Vers la lumière, prix du jury œcuménique à Cannes

Le prix du jury œcuménique au dernier Festival de Cannes, Vers la lumière du réalisateur japonais Naomi Kawase, sort sur les écrans à partir du mercredi 10 février.

A Strasbourg, ce sont les cinémas Star qui le distribuent et font bénéficier tous les spectateurs ce recommandant d’Alsace Média ou du diocèse de Strasbourg d’un tarif réduit de 5 euros.

Naomi Kawase est un cinéaste reconnu récompensé à plusieurs reprises au Festival de Cannes avec notamment  la Caméra d’or en 1997 pour son film Suzaku et le Gradn Prix du festival en 2007 pour La Forêt de Mogari.

Synopsis

Misako aime décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audio-descriptrice de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre un célèbre photographe dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit.

Naomi Kawase explique sa démarche : « Misako est convaincue que le cinéma a le pouvoir de transformer une vie sombre en une vie lumineuse, qu’il permet d’échapper au réel et de s’extraire des carcans dans lesquels nous sommes tous enfermés. Eveiller l’imaginaire et susciter une émotion sont un peu le quotidien de Misako.

Il y a deux façons de percevoir le monde : « selon Nakamori » ou « selon Misako », et l’usage du gros plan me permet de mettre en forme cette idée.  L’un perd la lumière, l’autre la décrit et tout deux parlent d’un rapport au monde, au cinéma et à la mémoire.

Nakamori, le personnage du photographe, est atteint d’une maladie dégénérative, il perd progressivement la vue et doit renoncer à sa carrière de photographe. Un nouveau rapport au monde et aux autres se construit.

Il doit désormais apprivoiser et développer d’autres sens pour compenser la perte. Quel est le sens de sa vie désormais ? Y a t-il des choses qui échappent à notre compréhension même si nous pouvons les voir ?

Et inversement, pouvons-nous comprendre ce que nous ne voyons pas ? Misako, elle, décrit le visible, des images mouvements, soumet ses propositions à des non-voyants, tente d’aiguiser ses descriptions du réel, elle chemine des images aux mots sans perdre la sensation et l’émotion ».

Un film magnifique de sensibilité et de retenue, à ne pas manquer.