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Jean-Luc Lienard, nouveau curé des communautés de paroisses de Haguenau

Publié le 10 août 2026

De vicaire général à curé de la 4ème ville d’Alsace…

Le chanoine Jean-Luc Lienard va être installé comme curé des communautés de paroisses de Haguenau le 19 septembre prochain à 19h à l’église St Georges. Après avoir été vicaire général, cette nouvelle mission à laquelle il est appelé le réjouis. Prenons le temps de lui poser quelques questions pour mieux le connaître.

Jean-Luc, que pourriez-vous nous dire pour vous présenter ?

J’ai un double prénom. Jean et Luc. Deux évangélistes. Un apôtre, croyant de la première génération, et un disciple de la deuxième. Il y a derrière cette remarque la question de la transmission et celle de la tradition. De l’ancien et du nouveau. Un mystique et un médecin. Yeux levés vers le ciel mais les pieds sur la terre. Mon nom s’orthographie comme celui de Dimitri, ancien joueur du Racing : Liénard (sans « h » ni « t »). Je suis prêtre du diocèse de Strasbourg depuis trente et un ans.  Par ailleurs, j’ai fait des études d’histoire et j’ai passé deux ans au Burkina-Faso, après ma licence et avant mon entrée au séminaire. J’y suis entré en même temps que le père Yannick Beuvelet et le chanoine Philippe Burgy.

Je suis membre de L’ordre Franciscain séculier, appelé autrefois Tiers-Ordre, depuis très longtemps. Saint François d’Assise est une figure importante pour moi. Il fait l’expérience de la pesanteur et de la légèreté, du péché et de la miséricorde, de la croix et de la joie, de la solitude et de la fraternité. Il est attentif aux cris des hommes et des appels de Dieu. Réformateur sans jamais rompre la communion de l’Église. Un homme spirituel, profondément travaillé par l’Évangile dans un treizième siècle en pleine mutation. Il a des choses à nous dire en ces temps si troubles !

Quel est votre chemin, avant de prendre cette nouvelle mission ?

 J’ai été stagiaire, puis diacre et vicaire à la paroisse Saint-Étienne de Mulhouse entre 1992 et 1996. J’ai rejoint alors le collège épiscopal de Zillisheim comme aumônier et la paroisse Notre-Dame d’Altkirch à laquelle s’ajoutent très rapidement Aspach et Carspach comme « vicaire du dimanche ». Que de bons souvenirs de ces débuts comme jeune prêtre ! Je m’engage beaucoup dans la pastorale scolaire au niveau de mon Établissement mais aussi de celui de la Direction diocésaine de l’Enseignement Catholique d’Alsace. En 2003, Monseigneur Doré me nomme curé de Sélestat où je suis resté sept ans. Un curé heureux. C’est à ce moment-là que les communautés de paroisses deviennent une réalité et que le binôme responsable et animateur de zone exprime la diversité heureuse des vocations et des missions. Que le curé travaille en équipe d’animation pastorale. Une synodalité avant les orientations du Pape François !

En 2010, Monseigneur Grallet m’appelle à Strasbourg comme vicaire épiscopal. En dehors du travail ordinaire, j’ai la joie de m’investir dans l’animation spirituelle de l’année consacrée au millénaire des fondations de la cathédrale. À la mort prématurée et brutale de Mgr Martin Bogner, le même évêque me demande d’accepter la charge de vicaire général. Mission assumée entre 2015 et 2026 aux côtés de Mgr Grallet, Mgr Ravel, Mgr Ballot et de Mgr Delannoy. Je les remercie pour leur confiance et le travail accompli. De ces années, je ne veux retenir qu’un verbe : servir et un substantif : communion.

Dans quel état d’esprit arrivez-vous à Haguenau ?

Trois nouveaux prêtres pour les communautés de paroisses d’Haguenau

J’éprouve une joie immense à retrouver le terrain paroissial et de partager joies et peines des habitants de Haguenau. Ces deux mots renvoient directement aux premiers mots de la constitution Gaudium et Spes, l’un des documents majeurs du concile Vatican II adopté en 1965. Pour cela, célébrons le Seigneur, servons les petits, les faibles, les pauvres et formons-nous pour rendre compte de l’espérance que nous donne le Christ.

Dans ces ministères variés la passion du Christ et de l’humain ne m’a jamais quitté malgré les ombres et les tempêtes.

Je ne viens pas seul. Je viens avec François Foucret, prêtre ordonné en juin dernier. Avec Godefroid Ngoma qui termine ses années de « jeune prêtre ». Nous rejoignons Jean-Pierre, Apollinaire, Marie, Marc et Patrick. La mission est à vivre ensemble et avec les paroissiens. Quelle joie de travailler en équipe !

Au départ de tout cela il y a l’appel, la vocation. Que pouvez-vous nous partager ?

Je l’exprime par une anecdote. J’avais huit ou neuf ans. Un dimanche de Fête-Dieu. La messe était célébrée à l’extérieur, dans une prairie, loin de l’église paroissiale. Après la messe et la procession dans les champs, il fallait rapporter à l’église tout le matériel qui a servi à la liturgie mais aussi la réserve eucharistique et la lunule pour l’ostensoir. Tout avait été mis dans une grande corbeille en osier. Arrivé à la sacristie, la dite corbeille a été posée sur le sol. Je vois le ciboire et me dis : « c’est pas digne. » En l’absence du curé je décide de placer le ciboire sur le meuble de la sacristie. C’est à ce moment-là que monsieur le curé m’a surpris et m’a dit que je n’avais pas à toucher le ciboire. Du haut de mes huit ou neuf ans, j’ai répondu « Si Dieu est si loin qu’on ne peut pas le toucher, alors pourquoi être prêtre ? »

Être prêtre pour servir la proximité entre Dieu et les hommes ! J’avais trouvé le sens de mon engagement futur. C’est ce que j’ai compris vingt ans après l’anecdote.

Cette idée est renforcée par le fait même que je suis né un 25 mars. C’est neuf mois avant Noël. Un Dieu venu habiter au milieu de nous, c’est extraordinaire ! Dieu est réellement proche de nous ! L’Église nous donne les moyens de vivre la relation à Dieu dans une proximité filiale.

Un mot pour ce nouveau départ ?

Commençons ! Commençons ensemble !

Le chanoine Jean-Luc Lienard sera installé comme curé de Haguenau le samedi 19 septembre à 19h à l’Eglise St Georges.

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