Une foi en actes (2016)

Dans le cadre de l’année jubilaire de la miséricorde demandée par le Pape François, Mgr Jean-Pierre Grallet a donné comme thème à sa Conférence de Carême : la miséricorde, une foi en actes.

Lire, écouter et méditer la Conférence de Mgr Grallet

Trois points importants

Sa conférence est construite en trois parties :

  1. La miséricorde, un  souci croissant du magistère depuis Vatican II ;
  2. la miséricorde au cour de l’expérience biblique ;
  3. la miséricorde, une foi en actes dans notre vie quotidienne (aux pauvres, aux pécheurs, à nos familles, miséricorde !).

Mgr Grallet invite à la fin de sa conférence les participants à lire avec lui la prière de Sainte Faustine, morte en 1938 et canonisée par Saint Jean-Paul II le 30 avril 2000.

Prière de Sainte Faustine

Aide-moi, Seigneur, à être miséricordieux

Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne et ne juge jamais d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et lui vienne en aide.

Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.

Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun une parole de consolation et de pardon.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est dans le service rendu à mon prochain.

Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente moi-même les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m’enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.

C’est Toi qui m’ordonnes de m’exercer aux trois degrés de la miséricorde ; le premier : l’acte miséricordieux – quel qu’il soit ; le second : la parole miséricordieuse – si je ne puis aider par l’action, j’aiderai par la parole ; le troisième : c’est la prière. Si je ne peux témoigner la miséricorde ni par l’action, ni par la parole, je le pourrai toujours par la prière. J’envoie ma prière même là où je ne puis aller physiquement.

O mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout.

 

Prière composée en 1937,
citée dans : Sœur Faustine, Petit Journal, Éd. du Dialogue, p. 96, n° 163.