Pâques

Avec le dimanche des Rameaux, les catholiques entrent dans la Semaine Sainte qui s’achève avec la veillée Pascale, pendant la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques et inclut le Jeudi Saint et le Vendredi Saint.

Parmi les célébrations jalonnant cette montée vers Pâques

  • messe du dimanche des Rameaux,
  • messe de la Cène du Seigneur,
  • office de la Passion,
  • Vigile pascale et messe de Pâques

L’une d’entre elles tient une place particulière : la Vigile pascale. La Vigile pascale rassemble, par ses rites, tous les éléments du message de Pâques.

Les baptêmes d’adultes et de jeunes, qui seront célébrés cette nuit-là, rejaillissent sur toute la communauté et rappellent à chacun les promesses de son baptême.

En Alsace, ce sont 82 adultes, appelés catéchumènes, qui seront baptisés dans leur paroisse, 4 258 dans toutes la France.

Le mardi soir de la Semaine Sainte à 18h30, le diocèse de Strasbourg propose la messe chrismale présidée par Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, en la cathédrale..

Durant la messe chrismale, l’archevêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Prêtres, diacres et fidèles sont invités largement à cette célébration qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque.

Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son Evêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales :

  • vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus,
  • chercher à lui ressembler,
  • renoncer à eux-mêmes,
  • être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle,
  • célébrer les sacrements,
  • annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

Jésus prend son dernier repas avec les douze Apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène au cours de laquelle, en prenant le pain et le vin, le Christ rend grâce et offre son Corps et son Sang pour le salut des hommes.

Au cours de ce repas, Jésus va se mettre à genoux devant chacun de ses disciples et leur laver les pieds. Il prend la tenue de serviteur et dit : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez vous aussi comme j’ai fait pour vous. » Au cours de la messe célébrée avec solennité, on répète le geste du lavement des pieds.

Après ce repas de la Cène, l’heure de l’épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les apôtres pour veiller et prier.

Le Jeudi Saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis le Saint Sacrement est déposé au « reposoir », l’autel est dépouillé, la croix est enlevée et voilée. Tout ce dépouillement : le Christ est entré dans sa passion, dépouillé de tout. C’est une nuit d’adoration, les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du Saint-Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements et surtout d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes. Interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région), flagellé par les soldats, Il est condamné à être cloué sur une croix – supplice alors réservé aux criminels.

Chargé de la croix, le Christ gravit la colline du Golgotha (littéralement « Mont du crâne », autrement appelé « Calvaire ») et tombe plusieurs fois d’épuisement. Crucifié, Il expire au bout de quelques heures. Descendu de la croix par ses proches, Il est enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») et mis au tombeau.

Les chrétiens sont appelés au jeûne (qui consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle), démarche de pénitence et de conversion, expression de l’attente du Christ.

L’office du Vendredi saint, appelé « célébration de la Passion du Seigneur », est centré sur la proclamation du récit de la Passion. Il est proposé aux fidèles un Chemin de croix qui suit les étapes de la Passion du Christ

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau.

Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

La célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques est « une veille en l’honneur du Seigneur » durant laquelle les catholiques célèbrent Pâques, passage des ténèbres à la lumière, victoire du Christ sur la mort.

C’est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.

C’est aussi durant cette veillée – ou Vigile pascale – que sont célébrés les baptêmes d’adultes. Ils sont l’occasion pour les fidèles de renouveler les promesses de leur baptême. À l’issue de leur chemin de catéchuménat, vécu depuis plusieurs années, cette nuit pascale constitue un sommet pour leur initiation chrétienne.

Au cœur de la vigile, les rites spécifiques aux sacrements d’initiation sont parlants : la plongée dans l’eau, symbole de mort et de vie, passage à la résurrection dans le Christ.

On est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Au sortir de l’eau, les nouveaux baptisés seront revêtus du vêtement blanc. Ils le porteront au cours de certaines célébrations du temps pascal. S’ils sont confirmés ce soir-là, il y aura le rite avec le saint chrême, la marque de l’Esprit Saint.

Avec toute l’assemblée, ils recevront le cierge allumé. Tels des porteurs de la lumière de foi dans leur vie, ils participent à la liturgie eucharistique et communient pour la première fois.

Ce qui est beau à voir et non moins significatif, c’est la joie rayonnante de ces nouveaux baptisés.

Cette émotion profonde et toute simple mais qui en dit long sur la transformation humaine et spirituelle qu’ils sont en train de vivre. Ils sont les mêmes hommes, les mêmes femmes qu’auparavant mais tout autre quand même puisque résolument disciples de Jésus de Nazareth.

Chemin de croix des migrants

La Pâque est une fête juive qui commémore le miracle de la libération du peuple juif, sorti Égypte en traversant la Mer Rouge à pied sec.

La Pâque chrétienne, tout en rappelant cet événement, célèbre le passage de la mort à la vie de Jésus,crucifié.

On célèbre Pâques le dimanche qui suit la pleine lune de printemps. L’équinoxe de printemps étant le 20 mars, Pâques est au plus tôt le 21 mars et au plus tard le 25 avril.

En 2018, Pâques est fêté le 1er avril.

Message œcuménique de Pâques

« Grain de blé qui tombe en terre, Si tu ne meurs pas, Tu resteras solitaire, Ne germeras pas »

Les paroles de ce chant de la communauté œcuménique du Chemin Neuf sont directement empruntées à l’évangile de Jean (chapitre 12 verset 24) où Jésus déclare : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. »

À partir d’une image de la vie quotidienne tirée de l’agriculture, Jésus annonce sa mort et sa résurrection et nous invite à entrer avec lui dans ce même mouvement. La germination est un processus long et complexe qui fait se succéder la vie, la mort et enfin la vie nouvelle.

En effet, le grain de blé se nourrit, à côté d’autres grains de l’épi, de la sève du plant qui le porte : durant notre vie, nous sommes nourris de tout ce que nos parents, nos éducateurs, nos pasteurs, nos prêtres ou nos amis nous transmettent.

Nous accumulons des trésors de connaissances, d’expériences, de relations – mais aussi des poids de souffrances ou de frustration – qui font de nous un grain de blé, un grain parmi d’autres, et en même temps un grain unique.

La foi chrétienne – et en cela elle est différente de beaucoup de religions – nous dit que ce processus n’est pas continument ascensionnel (la montée vers Dieu ou la réalisation de soi) mais que, pour monter vers la vie, il faut d’abord descendre vers la mort, accepter la perte et le renoncement de nos acquis. Comme le grain qui tombe dans la nuit de la terre.

Comme le Christ en croix le jour du vendredi saint. Mais ce que nous sommes, ce qui nous a été donné et qui nous a permis de nous construire, n’est pas perdu ni anéanti : alors qu’apparemment tout disparaît dans le délitement de la terre, le germe de la plante nouvelle s’alimente de ces réserves, et une plante nouvelle, un nouveau vivant naît et se développe.

C’est cela, la bonne nouvelle de la résurrection ! L’image du grain de blé qui meurt nous dit que notre vie terrestre est appelée à disparaître dans la mort, mais elle est absorbée dans la vie nouvelle qui germe. C’est à la fois la même plante, et une tout autre plante.

Comme le Christ ressuscité portait les signes des clous et de la lance, la vie nouvelle qui nous est promise portera les traces de ce que nous sommes et avons vécu, mais d’une manière entièrement nouvelle.

Puissent ces fêtes de Pâques nous permettre d’approfondir cette bonne nouvelle apparemment si paradoxale, dans la confiance au Christ qui nous a ouvert le chemin !

Joyeuses Pâques à toutes et à tous !

Christian Albecker, Président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine

+ Mgr Luc Ravel, Archevêque de Strasbourg

Actualités

  • Le courage de rester

    Découvrez le témoignage de Mgr Kyrillos, évêque d’Assiout en Égypte, qui s’adresse ici à vous dans une vidéo. Ces dernières années marquent un regain de violence envers les chrétiens d’Egypte, frappés par de multiples attentats entre 2011 et aujourd’hui.

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  • Mgr Luc RAVEL à l’église Sainte Marie pour le Jeudi Saint

    A l’occasion du jeudi saint, où les chrétiens font mémoire du dernier repas partagé par le Christ avec ses disciples, Mgr Luc RAVEL, archevêque de Strasbourg, sera à Mulhouse.

  • Les Colibris osent la Passion passionnément

    Ils sont soixante-dix enfants et jeunes qui aiment jouer, chanter, danser : ce sont les Colibris de la Cathédrale et de la Doctrine chrétienne entraînés par l’archiprêtre Michel Wackenheim auxquels se joignent les danseurs du Carré d’art d’Irena Tatiboit, l’école de danse qui, depuis plus de 25 ans, ouvre ses portes aux enfants et aux jeunes de Strasbourg qui aiment les chorégraphies de sa directrice.

  • Une journée en communion avec les chrétiens d’Orient

    Pour associer au plus près les chrétiens de France au Carême et aux fêtes de Pâques en Orient, l’Œuvre d’Orient propose cette année aux paroisses qui le souhaitent de vivre le dimanche 25 mars, une journée en communion avec les chrétiens d’Orient.

  • Homélie du vendredi saint

    Dans la vie de Jésus, comme dans notre liturgie, nous entrons dans un moment où nos sens plus que notre esprit doivent être sollicités dans une attention extrême. Lorsque nous sommes passionnés par un récit, nous ne voulons pas en perdre une miette, quitte à corriger ceux qui nous distraient de cette tâche d’écoute. Nous mobilisons notre ouïe avec une force immense.

  • Homélie de la Vigile Pascale

    L’amitié est belle ! Elle nous fait pleurer sur un ami malade ou mort, elle nous rend heureux de sa guérison, quand nous apprenons qu’il a traversé les ravins de la nuit. Car il en va ainsi de la rencontre intérieure entre amis. Malgré notre individualisme, nous embrayons volontiers sur les joies et les peines de ceux que nous aimons. Nous nous sentons comme « obligés » par leur santé et leur bonheur.

  • Joie pascale avec Mgr Ravel à Colmar

    Il n’y avait plus une seule place assise dans la collégiale Saint-Martin de Colmar en ce dimanche de Pâques alors que Mgr Luc Ravel était venu présider la célébration de la Résurrection.

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