 17h – de mai à octobre

Roland Barbieri

Equipe d’accueil, pastorale du tourisme, Communauté de paroisses de la “Hardt aux Collines”

SIGOLSHEIM (68240) : église Saints Pierre et Paul

Une première église fut édifiée à Sigolsheim dès 888 par Sainte Richarde. Plantée dans un environnement de vignobles, l’église actuelle a été achevée à la fin du XIIe siècle. Ayant subi d’importants dommages entre 1939-1945, elle a été magnifiquement restaurée. À l’intérieur, les couleurs des vitraux jouant sur les murs sont une invitation à la prière. Et comment, à l’extérieur, ne pas être saisi d’étonnement devant l’imposante façade de grès rose où les sculptures du tympan montrent le Christ accueillant les visiteurs à bras ouverts ?

SOULTZ (68360) église Saint Maurice

@Félix Potuit

L’église paroissiale de Soultz est un édifice gothique aux lignes épurées et légères riche de détails à découvrir. Elle est dédiée à Saint Maurice, un saint patron qui était aussi celui d’Ebersmunster, dont Soultz dépendait dès le VII siècle avant de devenir possession de l’évêque de Strasbourg

C’est à partir de 1270 que débute la longue construction de l’église actuelle, sur l’emplacement même de l’ancienne.

Le majestueux clocher octogonal de 62 mètre de hauteur,  présente deux étages, surmonté d’une flèche en charpente couverte d’ardoise ; la croix sommitale fut mise en place en 1738.

La grande sacristie actuelle date du XIVe siècle ; elle est surplombée d’une grande voûte nervurée, sur un plan de quatre étoiles à six branches.

L’orgue, achevé en 1750 par Jean-André Silbermann, classé « monument historique » est un des plus beaux instruments d’Alsace., tant pour son buffet que pour sa parte instrumentale.

Entre autres mobiliers remarquables, l’église contient une magnifique chaire marquetée, style Renaissance datant du XVIIe siècle ; dans la chapelle latérale dite des Waldner une Vierge à l’Enfant du début du XVIe siècle ;

en face, un tableau illustrant Saint Georges terrassant le dragon, bas relief en bois provenant d’Alschwiller, village disparu ; ce tableau était initialement placé dans la chapelle du cimetière.

On y découvre aussi les grandes pierres tombales des commandeurs de l’Ordre de Malte.

De nombreux décors picturaux et inscriptions d’époque sont par ailleurs encore visibles sur les murs intérieurs, témoins des évolutions et histoires de notre église au cours des siècles.

SOULTZMATT (68570) : église Saint Sébastien, un livre d’histoire

SoultzmattSur le chemin de Saint Jacques, à l’ombre de son clocher du 12ème siècle, l’Eglise Saint Sébastien est un joyau d’architecture, où se côtoient  le roman, le gothique et le baroque.

Elle abrite une statue de la vierge à l’enfant et un haut-relief de l’annonciation,  ainsi qu’une représentation de Saint Sébastien.

Les vitraux inondent la nef d’une palette de couleurs et d’ombres qui transcendent la pierre et célèbrent le divin.

Autour de l’église, sont conservés des monuments funéraires, vestiges de l’ancien cimetière. Plusieurs sarcophages témoignent aussi d’époques diverses allant du 8ème au 11ème siècle)

«c’est par ta lumière que nous voyons la lumière » (psaume 36-10)

Coordonnées GPS : N 47° 57′ 33.7962 / E 7° 14′ 15.3024

STEINBACH (68700) : église Saint Morand

Nichée à l’entrée du Silberthal, l’église de Steinbach, rebâtie à deux reprises, a dû sa naissance à la présence d’une importante communauté de mineurs, métier très prisé de tout temps, d’autant plus qu’ils extrayaient de la galène argentifère, du cuivre et du fer. Le village doit beaucoup à la richesse de son sous-sol, ce que reflètent les toponymes : Steinbach=la rivière aux pierres, Silberthal=le val d’argent, Erzenbach=la rivière aux minerais. Le vignoble est l’autre atout de ce village. Un  ancien vin, le « Steibàcher roter » a été remis au goût du jour. L’église est d’ailleurs placée sous le vocable de Saint Morand, patron des vignes et des vendanges. Le saint y est représenté plusieurs fois et son monogramme se trouve jusque sur les poignées des portes du sas d’entrée.

Je  qualifierais l’église de Steinbach de « heimelig » et harmonieuse. L’harmonie tient surtout aux belles proportions de l’édifice. Les boiseries sculptées, exceptionnelles par la finesse de leurs détails et la rénovation dont elles ont fait l’objet, lui confèrent une ambiance très chaleureuse. La lumière émane de ses vitraux latéraux représentant les mystères joyeux et douloureux du Rosaire. Le mystère glorieux était représenté sur les vitraux du chœur détruits par les combats de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui vous y voyez des représentations de Saint Pierre et Saint Paul. Cette église a été paroisse séparée de Cernay en 1583 bien avant l’indépendance définitive de la commune de Steinbach en 1869 ! L’église a subi de plein fouet les ravages de la guerre de 1914-18. Elle a vécu le déferlement des troupes allant combattre au Hartmannswillerkopf ou Vieil Armand. Au fil des décennies, elle a été reconstruite, épurée, embellie, restaurée tout en gardant les beaux éléments des décors antérieurs. Ce  fleuron de notre patrimoine local est doté des outils de confort que les progrès techniques ont permis, entre autres la fermeture automatisée de la porte.

La décoration de son mobilier est uniquement inspirée des symboles théologiques et des textes bibliques. Ici, pas d’ajouts douteux, pas de piété artificielle inventée au fil des siècles mais la Source et l’Essentiel. Le chœur est riche de toutes les scènes ayant trait à l’Eucharistie, au Partage et à la louange dans l’Ancien et le Nouveau Testament : Abraham, Melchisédech, Elie, la multiplication des pains, la Sainte Cène, l’Ichthus, l’Agneau et les sept sceaux mais aussi David, le Magnificat, le Pélican et le Cerf.

Si vous aimez la flore, une déambulation « posée » le long des bancs vous fera découvrir la diversité  des plantes sculptées citées dans la Bible.

Les frises du chœur, de la chaire et de l’orgue se répondent et les anges musiciens y ajoutent leurs accords.

A l’extérieur, le clocher de l’édifice se dresse dans le paysage idyllique du vallon du Silberthal. La situation de cette église, à l’écart des grands axes, la laisse très méconnue mais elle vaut le détour. Je vous invite à la découvrir et ainsi à vivre un moment de calme et de Paix.

Brigitte Rosburger

Equipe pastoral du tourisme,  Communauté de paroisses du “Pays de Cernay”

Bas-Rhin

Haut-Rhin

THANN (68800) : La collégiale Saint Thiébaut de Thann

Erigée à l’entrée de la vallée de la Thur, en un lieu fréquenté par les pèlerins depuis le Moyen-Age, ce joyau de l’art gothique a été achevé en 1516. De loin vous apercevrez sa flèche culminant à 78 m et dont la finesse de la dentelle rivalise avec celle du grand portail. Celui-ci raconte en 512 sculptures et sur trois tympans la vie de la Vierge, la naissance et la passion du Christ.

Déambuler dans la Collégiale de la chapelle Saint-Thiébaut (XIIIsiècle) à la chapelle de la Vierge (XVIIsiècle) en passant par le chœur (XVe siècle) conduit à toucher du doigt les traces du passé de la cité : légende de la fondation de Thann ou présence, jadis, d’un chapitre de chanoines dont témoignent les stalles du chœur.

Mais ce parcours vous permettra aussi d’embrasser du regard toute l’évolution de l’art gothique qui fut primitif, rayonnant puis flamboyant. L’art du vitrail (vitraux du chœur du XVe siècle, vitrail contemporain du Kim en Joong) et la statuaire (Pietà du XVe siècle, Vierge des Vignerons du XVIe siècle) incitent indubitablement à la prière, à la méditation et font réellement que «…cette église est le lieu où le souffle de Dieu se mêle à l’âme de celui qui croit, qui espère et qui aime » (G.Helmer)

Ouverture : tous les jours de 8h 30 à 17h 30 (hiver) ou 18 h 30 (été)

Pour tout renseignement : 06 81 32 95 31

François Moerder et Florence Mettler

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses “de Thann”

TURCKHEIM (68) : « Sainte Anne choisie par Dieu le Père pour nous donner Marie »

L’église Ste Anne est située au milieu de la ville historique de Turckheim, au cœur du vignoble colmarien et à l’entrée de la magnifique vallée de Munster, à proximité du pèlerinage des Trois Épis. Turckheim est ville libre de la Décapole en Alsace.

L’édifice de style néo-classique, construit en 1838,  a un clocher roman du 12ème siècle. Il a été représenté par le célèbre artiste Hansi et qualifié comme le plus beau d’Alsace. L’église a pris comme patronne Sainte Anne, mère de la Vierge Marie.

Située sur le chemin alsacien de Compostelle, l’église abrite :

– Un très beau tableau de Saint-Jacques le pèlerin.

– Une statue de Saint Urbain patron des vignerons de la région.

Des vitraux réalisés par Léon Kempf en 1952 d’après les cartons de Robert Gall de Colmar

– Un magnifique orgue Silbermann de 1755, à découvrir lors des concerts.

La chorale Ste Cécile anime et embellit les Offices du dimanche et des jours de fêtes. Une Équipe d’Accueil de la PRTL assure des permanences en été (10h à 12h et 15h à 18h). L’équipe organise également des expositions pendant le temps de l’Avent et de Noël ainsi que durant l’été.

L’église est ouverte toute l’année de 8h à 19h.

Renseignements et permanences au presbytère : tél. 03 89 27 06 18

“Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer”

Paul Claudel

Coordonnées GPS : N 48° 5′ 16.9836 / E 7° 16′ 41.4222

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UFFHOLTZ (68700) : église Saint Erasme

La dédicace de l’église interpelle déjà. Seule paroisse d’Alsace à être dédiée à saint Érasme, la vue du sanctuaire impressionne. Le visiteur se trouve tout petit devant la façade en grès rose de l’édifice. La façade est ornée de l’Assomption de la Vierge Marie. Elle invite à s’élever, à se tourner vers les cieux.

L’intérieur de l’église impressionne également par sa voûte très élevée et son maître-autel grandiose.

Le style est sulpicien. Et pour cause : le maître-autel est une réplique de l’autel de la Vierge de l’église Saint-Sulpice à Paris. Mêmes colonnes, mêmes angelots, mêmes nuages. Une particularité tout de même. Le Christ est illuminé indirectement par une clarté qui l’enveloppe. Astucieusement, des verrières et une glace cachée, éclairent le Christ, représenté plus grand que nature. Il ouvre ses bras et ses mains. Il accueille le visiteur.

Celui-ci pourra admirer le vitrail de saint Érasme, martyr du IIIe siècle, patron des marins de haute mer mais aussi invoqué pour guérir les maux de ventre ou pour aider les parturientes. Puis celui de saint Antoine le Grand. Les autres vitraux de la nef seront admirés par couple, en venant de l’avant vers l’arrière. En effet, le concepteur, a voulu représenter des modèles de saintetés pour tous les âges de la vie : enfants, jeunes, missionnaires, adultes au travail et la fin de vie. Il y a ajouté l’institution de l’eucharistie qui fait le pendant avec l’autel du Sacré-Cœur, en marbre blanc finement sculpté, l’ancien maître-autel de l’église bâtie en 1825 et détruite lors de la première guerre mondiale.

Le visiteur s’approchera des médaillons ornant les quatre confessionnaux. Un premier médaillon rappelle le message évangélique, surmonté d’un second qui confirme le sens fondamental biblique. Ainsi, le décor du Bon Pasteur est complété par la brebis égarée. La décoration de l’autel principal est tout aussi chargée de messages bibliques : les cerfs buvant au rocher du Christ, le palmier et l’eau vive. Le maître-autel représente la mise au tombeau.

L’orgue est imposant avec ses tuyaux de la montre mais aussi par ses nombreuses sculptures d’angelots musiciens. La chaire soutenue par une admirable sculpture de Samson aux muscles bien saillants, évoque le Christ semeur du bon grain, les vertus théologales et les dix commandements. Le visiteur prendra du temps pour examiner les quatorze stations du chemin de croix. L’expression du visage des personnages est parfaitement rendu, de même que l’évocation de la scène sur une surface si réduite.

A la sortie, une grotte de Lourdes évoque l’apparition de la Vierge Marie et le message de sainte Bernadette : “La Vierge Marie ne m’a pas dit de vous le faire croire, elle m’a dit de vous le dire“.

Enfin, avant de quitter l’église le visiteur observera deux vitraux dans les sas d’entrée. Le départ des sinistrés dans la nuit de Noël 1914 et le retour d’exil des habitants en novembre 1918.

On observera les deux croix de consécration gravées dans les chambranles du portail. Celle de droite est d’origine et date de la construction en 1924. Celle de gauche, endommagée lors des combats de la Libération en 1944/45, a été gravée à nouveau en 2014.

Ceux qui auront un peu de temps pour faire une promenade dans ce village viticole suivront avec profit un “Fil rouge” qui passe devant les vestiges et souvenirs des siècles passés. Ils pourront ensuite se rendre à l’oratoire du Schächer, à la chapelle saint- Antoine en forêt ou suivre le sentier viticole balisé.

Tharcise Meyer

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses “du Pays de Cernay”

Bas-Rhin

Haut-Rhin

Bas-Rhin

WALBOURG (67360) : église Sainte Walburge, la romano-gothique

Eglise Walbourg140 - Copie

L’abbatiale Ste Walburge est la survivante d’un monastère de bénédictins des XIIe et XVe siècles. Avec son clocher au milieu, entre le chœur gothique et la nef romane dans sa partie basse, l’abbatiale recèle quelques trésors médiévaux qui méritent le détour : un statuaire de 7 statues du XVe siècle en bois polychrome, une custode eucharistique de 8 mètres de haut, des fresques et des stalles du XVe siècle.

Mais le joyau de l’église est constitué par les magnifiques vitraux de l’abside du XVe siècle : 63 panneaux retraçant la vie la vie de Jésus et de Marie et des scènes des Écritures.

Orgue Wetzel avec le plus ancien buffet néo-gothique d’Alsace.

Coordonnées GPS : N 48° 53′ 5.7228 / E 7° 47′ 22.6494

WALHENHEIM (67170) : église de l'Assomption

A Wahlenheim, l’église Notre Dame de l’Assomption veille sur le charmant village accessible en deux minutes depuis l’autoroute Strasbourg via Haguenau en empruntant la sortie Pfaffenhoffen D 419.

Bienvenue à vous qui êtes venus rejoindre ce site pour découvrir ou redécouvrir une belle église,  un lieu de rencontre d’hommes et de femmes, quelques traces de son histoire, ou simplement la beauté du patrimoine religieux d’un petit village fier d’être le gardien d’un héritage vivant.

Venez, entrez,  il y a des bribes de lumière pour chaque âge, pour chaque instant de la vie.

Vous avez en face de vous un maître-autel classé monument historique depuis le 2 avril 1969.

Son histoire est assez particulière.

Après la reconstruction de l’église en 1781, le Supérieur BARTHLE du pélérinage de Marienthal proposa à la paroisse de Wahlenheim, d’acquérir le superbe maître-autel que les jésuites, inspirés par les grands autels à baldaquins parisiens, avaient fait faire en 1741 pour l’église de Marienthal. Et à l’époque,  ce n’est autre que Marie Leczinska, Reine de France, fille de Stanislas ancien Roi de Pologne, épouse du roi Louis XV,  qui en fut la donatrice.

Un document important pour le maître-autel de Wahlenheim et son histoire est constitué par une gravure contemporaine exécutée par le graveur strasbourgeois Jean Martin WEISS. Cette gravure porte l’inscription « Dédié à la Reine »

La Vierge Douloureuse en forme de Pietà ou Vierge de Pitié et en allemand « Vesperbild », datée 1782 est une copie de la statue originale restée à Marienthal. Elle trône sur une embase massive, sous forme de retable, richement décorée intégrant le tabernacle. La Vierge surmonte le tabernacle et semble porter sur ses bras le corps du Christ. Les 6 chandeliers de l’autel et la croix sur le tabernacle datent de 1782 et furent sculptés par Jean Michel PFAFF de Haguenau.                                                                                                            

Le tombeau de forme galbé renferme sur un cartouche central le monogramme I.H.S. (Iesus Hominum Salvator) le H surmonté d’une croix et en dessous un cœur avec trois clous symbole des jésuites. Le maitre-autel est rythmé par quatre piliers à fût rectangulaire et à chapiteau composite, surmonté d’un entablement avec une frise à fleurs, puis d’une corniche. Sur les 4 corniches repose le baldaquin formé par 4 extraordinaires volutes décorées de palmes dorées et de nuages.                                                                                                                                                                 Dans la partie supérieure 2 angelots soutiennent des guirlandes de fleurs. Au faîtage est suspendu un dais en forme de cloche garnie d’un lambrequin qui surplombe la Pietà. La partie supérieure du faitage qui supportait une croix a été supprimée car le chœur de l’église de Wahlenheim n’était pas assez haut. Elle a été couronnée par 4 pots à feu.

Ce maître-autel recèle encore bien de merveilles, couronne, robe de la Vierge, attributs Pontificaux et Episcopaux que vous seul, chers amis visiteurs, pourrez apprécier en venant sur place.

Mais aussi les autels latéraux renovés qualifiés de style renaissance, la chaire, l’orgue STIEHR (1861), les vitraux dont 4 sont réalisés en 1863  par le maître verrier de la cathédrale, et mon coup de cœur, il est placé tout près du chœur !  Vous ne pouvez le manquer, le magnifique baptistère en forme de calice réalisé en 1616 en grès des Vosges où, si vous faites silence, vous entendrez chanter la source de l’abondante tendresse de Dieu.

A Wahlenheim, les portes de l’église sont ouvertes chaque jour. Même si elle nous parle du passé, notre église reste « un lieu de vie pour aujourd’hui ».

Merci à tous ceux qui permettent que ce lieu soit ouvert, accueillant, propice à la prière ou à la simple visite, un lieu de calme où chacun peut venir trouver un peu de sérénité, goûter le beau !

Maryvonne Lotz

Equipe pastorale du tourisme,  Communauté de paroisses  “des Trois – Croix”

WISSENBOURG ( 67160) : abbatiale Saints Pierre et Paul

C’est l’abbé Edelin qui, vers la fin du XIIIe siècle a fait édifier cette magnifique église où l’art gothique déploie ses finesses et son élancement. Comment ne pas admirer son choeur polygonal où de hautes verrières du XIVe siècle déroulent, avec leurs couleurs soutenues, des figures de l’Ancien et du Nouveau Testament ? Dans le transept sud, les fresques du XIVe siècle montrent la Passion et la Résurrection du Christ, ainsi que la Pentecôte et le Jugement dernier avec les Oeuvres de miséricorde. La chapelle romane du XI-XIIe siècle est située au nord du cloître.

Haut-Rhin

WATTWILLER (68700): église Saint Jean Baptiste

Watt-willer, le « village de l’eau », possède une des plus anciennes églises connues de Haute Alsace. Son vocable est aussi en rapport avec l’eau, puisqu’elle est dédiée à Jean le Baptiste. Elle est citée dès 735. La tour, la nef et les bas-côtés romans datent de 1220-1230. L’église a été restaurée au 15ème siècle, puis agrandie au 19ème siècle. Enfin, après de lourds dégâts dus à la guerre de 1914-18, elle a été reconstruite à l’identique en 1920.

En y pénétrant, vous serez peut-être attiré par les mosaïques (1927) ornant l’entrée du choeur (anges musiciens)  et les murs de la nef (saints Pierre, Paul et Arbogast d’un côté, saintes Agathe, Elisabeth et Odile de l’autre). Peut-être votre préférence ira-t-elle au très beau maître-autel  de 1901 avec quatre scènes sculptées de la vie de St Jean-Baptiste ou à la dalle funéraire d’Anna von Wattwiller. De son tombeau, la noble dame regarde une fresque représentant Jésus priant au Jardin des Oliviers (14ème), mais personnellement, je suis toujours attirée par la fresque de la Résurrection (15ème) à droite de la nef près du choeur dans un enfeu en demi-cercle.

Un Christ à la tête ornée d’un nimbe  et revêtu d’un manteau rouge passion, à l’intérieur vert, est en train d’enjamber son tombeau. Il porte encore le perizonium, le linge blanc, qui entourait ses reins lors de la crucifixion. De la main droite, il bénit et dans sa main gauche, il tient l’étendard de la victoire sur la mort. A sa droite, en blanc, un garde reste perplexe.

Représentation relativement classique jusque-là. Plus étonnant : repérez au niveau inférieur, des personnages à genoux : ce sont les donateurs ; à la droite du Christ, Rodolphe de Wattwiller en armure et ses fils et à sa gauche, son épouse et ses filles. Autant le haut de la fresque est coloré,  autant les personnages au pied  du tombeau se sont comme effacés depuis le 15ème siècle devant la scène inouïe se déroulant au-dessus d’eux.

Les armoiries sont celles des Wattwiller (famille de monsieur) et celles des Hallwyl (famille de madame).

En sortant de l’église, ne manquez pas la collection de porte-cierges du 18ème siècle aux écussons décorés des mystères du Rosaire.

Francine Pfeffer

Equipe pastorale du tourisme, Communauté de paroisses du “Pays de Cernay”

WESTHALTEN (68250): église Saint Blaise, entre village et vignes

L’église est située à la sortie nord du village, en face du cimetière. Son large parvis ouvert sur la colline du Strangenberg est un lieu d’échange prisé par les paroissiens et invite  les nombreux randonneurs à s’asseoir pour contempler vergers et vignoble.

Construite entre 1836 et 1841, la façade comprend un clocher-porche décoré de deux colonnes dans le pur style néo-classique du XIXème siècle. Curiosité : une méridienne, horloge solaire permettant de déterminer le « midi solaire » est fixée sur la façade, côté gauche.

L’imposant tableau du maître autel représentant Saint Blaise, invite à s’avancer vers  le chœur et admirer les peintures murales(1866) évoquant la résurrection et l’ascension du Christ ainsi que  l’Assomption de la Vierge Marie.

Á signaler : possibilité d’une balade de croix de chemins à travers le vignoble, au départ de l’église. Dépliants avec tracé du parcours dans l’église, disponible à  la mairie et à l’office du tourisme de Rouffach.

Église ouverte toute l’année.

Plaquette à télécharger : https://www.paroisses-valleenoble.org/downloads/plaquettewesthalten.pdf

 « Adore le Seigneur ton Dieu et ne sert que Lui » Inscription en latin et en allemand au dessus des deux entrées de l’église.

Coordonnées GPS : N 47° 57′38.843″ / E 7°15′36.918″

 

WINTZFELDEN (68570) : église Sainte Odile, la villageoise

WintzfeldenEntourée du cimetière, l’église Sainte Odile de Wintzfelden est blottie au cœur du village dont elle est l’édifice le plus ancien. Elle est choyée par ses paroissiens.

 D’une première construction, dédiée à Saint Georges au tout début du 18ème siècle, ne subsiste que le chœur appelé maintenant « Chapelle Sainte Odile », où repose une relique de la Sainte. Près de l’église sont conservés  des vestiges du Couvent du Schwartzenthann, qui doit sa renommée au manuscrit enluminé Codex Guta-Sintram, Cette œuvre est conservée à la bibliothèque du Grand Séminaire de Strasbourg.

« Heureux ceux qui habitent ta maison… » (Psaume 84.5).

Coordonnées GPS : N 47° 58′ 34.1148 / E 7° 11′ 50.0244

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