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« 21 ans d’Art Contemporain
dans les églises ! »

Du 29 juin au 20 octobre 2018

Regardons avec les yeux de Dieu !
S’il est vrai que tout semble passer, une chose pourtant demeure… l’Amour…
Que ses ailes vous portent !…

Et que le chemin continue !

Au revoir !

Bertrand Schlund – bertrand.schlund@sfr.fr – 06 87 71 28 88

Laurence Levardlaurence.levard@diocese-alsace.fr – 06 86 45 47 52

« Prenez soin de votre âme ! »

La base de nos vies, c’est l’amour… La dimension éthique du Chemin d’art Sacré est de donner sens et soin à cette intériorité, il s’agit d’une invite à travailler à la paix intérieure…

Après dix ans passés à l’organisation du chemin d’art sacré, je laisse la main à Laurence Levard mais nos chemins ne manqueront pas de se croiser encore ! Laurence va s’inscrire avec sa personnalité et son talent dans le sillage tracé par le père Charles Singer initiateur de ce Chemin, témoin de l’ouverture de l’Église au monde de l’art contemporain.

Regardons avec les yeux de Dieu ! S’il est vrai que tout semble passer, une chose pourtant demeure…l’Amour… Que ses ailes vous portent ! … Et que le Chemin continue ! Au revoir !

 Bertrand Schlund

C’est pour moi très émouvant de reprendre un flambeau si bien porté par Bertrand pendant dix ans. Et c’est aussi un vrai challenge que d’accompagner les artistes sur leur chemin intérieur pour donner à voir leurs créations dans des églises remarquables.

Le Chemin d’art sacré est une chance pour l’Alsace, pour les artistes, pour nos communautés et pour les touristes. Une façon singulière de se poser, de faire étape et de se ressourcer au milieu de l’agitation du monde. Découvrez-le à votre guise et à votre rythme !

Laurence Levard

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Cette année nous rejoignent pour le Bas-Rhin, la collégiale Saint Jean Baptiste de Niederhaslach et pour le Haut-Rhin, l’église St Léger de Guebwiller. Cette dernière formera avec Lautenbach et Murbach un « pôle » particulièrement intéressant à découvrir.

La grande tradition chrétienne de l’intériorité, faite de sobriété, d’hospitalité, d’attention et de pratique méditative, invite à nous inscrire dans l’architecture, la sculpture et la mémoire de onze lieux témoins de la présence de communautés et de paroisses anciennes toujours bien réelles aujourd’hui. Elles accueillent de leur mieux chaque artiste. Chacun a choisi une thématique, travaillé la Parole, rencontré l’équipe technique, les édiles, le curé et bien sûr rencontrera son public aux travers de permanences, de visites commentées, de rencontres, de conférences, de concerts, d’ateliers et d’animations variés (voir dans cette plaquette même).

Si aujourd’hui les gens ne poussent plus trop les portes des églises, ils restent cependant sensibles au beau, au silence, à la beauté de la création. Ce beau indicible peut surgir comme un miracle dans le silence d’une église…

il entre par « votre » porte secrète car il n’y a que vous, le « regardeur », qui puisse être capable de l’ouvrir… c’est la magie de la rencontre !…

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Nous avons donc le plaisir de vous présenter à Wissembourg les peintres Luc Demissy, protestant et français, et Inge Panter, catholique et allemande. Ils s’associent pour offrir un beau programme transfrontalier mené de concert avec les communautés de l’abbatiale saint Pierre et saint Paul et de l’église protestante St Jean !

Denis Andlauer, tisse à Haguenau un « chemin de conscience » avec une infi nie patience. Ses tableaux de laine déclinent un monde de symboles visant à élever la conscience : nous sommes interdépendants, ne l’oubliez pas !…

A St Jean Saverne, le célèbre graveur guebwillérois, Francis Hungler, ose avec grande délicatesse, le mélange des genres et des matières. Il sait suspendre à merveille le temps au-dessus des nuits d’encre… à voir !

A Niederhaslach, André Guillarmain, appelle à se relever, à aimer sans rien attendre. Foin des circonvolutions infi nies de nos schémas mentaux, ce qui importe c’est de ne jamais désespérer !

A Rosheim, Luc Dornstetter dirige l’opéra grandiose que constitue l’Apocalypse… Lentement, méthodiquement, ce peintre organisé, aligne une herméneutique complète de l’Apocalypse dans une lecture retrouvée d’un appel heureux à l’espérance.

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A Sélestat, sous la houlette de Luc Dornstetter que nous remercions encore, le CAS propose une autre façon de travailler en faisant se croiser les regards de douze artistes sur la Trinité !

Les noirs profonds de Yolaine Wuest à Ribeauvillé, plongent le jardin des Oliviers ou le gisant de l’église, dans un essentiel qui fait presque mal : c’est la nuit… et de la mort surgit la Vie… infime, elle monte, brille… comme la « force » des gens fragiles…

Envolez-vous à Sigolsheim voir le travail d’Hubert Kempf vitrailliste de Kaysersberg ; Il cible l’indicible en disant qu’il y a des choses qui n’arrivent qu’une fois dans la vie, l’ataraxie. Le verre, sa transparence, sa complicité avec la lumière des vitraux donne toute sa noblesse à cet art ancien. Oui pour choisir la vie il faut du souffle et… des ailes !

L’église St Léger de Guebwiller prête ses murs aux photographies de Jacques Muhlenbach, artiste sundgauvien. La nature est « sa » cathédrale : splendeur de nuages roses, d’arbres émouvants, de verts printaniers, de reflets d’eaux, de bleus tout n’est que questionnements, magnificences de Dieu !

Benoît Minker, à Lautenbach présente des toiles pleines de vie, foisonnantes, vibrantes! C’est un régal que de se plonger dans ses univers où tout s’organise avec ordre et beauté…

Les sculptures bois d’Emmanuel Bour ont une renommée internationale. Elles s’inscrivent avec bonheur dans le sanctuaire de Murbach. Elles célèbrent les affres et le sublime de l’homme.

Merci au Diocèse qui permet toutes ces aventures, merci à tous ceux qui ont oeuvré pour mettre en place ces expositions, prêtres, municipalités, équipes techniques, animateurs, musiciens ! Les artistes parlent à Dieu… ils vivent l’instant comme une aube, ils font voir la beauté et la bonté de Dieu parfois sans même le savoir… Merci pour leur confiance !

Regardons avec les yeux de Dieu ! S’il est vrai que tout semble passer, une chose pourtant demeure… l’Amour… Que ses ailes vous portent !… Et que le chemin continue ! Au revoir !

Bertrand Schlund


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Le 21e « Chemin d’art Sacré en Alsace », initiative de l’Église catholique en Alsace, est organisé par l’Archevêché de Strasbourg. Il est soutenu par les communautés paroissiales et les municipalités qui accueillent les différentes expositions.

Expositions ouvertes au public tous les jours
du 29 juin au 20 octobre de 9 h à 18 h – Entrée Libre.

Manifestations placées sous le patronage de Mgr Luc RAVEL, Archevêque de Strasbourg.

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Vendredi 1er juin à 20h – Collectif de douze artistes (peintres)
En présence de M. le Chanoine Jean-Luc LIÉNARD
SÉLESTAT – Église St-Georges

Mardi 5 juin à 16h – Emmanuel BOUR (sculpteur bois, ornemaniste)
En présence de M. le Chanoine Hubert SCHMITT
MURBACH – Abbatiale romane St-Léger

Mardi 5 juin à 18h Benoît MINKER (peintre)
En présence de M. le Chanoine Hubert SCHMITT
LAUTENBACH – Collégiale St-Michel

Mardi 5 juin à 20h – Jacques MUHLENBACH (photographe)
En présence de  M. le Chanoine Hubert SCHMITT
GUEBWILLER – Église St-Léger

Vendredi 8 juin à 20h Luc DEMISSY et Inge PANTER (peintres)
En présence de M. le Chanoine Bernard XIBAUT
WISSEMBOURG – Abbatiale Sts-Pierre et Paul

Mercredi 13 juin à 17h Luc DORNSTETTER (peintre)
En présence de  M. le Chanoine Jean-Luc LIÉNARD
ROSHEIM – Église romane Sts-Pierre et Paul

Mercredi 13 juin à 20h Yolaine WUEST (peintre)
En présence de  M. le Chanoine Jean-Luc LIÉNARD
RIBEAUVILLÉ – Église St-Grégoire le Grand

Jeudi 14 juin à 19h Denis ANDLAUER (licier)
En présence de Monseigneur Joseph MUSSER
HAGUENAU – Église St-Georges

 Vendredi 15 juin à 19hFrancis HUNGLER (peintre-graveur)
 En présence de Monseigneur Joseph MUSSER
ST-JEAN-SAVERNE – Église romane St-Jean-Baptiste

Vendredi 22 juin à 18h – André GUILLARMAIN (peintre)
En présence de  Monseigneur Joseph MUSSER
NIEDERHASLACH – Église St-Jean-Baptiste / Collégiale St-Florent

Vendredi 29 juin à 18h30 – Hubert KEMPF (vitrailliste)
En présence de Monseigneur Joseph MUSSER
SIGOLSHEIM – Église romane Sts-Pierre et Paul

Église St Léger

L’église Saint Léger de Guebwiller, l’une des plus grandes réalisations de l’architecture romane tardive en Alsace a été reconstruite au XIVe siècle. Quatre hommes appelés « marmousets », sont accroupis au pied de la tour de croisée (fi n du XIIe à fi n du XIIIe siècle).Au-dessus du porche d’entrée se trouve le tympan, qui représente le Christ entouré de la Vierge et de Saint-Léger. Suite aux bombardements des deux guerres mondiales, les anciens vitraux sont remplacés par de nouveaux, réalisés par le maître verrier Chapuis.

JACQUES MUHLENBACH
« Voir ou ne pas voir ? »

« Que la lumière soit ! »
Livre de la Genèse 1,3

L'exposition

La photo révèle, rend visible, focalise. Je prends des photos comme on prend des notes qui sont figées, filées, pixellisées ou floues… mais toujours comme autant de « moments suspendus », de « moments d’être… ».

J’utilise la photographie comme je le ferai d’un pinceau, je cherche… ne me lasse pas et comme l’Ecclésiaste me dis que « l’oeil n’est jamais rassasié de voir » (Ec, 1,8) car la photo, révèle ce qui n’était pas immédiatement visible.

En proposant une interprétation du réel elle ouvre de nouveaux possibles… un détail pouvant renvoyer à l’infini… Le propre de la photo est à la fois de montrer et de cacher, un peu comme le propre de l’homme, est à la fois de se chercher et de se trouver peut-être ?… Ce jeu de cache-cache en photo, consiste à (se) montrer ou à (se) dissimuler.

Ce jeu kaléidoscopique aux fins spirituelles permet de voir au-delà du voir, un objet présent appartenant à un temps passé. La réactualisation d’une contemplation passée, peut se transformer en temps de méditation surtout dans une église…

Donc, comme le préconisait Duchamp, je crois que c’est l’oeil du regardeur qui finit l’oeuvre. Il y trouve son compte ou non. Si la photo apprend à voir, elle apprend aussi à « se » voir.

Elle est la célébration de qui prend la photo et de qui la regarde, elle peut alors devenir « émotion partagée » et prendre alors sa vraie valeur… Alors à vous de voir… ou de ne pas voir…

Biographie

Après des Études d’Arts Plastiques à Strasbourg, j’enseigne depuis 1981, en collège et lycée… En même temps que l’enseignement, j’ai toujours pratiqué la sculpture, la peinture et la photo…

Expositions : Guebwiller, Illzach, Altkirch, Karlsruhe (Centre culturel français), Lohne.

Participations à des symposiums de sculptures (Lohne, Altkirch).

Nature et nombre d'oeuvres

Environ 30 oeuvres (0,50 x 0,65 et 0,61 x 0,81)

Contact


jacques.muhlenbach@gmail.com
Tél. : 06 08 30 80 11

Église St Georges de Haguenau

L’église fut construite au XIIe siècle, puis agrandie à partir de 1371. C’est la nef majestueuse qui surprend d’emblée le visiteur. Le plafond en bois fut remplacé en 1611 par la remarquable voûte réticulée actuelle. Le choeur gothique, contemporain de la cathédrale de Strasbourg, est un modèle d’élégance et de légèreté. Une custode de 1523 est un véritable joyau de pierre, ciselé en dentelles. Les vitraux lumineux dus à Jacques Le Chevalier sont posés entre 1956 et 1969. Dans le transept sud, volets peints de 1496. Dans le transept nord, retable du XVe siècle. Les deux plus grandes cloches sont les cloches les plus anciennes en service en Europe (1268).

DENIS ANDLAUER
« Chemin de la conscience d’Être »

« Je suis l’Alpha et l’Oméga … celui qui est,
qui était et qui vient… »
Livre de l’Apocalypse 1,8

L'exposition

La grandeur et la puissance prennent un autre sens avec le Christ. Dieu est Conscience Supérieure, Lumière, Vie (naissance et mort), Amour. En croisant le regard sur les sagesses du monde, je cherche à trouver sens à une « pré-conscience » des origines.

L’homme : d’où vient-il ? Qui est-il ? Où va-t-il ? …. Quelle place pour lui dans la nature, les êtres, les philosophies, les religions, voire dans l’immensité cosmique ? Tout me semble lié et fait de différenciations, et de reflets…

Notre regard peut s’ouvrir à une conscience plus vaste… où tous, les êtres et les choses, sont interdépendants comme le préconise le néologisme de Thich Nhat Hanh : nous : « Inter-sommes » ! …

Je tisse donc la laine, en jouant de moultes symboles comme autant d’expressions des insondables chemins de l’âme… L’artiste se fait l’instrument d’une Énergie Supérieure… et les fils de laine, qui se mêlent intimement sur la trame, tissent humblement le lien entre l’intériorité de l’Être et la Lumière… A chacun d’y trouver son propre chemin…

Biographie

Denis Andlauer, professeur d’Education Physique et Sportive, s’adonne avec passion à différentes formes d’expressions tant artistiques (dessin, sculpture, expression corporelle), que sportives (escalade, voile, yoga), tout en s’intéressant à l’astrologie et aux philosophies orientales.

Un jour de 1973, se produisit un déclic quand il vit travailler sur son métier à tisser Paul Risch, devenu par la suite « Directeur Technique de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts d’Aubusson ». Il confectionne alors lui-même son métier à tisser et se lance dans la création de tapisseries de basselisse, travaillant la laine lui-même (teinture, cardage, filage).

Denis Andlauer assure depuis, dans toute la région, de nombreuses expositions ainsi que de nombreuses animations d’ateliers avec de jeunes scolaires.

Dans le cadre de l’exposition : Animation poétique et musicale “Les fils conducteurs” avec le duo, piano/Voix – Entr’2 Lo –

  • Dimanche 15 juillet 2018 à 16h
  • Dimanche 16 septembre 2018 à 16h

en l’église St-Georges de Haguenau

Entrée libre, plateau

Contact : laurence.thiery@sfr.fr

Nature et nombre d'oeuvres

Dix-huit tapisseries (environ 1,50 x 1,00)

Contact


d.andlauer2@libertysurf.fr
www.tapisseriecontemporaine.com
03 88 72 71 96 / 06 74 75 39 05

Collégiale St Michel

Au VIIIe siècle, dix-huit moines venus du couvent de Honau, une île située sur le Rhin, se sont installés à Lautenbach pour y fonder un monastère. La construction d’une première église en pierre, date de 811. Comment ne pas être saisi, en particulier, devant le porche du XIIe siècle, avec ses ogives et ses doubleaux reposant sur de minces supports ? Il ne faudrait en aucun cas manquer d’admirer le mobilier baroque intérieur, les boiseries, en particulier la chaire, installé par les moines au XVIIIe siècle.

BENOÎT MINKER
« Ça créé = Sacré »

« Que les eaux grouillent de bestioles vivantes et
que l’oiseau vole au-dessus de la terre
face au firmament du ciel… »
Livre de la Genèse 1, 20

L'exposition

Le cartésianisme et les algorithmes sont partout !… Mais c’est l’homme incarné et spirituel que je cherche, l’homme unifié ! J’associe le carré matériel (humain), aux sphères divines, comme autant de rosaces ou de mandalas ! Pour moi, les nombres prient mais je ne les attrape pas, je les laisse filer comme des lézards et autres formes psychiques grouillantes aux couleurs vives et séduisantes.

Je jongle et vous déploie un monde merveilleux où tout tourne mais où tout demeure aussi… L’homme s’inscrit toujours à la fois dans des cycles minéral, végétal, animal, il reste à la fois matériel, liquide et gazeux. Son unité demeure en s’inscrivant en mouvements ordonnés et perpétuels…

Mais l’homme est aussi grouillement de vie ! Sa potentialité jubilatoire est stupéfiante ! Fait d’équilibres, de cohérences et d’incohérences, l’homme est le témoin inconscient d’une beauté qui le dépasse ! De ses agencements magiques c’est l’organisation intérieure qui doit primer.

L’homme est à la fois multiple et unique, défi ni entre deux riens… entre un temps et un espace et si insaisissable à lui-même, qu’il échappe parfois à son centre, à Dieu ! L’éternité et l’infini… C’est vous, « regardant », qui, entre vide et grouillement, entre le un, le trois et le multiple ferez l’oeuvre…

C’est vous, qui trouverez le chemin, « Votre » vérité… Car les dons de la grâce n’appartiennent qu’à ceux qui cherchent et qui prient ou qui, comme disait Saint Séraphin de Sarov, prennent soin de leur âme… De quoi avez-vous peur ?

Biographie

Benoît Minker, diplômé de l’École Boulle en 1978, devient en 1981 professeur d’arts appliqués, puis professeur en 1989 au Lycée Gutenberg des Métiers des Industries Graphiques d’Illkirch-Graffenstaden. Son travail  s’est progressivement orienté du dessin vers la sculpture, en passant par la peinture.

Son activité d’artiste-plasticien est au coeur de son parcours, toujours à la recherche d’une expression plastique qui interpelle le spectateur !…

Nature et nombre d'oeuvres

14 oeuvres (1,00 x 1,00)

Contact


benoit.minker@gmail.com
06 85 32 26 58

Église St Léger

Fondée par Saint Pirmin en 721, l’abbaye bénédictine de Murbach est un des hauts-lieux de l’art roman en France. Le choeur, les tours orientales et le transept, conformes à la tradition de construction du Rhin supérieur, et qui seuls demeurent, témoignent aujourd’hui de son ancienne splendeur. Ici, le calme est au rendez-vous. Sans doute parce que chacun, tout en se sentant enraciné solidement dans la terre, se sent élevé vers les réalités spirituelles.

EMMANUEL BOUR
« Écoute Ta voix !…, ô surprise, ô joie !… »

« La gloire de Dieu c’est l’homme vivant ; la vie de
l’homme, c’est de contempler Dieu. »
Saint-Irénée, Traité contre les hérésies, Livre 4, 20,7

L'exposition

Allumer des lumières, donner envie d’exister… c’est ce qui m’importe ! Je sculpte sans préméditation. Car dans le bois il n’y a pas d’erreurs possibles… J’apprends du matériau lui-même… Je me laisse guider, je sens que quelque chose a envie d’exister… Mon contact avec la matière est en soi déjà une « rencontre ». Elle s’opère progressivement, elle s’enrichit et semble comme « surgir »…

L’oeuvre réussie témoigne de la « reconnaissance » de deux regards : celui de l’artiste, mais aussi de l’apparition d’un Autre regard, qui fait « l’oeuvre », qui elle, lui échappe et déjà vit de sa vie propre…

Je pratique autant que possible la « sérendipité » qui est le fait de réaliser une découverte ou de trouver une invention technique inattendue à la suite d’un concours de circonstances, ou dans le cadre d’une recherche concernant un autre sujet.

De l’oeuvre de pierre ou de bois, surgit progressivement un Autre « moi » qui naît de l’écoute du coeur profond…

Toute avancée en eau profonde reste une « aventure ». J’émonde la matière et fais émerger des mondes. Tout mon travail vise à donner l’envie de se mettre debout et à être Vivant !

Biographie

La prédilection d’Emmanuel Bour, sculpteur ornemaniste, né à Diebling en Moselle en 1963, est la sculpture sur bois. Il travaille en taille directe sur des essences indigènes comme le poirier, le buis, le cytise, le tilleul, le lilas.

Il sait surprendre, interroger la matière brute de laquelle surgissent la beauté et l’authenticité qu’il recherche intrinsèquement depuis toujours.

Nombreuses expositions, nombreux prix et nombreux salons : Montreux, Hettange, Château de Bougey, Baccarat, Mondorfles-bains, Luxembourg, Château de Courcelle, Montigny les Metz etc…

Nature et nombre d'oeuvres

8 sculptures sur bois

Contact


mani.sculpteur@wanadoo.fr
www.facebook.com
06 10 57 05 63 / 03 87 01 68 40

niederhaslachÉglise St-Jean-Baptiste / Collégiale St-Florent

La collégiale Saint-Jean-Baptiste est l’un des bâtiments sacrés les plus représentatifs de l’architecture gothique du Bas-Rhin en dehors de Strasbourg. Haut lieu de pèlerinage depuis 810, elle abrite les reliques de Saint Florent, 7ème évêque de Strasbourg. Classée monument historique, l’église fut construite de 1274 à 1385 à l’emplacement d’une autre. Le chapitre des chanoines, créé au XIIe siècle, en remplacement de l’abbaye Bénédictine d’origine, est resté en place jusqu’à la révolution. Le village est parsemé de maisons  canoniales. Célèbre aussi pour ses vitraux (XIIIe-XIVe), l’abside s’illumine au soleil levant à la St Jean-Baptiste (24 juin).

ANDRÉ GUILLARMAIN
« Être, c’est se relever »

« Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais »
Évangile selon St Jean 11,26a

L'exposition

On se « relève » par l’attention, l’amour, la confiance ! L’homme abîmé qui ne s’aime pas, aime mal. Curieusement, en aimant les autres sans rien en attendre, on peut s’aimer soi-même… Dieu est dans la gratuité et la confiance.

La « foi » positive, inconditionnelle qui renverse tout naît de la qualité de nos relations et de notre adaptation à ce qui est, au réel… Je joue d’incessantes constructions qui, d’élévations en élévations se déploient de façon fantastique et ludique.

Je raconte qu’on peut se reconstruire… toujours…

Biographie

André Guillarmain, est né à Saint-Etienne, où il a fait ses études aux Beaux-Arts (peinture, dessin, sculpture). Il les poursuit à l’Ecole Blot, et à l’Institut de Peinture Décorative de Reims.

Peintre, graphiste, maquettiste en agence à Strasbourg pendant dix ans, André Guillarmain s’installe comme indépendant en 1979.

Ses choix techniques et esthétiques sont l’objet d’une recherche constante jamais satisfaisante, au confluent de la réalité et du rêve…

Nature et nombre d'oeuvres

Une douzaine d’oeuvres de formats divers

Contact


a.guillarmain@numericable.fr
06 31 85 87 56 / 03 88 61 55 73

Église St Grégoire le Grand

Construite à partir de 1282, l’église gothique Saint-Grégoire est constituée d’une seule nef. Elle est dédiée dès 1359 à Saint-Grégoire le Grand. Achevée en 1473, elle est profondément transformée en 1876. Entre autres trésors, l’église conserve une belle Vierge à l’Enfant sur le tympan en arc brisé. Des statues en grès des Vosges, du Christ et de ses disciples au Mont des Oliviers forment un ensemble remarquable. Le tout est complété par un beau Christ au tombeau datant du XVe siècle. La famille des Ribeauvillé protectrice des ménétriers se faisait inhumer dans cette église.

YOLAINE WUEST
« Au coeur de la nuit… la vie ! »

« Car chez toi est la fontaine de la vie, à ta lumière,
nous voyons la lumière »
Psaume 36, 10

L'exposition

Au coeur de la nuit, plus de masque. Au coeur de la nuit, faire silence, chercher la lumière, s’extraire, vivre…

C’est un mouvement de l’âme où la lumière, la Vie, germent en nous. À l’écoute pour mieux entendre et peut-être arriver à retrouver « la » lumière.

Le noir vibrant est un ancrage où l’on décèle l’essentiel, le « juste… ».

Une épure où tout serait dit dans la force du peu, un perpétuel équilibre à trouver. Entre ombre et lumière…

La vie ? Une sacrée aventure ! L’Espérance peut y surgir comme une lumière incisive, puissamment indicible. J’y crois !

Biographie

Yolaine Wuest vit et travaille à Colmar. Élève aux Ateliers de formation aux Arts plastiques de Colmar durant trois ans, elle se tourne rapidement et très naturellement vers l’abstraction. Puis ce sont plus de dix ans en atelier collectif qui jalonneront son parcours et lui permettront de prendre un chemin, le sien.

Un travail en clair-obscur est, depuis toujours, son « vocabulaire ». Il résulte d’une recherche sur les noirs profonds, nourris de terres d’ombre ou de Sienne parfois. Cette matière pigmentée sert de terreau qui, creusé et fouillé, laisse transparaître une percée de la lumière.

Après une première exposition personnelle remarquée en 2000, elle participe régulièrement à différentes manifestations personnelles et collectives en galeries, lors d’évènements et de salons d’art contemporain.

« D’une trame unique, Yolaine Wuest étreint l’opacité. Elle éprouve au profond les ravins tranchés du dedans. La fente d’espace, créée comme une Biographie signature à prodiges, donne vie à l’univers. Le mental  enfoui se met à vivre. Enfin !… Et la peinture éblouit l’espace. »

(Christian Noorbergen – in préface pour Trames, Lelivredart, Paris)

Nature et nombre d'oeuvres

Une douzaine d’oeuvres de formats divers

Contact


contact@yolainewuest.fr
www.yolainewuest.fr
06 89 36 32 00 / 03 89 27 13 86

Église Sts Pierre et Paul

L’église Saints-Pierre et Paul est un joyau de l’art roman en Alsace. Dans ce sanctuaire du XIIe siècle, comment ne pas admirer les proportions harmonieuses, la richesse de son décor sans surcharge, le subtil décor de bandes lombardes sur la façade, les sculptures sur la toiture ? Point de repère de la maturité de l’art roman en Alsace, l’église a su allier les traditions architecturales de la vallée du Rhin et des éléments d’influence extérieure, venus d’Italie, de Lorraine et de Bourgogne.

LUC DORNSTETTER
« Le grand livre de l’Espoir »

« Ce que tu vois, commence à l’écrire et envoie-le
aux sept communautés d’Asie mineure »
Livre de l’Apocalypse 1, 11

L'exposition

L’Apocalypse est le dernier livre de la Bible. Elle n’en est pas le codicille, mais l’aboutissement, ou la clef de voûte. Elle est une sorte de miroir des anciens et une préfiguration quasi liturgique d’un avènement heureux : si les croyants traversent toutes les épreuves de la vie en restant fidèles à l’enseignement de Jésus, ils pourront à la fin des temps, réintégrer le paradis terrestre retrouvé.

La finalité du texte n’est pas dans les images d’horreur mais dans le retour sur terre de la Jérusalem Céleste. Écrite à une époque de persécutions, elle délivre un message codé, pour ne pas aggraver la violence de Rome.

C’est donc avec mes crayons et mes pinceaux que je présente « mes pérégrinations apocalyptiques… » : comme un phrasé particulier qui s’ajoute à ce concert grandiose… Mon travail pourrait se résumer en une  paraphrase soignée, imagée dans le respect fidèle au texte.

Je ne cherche pas une exégèse plastique mais je tente de ressusciter (en toute modestie) les « visions » de Jean.

Je suis comme l’enlumineur dans sa « scriptoria » au Moyen-Âge : il « donnait à voir » pour l’ensemble des fidèles qui ne pouvaient lire. Ces images mises en forme avec un peu de pigment, une organisation systématique et méticuleuse, forment une heureuse base quasi mathématique de la victoire sur la mort, de la victoire du bien sur la mort… c’est l’histoire du devenir de l’homme, car l’Apocalypse c’est le grand livre de l’Espoir…

Biographie

Entré aux Arts décoratifs de Strasbourg en 1966, formé par Camille Clauss et Camille Hirtz, j’obtiens mon diplôme avec le prix de la ville de Strasbourg. Jusqu’en 2011, mon temps s’est partagé entre la peinture, l’enseignement du dessin en Lycée, la présidence de l’AIDA.

Passionné par l’histoire des techniques picturales et un peu alchimiste… je pratique la tempera, peinture à l’oeuf qui constitue, avec l’aquarelle, mes deux techniques de prédilection.

J’allie la minutie de l’enluminure, et les couleurs du vitrail pour faire découvrir un univers à la fois ésotérique et symbolique où le « nombre » est omniprésent… Je me situe donc comme peintre pythagoricien à tendance symboliste, à la croisée de l’histoire, de l’ésotérisme, de la littérature et de la bande dessinée.

Outre de nombreuses expositions en France et à l’étranger : Strasbourg, Lille, Bordeaux, Toulouse, Paris, Etlingen, Landau, Pforzheim, Athènes, j’ai monté plusieurs expositions à thématique biblique telles que celles de « Bible et musique », de « la rencontre de l’homme et de l’ange », de « Via Crucis » et de « La Résurrection ».

Dimanche 30 septembre à 17h dans l’église : animation musicale et poétique pour tout public par Isabelle LOEFFLER auteur-compositeur-interprète-conteuse-polyinstrumentiste, accompagnée par Roland ENGEL à l’accordéon.Entrée libre – plateau.

Contact : isabelle.loeffler@laposte.net

Nature et nombre d'oeuvres

49 aquarelles (0,60 x 0,90)

Contact


lucdornstetter@evc.net
03 69 22 51 73 / 06 36 72 07 48

Abbatiale StsPierre et Paul
Le Narthex

C’est l’abbé Edelin qui, vers la fi n du XIIIe siècle a fait édifier cette magnifique église où l’art gothique déploie ses finesses et son élancement. Comment ne pas admirer son choeur polygonal où de hautes verrières du XIVe siècle déroulent, avec leurs couleurs soutenues, des figures de l’Ancien et du Nouveau Testament ? Dans le transept sud, les fresques du XIVe siècle montrent la Passion et la Résurrection du Christ, ainsi que la Pentecôte et le Jugement dernier avec les OEuvres de miséricorde. La chapelle romane du XI-XIIe siècle où se situe l’exposition, est située au nord du cloître. Elle ne sert pas au culte.

COLLECTIF de 12 ARTISTES
« La Trinité »

« Allez parmi les peuples et faites-y des disciples
que vous immergerez au nom du Père, du Fils
et du Saint Esprit »
Évangile selon St Matthieu 28, 19

L'exposition

Après la Passion du Christ en 2014, la Résurrection en 2016, douze nouveaux artistes s’interrogent sur le mystère de la Trinité. Selon saint Augustin, Elle est difficilement compréhensible et représentable par l’homme.

Même après l’adoption de l’image et l’autorisation de la représentation de l’Être Divin par le deuxième concile de Nicée en 787. Néanmoins, l’évolution de la représentation de la Trinité a beaucoup varié : de l’art des catacombes, des mosaïques de Ravenne, jusqu’à celle d’Andreï Roublev : on passe souvent d’une représentation de trois anges non différenciés à celle du Père, âgé, du Fils plus jeune et de l’Esprit Saint représenté sous la forme d’une colombe. L’une des plus étranges est sans doute la représentation tricéphale où les trois visages sont fusionnés en un seul.

La doctrine chrétienne rappelle que « dans cet Être Divin unique existent trois personnes individuelles : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, distingués par des attributs personnels ».

Douze plasticiens contemporains s’inscrivent donc dans ce cheminement séculaire. Sauront-ils nous éclairer voire renouveler cette représentation de Dieu ?

Les jeunes de la paroisse Saint Georges s’associeront à ce travail en présentant dans le choeur de l’église leurs approches singulières.

La Trinité reste un mystère ! Ces approches symboliques, figuratives ou abstraites du Dieu trine chrétien, ne manqueront pas d’interroger…

Les artistes

Elisabeth Bourdon

Accepter l’idée de la Trinité ne se fait pas facilement. Cela demande de reconnaître qu’il existe quelque chose derrière les apparences : une Présence qui agit… Pour entrer dans mon travail, il faut regarder sans a  priori : pour que le tableau agisse « en miroir » de celui qui le regarde ; pour cela il faut accepter de se laisser embarquer, accepter de lâcher prise et passer de l’autre côté du tableau…

Herrade Bresch-Grob

Herrade, peintre demandé par bon nombre d’églises protestantes, évoque la Trinité, absconse abstraction du christianisme, par son symbole, la « colombe ». Le divin symbole attisa les excès des uns à la  Renaissance, le sarcasme des autres lors du siècle des Lumières, avant de reprendre son libre envol dans notre amitié chrétienne…

Nina-Gwanza Davitachvili

L’abstraction me donne la possibilité d’exprimer de façon multiple l’unité des savoirs qu’ils soient religieux, philosophiques, poétiques ! Je vois la Trinité comme un monde intrinsèquement en mouvement, avec un Dieu-Père, uni à son Fils Jésus-Christ, dans l’Esprit-Saint, formant une sorte de tout, comme une gestation maternelle sans lumière pour et dans un mouvement de ciel éternel…

André Guillarmain

La Sainte Trinité c’est l’unité de la divinité et de son Mystère : Père, Fils et Saint Esprit. Ces trois personnages sont de même substance, égaux en puissance et en gloire… La « geste » divine du Père alliée au  caractère « élevé » de son Fils engendre dans l’âme la sagesse rayonnante de l’Esprit Saint.

Martine Hertzog

Vivre dans la Trinité, c’est être à la fois dans la contemplation du Père, dans la Présence, la Source ; c’est être tourné vers le Fils, la Parole, la Conscience de la Source ; c’est écouter en nous l’Esprit Saint, le souffl e  d’amour. Les trois sont UN en tout ce qui vit et respire, la même lumière dans un mouvement d’amour.

Bernard Jung

Il semblerait que l’Incarnation, pour beaucoup, ait évacué la Transcendance, alors qu’elle nous y introduit par le cercle ouvert de la Trinité qui nous happe littéralement, nous entraînant dans le mystère de la vie cachée,  de la vie voilée de l’être profond qui « respire » en Dieu.

Colette Ottmann

Jean nous dit : « Personne n’a jamais vu Dieu ». Représenter la Trinité tient donc de l’impossible… Par mon aquarelle, « trois messagers au chêne de Mambré », j’invite à ouvrir la clairière des images et par la  calligraphie je tente de faire « bruisser » la Parole…

Dominique Pery

« […] Nous croyons et affirmons, avec Pierre Lombard, qu’il existe une seule réalité suprême, incompréhensible et ineffable, qui est véritablement Père, Fils et Saint Esprit, les trois personnes ensemble et chacune  d’elles en particulier […] Ainsi, il y a distinction dans les personnes et unité dans la nature » (Concile du Latran)

Roland Peuckert

Devant un décor d’opéra, on assiste à la répétition d’un oratorio. Les trois personnages du fond ont revêtu leurs costumes de scène représentant la Trinité (voix d’enfants). Au premier plan de gauche à droite, les  personnages en costumes ordinaires figurent : les archanges Michel et Gabriel (ténor) Eve (soprano) et leur premier né Caïn (rôle parlé), enfin Raphaël (baryton) et l’Espérance (contralto).

Anne-Marie Reeb

« Elohim ». De la terre vers le ciel, enracinées dans l’humus de notre condition humaine, trois forces distinctes mais fortement enlacées, indomptables et souveraines, s’élancent vers l’or et la lumière. Ces présents  qu’ils nous offrent rejaillissent sur l’humanité en quête de beauté et de vérité, créant ainsi une alliance indéfectible entre l’Homme et la Divinité.

Anne-Marie Rodic

Anne-Marie Rodic propose ici un portrait de trois Êtres unis dans une même lumière au-travers d’une palette de teintes douces et colorées et de lignes épurées. La lumière chez elle est symbole de vie bienfaisante.  Ses portraits semblent baignés d’une paix retrouvée. La même recherche de dépouillement et de l’essentiel se retrouvent dans ses représentations d’une nature sobre et sincère.

Nadine Untereiner

« Nous montons d’avril à mai dans l’Himalaya, avant l’arrivée de la mousson et j’éprouve de la gratitude pour la Vie qui me le permet. Si j’ai un état de grâce à haute altitude c’est parce que je suis un « merci » qui  marche… » (Nives Meroi, grande alpiniste)

Nature et nombre d'oeuvres

Contact


Luc Dornstetter
03 69 22 51 73 / 06 36 72 07 48
lucdornstetter@evc.net
http://sites.estvideo.net/lucdornstetter/

Église Sts Pierre et Paul

Une première église fut édifiée à Sigolsheim dès 888 par sainte Richarde. Plantée dans un environnement de vignobles, l’église actuelle a été achevée à la fi n du XIIe siècle. Ayant subi d’importants dommages entre 1939-1945, elle a été magnifiquement restaurée. A l’intérieur, les couleurs des vitraux jouant sur les murs sont une invitation à la prière. Et comment, à l’extérieur, ne pas être saisi d’étonnement devant l’imposante façade de grès rose où les sculptures du tympan montrent le Christ accueillant les visiteurs à bras ouverts ?

HUBERT KEMPF
« Du souffle et des ailes »

« Choisis donc la vie… »
Livre du Deutéronome 30,19

L'exposition

Les rencontres sont comme deux battements d’ailes, celle de l’artiste et celle du regardeur. Elles emmènent à la fois vers un ailleurs et un intérieur de soi… Elles peuvent être fascinantes et faites d’instants de lumières. Elles peuvent être limpides et transparentes, belles comme mes rêves de verre …

S’inscrire dans cette belle et sobre église de Sigolsheim, c’est réinscrire un questionnement de toujours… car des tailleurs de pierres d’hier, à l’art contemporain d’aujourd’hui c’est toujours proposer « un aller vers »…c’est toujours se laisser surprendre… voire conduire, à l’émerveillement du moment présent !…

Cette exposition s’intègre dans le temps passé et présent de ce lieu secret. Comme dit Umberto Eco, je me sens aussi comme un « nain hissé sur les épaules de nos géants d’aïeux »…

Je vous emmène y jouer ! Vous comprendrez peut-être que le verre cache, tout en restant complice de la lumière… Son apparente légèreté, sa simplicité même renvoient à un Dieu « léger et fragile » qui se laisse  chercher, deviner et qui demande humblement notre regard…

Biographie

Après une formation de quatre ans aux techniques du vitrail, Hubert Kempf établit son atelier à Kaysersberg en 1978 où il travaille désormais. De nombreux chantiers de restauration et de création l’amènent à travailler dans toute la France et à l’étranger (Arabie Saoudite, Etats Unis etc…).

« J’exerce ce métier avec une passion et une curiosité constante ! Je crois que le verre concentre les émotions… Mes créations expriment ainsi les reflets concrets de mes états d’âme. Beaucoup de mes questions s’y retrouvent cachées… Le chemin de la vie est long et ardu. Le Chemin d’Art Sacré offre une « fréquence différente »…, une « résonnance » autre… c’est pour moi une rencontre Unique… »

 

Dimanche 23 septembre à 17h dans l’église : animation musicale et poétique pour tout public par Isabelle LOEFFLER auteur-compositeur-interprète-conteuse-polyinstrumentiste, accompagnée par Roland ENGEL à l’accordéon.
Entrée libre – plateau.
Contact : isabelle.loeffl er@laposte.net

Nature et nombre d'oeuvres

Une dizaine de pièces de différentes techniques et de formats divers

Contact


atelierkempf@wanadoo.fr
www.vitraux-kempf.com
06 63 97 24 42

Église St Jean-Baptiste

Fondée au XIIe siècle, l’église Saint-Jean-Baptiste est un modèle de l’art roman, évoquant tout ensemble la solidité, la légèreté et l’aspiration vers les réalités d’en-haut. Celui qui prend le temps d’en faire le tour en la contemplant de l’extérieur sera saisi par la lumière jouant ses nuances sur le grès et dégageant une indéniable impression d’apaisement. De plan basilical sans transept, l’église présente une nef constituée de quatre travées principales couvertes par des voûtes d’ogives. Les vitraux contemporains sont une invitation au silence de la prière.

FRANCIS HUNGLER
« D’ombres et de lumières »

« La rose est sans pourquoi, elle fl eurit parce
qu’elle fl eurit, elle ne se soucie pas d’elle-même,
elle ne se demande pas si on la voit »
Silésius (1624-1677) Le pèlerin chérubinique Livre I ,289

L'exposition

« La vitesse s’impose de plus en plus en vagues déferlantes de furieuses obligations ! Le devoir d’être vu, reconnu, copié, et d’être toujours original ! Tout nous pousse vers une spirale d’un « tout-création ! … » qui devient un « tout-lassitude ».

Et l’on meurt de lassitude… Cette fatigue quasi minérale se distille goutte à goutte dans les corps et les âmes blasés, comme autant de stalactites calcifiées… Lassitude qui oblige à la fi n, à l’arrêt…

J’attends comme autant d’instants suspendus, j’attends dans les nuits d’encres qu’une aube nouvelle se lève !…

Au fond tout le mystère de mon travail… c’est d’attendre un puits dans le désert… et si le secret de la rose est d’être sans pourquoi, le mien est celui d’attendre le réveil de l’âme dans ce dialogue secret de l’or et des énergies divines… »

Biographie

Francis Hungler vit et travaille à Guebwiller. Après un diplôme supérieur d’expression plastique et une licence d’arts plastiques obtenus l’un à Mulhouse, l’autre à Strasbourg, il expose dans plusieurs galeries d’art renommées en France. Nombre de ses oeuvres gravées sont conservées dans les cabinets des estampes de Mulhouse, Colmar, Strasbourg et Vevey.

Il excelle dans la gravure et envisage la « surface » comme un lieu de passage où l’encre tente de retenir des constellations éphémères…

Nature et nombre d'oeuvres

15 à 20 oeuvres de formats variables

Contact


hungler.francis@gmail.com
06 35 27 08 14 / 03 89 74 32 11

Abbatiale StsPierre et Paul
Le Narthex

C’est l’abbé Edelin qui, vers la fi n du XIIIe siècle a fait édifier cette magnifique église où l’art gothique déploie ses finesses et son élancement. Comment ne pas admirer son choeur polygonal où de hautes verrières du XIVe siècle déroulent, avec leurs couleurs soutenues, des figures de l’Ancien et du Nouveau Testament ? Dans le transept sud, les fresques du XIVe siècle montrent la Passion et la Résurrection du Christ, ainsi que la Pentecôte et le Jugement dernier avec les OEuvres de miséricorde. La chapelle romane du XI-XIIe siècle où se situe l’exposition, est située au nord du cloître. Elle ne sert pas au culte.

LUC DEMISSY et
INGE PANTER
« Toute vraie Rencontre appelle à la joie !
Ai-je en moi le souffl e de la joie ? »

« Que cherchez-vous ? »
Évangile selon St Jean 1,38

L'exposition

Croire c’est croire en l’autre, foi basique essentielle à toute vraie Rencontre ! Elle se concrétise ici à Wissembourg entre nos pays, nos cultures, nos religions et nos différences. Les espaces cultuels se voudront  transfrontaliers, interculturels, interconfessionnels pour créer sur le terrain une Europe de rencontre et de confiance.

Pour cela le beau est important car c’est le Beau qui provoque l’arrêt, la contemplation. Le spectateur, l’oeuvre, l’artiste se saisissent quant à eux dans un effet de miroir ! L’oeuvre unifie cette relation trine en un instant d’éternité ! Car la vérité se fait non pas sur qui je suis ou sur l’oeuvre ou son auteur, mais sur ce que nous sommes collectivement (individus interagis).

C’est cet enrichissement mutuel que nous souhaitons ! Bachelard ne disait-il pas déjà que : « les choses nous rendent regard pour regard »… Alors appelez, regardez !

Quand il y a réelle rencontre, on va vers la joie ! Que cette exposition soit témoin de notre recherche ! Qu’elle nous élève Vous et Nous !…

Biographie

Inge Panter est allemande et catholique, Luc Demissy est français et protestant.

Inge joue l’ouverture sur l’espace intemporel et les mondes féminins, fluides intimes et protecteurs.

Luc Demissy joue sur le récit narratif, la relation au récit et les rencontres authentiques au sein des Évangiles !

Les dimanches 1er juillet et 16 septembre 2018 à 16h : visites de l’exposition en présence des artistes avant le concert dans le cadre des Vespérales de l’orgue Dubois.

Nature et nombre d'oeuvres

Une quinzaine d’oeuvres de formats divers réparties dans les deux églises

Contact


luc.demissy@gmail.com
www.luc-demissy.de
06 56 89 59 70

kontakt@atelier-panter.de
www.atelier-panter.de
00 49 171 313 79 07

Approfondir votre lecture

  • Chemins d’Art Sacré 2017

    Vernissages « 20 ans d’Art Contemporain dans les églises ! » Du 30 juin au 16 octobre 2017 Vingt ans de rencontres ! Vingt ans de grâces et de beautés… Et ?… …Vis chaque instant comme une aube !… Confiance et bonne route !… Bertrand Schlund – bertrand.schlund@sfr.fr – 06 87 71 28 88 Comment […]