Festival Augenbilck : 3 films autour de la religion

Depuis 2005, AUGENBLICK explore le cinéma de langue allemande. Créé par l’association Alsace Cinémas, il fédère chaque année au mois de novembre tous les cinémas indépendants de l’Alsace.

L’objectif du Festival est de faire découvrir, par le regard de leurs cinéastes, la culture et la langue de nos pays voisins germanophones. Ainsi chaque année le public peut voir à travers tout le territoire une trentaine de films, inédits pour la plupart, diffusés en version originale.

AUGENBLICK propose ainsi des films de cinéastes souvent méconnus en France mais pourtant garants d’un cinéma de qualité, des plus récentes productions aux films de répertoire en passant par les courts-métrages d’école.

Tout le programme

Cette année trois films ont pour cœur thématique l’expression de la quête de Dieu : Silentium, Ich  bin dann mal weg, et Katharina Luther.

Silentium de Sobo Swobodnik

Quatre religieuses, un prêtre spiritain, vingt-six moutons et un couvent. Dans cet endroit qui semble coupé de la civilisation, au bord du jura Souabe, les règles de Saint Benoit sont strictement respectées depuis des siècles par les sœurs bénédictines de Notre-Dame.

Leur vie est rythmée par la prière et le travail. Pour la poignée de sœurs qui habitent ce lieu immense, toute la question est de concilier piété et ouverture du couvent au monde moderne.

Sobo Swobodnik

Né en 1966 dans le Jura souabe, il a fait des études de théâtre à Munich et a travaillé jusqu’en 2000 en tant que rédacteur radio et metteur en scène au théâtre.

Swobodnik est aussi auteur, publiant de nombreux romans et livres de jeunesse. Le début de sa carrière en tant que réalisateur commence en 2007 avec BEING-GROSSMUTTER.

Il a ensuite réalisé quelques longs et courts-métrages avant d’être récompensé par le festival Max Ophüls Preis pour son film documentaire DER PAPST IST KEIN JEANSBOY (2011) et l’année suivante pour un autre film documentaire UNPLUGGED: LEBEN GUAIA GUAIA (2012).

LEBE SCHON LANGE HIER (2014) lui a valu un prix au festival du cinéma documentaire à Munich.

Séances

Ich bin dann mal weg, de Julia von Heinz

Adapté du livre autobiographique de Hape Kerkeling, Ich bin dann mal weg raconte le parcours de cet humoriste allemand populaire, qui du jour au lendemain abandonne son rythme de vie effrénée pour se lancer sur les chemins de Compostelle.

Des bobos et ronflements des marcheurs à l’acceptation de soi et la quête spirituelle, on suit ce néophyte, ses déboires et ses épreuves, mais surtout les rencontres qui le poussent à continuer.

Le journal de voyage du très populaire Hape Kerkeling est un best-seller en Allemagne. Incarner l’humoriste était un pari risqué, mais réussi par Devid Striesow.

Julia von Heinz

Née en 1976 à Berlin, elle suit une formation d’infographiste à la chaîne de radio et télévision de WDR à Cologne, puis des études en média et audiovisuel à Berlin, où elle réalise plusieurs courts-métrages.

Ensuite elle travaille pendant une année en tant qu’assistante artistique pour le réalisateur Rosa von Praunheim.

Son premier long-métrage WAS AM ENDE ZÄHLT est présenté en 2007 à la Berlinale et par la suite elle est régulièrement récompensée pour d’autres films, entre autres pour le film de jeunesse HANNI & NANNI 2, sorti en salles en 2012. La même année elle termine son doctorat en cinéma et média.

Séances

Katharina Luther de Julia von Heinz

Katharina von Bora suit en tant que religieuse la voie qu’on a tracée pour elle dès l’enfance. À 20 ans elle découvre les écrits de Martin Luther qui lui ouvrent une toute nouvelle pensée.

Elle s’enfuit avec quelques sœurs et arrive sans statut, sans revenu et rejetée par sa propre famille à Wittenberg, où elle fait la rencontre de Martin Luther.

Katharina décide d’épouser le réformateur et grimpe ainsi du statut d’orpheline à celui de gérante considérée, interlocutrice privilégiée de Luther et mère de leurs enfants.

Un film sur une femme restée longtemps dans l’oubli, mais déterminante dans la vie et l’histoire du Réformateur. Luther a fait l’objet de nombreuses interprétations au cinéma ou au théâtre.

Aux côtés de Katharina von Bora, Devid Striesow incarne un Luther réaliste, loin de l’image idéalisée qu’on peut en avoir.

Séances