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A quelques jours de la canonisation de Charles de Foucauld, les différentes paroisses de Strasbourg ont organisé une procession dans les rues de la ville. Destination de cette marche : la cathédrale, où quelques 500 fidèles ont participé à une veillée en hommage à l’enfant du pays. L’occasion pour tous de plonger dans la spiritualité du bienheureux devenu saint, et, officiellement, modèle de foi chrétienne.

La vie de Charles de Foucauld

La vie de Charles de Foucauld a été bouleversée par tant d’événements, que ce soit dans sa jeunesse ou dans sa recherche de Dieu.

Une étrange prière l’habite : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse. »[1] La rencontre avec l’abbé Huvelin, en octobre 1886, sera un tournant dans sa vie. Charles de Foucauld était  venu pour prendre des leçons de religion, mais l’abbé Huvelin lui dit de se confesser et de communier. Il trouve enfin la lumière, non pas dans la science et les connaissances, mais dans la rencontre avec ce prêtre qui est devenu le chemin pour rencontrer Dieu. « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui. »[2]

Infatigable chercheur de Dieu

En 1890, il quitte sa famille et ses amis et il entre à la Trappe : d’abord à Notre-Dame des Neiges en France, puis à Notre-Dame du Sacré Coeur en Syrie. Mais Charles de Foucauld constate la différence entre la pauvreté des moines et la misère des paysans des alentours ou encore des chrétiens rescapés des massacres arméniens. Expériences douloureuses qui le révoltent. Quelles différences entre les humains, quel traitement différent !

La recherche d’une imitation de la vie de Jésus ne le quitte pas : devenir pauvre comme Jésus ! En 1897, il quitte la Trappe et s’installe à Nazareth, en Palestine, dans une vie retirée comme domestique des clarisses. Il passe de longues heures en prière, devant le Saint Sacrement et la méditation de la Parole de Dieu. Il avait écrit, en entrant à la Trappe : « L’amour de Dieu, l’amour des
hommes, c’est toute ma vie, ce sera toute ma vie je l’espère. »[3] Et il continue à se demander : quelle expression donner à cet amour ?

L’appel du Sahara

En 1901, il rentre en France et il est ordonné prêtre dans le diocèse de Viviers. Puis il part au Sahara, à la frontière du Maroc, pour aller vers les « plus perdus, les plus délaissés. »[4] Il veut leur apporter Jésus « Tout notre être doit crier l’Évangile sur les toits, toute notre personne doit respirer Jésus, tous nos actes, toute notre vie doivent présenter l’image évangélique. »

Une phrase de l’Évangile l’a profondément marqué et le guide : « Tout ce que vous faites à l’un de ces petits, c’est à moi que vous le faites. »[5] Il s’installe à Béni-Abbès, dans le Sahara algérien. « Je veux habituer tous les habitants, chrétiens, musulmans, juifs… à me regarder comme leur frère, le frère universel. Ils commencent à appeler la maison la fraternité et cela m’est doux. »[6] Il passe des heures en prière, mais à chaque instant on vient frapper à sa porte. « Quand un pauvre, un malade frappe à la porte, c’est à Jésus que je cours ouvrir… je suis sans cesse en Sa présence. »[7]

Frère de tous

Vouloir être « frère de tous » se concrétise à travers ces frères et ces soeurs qui se trouvent proches de lui. En 1904, il part plus loin dans le sud du Sahara, et il est accueilli à Tamanrasset par des Touaregs musulmans. Il étudie leur langue, leurs poésies, leurs coutumes, souhaitant ouvrir la voie à d’autres pour entrer en « contact intime »[8] avec ce peuple (son dictionnaire en quatre volumes reste une référence jusqu’à nos jours). Des relations se tissent et deviennent plus étroites.

Début 1908, lors d’une grave maladie, ce sont les Touaregs qui le sauvent. Une nouvelle étape dans sa vie de « frère » : ce n’est plus lui qui se montre frère, ce sont des Touaregs qui l’accueillent et le sauvent comme leur frère. Quelques années plus tard, il écrira : « J’ai ici au moins quatre `amis’, sur qui je puis compter entièrement. »[9]

Le 1er décembre 1916, Charles de Foucauld est tué par des Touaregs insurgés. Sa vie inspire une multitude de personnes qui, avec son aide, se tournent vers Dieu et vers les hommes. Des chrétiens laïcs, prêtres, religieux et religieuses le prennent comme guide pour suivre Jésus et vivre l’Évangile : « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il reste seul ; s’il meurt il portera beaucoup de fruits. »


  1. Lettre à Henry de Castries, 14 août 1901.
  2. Lettre à Henry de Castries, 14 août 1901.
  3. Lettre à Henri Duveyrier, 24 avril 1890.
  4. Lettre à Maxime Caron, 8 avril 1905.
  5. Réflexions dans sa lettre à Louis Massignon, 1er août 1916.
  6. Lettre à Marie de Bondy, 7 janvier 1902.
  7. Lettre à Charles de Blic, 16 juin 1902.
  8. Lettre à l’abbé Huvelin, 22 Novembre 1907.
  9. Lettre à Garnier, 23 février 1913

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