Assemblée synodale : Mieux vaut tard

Ce 16 novembre 2019 à Strasbourg, 180 personnes se sont réunies autour de Mgr Ravel, archevêque de Strasbourg et des membres de la Commission Mieux vaut tard, du nom de cette Commission créée en octobre 2018, qui a beaucoup travaillé. La Commission a entendu 2020 personnes en Alsace sur la question des abus sexuels.

L’assemblée était notamment composée de prêtres, de responsables des services diocésains et aussi d’une dizaine de victimes.

Lors de cette journée, divers documents, dont le Protocole du diocèse de Strasbourg en cas d’abus sexuel commis par un clerc ou un laïc dans sa mission ecclésiale sur des mineurs ou des majeurs, ont été soumis au débat et au vote de l’assemblée. L’assemblée a exprimé ses remarques, ses questions sur les documents.

« Votre présence n’est pas un prétexte. On est ici en égale dignité pour travailler à faire la vérité »

a souligné l’archevêque de Strasbourg.

D’ici la fin de l’année scolaire, ces textes devraient être promulgués, espère l’archevêque. Ils seront applicables pour toute l’église catholique qui est en Alsace, sous la vigilance de ses pasteurs.

« Les relations pastorales, telles que vécues actuellement, devront être modifiées. La tolérance zéro ne peut correspondre à un risque zéro. Le plus difficile, c’est la prévention » a insisté Mgr Luc Ravel, appelant chacun à la vigilance.

Ces outils devront permettre de mieux accompagner les victimes, d’armer le diocèse de Strasbourg pour lutter contre les abus, de promouvoir de bonnes pratiques pastorales.

Assemblée synodal "Mieux vaut tard"

Assemblée synodale : Mieux vaut tard

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