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Message œcuménique de Noël

« Chantez au Seigneur un chant nouveau ;
Gens du monde entier, chantez pour le Seigneur. » Psaume 96,1

Chanter ? Avons-nous vraiment envie de chanter en ces temps troublés, où la guerre et la violence se déchaînent dans une folie meurtrière qui semble sans fin ?

Nos chants de Noël traditionnels pourront paraître dans ce contexte bien dérisoires, voire doucereux. Mais l’invitation à chanter alors que de sombres nuages s’amoncellent sur nos têtes, alors que l’avenir de la planète est compromis, non seulement par les guerres, mais par les dérèglements climatiques et les injustices croissantes qui en sont la cause et la conséquence, chanter dans ce contexte est une forme de protestation.

Cette tradition remonte aux origines de la foi chrétienne et à la tradition juive : les Psaumes sont précisément des cris qui expriment la détresse humaine, la protestation ou la révolte, en même temps que la joie de pouvoir compter sur le Dieu de l’Alliance et de la Promesse.

L’enfant faible et nu de la crèche de Bethléhem était lui aussi bien dérisoire, dans son dénuement et son exclusion, et pourtant les bergers, travailleurs pauvres de l’époque, ont été témoins du chant des anges : « Gloire à Dieu dans les cieux très hauts, et paix sur la terre pour ceux qu’il aime ! » Luc 2,14

Cette paix annoncée par les anges nous est promise dans la mesure où nous saurons chanter un « chant nouveau », c’est-à-dire sortir de nos vieilles rengaines, nos haines recuites et sans cesse réalimentées, pour oser le dialogue et la réconciliation.

C’est par nos modes de vie renouvelés, témoignant qu’un « autre monde est possible », un monde de justice et de paix, de bienveillance et de respect de la création, que nous chanterons un cantique vraiment nouveau.

« Que la campagne soit en fête, et tout ce qui s’y trouve ! Que tous les arbres des forêts poussent des cris de joie devant le Seigneur, car il vient, il vient pour rendre la justice sur la terre. » C’est ainsi que se termine le Psaume 96, v.12 – 13. Dieu n’est pas dans la nostalgie du passé, il est devant nous, il est avenir et à venir. C’est le sens du mot « Avent », du latin Adventus, venue.

Nous sommes invités à vivre ce temps de l’Avent et de Noël dans l’attente et l’espérance, non d’une fête éphémère, mais d’un avenir de justice et de paix auquel

Dieu nous invite à contribuer !

Joyeux Noël à toutes et à tous !

Christian ALBECKER, Président de l’UEPAL

Monseigneur Philippe BALLOT, Administrateur apostolique de Strasbourg

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