Support pour le passage de la Porte Sainte

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Destiné à être utilisé par une famille au cours du bref itinéraire d’entrée à la Porte Sainte. Selon la composition du groupe familial, l’on peut confier la lecture des textes du Pape à l’un des enfants plus âgés, alors que l’animation est clairement déléguée aux parents.

 

Vivre un pèlerinage en famille pendant l’année de la miséricorde

Lors de la fête de la Sainte Famille, dimanche 27 décembre prochain, nos évêques invitent chaque famille à faire une démarche de prière dans leurs paroisses et à décider quand, durant l’année, elles passeront une Porte de la Miséricorde. En effet, pendant l’Année Sainte, une Porte de la Miséricorde est ouverte dans 5 lieux de notre diocèse : à la Cathédrale et dans les lieux de pèlerinages du Mont Sainte-Odile, de Marienthal, de Thierenbach et des Trois-Epis.

Franchir une de ces Portes signifie répondre à l’invitation de Dieu, ce « Père prodigue » qui ouvre grand ses bras pour chacun de nous etc’est décider de nous appuyer sur Lui pour être miséricordieux à notre tour.

Un guide pour les familles

Pour vivre ce pèlerinage de la miséricorde, le Conseil Pontifical pour la Famille propose un guide avec une démarche en 3 temps pour passer une Porte Sainte:

  1. – reconnaître les événements les plus beaux et les plus importants pour notre famille,
  2. – réfléchir aux pardons que nous avons à demander, à donner et à recevoir
  3. – décider d’un geste à l’égard des plus pauvres lors du retour à la maison.

La démarche est belle. Petits et grands peuvent y participer et cela peut être l’occasion de vivre un temps de relecture et de prière tous ensemble. Les paroisses sont encouragées à faire connaître ce guide aux familles et à les inviter à passer une porte sainte, pourquoi pas en proposant aux familles de se mettre en route ensemble dans le cadre d’un pèlerinage paroissial ?

 

Agnès SCHLÉRET – Pastorale des Familles

 

Introduction

De la Bulle d’Indiction du Jubilé extraordinaire de la miséricorde « Misericordia Vultus »

Le pèlerinage est un signe particulier de l’Année Sainte : il est l’image du chemin que chacun parcourt au long de son existence. La vie est un pèlerinage, et l’être humain un viator, un pèlerin qui parcourt un chemin jusqu’au but désiré. Pour passer la Porte Sainte à Rome, et en tous lieux, chacun devra, selon ses forces, faire un pèlerinage. Ce sera le signe que la miséricorde est un but à atteindre, qui demande engagement et sacrifice. Que le pèlerinage stimule notre conversion : en passant la Porte Sainte, nous nous laisserons embrasser par la miséricorde de Dieu, et nous nous engagerons à être miséricordieux avec les autres comme le Père l’est avec nous. (MV 14)

Signe de la croix

Bref moment de recueillement

Les parents rappellent aux enfants les étapes qui les ont conduit à ce moment de grâce, et surtout s’ils sont très jeunes, ils expliquent le sens du Jubilé et la signification de la Porte Sainte.

« Éternel est son amour »

Confessio Laudis

De la Bulle d’Indiction du Jubilé extraordinaire de la miséricorde « Misericordia Vultus »

« Éternel est son amour » : c’est le refrain qui revient à chaque verset du Psaume 135 dans le récit de l’histoire de la révélation de Dieu. En raison de la miséricorde, tous les événements de l’Ancien Testament sont riches d’une grande valeur salvifique. La miséricorde fait de l’histoire de Dieu avec Israël une histoire du salut. Répéter sans cesse : « Éternel est son amour » comme fait le Psaume, semble vouloir briser le cercle de l’espace et du temps pour tout inscrire dans le mystère éternel de l’amour. C’est comme si l’on voulait dire que non seulement dans l’histoire, mais aussi dans l’éternité, l’homme sera toujours sous le regard miséricordieux du Père. Ce n’est pas par hasard que le peuple d’Israël a voulu intégrer ce Psaume, le « grand hallel » comme on l’appelle, dans les fêtes liturgiques les plus importantes. Avant la Passion, Jésus a prié avec ce Psaume de la miséricorde. Savoir que Jésus lui-même a prié avec ce Psaume le rend encore plus important pour nous chrétiens, et nous appelle à en faire le refrain de notre prière quotidienne de louange : « Éternel est son amour ». (MV7)

En ce jour si important, nous essayons d’écrire le grand hallel de notre famille. Comme Israël a énuméré les événements les plus importants de son histoire et pour chacun d’entre eux il a ajouté le refrain « Éternel est son amour », faisons-le nous aussi aujourd’hui, en nous aidant les uns les autres à reconnaître les événements les plus beaux et les plus importants de notre famille. Écrivons sur chaque ligne ce que le Seigneur a fait pour nous (les deux premières lignes sont proposées comme exemple). À la fin, nous pouvons prier ensemble le texte que nous avons écrit :

Il nous a fait nous rencontrer et tomber amoureux l’une de l’autre, Éternel est son amour 

Il a béni notre famille, Éternel est son amour  (x9)

« Soixante-dix fois sept fois »

Confessio Vitae

De la Bulle d’Indiction du Jubilé extraordinaire de la miséricorde « Misericordia Vultus »

Dans les paraboles de la miséricorde, Jésus révèle la nature de Dieu comme celle d’un Père qui ne s’avoue jamais vaincu jusqu’à ce qu’il ait absous le péché et vaincu le refus, par la compassion et la miséricorde. Nous connaissons ces paraboles, trois en particulier : celle de la brebis égarée, celle de la pièce de monnaie perdue, et celle du père et des deux fils (cf. Lc 15, 1-32). Dans ces paraboles, Dieu est toujours présenté comme rempli de joie, surtout quand il pardonne. Nous y trouvons le noyau de l’Évangile et de notre foi, car la miséricorde y est présentée comme la force victorieuse de tout, qui remplit le cœur d’amour, et qui console en pardonnant.

Dans une autre parabole, nous recevons un enseignement pour notre manière de vivre en chrétiens. Interpellé par la question de Pierre lui demandant combien de fois il fallait pardonner, Jésus répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante dix fois sept fois » (Mt 18, 22). Il raconte ensuite la parabole du « débiteur sans pitié ».

Jésus affirme que la miséricorde n’est pas seulement l’agir du Père, mais elle devient le critère pour comprendre qui sont ses véritables enfants. En résumé, nous sommes invités à vivre de miséricorde parce qu’il nous a d’abord été fait miséricorde. Le pardon des offenses devient l’expression la plus manifeste de l’amour miséricordieux, et pour nous chrétiens, c’est un impératif auquel nous ne pouvons pas nous soustraire. Bien souvent, il nous semble difficile de pardonner ! Cependant, le pardon est le moyen déposé dans nos mains fragiles pour atteindre la paix du cœur. Se défaire de la rancœur, de la colère, de la violence et de la vengeance, est la condition nécessaire pour vivre heureux. (MV 9)

Que devrions-nous pardonner les uns les autres ?

Faisons un moment de silence dans lequel chacun d’entre nous s’interroge : à qui, en famille, et pour quelle raison, dois-je offrir mon pardon ? À qui, en famille, et pour quelle raison, dois-je demander pardon ?

Ensuite, dans un bref dialogue familial, demandons-nous les uns les autres pardon et offrons notre pardon aux autres.

En quoi devons-nous laisser que Dieu nous pardonne ? Quelles sont les raisons pour lesquelles nous devons lui demander pardon ?

Si vous n’avez pas récemment célébré le Sacrement de la Réconciliation, à présent c’est une bonne occasion de le faire (dans la basilique, dès le début de la Sainte messe, un certain nombre de prêtres seront ainsi disponibles pour les confessions).

« Comme le Père céleste »

Confessio Fidei

Passage de la Porte Sainte et entrée dans la Basilique

De la Bulle d’Indiction du Jubilé extraordinaire de la miséricorde « Misericordia Vultus »

Miséricordieux comme le Père, c’est donc la « devise » de l’Année Sainte. Dans la miséricorde, nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime. Il se donne tout entier, pour toujours, gratuitement, et sans rien demander en retour. Il vient à notre secours lorsque nous l’invoquons. Il vient nous sauver de la condition de faiblesse dans laquelle nous vivons. Son aide consiste à rendre accessible sa présence et sa proximité. Touchés jour après jour par sa compassion, nous pouvons nous aussi devenir compatissants envers tous.

Au cours de cette Année Sainte, nous pourrons faire l’expérience d’ouvrir le cœur à ceux qui vivent dans les périphéries existentielles les plus différentes, que le monde moderne a souvent créées de façon dramatique. Combien de situations de précarité et de souffrance n’existent-elles pas dans le monde d’aujourd’hui ! Combien de blessures ne sont-elles pas imprimées dans la chair de ceux qui n’ont plus de voix parce que leur cri s’est évanoui et s’est tu à cause de l’indifférence des peuples riches ! Ne tombons pas dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur. Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. (MV 14-15)

Après le passage de la Porte Sainte, et éventuellement après avoir pris place dans l’église, regardons ensemble pendant quelques instants le crucifix plus proche de nous : il est le visage de la miséricorde de Dieu qui nous accueille et nous embrasse ! À présent, nous pouvons nous embrasser les uns les autres en signe de réconciliation et de reconnaissance. Les parents, comme ils l’ont fait le jour du Baptême, marquent du signe de la croix le front de leurs enfants.

Dans un dernier moment de dialogue familial, en accueillant l’invitation du Pape François, décidons un geste d’attention à l’égard des plus pauvres que nous vivrons lorsque nous reviendrons à la maison.

Voici notre décision : ……………………………………………………………………………………………………………………………………………

Pour obtenir l’indulgence jubilaire

Voici ce qu’a écrit le Pape François :

Pour vivre et obtenir l’indulgence, les fidèles sont appelés à accomplir un bref pèlerinage vers la Porte Sainte, ouverte dans chaque Cathédrale ou dans les églises établies par l’évêque diocésain, ainsi que dans les quatre basiliques papales à Rome, comme signe du désir profond de véritable conversion. De même, j’établis que l’on puisse obtenir l’indulgence  dans les sanctuaires où est ouverte la Porte de la Miséricorde et dans les églises qui sont traditionnellement identifiées comme jubilaires. Il est important que ce moment soit uni, avant tout, au Sacrement de la Réconciliation et à la célébration de la sainte Eucharistie par une réflexion sur la miséricorde. Il sera nécessaire d’accompagner ces célébrations par la profession de foi et par la prière pour ma personne et pour les intentions que je porte dans mon cœur pour le bien de l’Église et du monde entier.