Saint Dié ou Déodat

st-dieLa Vita Deodati, rédigée par un moine bénédictin aux XIe et XIIe siècles est un texte légendaire de Saint Dié.

En effet son biographe donnait dans un style fleuri l’histoire d’un moine errant, mettant bout à bout une succession d’anecdotes considérées comme véridiques. Certains historiens le considèrent d’origine irlandaise tandis que d’autres le disent natif de la région de Trèves vers la fin du VIe siècle.

L’hagiographe de Saint Hydulphe le cite comme évêque de Nevers vers 665-668. Puis l’abbé Roussel (Saint Colomban, l’épopée colombanienne, Alsatia, 1942) le fait moine à Luxeuil. Il serait reconnu comme fondateur du monastère d’Ebermunster (Alsace) et enfin il fonda le monastère situé à Jointures dans le Val de Galilée, aujourd’hui Saint Dié (Vosges).

Il rencontra Bodo-Leudin, frère de Salaberge, fondateur du monastère d’Ètival (situé à 12 km de Saint Dié) et partit en quête d’un endroit propice à l’implantation du monastère de Saint Dié au bord de la Meurthe.

Lors de la fondation des monastères d’Ebermunster, Saint Dié et le Saint-Mont (Remiremont, Vosges) et jusqu’au début du VIIe siècle, des liens étroits existaient entres ces monastères et celui de Luxeuil. La règle dite de Luxeuil y était appliquée, des personnages célèbres de l’époque comme Leudin-Bodon et Saint Numérien (moine de Luxeuil, évêque de Trêves) interféraient en faveur du nouveau monastère de Saint Dié.

Assisté à ses derniers instants par son ami Hydulphe (fondateur du monastère de Moyenmoutier (Vosges) qu’il nomma comme successeur, saint Dié est mort le 19 juin 679 et inhumé dans la petite église Sainte-Marie proche de l’abbatiale. Son sarcophage est visible aujourd’hui sous l’autel de cette superbe église romane.

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).