Mon église est la plus sainte !

« Venez, entrez ! »

Cette invitation est le credo des accueillants de la pastorale du tourisme. Car dans chaque église, il y a tant à découvrir !  Les églises s’inscrivent dans notre histoire, celle de nos familles et celle de notre pays. Toutes les églises se ressemblent donc, car elles ont les mêmes fonctions et les mêmes codes pour être dignement maison de Dieu et maison de prière. Et pourtant, elles sont si diverses et différentes.

François Muller, guide conférencier et diacre, a profité du déconfinement pour faire le tour des églises strasbourgeoises. Il nous raconte ce qui fait que chaque église est si belle, si originale, si sainte.

« Mon église est la plus sainte ! »

« Venez, entrez, mon église est non seulement la plus belle, mais aussi la plus sainte ! » Ne soyons pas surpris : les bénévoles de la pastorale du tourisme, qui accueillent tout l’été durant des visiteurs dans leur église, tiennent tous ce langage, et avec raison puisque le Seigneur y a établi sa demeure.

De fait, chaque église peut fournir un argument incontestable et irréfutable prouvant qu’elle est la plus sainte, comme le montrent par exemple Saint-Joseph (Koenigshoffen), Saint-Ignace (Neuhof) et Saint-Louis (en ville), ainsi bien sûr que la cathédrale.

A Saint-Ignace du Neuhof, c’est un petit vitrail rond sur la porte de la sacristie qui nous raconte l’histoire de la communauté paroissiale : on y trouve les références à la paroisse Saint-Laurent de la cathédrale, église-mère du diocèse, le roi Louis XIV et les jésuites, de braves paroissiens qui ont racheté la chapelle après la Révolution, et de saints curés qui ont fait construire et décorer église d’aujourd’hui. Toutes ces belles – voire nobles –  références donnent à l’église un halo de sainteté que les curés, jusqu’à aujourd’hui, ont toujours su cultiver.

A Saint-Louis-en-Ville, l’église se voit sur le vitrail de saint Florent situé dans le chœur : l’église est placée directement sous la protection du saint évêque qui a fondé à Strasbourg une église dédiée à saint Thomas et un hospice. Remarquons que notre église se place entre l’hôpital civil et la collégiale Saint-Thomas et que le blason de Strasbourg complète le vitrail : par ce patronage (aussi important que celui du roi Louis IX), l’église peut se targuer d’une sainteté toute alsacienne.

A l’église Saint-Joseph de Koenigshoffen, la sculpture du tympan du portail de droite, celui sous le clocheton, représente le Christ-Roi entouré des deux apôtres Pierre et Paul. A côté de Pierre, un rocher fait référence aux paroles de Jésus : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ». (Matthieu 16, 18). Et en effet, nous voyons sur le rocher une belle église comportant un haut clocher et un clocheton supplémentaire. Il n’y a aucun doute, c’est bien l’église Saint-Joseph de Koenigshoffen qui figure ici l’Église (avec une majuscule) telle que le Seigneur, avant son ascension, a souhaité l’établir.

La cathédrale, église-mère du diocèse, ne saurait être en reste et est représentée dans les vitraux du bas-côté sud. Le diable, voulant tenter Jésus en lui proposant de se jeter du temple (cf. Matthieu 4, 5-6 : « Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ! »), le diable a logiquement choisi la cathédrale de Strasbourg pour temple, parce qu’elle est la plus belle, et qu’elle était longtemps la plus haute construction au monde. Par ailleurs, la cathédrale figure également dans un décor d’ivoire sur un calice, ce qui la rapproche autant que possible du Corps et du Sang du Christ.

Et votre église, comment peut-elle nous prouver qu’elle est la plus sainte de toutes ? Nous attendons vos informations à ce sujet pour les relayer sur la page internet du diocèse.

François Muller 06 17 500 512 francois.muller.100@gmail.com