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Célébrations MARS 2020

Bulletin paroissial mars 2020 

A compter de ce dimanche 15 mars et sur ordre des autorités gouvernementales, les offices ne peuvent plus être célébrés en public. Toutes les messes et toutes les célébrations sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Les églises restent ouvertes pour la prière personnelle aux horaires habituels.

Monsieur le Curé reste à votre disposition pour apporter la communion à ceux qui le souhaitent, en semaine et le week-end: Prendre contact avec lui par téléphone.

Pour la consécration d’hosties, préparer un autel avec une nappe blanche, deux bougies, une croix ou crucifix ou statue, et de l’eau (bénite).

MEDITATION DE L’EVANGILE DU 5° DIMANCHE DE CARÊME (A) Jean 11, 1-45

Vois-tu, l’Evangile de la Résurrection de Lazare est particulièrement touchant car il met relief un aspect de Dieu à travers Jésus que nous n’avons pas l’habitude de voir, sa grande humanité  et sa sensibilité face à la mort et la souffrance qui nous frappe.

Mais avant d’aborder ensemble cet aspect revenons au début du récit qui surprend et qui même peut irriter, si je puis me le permettre. Un très bon ami du Christ, Lazare tombe gravement malade et on s’attend à ce qu’il va se mettre de suite en chemin pour venir le guérir comme il l’a fait tant de foi pour d’illustres étrangers à son cercle d’intimes. Jésus, contre toute attente, ne bouge pas et fait même exprès d’attendre que son ami meurt ! Quel drôle d’ami a-t-on envie de commenter. Et pourquoi fait-il cela ? Pour qu’éclate la gloire de Dieu aux yeux de ses disciples et du Monde. Personne ne comprend, les apôtres, la foule qui entoure Marthe et Marie et même peut-être toi qui ne comprends cet apparent manque de compassion du Maître. D’ailleurs c’est que doit ressentir douloureusement Marie qui ne prend pas la peine de se déplacer lorsqu’il arrive à Béthanie et préfère bouder dans son coin pour bien lui faire comprendre que ce n’est plus la peine. Qui pourrait l’en blâmer ? « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? Accuse l’entourage de la famille. Et cela te renvoie bien sûr aux remarques du même genre : « s’il y a avait un Dieu, il n’y aurait pas de ceci ou de cela… il n’y aurait de coronavirus…etc… etc…! » Lorsque toi et moi sommes exposés à la souffrance et à l’intolérable se pose irrémédiablement la place et la volonté divine dans ce qui nous fait mal. On en arrive parfois par croire que Dieu nous a abandonné et que nous comptons bien peu pour lui. On aimerait bien être comme Marthe, l’hyperactive de la famille et professer la même foi aveugle au Christ : « …je sais que Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas…que (mon frère) ressuscitera au dernier jour… je le crois ; tu es le Fils de Dieu… » Tout pourtant devrait la pousser à ne plus espérer car son frère est déjà en décomposition, il ne saurait être réanimé comme la jeune fille ou le jeune homme tous les deux venant juste de mourir et que Jésus avait ressuscité. Alors que tout semble fini, elle croit, comme la Vierge Marie qui fasse au mystère de son Fils médite dans son cœur les évènements et croit tout simplement. On pourrait se contenter de l’attitude admirable de Marthe, mais parfois cela ne suffit pas. La question demeure et nous taraude : Qu’en pense le bon Dieu lui-même ? Est-il indifférent à notre sort ? Est-il sans cœur ? Notre douleur le laisse –t-il insensible ? Devons-nous du coup adopter l’attitude boudeuse de Marie, elle qui pourtant était assise amoureusement aux pieds du Maître ?

Quelque chose va nous retenir et elle est de taille : si tu discernes bien la scène à nouveau, tu noteras que Jésus, va pleurer trois fois dans ce passage. Trois fois ! Et si on traduit littéralement le texte, on peut dire qu’il pleure avec ses entrailles, c’est-à-dire comme une maman pour son enfant, le fruit de ses entrailles. Jésus n’a pas pris la peine d’expliquer son choix de ne pas venir pour guérir son ami. Dans la douleur souvent, les mots ne servent à rien, ils risquent même de blesser par maladresse car les plaies sont à vifs et sur-réagissent aisément. Mais il va répondre de la manière la plus juste et la plus réconfortante qui soit dans ces moments de souffrance : il demeure auprès de la famille et pleure profondément et douloureusement la mort de son ami. Et là, toi et moi nous comprenons soudain que Dieu est plus proche de nous qu’on le croyait, plus proche même de ceux qui sont là physiquement auprès de nous mais qui ne peuvent comprendre l’ampleur et la teneur de notre peine. C’est en voyant à la fois les gens sangloter et le tombeau de Lazare que Jésus s’est mis à pleurer aussi comme s’il prenait conscience du chagrin immense qui les frappe et qui nous frappe lorsque nous souffrons.

Ainsi, Dieu n’est pas indifférent à tes souffrances, il ne détourne pas son regard de ton cœur blessé, il n’a pas de pitié, mais de la compassion, c’est-à-dire qu’il prend sur lui ta peine et tes questionnements que t’inflige le mal et les accidents de la vie. Et si comme Marie tu demeures tout même dans l’espérance malgré les apparences que le Mal triomphe, alors : « tu verras la gloire de Dieu » La présence de Jésus au cœur même de ta souffrance suscitera la Vie, une vie qui transfigure et anéantit la mort elle-même.

C’est le message que le Christ nous laisse aujourd’hui, la résurrection de Lazare devait nous faire comprendre que son amour infini et profond était vainqueur de nos enfermements et de nos morts, que nous ne sommes pas seuls dans le combat au quotidien comme en ce temps de Carême particulier.

Que la Vierge Marie, cette maman que le Christ t’a donnée au pied de la Croix avant de mourir t’accompagne ces jours-ci pour que tu demeures ancré dans l’espérance d’une Vie que ni la mort ni le mal ne saurait nous ravir.

Petite méditation de l’évangile du lundi 30 mars (Jean 8,12-20)

« j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé. Or, il est écrit dans votre Loi
que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage. »
Quelle parole énigmatique de Jésus car de prime abord on serait tenté de n’y rien comprendre. Mais en vérité ça ne l’est pas si tu élargis ton regard sur l’ensemble des paroles et des actions du Christ. En effet, les miracles singuliers et pas seulement les résurrections révèlent pour ceux qui connaissent l’Ecritures et les prophètes que Jésus ne peut accomplir ce qu’Il fait s’il ne venait pas de Dieu. Mais pour un pharisien ou un sadducéen, accepter cette conclusion claire et logique, comme le fit remarquer l’aveugle de la piscine de Siloé, c’est reconnaître que Jésus est plus qu’un prophète, il est Dieu. Ses œuvres témoignent que ce qu’il dit et prétend être sont tout simplement vraie : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ».
Alors, avec Marie, accueille aussi avec le regard du cœur ce mystère qui s’offre à toi tous les jours sous tes yeux. Abandonne comme elle tes habitudes et certitudes humaines mêmes les plus louables pour t’ouvrir à plus grand et plus beau, le Père des Cieux qui t’aime est présent en son Fils.

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