Livres : Je lis, tu lis, lisons !!! Rencontre 3

JE LIS, TU LIS, LISONS !!!

Chers Amis,

Puisque le livre est à la fois fenêtre ouverte sur le monde

et chemin d’accès vers l’intérieur, lisons !!! 

 

Nous voici ensemble pour une troisième rencontre 

Un roman pour grands ados,

Un classique incontournable pour ados et adultes

suivis d’un roman déjanté présenté par Sylvie G.

 

N’hésitez pas, comme Sylvie G., à proposer d’enrichir la rubrique de vos propres lectures. Comment ?

Un livre vous a plu : indiquez-moi le titre, l’auteur, l’éditeur et ajoutez un texte expliquant :

  • roman, essai, biographie, guide, etc. ?
  • résumé, peut-être étayé par une phrase ou deux… 
  • style, rythme…
  • « J’ai aimé » :

Faites-vous plaisir ! Envoyez votre document à Pascale : mediatheque@cedidoc.fr

    Astrée – la vie devant soi,

de Bérénice Gaymard, Ed. Mame

Un premier roman, destiné aux grands ados

Astrée a trois bons amis au lycée avec qui elle doit s’envoler pour New York après le bac. C’est une hyperactive depuis toute petite et, à 19 ans, elle a déjà redoublé deux fois. La jeune fille rêve à présent de croquer la vie en entrant à l’université et de prendre un peu d’indépendance vis-à-vis de ses parents. Oui mais… elle loupe son bac. Il lui semble que le ciel lui tombe sur la tête ! Son père lui propose alors de rejoindre son cousin Guillaume, médecin, responsable d’un dispensaire au Caire. Sa mission ? Donner des cours d’initiation d’anglais aux enfants du quartier. Les doutes assaillent Astrée mais elle part !

C’est dans un style fluide, rapide, ponctué d’humour que l’auteure raconte l’aventure de son héroïne en Egypte. Que de découvertes et d’émotions : la ville et la culture. Le dispensaire et les pauvres. La condition des femmes et la violence des attentats. C’est aussi une histoire d’amitié et de solidarité tandis que son cœur bat la chamade pour la première fois devant le joyeux Bilal. Astrée se découvre pleine de courage face à l’imprévu et l’adversité, et prend confiance en elle. Il lui appartient de dessiner son propre destin, et avec la singularité qui est la sienne, de mettre sa vie au service des autres.

J’aurais aimé un peu plus d’étoffe au roman mais J’ai aimé : la fraîcheur de cette histoire pleine d’espérance

Extraits :

“Ça, c’est moi, Astrée Morel, la plus grande gaffeuse d’Europe occidentale. On m’appelle Miss Catastrophe. Partout où je passe, le drame survient. (…) Mes parents ont été très soulagés d’apprendre que cela n’avait rien à voir avec leur éducation, ni avec le fait que je porte un prénom ridicule, mais à moi, on m’a juste dit : « Attends, ça passera ». J’attends mais ça ne passe pas. ” p.13

“Regarde ce que tu fais au dispensaire : en deux semaines, tu as appris des rudiments d’arabe, tu as commencé à donner des cours d’anglais, tu as vu et assimilé plein de choses qui t‘étaient inconnues et tu as montré beaucoup de courage et d’enthousiasme. Tout le monde n’est pas capable de faire cela et de le faire avec autant d’énergie que toi. Alors arrête de t’angoisser. Il n’y a pas que le bac dans la vie.” p.81

 

L’Appel de la forêt,

de Jack LONDON, Ed. Le Livre de Poche

 

Un petit livre d’une grande densité, magnifique roman d’aventure dans le grand Nord canadien et ode à la beauté animale.

L’arrière-plan sociologique : Au tournant des années 1900, c’est la ruée vers l’or en Amérique. Les villes poussent comme des champignons, les chercheurs tentant leur chance toujours plus au nord, écumant le fond des rivières. Les chiens de traîneau parcourent des espaces infinis pour relier les hommes entre eux.

L’histoire : Buck, gros chien croisé, vit comme un pacha dans une vaste ferme sous le soleil de Californie lorsqu’un des employés à court d’argent le vend à un homme violent, dresseur de chiens de traîneau. Le sort de Buck est bousculé au bout de la troisième page du livre, juste le temps pour le lecteur de comprendre qu’il ne restera pas un simple observateur… Par la force de son écriture, l’auteur se charge de le faire entrer dans la psychologie de l’animal.

A l’amour et l’amitié des terres du Sud succèdent la loi des crocs et du gourdin du Grand Nord. Buck est successivement vendu à des maîtres bons ou mauvais, jusqu’au dernier avec lequel il entretient une relation affectueuse, fusionnelle, quasi mystique. L’originalité du livre tient à la transformation de Buck tout au long de son initiation. Par son éducation, Buck est un chien digne et conscient de ses valeurs morales mais il est contraint de voler et d’user de violence pour sa survie. “Qu’il fut capable de se dérober devant une obligation morale afin de sauver sa peau indiquait à quel point il était sorti de la civilisation”(p.33).

Au fil des étapes, l’animal se transforme avec l’expérience de la souffrance, renforce sa résistance au froid glacial, s’adapte aux imprévus avec une étonnante intelligence nourrie d’inventivité et prend enfin la place de chef de la meute. De camp en camp, il sent la mémoire de ses ancêtres monter en lui, leur instinct réveiller le sien. Il sent l’attrait des ombres mystérieuses de la forêt grandir en lui, éprouve l’envie de se joindre au hurlement du loup solitaire… “Le chant ancien jaillissait de sa gorge et il retrouvait son héritage” (p.35). Lorsqu’il est prêt, délié de toute dépendance affective avec son maître, Buck disparaît dans les grands espaces sauvages.

J’ai aimé : le souffle narratif décrivant les relations entre les chiens, la nature et les hommes. Écrit en 1908, ce livre reste d’une étonnante actualité.

Pascale Tochon

 

Si vous avez aimé  “Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire”, “L’Analphabète qui savait compter”, vous allez aimer :

   L’assassin qui voulait une place au paradis,

de Jonas JONASSON, Ed. Les Presses de la Cité.

Entre malfaiteur et Saint Homme, il n’y a qu’un pas … Nous découvrons un personnage brut, mais attachant lorsqu’il se repent : Dédé le meurtrier (de son vrai nom : Johann Andersson) a  56 ans, une carrure de catcheur et une naïveté sans égal. Il sort de prison, rencontre Per Person réceptionniste dans un hôtel, et Johann Kjellander, une ancienne pasteure (dont le père était un fervent croyant). Celle-ci n’est ni croyante, ni sainte mais connait bien les écritures sacrées, la Bible… Un trio inspiré par Satan se forme. Ils se manipulent les uns, les autres… et  leur petite entreprise fonctionne assez bien. Dédé le meurtrier pose beaucoup de questions sur Dieu et les différents textes sacrés à Johanna. Il en fera sa propre interprétation…

J’ai souri : devant les libertés loufoques que Dédé et ses comparses s’autorisent dans les gestes liturgiques

Une lecture déjantée et biblique à la fois qui fait du bien au moral

Sylvie G.

JE LIS, TU LIS, LISONS !!!

Retrouvez nos précédents comptes rendus de lecture

Rencontre 2

https://www.alsace.catholique.fr/actualites/cedidoc-centre-diocesain-de-documentation/372660-livres-lis-lis-lisons-rencontre-2/

Rencontre 1

https://www.alsace.catholique.fr/actualites/cedidoc-centre-diocesain-de-documentation/372144-livres-lis-lis-lisons/Et l

Et voici la page internet de notre Cercle de lecture mensuel ; vous y trouvez les lectures de janvier à mars.

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