Être coopérateur de la pastorale en Alsace

Près de 250 coopérateurs de la pastorale sont envoyés en mission dans divers domaines de la pastorale. Ils sont répartis sur l’ensemble du diocèse.

Comment ? Suite à l’identification et à la reconnaissance d’un besoin pastoral, le coopérateur de la pastorale est appelé après que la CRH a pu constater son expérience de vie en Église, sa vie de foi, ses compétences personnelles et sa formation. Le coopérateur pastoral est un laïc engagé de façon officielle par une lettre de nomination de l’Archevêque, pour l’exercice d’une charge ecclésiale. Ceci est à distinguer de ce que la personne peut continuer de réaliser bénévolement comme baptisée.

Mission et rôles commun à tout coopérateur de la pastorale

Une mission de témoignage : Par ses paroles comme par ses actes, le coopérateur de la pastorale est appelé à rendre visible l’Évangile dans la mission qui lui est confiée. À travers une présence cohérente et engagée, il ouvre un chemin pour que chacun.e puisse découvrir ou redécouvrir le Christ.

Les trois rôles inhérents à tout coopérateur de la pastorale
Le coopérateur exerce sa mission dans un esprit de service. Sa mission ne lui appartient pas.

1. Un rôle de coordination et de liens.
Le coopérateur est appelé à collaborer avec de multiples instances et groupes. Il s’inscrit dans un projet ou une orientation pastorale plus large, en veillant à favoriser la coopération et la communion entre les différents acteurs de l’Église (diocèse, paroisses, services). Par cette attention aux liens, il contribue à la cohérence et à la fécondité de l’action pastorale en un service diocésain, une communauté de paroisses, une aumônerie…

2. Un rôle d’appel et d’accompagnement.
Le coopérateur est un appelant. Il a pour mission d’inviter, d’encourager, de soutenir les baptisés dans leurs engagements. Ce rôle d’accompagnement est essentiel pour que chaque personne puisse trouver sa place et se déployer au service de l’Évangile.

3. Un rôle de suivi et de veille.
Le coopérateur est appelé à une mission sur un secteur et dans un domaine (pastorale, territoire…) pour lequel il continue de se former afin d’en assurer le meilleur suivi.

Nous fêtons les 50 ans !

La fiche « tronc commun » du coopérateur de la pastorale est téléchargeable ici. Elle reprend les éléments fondamentaux de la mission, des compétences de bases requises ainsi que de la formation.

L’appellation “coopérateur de la pastorale”

D’abord “permanents de la pastorale”, l’appellation “coopérateur” a ensuite été choisie pour désigner ces laïcs envoyés en mission dans le diocèse de Strasbourg. Que désigne-t-elle ? Elle vient du latin ecclésiastique où cooperatores signifie une “personne qui travaille avec quelqu’un”. Ce terme est utilisé en droit canonique en lien avec l’Évêque, dont les premiers coopérateurs sont ses prêtres (cf. CIC, n°757). Le coopérateur pastoral est un laïc engagé de façon officielle par une lettre de nomination de l’Évêque, pour l’exercice d’une charge ecclésiale et sur une durée conséquente.

>>> Le Statut du coopérateur « une réalité de l’Eglise d’aujourd’hui et de demain », document de référence est disponible dans sa dernière version actualisée (septembre 2025) auprès du service RH sur demande.

RH trombi>>> Depuis 2 ans, un trombinoscope des coopérateurs a été réalisé. C’est un document à usage interne qui est disponible sur demande auprès du Secrétariat de la pastorale.

Dimension ecclésiale : Chaque coopérateur appartient à un doyenné, au choix, celui de son lieu de mission ou celui de son lieu d’habitation. Il s’engage à participer aux différentes rencontres proposées sur l’année pastorale. 

Dernièrement

Quelques extraits de l’homélie prononcée par Mgr Pascal Delannoy lors de la messe d’envoi en mission des coopérateurs nouvellement appelés en 2025 ou ayant changé de mission en 2025 (avec l’ensemble des agents pastoraux).

Les disciples du Christ ne se donnent pas leur mission. Ils y sont appelés par le Christ lui-même. Ils y sont envoyés par l’Église Corps du Christ. […] Continuellement, c’est le Christ qui nous interroge (pour vous qui suis-je ?). Cette question est déterminante pour celui qui est appelé. Ne pas prendre le temps et les moyens d’y répondre, c’est prendre le risque de ne plus annoncer que soi-même…

Par cette célébration, nous avons pris conscience que nous sommes envoyés ensemble et non pas de manière isolée et juxtaposée. La mission de l’Église ne peut se vivre qu’ensemble dans la diversité des ministères, des charismes, des dons.

Il nous faut passer de la pastorale des bocaux qui enferme … à la pastorale de la macédoine qui loin d’uniformiser met en valeur le goût spécifique de chaque ingrédient !

Le reste du peuple fidèle n’est pas seulement destiné à bénéficier de vos actions… il est pleinement acteur de la mission. Progresser dans la communion, favoriser la participation de tous les baptisés, c’est se donner les moyens d’éviter les écueils d’une pastorale répétitive qui pourrait se dessécher au fil des années… c’est se donner les moyens de faire autrement ce que nous avons toujours fait et de prendre des initiatives missionnaires qui répondent aux attentes de nos contemporains.

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