Sous le signe de la paix et de l’Europe

Élus français et allemands se sont retrouvés à l’occasion des 100 ans de l’armistice de la Grande Guerre, ce samedi au HWK.

La célébration franco-allemande du centenaire de l’armistice de la Grande Guerre s’est déroulée samedi 10 novembre 2018 au monument national du Hartmannswillerkopf, sous le double signe de la paix et de l’Europe.

La pluie battante et les bourrasques n’ont découragé ni le protocole ni les écoliers de Wattwiller, Hartmanns-willer, Steinbach… Avec leurs maîtresses, ces derniers sont venus assister, ce samedi à partir de 14 h, à la célébration du centenaire de l’armistice sur la « Montagne sacrée » où 25 000 soldats français et allemands ont laissé leur vie.

Organisée par le Comité du Monument national du Hartmannswillerkopf, la cérémonie a rassemblé plusieurs centaines de civils et de militaires sur l’esplanade du monument national. Elle a été placée sous le signe de l’hommage, de la paix, et de la construction européenne.

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a rappelé les mots de Clémenceau : « Nous avons gagné la guerre, et non sans peine. Maintenant il nous faut la gagner la paix. » Et balayé cent ans d’histoire « au terme desquels l’Alsace a cessé d’être l’espace d’un combat fratricide pour devenir un trait d’union entre France et Allemagne, et bientôt un nouveau mode d’expérimentation de coopération transfrontalière ».

Le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet a lu un message du président de la république. « Nous sommes unis en ce jour dans la conscience de notre histoire et le refus de sa répétition.

Nous savons avec quelle force les nationalismes peuvent emporter les démocraties » , y souligne Emmanuel Macron, qui appelle à travailler à une Europe unie. Bärbel Schäfer, Regierungpräsidentin des bade-wurttembergischen Regierungsbezirks Freiburg , et Dorothea Störr-Ritter, Landrätin des Landkreises Breisgau-Hochschwarzwald , ont également pris la parole.

La cérémonie civile, portée par la musique batterie fanfare du Centenaire, dirigée par Fabian Jordan, président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) et musicien, et dans laquelle jouait le député Raphaël Schellenberger, a également été l’occasion pour des collégiens et lycéens français et allemands de lire des lettres de soldats.

Après le dépôt des gerbes au pied de l’autel de la patrie, au crépuscule, des diodes luminescentes plantées par les enfants au pied des tristes croix de la nécropole se sont mises à luire faiblement tandis que la grande croix sommitale s’illuminait.

Un totem qu’ont ensuite rallié 400 militaires du 152e régiment d’infanterie de Colmar, présents avec des soldats du 6e bataillon de chasseurs alpins de Varces et de la brigade franco-allemande.

Le moment était solennel pour les diables rouges dont le régiment, alors basé à Gérardmer (Vosges), avait laissé 3 400 tués et disparus sur le champ de bataille du Vieil Armand.

La célébration devait se poursuivre dans la soirée par une veillée aux morts dans la crypte.

dimanche 11 novembre 2018 à 15 h, Mgr Ravel, archevêque de Strasbourg, a présidé un office religieux œcuménique. Lire son homélie

article tiré de L’Alsace du 10/11/18