Journée internationale de défense et de promotion des Droits de l’Enfant

30ème anniversaire de la convention Internationale des Droits des Enfants : le compte n’y est pas !

Le 20 novembre est depuis 1996 désigné comme « Journée internationale de défense et de promotion des Droits de l’Enfant » en référence à la Convention internationale des Droits de l’Enfant proclamée le 20 novembre 1989, il y a trente ans, année emblématique de libertés…

Cette convention est basée sur le principe non négociable qu’un enfant est un enfant quels que soient sa nationalité, son origine, son sexe, sa religion. En tant qu’enfant il a droit à la protection et à la jouissance de droits liés à sa situation de mineur. Cette convention est internationale et affirme un droit universel et sans conditions.

Or que voyons-nous aujourd’hui ?

Des enfants sont régulièrement enfermés dans des centres d’enfermement administratif. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a, à plusieurs reprises condamné la France pour cette violation de la convention. Notre gouvernement « progressiste » passe outre et continue.

Un nombre important de mineurs non accompagnés pour lesquels l’État a un devoir, géré par les départements, d’hébergement et de protection, ne bénéficient pas de cette protection. Une suspicion quasi systématique de la réalité de leur minorité retarde leur prise en charge effective ainsi qu’un manque de moyens.

Ils sont victimes des renvois de balle entre l’État et les départements pour assurer réellement leur prise en charge et cette responsabilité.

L’arrivée en France de jeunes migrants est une réalité, beaucoup de services et d’associations font un travail remarquable, mais le nombre de laissés au bord du chemin, victimes potentielles de toutes sortes de traites et d’exploitations, est trop important.

Un État qui prétend se réclamer du droit et de valeurs fortes perd toute crédibilité s’il ne les applique pas au bénéfice des plus vulnérables.

A Strasbourg :

  • le Centre Bernanos accueille depuis l’hiver 2016 des mineurs non accompagnés en attente de reconnaissance de leurs droits. À ce jour une trentaine d’entre eux ont été reconnus mineurs par la justice après avoir été pris en charge (nourris, logés, scolarisés) pendant plusieurs mois, voire plus d’un an par le Centre Bernanos.
    Pendant ce temps ils n’étaient pas à la rue et ont pu bénéficier d’un important travail d’intégration grâce à un fort engagement citoyen de 200 bénévoles.
  • La CIMADE a ouvert en mai 2019 un accueil spécifique tous les jeudis après-midi essentiellement pour des jeunes dont la minorité n’a pas été reconnue par l’aide sociale à l’enfance. Elle les aide dans les démarches de constitution puis de suivi de dossier de demande de séjour.
    Ces chaînes de solidarité (bénévoles, enseignants, religieux, ONG, associations….) permettent à ces jeunes de survivre parfois dans des conditions très « acrobatiques », alors qu’ils sont des jeunes en danger et devraient avoir accès à leurs droits et à une prise en charge digne.

« L’humanité de demain se construit avec l’accueil d’aujourd’hui »

Les signataires :

  • ACAT,
  • CASAS,
  • CCFD-TS 67,
  • LA CIMADE,
  • Le MRAP,
  • OXFAM Strasbourg,
  • La Pastorale des Migrants,
  • La Vie Nouvelle,
  • Pierre GREIB La Cimade,
  • Odile MONTALVO,
  • L’Action Catholique des Enfants67.

Votre contact média : Bernard Klingelschmidt • b.klingelschmidt@yahoo.fr