Je donne à l'église
nos paroisses
Horaires de messes
GoMesse

Former les prêtres à la synodalité – enseignement de la journée des prêtres du mardi saint 2026

Publié le 27 avril 2026
Lors de la « Journée des prêtres » du mardi Saint 2026, à la demande du presbyterium a été travaillé la question des soixante ans de Presbyterorum Ordinis et Optatam Totius. Michel DENEKEN, délégué de l’équipe synodale diocésaine, a proposé un enseignement sur ces deux textes intitulée « une fidélité qui génère l’avenir ». L’article est à retrouver en intégralité dans l’Eglise en Alsace du mois de mai 2026 (et ci-contre à télécharger).
Ci-dessous un extrait, le point sur la synodalité : 
synodal michel deneken
Extrait de l’enseignement (partie : Former les prêtres à la synodalité)
« La fraternité se vit entre prêtre, mais également au sein d’un peuple de Dieu appelé à vivre la mission ecclésiale d’annonce de l’Évangile de manière de plus en plus synodale. L’expression « cheminement partagé » renvoie clairement au pontificat du pape François et à la fameuse synodalité. Or c’est dans ce passage-là de la lettre apostolique que revient le vocabulaire de la formation : un « style synodal d’Église exige un engagement de formation à tous les niveaux, en particulier dans le domaine de la formation initiale et permanente des prêtres » (§ 21). La lettre apostolique ne répond pas à la question intime de savoir si Léon XIV évoque la synodalité par souci de s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur ou par conviction. En revanche, la lettre manifeste la volonté du nouveau pape de se prononcer sur le sacerdoce ministériel, qui, peut-on dire, semblait mis en danger ou, pour le moins, fragilisé par la revendication d’une Église synodale.
Tout d’abord le pape rassure les prêtres sur le fait que dans une Église vraiment synodale et missionnaire, le ministère sacerdotal ne perd rien de son importance et encore moins de son actualité. Bien au contraire : « il pourra se concentrer davantage sur ses tâches particulières et spécifiques » (§ 22). Cela redit l’importance de l’Eucharistie comme source et sommet de la vie de la communauté chrétienne. Le prêtre ne doit pas être fonctionnarisé ; dans cette perspective Léon XIV se situe dans le sillage de Jean-Paul II : « Dans l’Église et pour l’Église, les prêtres représentent sacramentellement Jésus-Christ, Tête et Pasteur » (§22).
Ensuite parce que le sacerdoce ministériel trouve son origine non dans la communauté, mais dans un don trinitaire, le pape rappelle que « toute vocation est un don du Père » (§ 6 et 7). Ce théocentrisme est probablement un trait de l’augustinisme du pape. Mais la finalité du ministère sacerdotal est en revanche un « être pour » (§23) qui suppose une collaboration avec tout le peuple de Dieu. Léon XIV pratique un mixte sémantique entre le vocabulaire de la synodalité de François et celui de l’ecclésiologie de communion de Benoît XVI. « Fidélité, donc, à la grande tradition théologique, avenir eschatologique et missionnaire, où tout le peuple de Dieu se laisse engendrer par un « amour eucharistique, amour sacerdotal », comme le conclut la lettre¹⁰. » Cette question de la synodalité dans et de la vie sacerdotale, Léon XIV la considère d’emblée comme lui tenant particulièrement à cœur (§20) notamment s’agissant, précisément, de la question de l’identité du prêtre qui ne saurait se définir ni comme un « en soi » ni comme abstrait du peuple de Dieu. Évoquant le Document final du synode, le pape indique qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir (§22)… »
PLAN DE L’INTERVENTION
1. Les marqueurs de Vatican II
2. Léon XIV Une fidélité qui génère l’avenir
2.1. Quelle herméneutique conciliaire
2.2. La formation, un engendrement
2.3. La fraternité entre prêtres
2.4. Former les prêtres à la synodalité
3. Preuves et épreuves de fidélité 
3.1. Un « oui » inaugural
3.2. une identité de solidarité
3.3. fidèles à notre humanité
3.4. générer quel avenir ?

Dans une Église vraiment synodale et missionnaire, le ministère sacerdotal ne perd rien de son importance et encore moins de son actualité. Bien au contraire : « il pourra se concentrer davantage sur ses tâches particulières et spécifiques » (§ 22).

Partager