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Synode 2023

«Pour une Église synodale : communion, participation et mission».

«Le chemin de la synodalité est le chemin que Dieu attend de l’Église du troisième millénaire. Ce que le Seigneur nous demande, en un certain sens, est déjà pleinement contenu dans le mot ‘Synode’’. Marcher ensemble – Laïcs, Pasteurs, Évêque de Rome – est un concept facile à exprimer en paroles, mais pas si facile à mettre en pratique.» (Discours du Saint-Père François lors de la commémoration du 50e anniversaire de l’Institution du Synode des Évêques, 17 octobre 2015).

C’est pourquoi la prochaine Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques de 2023 aura pour thème : «Pour une Église synodale : communion, participation et mission».

Comme le souligne le Pape François « ce processus synodal sur 3 ans avec différentes phases (locale, continentale et universelle) doit être essentiellement un événement spirituel de discernement : chacun à l’écoute des autres et tous à l’écoute de l’Esprit Saint ».

Cette réflexion synodale, ce chemin à parcourir ensemble se déroulera en 3 phases :

  • Diocésaine du 17 octobre 2021 au 10 avril 2022,
  • Continentale en 2022
  • et Universelle en octobre  2023.

Pour soutenir cette démarche de réflexion dans le diocèse de Strasbourg, une équipe a été nommée par l’archevêque : Mgr Gilles Reithinger, Mme Marie-Claire Plumeré, M. Olivier Tarozzi.

Mme Marie-Claire Plumeré est la représentante de notre groupe Alsace auprès de l’instance synodale nationale.

Cette équipe a pour mission d’expliquer la démarche, de recueillir les réflexions et de présenter la synthèse de la phase diocésaine de consultation.

Concrètement :

Ouverture de la phase diocésaine de la démarche synodale

Dans l’Église, il n’y a pas de « fonctions », il n’y a que des « missions » !

En ces temps si particuliers où notre monde et notre Église se trouvent remises en question. Le Saint-Père nous invite au discernement et à l’audace en nous lançant dans une réflexion sur la synodalité. Cela ne pourra se faire que dans une réelle dynamique missionnaire qui nous fera aller de l’avant, l’élan des uns entraînant les autres ainsi que notre regard sur le monde ; oui, la dynamique missionnaire se veut optimiste et réaliste car se vivant d’abord dans la dimension ad extra.

En effet, à l’heure des adieux, Jésus disait : « Je suis sorti d’auprès du Père et je suis venu dans le monde » (Jn 16, 28). Ainsi, c’est par une « sortie » que le Christ exprime la Mission qu’il a reçue et c’est dans sa sortie que s’inscrivent nos missions pastorales que nous soyons laïcs, diacres, prêtres ou évêques.

«Souvent, les Évangiles nous montrent Jésus sur la route, marchant aux côtés de l’homme, à l’écoute des questions qui habitent et agitent son cœur», a expliqué la Pape François en reprenant l’Evangile -lors de l’ouverture à Rome la semaine dernière- qui raconte la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche. Ce récit nous révèle ainsi que Dieu n’habite pas les lieux aseptisés et tranquilles, loin du réel, mais qu’il chemine avec nous et nous rejoint là où nous sommes, sur les sentiers souvent ardus de la vie.

Le Saint-Père a donc invité chaque acteur et actrice de la vie de l’Église à se demander s’il «chemine dans l’histoire et partage les défis de l’humanité», ou s’il se laisse rattraper par les tentations du repli, des routines, des habitudes. « Faire Synode » signifie marcher sur la même route, ensemble.

Regardons Jésus sur le chemin, qui rencontre d’abord l’homme riche, puis écoute ses questions, et enfin l’aide à discerner ce qu’il faut faire pour avoir la Vie éternelle.

Ainsi, dans son invitation à entrer dans cette démarche synodale, le Pape François articule cette dynamique autour de trois verbes : «Rencontrer, écouter, discerner».

La disponibilité à la rencontre

Tout d’abord, donc la rencontre : en croisant le jeune homme riche, «le Seigneur ne se met pas à distance, il ne se montre pas agacé ou dérangé ; au contraire, il s’arrête avec lui. Il est disponible à la rencontre. Rien ne le laisse indifférent, tout le passionne. Rencontrer les visages, croiser les regards, partager l’histoire de chacun : voilà la proximité de Jésus», a souligné le Pape, en remarquant que «Jésus n’était pas pressé, il ne regardait pas sa montre! Il était toujours au service de la personne qui le rencontrait».

L’enjeu du Synode n’est donc pas «l’organisation d’évènements», ou la «réflexion théorique sur des problèmes», mais de cultiver «l’art de la rencontre» en prenant «le temps de rencontrer le Seigneur», et en favorisant la rencontre entre nous.

«Chaque rencontre, nous le savons bien, demande de l’ouverture, du courage, de la disponibilité à se laisser interpeller par le visage et l’histoire de l’autre. Même si nous préférons parfois nous abriter dans des relations formelles ou porter un masque de circonstance, la rencontre nous transforme et nous suggère souvent de nouveaux chemins que nous n’avions pas imaginés parcourir. C’est souvent ainsi que Dieu nous indique la route à suivre, en nous faisant sortir de nos routines fatiguées.

Tout change lorsque nous sommes capables de vraies rencontres avec lui et entre nous. Sans formalismes, sans prétextes, sans calculs», rappelle encore le Pape François.

Le courage d’écouter avec le cœur

Durant cette période, nous sommes invités à mettre en oeuvre une écoute qui ne soit pas formelle ou superficielle.

Face aux questions du jeune homme riche, Jésus «ne donne pas une réponse “rituelle”, il n’offre pas une solution toute faite, il ne fait pas semblant de répondre poliment pour s’en débarrasser et continuer sa route. Il l’écoute. Jésus n’a pas peur d’écouter avec le cœur, et pas seulement avec les oreilles», «Lorsque nous écoutons avec le cœur, c’est ce qui arrive : l’autre se sent accueilli, non pas jugé, libre de raconter son vécu et son parcours spirituel.»

Permettons-nous aux personnes de s’exprimer, de cheminer dans la foi même si elles ont des parcours de vie difficiles, de contribuer à la vie de la communauté sans être empêchées, rejetées ou jugées ?

L’écoute est un exercice lent, qui peut être laborieux, d’apprendre à s’écouter mutuellement – évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïcs – en évitant les réponses artificielles et superficielles et l’indifférence est sans doute la pire des attitudes.

«N’insonorisons pas notre cœur, ne nous blindons pas dans nos certitudes. Les certitudes, bien souvent, nous renferment. Écoutons-nous» rappelle le Saint-Père.

Le discernement, pour laisser de l’espace à Dieu

«Dans l’Évangile, Jésus devine que l’homme en face de lui est bon et religieux, qu’il pratique les commandements, mais il veut le conduire au-delà de la simple observance des préceptes. Dans le dialogue, il l’aide à discerner». Il lui propose de regarder au fond de lui-même, à la lumière de l’amour avec lequel lui, Jésus, fixant son regard sur lui, l’aime, et de discerner, à cette lumière, à quoi son cœur est réellement attaché. Il découvre ainsi que son bien ne consiste pas à ajouter d’autres actes religieux mais, au contraire, à se vider de lui-même : vendre ce qui occupe son cœur pour laisser de l’espace à Dieu.

Le Synode est donc avant tout un chemin de discernement spirituel, qui se fait dans l’adoration, dans la prière, au contact de la Parole de Dieu. Ce n’est pas «une «convention ecclésiale, un colloque d’études ou un congrès de plus, mais un évènement de grâce, un processus de guérison conduit par l’Esprit Saint. En ces jours, Jésus nous appelle, comme il l’a fait avec l’homme riche de l’Évangile, à nous vider, à nous libérer de ce qui est mondain, et aussi de nos fermetures et de nos modèles pastoraux répétitifs. Il nous appelle à nous interroger sur ce que Dieu veut nous dire en ce temps, et dans quelle direction il souhaite nous conduire.»

Puissions-nous être des pèlerins amoureux de l’Évangile, ouverts aux appels du Seigneur. Ne perdons pas les occasions de grâce de la rencontre, de l’écoute réciproque, du discernement dans toutes nos équipes et lieux de vie (EAP, Conseils, Mouvements, Groupes…).

Avec la joie de savoir qu’alors que nous cherchons le Seigneur, c’est bien lui, le premier, qui se porte avec amour à notre rencontre de la plus humble des chapelles de notre belle Alsace jusqu’à l’archevêché.

Dans notre diocèse d’Alsace

 «Le chemin de la synodalité est le chemin que Dieu attend de l’Église du troisième millénaire. Ce que le Seigneur nous demande, en un certain sens, est déjà pleinement contenu dans le mot ‘Synode’’. Marcher ensemble est un concept facile à exprimer en paroles, mais pas si facile à mettre en pratique.» (Discours du Saint-Père François lors de la commémoration du 50e anniversaire de l’Institution du Synode des Évêques, 17 octobre 2015).

C’est pourquoi la prochaine Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques de 2023 aura pour thème : «Pour une Église synodale : communion, participation et mission».

Comme le souligne le Pape François « ce processus synodal sur 3 ans avec différentes phases (locale, continentale et universelle) doit être essentiellement un événement spirituel de discernement : chacun à l’écoute des autres et tous à l’écoute de l’Esprit Saint ».

Notre réflexion pourrait se fonder sur la manière dont nous vivons le discernement en vue d’une dynamique missionnaire, c’est-à-dire de renforcer notre manière d’être « en sortie », d’aller à la rencontre des autres pour témoigner de la Bonne Nouvelle, pour être des témoins de l’espérance.

Comment sommes-nous à l’écoute du Seigneur, à tel point que cela nous pousse à ce que chaque personne trouve sa place dans nos communautés, que nous ne faisons pas « fonctionner » nos communautés mais que nous restons en état de mission en entretenant la passion pour Dieu et notre monde.  Dans l’Eglise, il n’y a pas de « fonctions », il n’y a que des « missions » !

Pour alimenter notre réflexion 10 axes sont proposés, par le Secrétariat général du Synode : être compagnons de voyage, écouter, prendre la parole, célébrer, coresponsables dans la mission, dialoguer dans la l’Eglise et dans la Société, vivre l’œcuménisme, l’autorité et la participation de tous, discerner et décider, se former à la synodalité.

Cela correspond à ce qui fait notre vie quotidienne en tant que chrétien. Il s’agit pour nous d’être à l’écoute du Seigneur, individuellement et en groupes, de faire vivre nos communautés locales tout en étant en « état de sortie » en allant vers celles et ceux qui ne sont pas là.

La contribution de notre communauté chrétienne d’Alsace viendra enrichir la réflexion de l’Eglise en France. Il dépendra de chacun et de chacune d’entre nous de se saisir de ce sujet de réflexion. Comment sommes-nous en état de discernement pour vivre la mission ? et comment améliorer la coresponsabilité dans nos lieux de vie chrétienne ?

Durant cette année dédiée également à saint Joseph, la lettre Patris Corde peut nous aider à avancer en rappelant l’attitude de saint Joseph et ainsi qu’accepter la réalité ne signifie pas être passif ou simplement tolérant à l’égard de quelque chose. Saint Joseph accepte la réalité telle qu’elle est, il vit en fonction de cette réalité. Et lorsqu’il accepte cette réalité, il voit ce que Dieu veut qu’il fasse pour la transformer.

Nous sommes parfois tentés de ne pas accepter la réalité. La tentation peut être de vouloir prolonger un passé idéalisé ou être dans une utopie qui n’existe pas encore, et donc nous ne savons pas comment transformer le présent.

Saint Joseph, selon Patris Corde, a accepté la réalité et, dans cette acceptation, il a entendu la parole de Dieu et agi courageusement pour transformer cette réalité. C’est ce que nous devons faire après la publication du rapport de la CIASE. Il nous faut regarder la réalité en face, être aux côtés des victimes, faire de l’Eglise une « maison sûre » et avancer ensemble. Bien souvent, nous savons ce qu’il faut faire, mais c’est le courage qui nous manque.

D’octobre à avril 2022, nous allons vivre cette première phase de la réflexion synodale.

Deux documents vous sont proposés par l’équipe -que je remercie-. L’un expliquant le sens de la démarche synodale et l’autre étant une « fiche pédagogique » pour vous aider individuellement, en groupes ou comme vous le souhaitez à prier, réfléchir et envoyer vos contributions à l’adresse email indiquée. Une synthèse de vos contribution sera présentée d’ici au mois d’avril.

Frères et soeurs, lors de la visite ad Limina et de notre rencontre avec le Saint-Père, ce dernier nous a rappelé qu’il nous faut aller de l’avant, être en sortie comme Jésus le faisait.

Dans ces paroles, il est possible de percevoir le ad extra qui a initié le premier mouvement de la vie de tous les disciples-missionnaires : sortir et quitter sa famille, son pays, ses certitudes, son confort afin d’aller vers la terre de la promesse.

« Allons ailleurs… » dit encore Jésus (Mc 1, 38-39). Plus qu’en un déplacement géographique, cet « ailleurs » consiste en une véritable sortie de toutes les habitudes et sécurités.

C’est donc un appel à sortir de soi-même, à dépasser les horizons individuels et à nous placer sous le regard du Seigneur qui nous est lancé.

Avançons avec confiance et espérance. Le capitaine du « navire-Eglise » c’est le Seigneur, nous sommes en tenue de service tels des intendants de ce qui nous a été temporairement confié.

Bon chemin synodal à toutes et à tous !

Laissons la Lumière de l’Évangile éclairer notre quotidien et nous n’aurons aucune crainte à aller de l’avant et à vivre les moments de joie tout comme les tempêtes de la vie.

✠ Gilles Reithinger

  • Du 17 octobre 2021 au 10 avril 2022 : chaque communauté paroissiale, religieuse, EAP, groupes… est appelé à réfléchir et à envoyer une synthèse à l’adresse email indiquée ci-dessous. Date limite à venir.

Nous vous proposons de réfléchir à partir du cheminement suivant :

  • En mai 2022 : une synthèse devra être envoyée par l’équipe nommée par l’archevêque au secrétariat du synode à la Conférence des Évêques de France. Cette dernière enverra à son tour une synthèse de l’ensemble des contributions des diocèses de France au secrétariat du synode à Rome.

QUE FAIRE MAINTENANT ?

Notre réflexion pourrait se fonder sur la manière dont nous vivons le discernement en vue d’une dynamique missionnaire, c’est-à-dire de renforcer notre manière d’être « en sortie », d’aller à la rencontre des autres pour témoigner de la Bonne Nouvelle, pour être des témoins de l’espérance.

Comment sommes-nous à l’écoute du Seigneur, à tel point que cela nous pousse à ce que chaque personne trouve sa place dans nos communautés, que nous ne faisons pas « fonctionner » nos communautés mais que nous restons en état de mission en entretenant la passion pour Dieu et notre monde.

10 axes sont proposés, par le Secrétariat général du Synode, pour alimenter notre réflexion :

  • être compagnons de voyage,
  • écouter,
  • prendre la parole,
  • célébrer,
  • coresponsables dans la  mission,
  • dialoguer dans l’Église et dans la Société,
  • vivre l’œcuménisme,
  • l’autorité et la participation de tous,
  • discerner et décider,
  • se former à la synodalité.

Cela correspond à ce qui fait notre vie quotidienne en tant que chrétien. Il s’agit pour nous d’être à l’écoute du Seigneur, individuellement et en groupes, de faire vivre nos communautés locales tout en étant en « état de sortie » en allant vers celles et ceux qui ne sont pas là etc.

Tout cela existe dans nos communautés avec les EAP, les Conseils de Fabrique, tous les groupes d’animation et de réflexion, les nombreuses initiatives prises.  La contribution de notre communauté chrétienne d’Alsace viendra enrichir la réflexion de l’Église en France. Il dépendra de chacun et de chacune d’entre nous de se saisir de ce sujet  de réflexion.

Comment sommes-nous en état de discernement pour vivre la mission ? et comment améliorer la coresponsabilité dans nos lieux de vie chrétienne ?

CALENDRIER

1. Rendez-vous en présentiel ou en visio le 17 octobre à 16h pour la célébration d’ouverture et la présentation du chemin synodal lors des vêpres solennelles à la cathédrale.

2. Réflexion dans les EAP, groupes, chorales etc et envoi de la synthèse de vos réflexions à l’adresse email suivante avant le 10 avril 2022 : synode2023alsace@gmail.com

3. Une réunion de présentation du résultat de ce premier temps de consultation diocésaine sera organisée en juin 2022.

Merci à toutes les personnes qui s’investiront dans cette réflexion et bonne route à toutes et à tous !

L’équipe « Synode 2023 »
Strasbourg, le 10 novembre 2021

Que signifie le mot “synode” ?

Synode vient du grec sunodos, “chemin parcouru ensemble”. Le synode désigne dans l’Eglise une assemblée réunie pour discuter de la mission de l’ensemble de l’Église et de l’unité de la foi en son sein. Un synode est donc une forme d’expression de la collégialité de l’Eglise, c’est-à-dire de l’unité de l’Église et du caractère universel de sa mission.